Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

jeudi 6 novembre 2014 à 18h10min

Au moment où tout le monde suit avec attention les concertations devant aboutir au choix de l’éminente personnalité civile qui aura en charge la présidence de la transition, moi j’ai choisi d’anticiper en m’adressant d’ores et déjà à cette dernière qui méritera la confiance de ces concitoyens et concitoyennes. Et ce bien avant que son nom soit connu de tous car ce n’est pas un individu qui est visé particulièrement mais toute personne à qui cette lourde tâche reviendra

Permettez-moi tout d’abord de rendre hommage à tous ceux qui sont tombés ce jeudi 30 octobre dernier et les jours qui ont suivi les armes à la main. Ces combattants de la justice, de la liberté et de la démocratie. Disons en un mot les combattants de l’Etat de droit. Qu’ils obtiennent miséricorde auprès du Dieu de grâce et que Dieu console les familles douloureusement éplorées. Nos souhaits de prompts rétablissements également à l’endroit des nombreux blessés.
Pour commencer, je tiens à rappeler que je ne suis candidat à rien. Je ne suis membre d’aucun parti politique ni d’aucune organisation de la société civile. Je ne suis non plus manipulé par personne. Je ne suis qu’un simple citoyen épris de paix et de justice partisan de la vraie démocratie pour mon pays. C’est le lieu d’ailleurs de rappeler que parmi les manifestants il y’avait des gens aussi comme nous autres ; qui ne sont pas membres des regroupements que je viens de citer.

Nous n’allons pas parler de profil type d’un futur dirigeant de la transition mais plutôt de ses tâches. Le profil, nous laisserons cela à ceux qui sont chargés de le désigner. Si tout le peuple burkinabè s’est mis debout comme un seul homme pour bouter le régime Compaoré hors du pays c’est parce que nous leur reprochons beaucoup de choses. Et le monde entier a vu qu’il y a eu trahison de la part du pouvoir et de sa majorité envers le peuple. Et comme le président Rwandais l’a dit ; toute trahison a des conséquences et nous ne devons pas faire exception à cette règle face à des criminels qui ont décidé de défier leur peuple.

Le futur président de la transition n’a pas droit à l’erreur et il sait qu’il doit agir en homme prévenu. Car plus rien ne sera comme avant et nous jeunes du Burkina nous resterons vigilants et déterminés et engagés pour que cette révolution aboutisse à un Etat de droit démocratique. Nous avons payé un lourd tribut et pour cette raison nous sommes prêts à prendre la rue à tout moment pour parachever notre noble objectif qui n’est rien d’autre que la construction de l’Etat de droit démocratique. Il doit savoir donc qu’il peut commencer la transition mais qu’une autre personne pourrait l’achever s’il n’agit pas dans le sens voulu par le peuple voire à la lettre et à l’esprit de la révolution d’octobre 2014. C’est pourquoi il doit bien prendre note de ce qui suit pour ne pas être surpris. Il n’y pas à dire qu’il appartiendra au président qui sera élu d’engager ces réformes. Nous les voulons tout de suite et maintenant. Vous commencerez et il viendra terminer car l’administration est une continuité.
-  Les manifestants qui sont tombés sous les balles assassines des soldats de Blaise Compaoré doivent bénéficier d’un hommage de la nation entière. Leur famille doit en outre bénéficier d’un soutien financier à la hauteur du sacrifice rendu à la nation. Il reviendra aussi à l’Etat de s’occuper des veuves et des orphelins que cette situation a engendrés à travers un programme public. Une enquête doit sans délai s’ouvrir pour traduire rapidement en justice ceux qui ont tiré et ceux qui ont ordonné de tirer à balles réelles sur les manifestants.
-  Des mandats d’arrêts doivent être émis sans délai pour ramener au bercail tous ceux qui ont fui du pays aux moments des troubles à commencer par Blaise Compaoré lui-même pour qu’ils répondent de leurs actes devant les mêmes juridictions qu’ils ont mis en place.
-  Comme les frères musulmans en Egypte, le CDP doit être dissout pour avoir soutenu et accompagner Blaise Compaoré dans sa haute trahison du peuple burkinabè. De même que tous les partis membres de la majorité qui disposaient d’au moins un député à l’Assemblée nationale. Comme ces partis seront dissous, il est hors de question qu’ils soient représentés à quelques niveaux que ce soit au cours de la transition. C’est le lieu pour nous de saluer au passage la réaction de l’opposition et de la société civile lors de la tentative de les associer aux concertations actuelles pour asseoir l’équipe de la transition.
-  Tous les biens de ces partis doivent être mis à la disposition de l’Etat car tout le monde sait d’où cela provient. Comment comprendre que le siège national du CDP soit bâti en zone commerciale sur l’avenue Kwamé Nkrumah ? Nous savons également que l’ADF/RDA n’a pas soutenu le CDP parce qu’ils aiment Blaise mais certainement parce qu’il y a eu un compromis financier.
-  Tous les décideurs de ces différents partis doivent être traduits en justice pour haute trahison, détournement de biens publics, meurtres de manifestants.
-  Tous les dossiers pendants doivent être rouverts pour qu’enfin des instructions dignes de ce nom puissent être engagées. De Thomas SANKARA au juge salifou NEBIE en passant par les crimes de la rectification, ceux de la démocratie de façade à la trentaine de manifestants tués le jour de sa fuite et les jours qui ont suivi.
-  Suivant les sages conseils du collège des sages, le RSP doit être démobilisé. Tous les militaires doivent regagner les casernes et ces casernes aussi à leur tour doivent être délocalisées. Tout en s’inspirant des régimes de la première à la troisième république, et des démocraties modernes qui sont des exemples, la sécurité des institutions doit revenir à la police nationale. Et l’Armée doit s’occuper de ses missions républicaines. Il ne sera plus question que chaque président d’institution arrive et choisisse de travailler avec tel ou tel corps semant au passage la haine, les divisions et les conflits de tout genre.
-  Pendant cette période de la transition tous les responsables des différentes institutions, les directeurs généraux des sociétés d’Etat ainsi que tous ceux qui ont rang de Directeur général dans l’administration doivent être remplacés. Il en sera de même pour les premiers responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que les gouverneurs et tous les chefs de services dans toute l’administration publique. Comme nous aurons à faire à un gouvernement de technocrates et bien faisons appel à des technocrates également à ces postes. Nous demandons à ce que toutes les mairies soient administrées par délégation spéciale et que l’on ferme pour le moment les conseils régionaux. Mais au paravent des audits doivent être commandités quant à leur gestion et cela doit concerner aussi bien ceux qui y sont actuellement mais également ceux qui les avaient occupés de par le passé sous la IVe république.
-  Comme ce qui se passe au Sénégal, nous dévons traquer les biens mal acquis une espèce d’opération mains propres doit être lancée. D’abord par un appel public à la restitution desdits biens à l’Etat et à ses démembrements car comme le dit l’adage ; une faute avouée est à moitié pardonnée. Ceux qui ne vont pas se plier à cette procédure se verront appliquer toute la rigueur de la loi une fois qu’ils seront démasqués par les enquêtes. Et tous ceux qui ont servi le régime Compaoré à quelques niveaux que ce soit doivent être concernés par les investigations à commencer par les repentis d’hier. Nous n’oublions pas le monde des affaires avec ses entreprises prête-noms, les opérateurs économiques, les marchés publics, les mines d’or, les banques et établissements financiers, Bagré pôle, bref partout où sévit la corruption, la fraude, la magouille et la mal-gouvernance.
-  Après tout cela il doit créer une sorte de commission vérité-justice-réconciliation nationale et ce avant la présidentielle. Pas comme ce simulacre de journée de pardon orchestré en 2001 et dont chaque anniversaire est célébré à coup de milliards sans qu’on ne voit ses fruits sur le terrain. Mais celle vraie à l’image de celle d’Afrique du Sud ; du Libéria et même du Rwanda qui ont permis à ces peuples frères de se dire la vérité, d’établir la justice, de se pardonner pour ensuite se réconcilier. Parce que nous ne sommes pas rancuniers comme Blaise Compaoré, nous savons pardonner et même oublier seulement nous voulons d’abord qu’il y ait vérité et justice.
-  En fin the last but not the least ; c’est la mise en place d’une constituante composée d’éminentes personnalités de divers domaines scientifiques pour d’abord débarrasser la constitution de toutes ses souillures blaisistes ou de la compaorose simplement. Ensuite il s’agira pour eux de nous proposer un projet de constitution digne de ce nom mais nous y reviendrons dans un autre écrit qui leur sera consacré.

Saidou OUEDRAOGO
Communicateur
10BP 13863 Ouaga 10
Tel : 50458178
Saidouedraogo77@yahoo.fr

Vos commentaires

  • Le 6 novembre 2014 à 18:24, par Vrai En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Je ne suis pas dans tous les secrets mais je peux vous dire que si on devait faire payer les impôts à toutes les entreprises sur le territoire, je crois que le pays pourrait récupérer rapidement ce qu’il a perdu dans cette crise. En d’autres termes, l’incivisme fiscale est une lapalissade dans notre pays, on poursuit les petits mais les grands...

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  • Le 6 novembre 2014 à 18:33, par Discutable En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    D’accord avec vous pour trouver des moyens d’assainir la classe politique surtout l’ex majorité mais convenez qu’à moins de leur "faire la force", ce n’est pas aussi simple d’effacer le CDP et ses alliés du paysage politique. Il faudrait trouver une formule, comme le projet de loi de Laurent BADO, ou de faire réaliser des audits indépendants pour faire tomber un par un ces caciques. Dans tous les cas, les malversations ne manquent pas, nous le savons tous. Il suffit d’avoir de la volonté pour creuser...

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  • Le 6 novembre 2014 à 18:34, par SING En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Bien mal acquis c’est François et alizeta Gando sans oublier le ministre des Finance( le beau de BLAISE). Pour ce qui concerne les repentis d’hier dont tu parle regarde dans quelle condition vivent nos anciens ministres et tu comprendra que Blaise n’aimait que sa famille. Les assimi ne beneficiaient que des restes qui ne peuvent même pas les nourrir pendant 4 ans. Tout était mis en œuvre au CDP pour que personne ne devienne riche et prétendre la magistrature suprême demain à part la famille présidentielle.

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  • Le 6 novembre 2014 à 18:40, par Papa CFA En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    bien dit cher collègu.plu ria a ajouté

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  • Le 6 novembre 2014 à 19:24, par la pierre angulaire En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Merci camarade pour ce beau message. Nous sommes prêts à pardonner mais il faut d’abord arrêter les dignitaires du pouvoir d’hier, rendre les biens de l’Etat, juger les crimes impunis depuis les DABOU Boukary jusqu’à nos frères qui sont tombés le jour de l’insurrection populaire. Vivement que le peuple soit libéré et éloigné de toute personne mal intentionnée qui viendrait à encore installer la corruption et tous les maux qui peuvent retarder le développement de notre nation bien aimée. Dieu benisse et protège le Burkina faso

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  • Le 6 novembre 2014 à 19:33, par ouedraogo En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Là je me présente au poste de chef de la transition, car avec votre proposition j’adhère entièrement et j’adopterais a l’unanimité votre propositions.
    Bravo pour toute cette réflexion.
    Big respect pour ce travail bien mené.

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  • Le 6 novembre 2014 à 20:00, par oumson En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    merci mon frer pour toutes ces propositions censées. il faut decompaoriser l"
    ’Etat du burkina faso. javais preconnisé la dissolution du cdp lors de la crise de 2011.

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  • Le 6 novembre 2014 à 20:08, par Alexio En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    La justice aussi doit etre purgee de ces juges corrompus et affairistes.

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  • Le 6 novembre 2014 à 20:53, par émergence En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Ce n’est pas le rôle du président de la transition plutôt celui du président qui sera démocratiquement élu.

    Deux mot doivent a mon avis caractériser son mandat : constitution et élection

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  • Le 6 novembre 2014 à 21:06, par PAPA En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Bravo c´est du tres propre comme proposition. Si vraiment le president de la transition appliquait toutes vos propositions je crois que l´avenir de notre pays sera promettant. Merci frere pour votre contribution ,que Dieu vous benisse.

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  • Le 6 novembre 2014 à 21:32, par Le Sage En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    "Nous savons également que l’ADF/RDA n’a pas soutenu le CDP parce qu’ils aiment Blaise mais certainement parce qu’il y a eu un compromis financier". A partir de cette affirmation gratuite de votre part, vous vous êtes totalement disqualifié en décrédibilisant inutilement votre contribution. On n’affirme pas ce dont on a pas les preuves justicatives ou la certitude. Vous êtes pire que la "compaoréose", sinon la peste et même Ebola. Si vous contestez mes propos, je vous invite à écrire un troisième article pour montrer aux yeux du monde les pièces comptables et justificatives de vos inepties. Pour un communicateur, la note vaut zéro. Le Sage.

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  • Le 6 novembre 2014 à 21:43, par Salif Ouedraogo tanghin En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Nous CFOB et société civile n’accepterons pas de collaborer avec les partis dits républicains (CDP, ADF....) qui ont soutenu Blaise COMPAORE jusqu’à la tuerie que nous connaissons.
    Comme le Parti de Moubarak, ces partis traîtres doivent être dissous. Nous refusons de nous asseoir sur la même table que ces assassins et ces corrompus, qui ont trahi la patrie pour de l’argent.
    En tout cas, Yonli, Gilbert, Yoda, Assimi, yacouba barry, Achille tapsoba, jean-bertin ouedraogo, salif kaboré qui a fui je suppose, luc Adolphe TIAO, Arthur KAFANDO et les autres anciens ministres ne devraient plus être devant la scène.
    Ils ont joué le tout pour le tout et ont perdu !
    Si par extraordinaire le CDP et ses sbires triomphaient, le MPP, l’UPC et les autres partis seraient chassés hors des frontières et nous le savons tous !
    Ces gens sont très mauvais et cruels. Disons non non et non à ces assassins !
    Soyons vigilants pour freiner les velléités d’associer cette bande de racailles, aux mains tachées de sang. Pauvres cons !!!!!

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  • Le 6 novembre 2014 à 23:20, par Belco En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Moi, je souhaiterais que le nouveau président se penche sur les questions de parcelles et de loyer en priorité :
    Parcelle : informatisation et une vraie politique d’attribution de parcelle et sa dévalorisation ; que personne au Burkina n’ait plus de 10 parcelles au maximum.
    Loyer : plafonné le loyer, ; le loyer prend plus de 35% du revenu mensuel des fonctionnaires et autres ; ce qui est source de corruption à grande échelle.

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  • Le 6 novembre 2014 à 23:43, par Soleil Nouveau En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    J’ai bien lu votre article et il y a sans doute beaucoup d’idées lumineuses qui y sont exposées. Là où je ne suis pas d’accord avec vous c’est quand vous proposez de donnez de l’argent aux familles endeuillées ; je trouve que ce n’est pas la meilleure façon de reconnaitre le mérite des leurs ; on ne pas monayer ce sacrifice et les familles mêmes le refuseront. Ici l’impératif est de rendre justice en traduisant en justice ceux là qui ont commis ces forfaitures et leur commenditaire. Les gros chantiers sont ceux de la justice, de la relance économique.

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  • Le 7 novembre 2014 à 08:47, par le panafricain En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Bonjour et Bravo au peuple du Burkina Faso

    Il faut forcement que les gens qui ont geré durant les 27 ans rendent compte au peuple
    il faut des audits pour voir si le CDP ;ADF RDA ;MMP peuvent continuer avec le peuple !
    partout au burkina Faso ,les populations ont été volées sans suite a travers les lotissements orchestrés par le CDP ;ADF RDA ;MMP ( les bandes d’ecros de la republique)

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  • Le 7 novembre 2014 à 08:51 En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Bonjour mon frère.
    J’apprécie bien vos idées ; elles sont bonnes mais je crois que vous demandez trop à un président de transition dont la durée du mandat est de 12 mois. Et puis, dans la liste, vous omettez l’organisation d’élections libres, transparentes et régulières afin que notre démocratie soit véritablement encrée une fois pour toute. Quant à la justice, je vous demande de tempérer un peu pour que cela ne s’apparente pas à une vengeance ou une chasse aux sorcières. N’oublions pas que les organes de presse qui ont soutenu et nous ont aidés dans le départ de Blaise COMPAORE sont toujours là et veillent au grain sur les actions du nouveau chef de l’Etat et certainement n’hésiteront pas à critiquer vivement des excès de zèle et cette communauté internationale qui nous a sommés d’aller à une transition civile dans 15 jours, elle est toujours là et prête à intervenir pour éviter des débordements dans le comportement et actions du nouveau président. Donc, jouons balle à terre. Je suis jeune, très jeune et peut-être plus jeune que vous mais je suis de ceux qui pensent qu’il ne faut pas trop demander à notre président civile de la transition pas plus qu’il ne faut pas en vouloir au Lieutenant-Colonel ZIDA. Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

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  • Le 7 novembre 2014 à 09:05, par salam En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Très bien dit.
    Le point concernant les partis politiques : moi je trouve qu’on a trop de partis politiques(240 il me semble). Si on pouvait faire en sorte qu’on ait tout au plus 4 grands partis politiques, je pense qu’on gagnerait mieux en politique.

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  • Le 7 novembre 2014 à 09:39, par Discutable En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Mais ou est passé mon commentaire d’hier ?

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  • Le 7 novembre 2014 à 11:22, par L’HIRONDELLE En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Félicitations à Mr Ouédraogo pour cet article dont les différents sont à prendre en compte pour que le FASO aille vraiment vers la vraie réconciliation. Je félicite tous les jeunes qui ont été intrépides et je souhaite qu’ils gardent l’esprit de veille pour que la démocratie s’installe dans le pays. Il est vraiment nécessaire que le président de la transition tienne de tous ces points . Combien de jeunes cadres civiles ou militaires ont -ils été démotivés dans leur envie de faire avancer le FASO durant le règne de la famille Compaoré ? Dieu seul le sait.
    Je souhaite que cet article soit traduit dans les langues nationales . Merci

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  • Le 7 novembre 2014 à 12:04, par MAM TASEGO En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Monsieu le communicateur.tout ceux ci ne sont pas les tâches d’un président de transition.S’il veut réussir sa mission il ne faut surtout pas qu’il commence à des changements car un an on ne peut pas faire des changements et pouvoir organiser des élections en 2015.Il appartiendra au président démocratiquement élu de faire ce que tu Demande.Mais tu demande trop que si toi même on te demanderai de faire tu ne pourra.Donc calmos

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  • Le 7 novembre 2014 à 15:08, par gédéon En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Les députés de l’ex majorité, les membres du gouvernement TIAO et des militants du CDP (Assimi Kouanda, Alpha Yago, Salia Sanou etc..) doivent être traduits en justice illico pour haute trahison et outrage à la nation.

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  • Le 7 novembre 2014 à 15:23, par brama En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    tres belle analyse mon frere tu as tout dit,rien a ajouter.bravo a toi que ta parole soit concratisé la personne qui sera en tete de la transition.

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  • Le 7 novembre 2014 à 15:38, par brama En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    belco tu es un genis ,tu as fini avec tout je te jure que c’est une question tres importante que tout ce que nous voyons comme probleme.le presy doit vraiment mettre de l ;axsant sur ce point c’est tres important parce que beaucoup de conflits vient de ce probleme de parcelle et loticement.

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  • Le 7 novembre 2014 à 16:30, par Yadega Billo Acquika En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Salut. Je me pose la question à savoir après la dissolution d l’Assemblée Nationale et la brulure de cette institution. Les députés ( majorité déchu et d l’opposition ) vont bosser ou maintenant ?

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  • Le 8 novembre 2014 à 02:39, par ZAPATA En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    M OUEDRAOGO, vous avez là de très bonnes idées à prendre en compte par certains partis politiques dans le cadre des échéances électorales à venir pas de façon démagogique mais dans l’optique de les mettre en œuvre effectivement. Je dis certains car il est évident qu’il y a des partis politiques qui vont s’en méfier car comme le disait mon défunt père " quand on a la culotte sale on entre pas en danse". Ceci étant certaines de ces idées peuvent quand même être prises en charge par le futur gouvernement de transition, même si l’accent devra être mis sur l’organisation d’un scrutin transparent en fin d’année 2015.

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  • Le 8 novembre 2014 à 07:25, par vigilance En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Que de beaux mots. nous ne savons pas ce que cest detre au pouvoir, vous rêver dun monde parfait mais il n existe pas.cessez de noircir le tableau de notre expresident Blaise vous avez tous la mémoire courte car il a apporté beaucoup a notre pays .vous etes tous assoiffés de vengeance et vous oubliez que ce drame est arrivé suite aux leaders de l exopposition qui ont montés toute une jeunesse contre le pouvoir.les morts ne sont pas dû a ceux qui vous dites , non , vous manquez tous d objectivités, vous êtes insensés, faisons la paix et ne cherchons pas la vengeance car le malheur est arrivé par l ex opposition qui n a pas su controler la foule. vivons en paix je vous en supplie et votre chartre ne tiens qu a moitié debout ;

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  • Le 8 novembre 2014 à 08:24 En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    mardi 4 novembre 2014

    Le 31 octobre 2014, une insurrection populaire contraignait Blaise COMPAORE à quitter le pouvoir d’Etat au Burkina Faso. Derrière la chronique des événements qui se sont accélérés ces derniers jours, se jouent à la fois le destin du droit et le destin de la nation.

    RÈagissez ‡ cet article RÉAGISSEZ
    Sortie de crise au Burkina Faso : Le regard du juriste
    I. LE DROIT PRIS AU PIEGE D’UN ECROULEMENT INSTITUTIONNEL

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la référence au droit a été brouillée par diverses mesures successives dont certaines ont précipité l’écroulement des institutions républicaines.

    A. Une mesure salutaire : la démission du Président

    Prenant la mesure de « la forte aspiration du peuple au changement », Blaise COMPAORE annonçait sa démission. Cette annonce a eu le mérite d’opérer une clarification juridique et d’éloigner, au moins pour un temps, le spectre du « coup d’Etat » – on sait qu’en la matière, la sémantique compte pour beaucoup et que tous préfèrent parler d’« insurrection populaire ». La démission du Président dispensait aussi les manifestants d’un autre « assaut final », encore plus sanglant et périlleux, pour la conquête du palais présidentiel.

    Mais, si l’on a vite jubilé à l’annonce de cette démission qui devait aider au retour à l’ordre constitutionnel normal, il n’en a pas été ainsi des annonces qui ont suivi, provenant de l’ancien Président et du nouveau Président.

    B. Les deux annonces présidentielles problématiques

    1. L’annonce de la vacance du pouvoir

    Ceux qui comprennent le sens profond des choses juridiques, et les intentions que peuvent dissimuler les mots du droit, sont restés perplexes face à l’annonce de la vacance du pouvoir par l’ancien Président. C’est que la vacance du pouvoir, conséquence de la démission, pose ici plusieurs problèmes, au regard du contexte.

    Tout d’abord, l’ancien Président ne pouvait déclarer la vacance du pouvoir, qui plus est après sa démission, car la vacance du pouvoir n’opère pas d’office. Seul le Conseil constitutionnel a compétence pour la « constater », si l’on se réfère à l’article 43 de la Constitution.

    Le même article précise, dans ce cas de figure, que « les fonctions du Président du Faso sont exercées par le Président du Sénat ». Or, il n’existe pas de Sénat, et l’Assemblée nationale ainsi que le Gouvernement ont été dissous. Aussi le socle institutionnel qui aurait permis la mise en œuvre de l’article 43 a-t-il été fortement érodé, mais pas totalement puisque le Conseil constitutionnel demeurait, du moins jusqu’à la suspension de la Constitution.

    2. L’annonce de la suspension de la Constitution

    La suspension de la Constitution, décrétée par le nouveau Président, est une mesure lourde de conséquence sauf à espérer qu’il ne s’agit que d’une éclipse, la Constitution devant être très vite rétablie. Cette suspension pourrait, en effet, priver l’organe de transition d’un précieux levier pour assurer la légalité de ses actes.

    La suspension de la Constitution pose également problème du fait que c’est la symbolique même que la Constitution incarne qui a servi d’assise à la mobilisation populaire.

    II. QUELS REPERES POUR L’AVENIR ?

    La mise en place d’un organe de transition doit être l’urgence du moment. De même, toutes les actions devront avoir la Constitution pour boussole et le droit pour repère.

    A. La mise en place urgente de l’organe de transition

    L’organe de transition devra se caractériser par une composition consensuelle, et se donner pour mandat principal d’organiser l’élection présidentielle.

    1. Une composition consensuelle

    C’est une lapalissade de soutenir que la mise en place de l’organe de transition devra être consensuelle. Mais l’on verra que les discussions qui auront lieu autour de la composition de cet organe exigeront beaucoup d’humilité de la part de toutes les parties prenantes. Il faudra que chacun sache s’incliner devant la majesté du peuple victorieux sans chercher à revendiquer pour soi la paternité d’une victoire quelconque.

    2. Un mandat principal : organiser les élections

    La mission principale de l’organe de transition sera d’organiser l’élection présidentielle, et ceci à brève échéance. Fort heureusement, cette élection ne demandera pas de très longs mois, puisque la liste électorale avait déjà été révisée par la Commission électorale nationale indépendante qui dispose d’une ingénierie électorale bien rodée.

    La sagesse commande que l’organe de transition ne s’attribue pas une surcharge de travail en plus de l’organisation de l’élection. Il faut surtout éviter d’ajouter à sa charge l’élaboration d’une nouvelle Constitution, car cette tâche est trop cruciale pour être gérée dans le laps d’une transition.

    B. La Constitution pour repère, le droit pour boussole !

    Préserver la Constitution permettra de réhabiliter le Conseil constitutionnel dans son rôle, non seulement au moment de la composition de l’organe de transition mais aussi dans la régularité des élections à venir. Au regard de ce que le Conseil constitutionnel peut se saisir d’office, il pourrait être utilement mis à contribution pour « sauver les meubles ».

    Notre Constitution n’est pas mauvaise en soi. C’est son application qui ne s’est pas faite dans la sincérité. Certes, elle ne bénéficie plus de tous les ressorts institutionnels qui lui servent de béquilles mais l’histoire nous enseigne qu’il faut préférer encore se revêtir des lambeaux d’une constitution que de l’étoffe d’un chef. Seule la référence au droit peut nous préserver contre toute « sortie de piste » imprévisible.

    L’article 37 et Nous, peuple du Burkina Faso

    Les peuples du monde entier attendent la mise en route réussie du processus de transition au Burkina Faso avant de nous acclamer. Si nous avons su mobiliser les foules pour arrêter avec élégance la marche d’un « homme fort », il nous reste encore à gagner la mobilisation des intelligences pour bâtir des « institutions fortes ». Notre Constitution sera la charpente de cette nouvelle architecture institutionnelle, car elle porte en elle notre plus précieux joyau : « l’article 37 ».

    Arnaud OUEDRAOGO
    Jurisconsulte
    Auteur du Manuel juridique de la vie quotidienne

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  • Le 8 novembre 2014 à 18:15, par vigilance En réponse à : Situation politique nationale : « Ce que j’attends du président de la transition »

    Quelle mémoire selective. Je crois que vous n avez pas idée de ce quest gouverner un pays, votre chartre est bien gentille mais revenez sur terre et surtout soyez reconnaissant de ce que votre exprésident vous a apporté de positifs. que de haine parmi l opposition , que d intolérence, j ai mal pour vous tous , je ne suis , ni pour , ni contre l ex régime, on sait ce que l on perds mais on ne sait pas ce que l on va gagner. mais surtout cette chartre est irréalisable , on reconstruit pas en 12 mois ce que vous avez detruit en 2 jours . J ai honte de mon pays , maintenant cest nous qui allons droit dans le mur, car tous les chiens sont là pour avoir leur part du gateau et se sont eux qui ont fait que le peuple c est soulever il faut savoir prendre ses responsabilités et pas tout mettre sur le dos de lexmajorité , il y a eu de l auto defense même si je déplore et pleure les morts . ; L opposition a mis le feu mets na pas su l éteindre.!! Mais surtout arreter votre haine imbécile ...que dieu vous garde .

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