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L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

Accueil > Actualités > Politique • • mardi 4 novembre 2014 à 00h18min
L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

Au cours d’une conférence de presse ce lundi 3 novembre, les leaders de l’opposition, par la voix de leur chef de file, Zéphrin Diabré ont réaffirmé leur position pour une transition démocratique et civile tout en reconnaissant que « le modèle de transition démocratique et civile qui pourrait conduire notre pays à une nouvelle vie constitutionnelle normale, ne peut être que le résultat d’un consensus national, obtenu à la suite de concertation larges impliquant toutes les forces démocratiques et sociales, et toutes les institutions du pays, y compris notre armée nationale ». L’intégralité de sa déclaration liminaire.

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames et Messieurs,
L’Opposition politique par ma voix, vous souhaite une chaleureuse bienvenue à cette conférence de presse, organisée pour évoquer la situation nationale.
Pour l’animer, je suis entouré des chefs de partis suivants :
Maitre Bénéwendé Sankara, Président du FPS
Roch Marc Christian, Président du MPP
Ablassé Ouédraogo, Président le Faso Autrement
Barry Tahirou, Président du PAREN
Lompo Yumani, Président du PNDS
Mesdames et messieurs,

Notre pays vit depuis quelques jours, des évènements dont la portée historique n’est plus à démontrer.

La lutte que menait notre peuple contre la révision de l’article 37 de la constitution, sous la direction de l’Opposition politique et de la société civile, a connu son apogée le Jeudi 30 Octobre.

Ce jour, le peuple burkinabè a pris ses responsabilités et a organisé une insurrection populaire généralisée, sur toute l’étendue du territoire nationale, obligeant le Président Blaise Compaoré à rendre sa démission, laissant ainsi le poste de Président du Faso vacant.

C’est le lieu pour l’Opposition politique de saluer et de magnifier le combat héroïque de notre peuple, dont toutes les couches sociales ont bravé les peurs, sacrifié leurs vies, pour faire obstacle à la forfaiture qui se préparait.

Des burkinabè sont morts pour la Patrie et la Démocratie. L’Opposition politique salue leur sacrifice suprême et leur mémoire. Elle compatit à la douleur de leurs familles, à qui leur exprime sa très profonde compassion.

L’Opposition politique a rendu visite aux blessés soignés dans les différents postes hospitaliers du pays. Ces visites vont se poursuivre.
L’Opposition politique souligne ici la nécessité d’une commission d’enquête, pour situer les responsabilités et, le cas échéant, donner les suites judiciaires qui s’imposent.

Aux nombreux blessés, dont par balles, que l’on a enregistrés, l’Opposition politique souhaite un prompt rétablissement, et une reprise rapide de leurs activités professionnelles.

Dans le tumulte des évènements, des biens privés ont été saccagés, et l’intégrité physique de nombreux citoyens a été violée. L’Opposition redit ici, que tous ces actes de vandalismes sont le fait de personnes mal intentionnées, qui profitent toujours de ce genre de situation pour commettre leur forfait.

Les burkinabè sont témoins, que les actions organisées par l’Opposition politique, marches ou meetings, n’ont jamais donné lieu a quelque débordement que ce soit.

A tous les burkinabè victimes de ces actes inqualifiables, l’opposition présente ses regrets et sa solidarité.

Dans le vide créé par la démission de Blaise Compaoré, notre armée nationale a pris ses responsabilités, en prenant en charge la destinée du pays, et a désigné un de ses membres, le Lieutenant-Colonel Yacouba Isaac Zida, pour diriger une transition.

L’Opposition politique burkinabè, républicaine par essence, a toujours eu une considération importante pour notre armée, et pour toutes les forces de défense et de sécurité.

Membre à part entière de la communauté nationale, garante de l’intégrité territoriale de notre pays et de la sécurité des burkinabè, l’armée demeure une composante essentielle de la vie de la nation, dont la contribution sera toujours demandée, pour assurer la stabilité et le progrès de notre pays.

La démission et le départ de Blaise Compaoré, posent désormais la question cruciale de la transition.

Dans ce cadre, et fidèle aux valeurs universelles qui guident l’action démocratique, prenant en compte les normes en vigueur sur le plan international, l’opposition a déjà dit qu’elle souhaitait, que la transition soit démocratique et civile.

Mais l’Opposition est d’avis, que le modèle de transition démocratique et civile qui pourrait conduire notre pays à une nouvelle vie constitutionnelle normale, ne peut être que le résultat d’un consensus national, obtenu à la suite de concertation larges impliquant toutes les forces démocratiques et sociales, et toutes les institutions du pays, y compris notre armée nationale .

Pour l’Opposition politique, en ces heures difficiles pour notre pays, c’est aux burkinabè qu’il appartient d’imaginer le modèle de transition démocratique et civile, qui répond le mieux à la question du moment.

Comme tous les burkinabè, l’opposition politique est d’avis que la résolution de la question de la transition est urgente, afin de lever les incertitudes sur l’avenir du pays, permettre un fonctionnement normal des services et une reprise effective des activités socio-économiques.

Cette résolution est d’autant plus urgente, qu’elle nous permettra d’éviter les sanctions de la communauté internationales, et dont les conséquences seraient dommageables pour notre pays.

Dans ce contexte, l’Opposition politique salue la disponibilité de notre armée, à ne rien décider sans consulter les forces vives de la nation.

Lors d’une importante rencontre à laquelle l’opposition politique a été conviée hier après-midi, le Lieutenant Colonel Yacouba Isaac Zida dit son entière disponibilité pour des concertations avec toutes les forces vives de la nation, en vue de trouver la formule appropriée, inclusive et consensuelle, d’une transitionpolitique.

L’Opposition politique tient à saluer cette prédisposition, qui augure d’un traitement consensuel de la question de la transition.

Au cours de cette rencontre, promesse a été faite à l’opposition politique qu’un document sur le schéma de la transition lui sera proposé, en vue de recueillir ses observations.

Lorsqu’elle recevra ce document, l’opposition politique, dont un groupe de travail travaille actuellement sur la question, pourra finaliser ses propositions, et les présenter dans le cadre des concertations prévues.

Dans la situation actuelle que vit notre pays, l’opposition appelle tous les burkinabè à la responsabilité et à la retenue. Notre pays doit demeurer uni, car il a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles, pour se sortir de la tourmente, et construire sereinement son avenir.

Mes collègues et moi sommes à votre disposition pour répondre aux éventuelles questions que vous voudrez nous poser.

Je vous remercie.

Le Chef de File de l’Opposition Politique

Vos commentaires

  • Le 3 novembre 2014 à 19:54, par kambiré En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    L’opposition constitutionnellement n’existe plus. Le chef de fil doit dégager. Diabré fossoyeur du peuple burkinabè par les privatisations. Assassin par l’uranium volé au Niger

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  • Le 3 novembre 2014 à 19:57, par Traoré Mamadou En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Je me demande si ce gars est un opposant ou c’est le porte-parole de Zida.On t’envoie négocier un challenger à la place de ce fanfaron marionnette de Blaise et tu viens nous raconter des conneries.Honte à toi !

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:06, par Le Citoyen En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Il me plait bien ce type ! Il me semble bien posé ! J’aimerais bien le voir un jour au pouvoir avant de tirer de réelles conclusions, n’empêche qu’il m’inspire confiance.En plus, comme c’est pas un mossi comme moi ici, il ya de fortes chances qu’il n’aime pas le "NAME" (fo pas fassé dè, nous s’amuzé !!!)

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:14, par Bantchandé le Numbado En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Il est primordial d’indiquer les axes prioritaires des concertations. Surtout, il faut souligner les points non négociables avec les militaires pour qu’ils se le tiennent une fois pour toute. On ne peut pas avoir massacrer plus d’une trentaine de personnes et prétendre avoir répondu à l’appel du peuple. Et que dire de l’évasion organisée de blaise compaoré ainsi que de certains ministres du régimes dans un pays où les frontières terrestres et aériennes sinon maritimes ont été fermées. C’est aussi l’appel du peuple ? Il vous faut maintenir la pression sur ce groupuscule de soldats qui prétend agir au nom de toute l’armée alors que c’est le calibre de leurs canons qui a cerné tous les gradés à leurs bottes. Ils doivent comprendre que leur manitou de blaise appartient désormais aux oubliettes et il importe pour eux de bien manœuvrer pour ne pas rentrer médiocrement dans l’histoire de notre pays comme l’ont fait Moussa Dadis Camara de la Guinée et Amadou Aya Sanogo du Mali tout proches.
    A bon entendeur, salut.! A bon soldat, repos !

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:15, par Jean Claude En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Je constate que Madame Saran Sérémé n’est pas présente à la conférence de presse. Pourquoi avoir écarté Saran Sérémé ?

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:19, par YIRMOAGA En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Merci à l’oppo, mais vigilance continue. L’échelon inférieur de l’armée ne peut pas s’accaparer des acquis de la lutte et conduire la transition ? NON et NON ? J regrette l’attentisme du GAL HONORE qui a permis comme du jeu d’enfant, au L-CLN ZIDA, de proclamer ou de se proclamer.........et pourtant il avait ls moyens d’opérer une mise à l’écart de BC qui était devenu un ......mental à conserver à tout prix ? Mrci au L-CLN pour avoir mis fin à la contradiction des chefs militaires, mais il oit à tout prix se débarrasser de cette charge, pour mériter le respect des acteurs de la lutte.Malgré les erreurs qui ont milité en faveur de BC et son clan ? Le L-CLN peut toujours bien faire , en se démarquant de certains gradés militaires. COURAGE. On sait aussi que y avait une rivalité entre lui et son N° 1 , KB, très proche de BC, mais qui n’est pas le GAL DJDJRE comme certain le pense.

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:27, par zopa En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Merci Président. Je dis et je répète : ne nous faites pas regretter Blaise Compaoré

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:35, par vérité no1 En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Merci encore Zeph. Je vois que le président de la transition sera issu de la société civile et il est fort probable que le professeur Ibriga soit retenu. Si on doit choisir une femme, je propose Josephine Ouedraogo. Si le président doit être issu de l’opposition, ce dernier ne doit pas se présenter aux élections car on ne peut pas organiser des élections et les perdre si on est au pouvoir. C’est une règle africaine connue de tous. Le Balai Citoyen est déjà disqualifié en collaborant avec des militaires semi-putschistes.

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:36, par l’avenir En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Trop de sel gate la sauce
    Assez les discours
    Assez les interviews
    L’opposition doit impérativement présenter un candidat pour assurer cette transition, pourquoi pas Dr. Ablasse
    Il a le charisme pour assurer cette tâche
    Il est jeun, intellectuel, dynamique
    Avec beaucoup d’expérience

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:43, par C2C En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    L’opposition je regrete pourquoi je suis le 30 du mois passé !
    Vous me faites troooooop honte !les pro-cdp oront raison de nous quand t’ils disaient que :""sans blaise personne ne peut diriger notre patrie !

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:46, par zopa En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Merci Président. Je dis et je répète : ne nous faites pas regretter Blaise Compaoré

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  • Le 3 novembre 2014 à 20:58, par DEYEHE En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    C’est excellent ! Bon courage au peuple et aux politiques et aux armées !

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  • Le 3 novembre 2014 à 21:11, par Sanou john deere En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    voici une opposition responsable. Mais des rastas drogués croient que un pays est un grin de thé.

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  • Le 3 novembre 2014 à 21:23, par marc En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    A force de trop attendre l’armée finira par s’enraciner surtout qu’on connait la provenance du sieur(rsp de Blaise). Faite vite car ils ont déjà retardé le dvlpma du pays malgré ces énormes exploitations de minéraies comme l’or. Si à cela s’ajoutent les sanctions internationales,vous endosserez ces responsabilités qui ne seront pas du peuple mè vs politiciens,dirigents osc et
    armée.

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  • Le 3 novembre 2014 à 21:31, par Fils En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Le peuple du Burkina Faso doit rester souder, s’unir pour faire bloc aux militaires car ces derniers constituent les principaux oppresseurs du peuple. Rappelons que le peuple du Burkina Faso a beaucoup souffert durant 27 ans depuis l’assassinat du Capitaine Thomas Shankara. Ainsi, durant 27 ans les femmes et les hommes du Burkina Faso ont étouffé leurs armes au fond de leurs yeux jusqu’au 30 octobre 2014 jour auquel les femmes et les hommes ont pris leur destin en main afin de se liberer des leurs oppresseurs. Il n’est donc plus question d’opprimer le peuple. Personne n’en veut les militaires de même que les autres corps de sécurité mais rappelons que leur fonction première est de veiller à la sécurité du pays. Les politiques ne sont pas leur job. Un militaire qui se mèle aux affaires politiques est un pur oppresseur de son peuple. Le lieutenant qui se croit plus politicien que militaire est celui là même qui a ordonné de tirer à balle réelle sur les femmes et les hommes lors des manifestations. Lorsque le peuple s’est sacrifié pour vaincre, il se prétend être le sage pour conduire la transition du pouvoir. Ce comportement caméléon ne doit pas détourner l’intelligence des différentes organisations à savoir l’UA, de la CEDEAO, de l’ONU, de l’UE, etc. Ainsi, il sera souhaitable et c’est même légitime que la transition du pouvoir soit conduite par un civil. Je pense qu’il s’agit là le souhait de tout le peuple du Burkina Faso lequel s’est sacrifié le 30 octobre 2014 pour se liberer de ses oppresseurs.

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  • Le 3 novembre 2014 à 21:34, par Liberté En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Encore un paradoxe. C’est plutôt le CFOB et la Société Civile qui devaient présenter une proposition de feuille de route, quite à la finaliser avec l’armée.

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  • Le 3 novembre 2014 à 22:04, par JamesLove En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    De grace la querelle des successions ne doit pas etre la piece centrale des discussions aujourd’hui. Le peuple a besoin de savoir qui va presider sa destiné les annés a venir... il a hate de renouer avec la constitution de 1991 ou de jouir d’une constitution nouvelle consequence de sa laborieuse lutte et de rupture avec une constitution remplie de dispositions personnalisées(suivez bien mon regard). Ainsi definissez en des termes clairs cette transition. Si par transition il faut absolument un president, il faut changer le mot en nommant l’organe qui assurrera la continuité de l’Etat, DIRECTOIRE. Etant donné le principe de collegialité, je propose qu’on maintienne le Lieutenant colonel en lui accordant le titre de porte parole du directoire.

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  • Le 3 novembre 2014 à 22:22, par Elouss En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Heiiiiiiii !!!
    l’appel à cesser les manifestations est un piège ! le temps se chargera de me donner raison.
    Si le CFOP se contente d’accepter les concertations initiées par Zida, il faut croire qu’il légitime de fait le rôle et la fonction usurpés par celui-ci le 31 octobre dernier. Cette compromission ouvrira la voie à des tergiversations de la part de la milice au pouvoir !
    En fin observateur, on peut lire aisément la détermination des militaires à contrôler cette transition, voir plus.
    Est ce à l’armée de proposer un modèle de transition ?
    C’est il me semble t-il, reparti pour le dilatoire à la Compaoré avec une marque du félin Diendéré.

    Elous,

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  • Le 3 novembre 2014 à 23:08, par WSA En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    ZEPH, tu me fais honte ! C’est quels bobards que toi et tes gars racontent comme ça ? Dites tout simplement à l’armée de quitter le pouvoir et chacun est quit ! Tas de peureux et de vendus comme ça. Vous voulez que ZIDA vous aident à cacher vos cadavres dans les placcards ! Sachez qu’un jour le peuple va vous chasser tous ! A bon entendeur, salut

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  • Le 3 novembre 2014 à 23:26 En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    ehhhhhh yyyyy Laisser ca et ouvrez l’œil sur le carburant au niveau des DAAF des ministère qui n’avaient que leur ministre pour confident. SG regardez bien. Les DAAF aux sacs. Ne touchez pas dèh

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  • Le 3 novembre 2014 à 23:31 En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Est-ce un chef d’état en fuite ou un officier de rang secondaire ont le pouvoir de suspendre en un temps éclair une constitution approuvée par tout un peuple de 17 millions ? Il n’est pas question de réécrire une constitution de nouveau, on a déjà une bonne qui nous a bien servi jusqu’ici. Nous n’avons pas ce budget, et si nous l’avons, allouons-le aux hôpitaux ou à notre université publique qui sont sous-financés. Le Lt-Colonel s’entête lui aussi comme si nous n’étions pas capables d’apprendre de nos erreurs en manifestant la même sourde d’oreille. Il verra en jouant au malin.

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  • Le 4 novembre 2014 à 01:18, par Mechtilde Guirma En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Tiens, est-ce que Monsieur le chef de l’opposition peut nous donner son entendement et son concept du mot consensuel ? Il me semble avoir déjà entendu prononcer ce mot plusieurs fois par quelqu’un d’autre ! Bref mais ce n’est pas là mon propos. Je voudrais tout simplement rappeler que l’Église avait également exigé le traitement de tous les dossiers pendants depuis la révolution jusqu’à nos jours. Il ne faut pas qu’on croit que le problème est si simple que cela. Le tout n’était pas de faire partir le président. Autrement la chose aurait été déjà faite depuis longtemps. Je remercie Dieu que le président Blaise Compaoré et son frère n’aient pas perdu la vie. Ce serait criminel et plonger le Burkina dans un chaos sans issue en faisant d’eux les moutons du sacrifice (lire René Girard à ce propos). À présent ils sont devenus des témoins les plus précieux, aussi précieux que ceux qui sont déjà morts. Peuple du Burkina, il ne faut pas qu’on se voile la face. Je présente mes félicitations aux vrais acteurs de la victoire. Je salue les martyrs, aussi bien ceux qui sont morts que ceux qui ont subi de sévices de vengeance. Mais ne nous voilons pas la face. Il faut d’abord convoquer « Vérité et Réconciliation ». Ensuite une Assemblée Constitutive. Autrement nous reconstruirons une autre démocratie sur du sable mouvant plus mouvant qu’avant et on se dépêcherait de vous faire taire avant que vous ne vous exprimiez de nouveau. C’est cela même non seulement la prudence mais la vigilance. N’exposons pas donc notre armée qui a agit de façon républicaine, à une future purge. Merci et que Dieu bénisse tout le monde.

    Webmaster ne me censurez pas s’il vous plaît.

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  • Le 4 novembre 2014 à 02:47, par Le pragmatique En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Je propose que le président de la CENI Maître KERE assure la transition. La CENI est la seule institution consensuelle à l’heure actuelle.

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  • Le 4 novembre 2014 à 05:00, par BOUE En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    DIEU AIME LE BURKINA. IL NOUS A FAIT GRACE EN LIMITANT LE NOMBRE DE MORTS. GLOIRE LUI SOIT RENDU AU SIECLE DES SIECLES. AMEN.A TOUS LES HOMMES DE DIEU. N OUBLIEZ PAS DE CONTINUER A PRIER POUR LE BURKINA. LE FASO EN A BESOIN.NE BAISSONS PAS LES BRAS. COURAGE ET UNION DE PRIERE.MERCI

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  • Le 4 novembre 2014 à 06:28, par witbyaanda En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Bravo au CFOP et à ses vétérans ! Je ne vous savais si sages et si diplomatiques... Je salue votre démarche : déterminée mais pas précipitée. Zéphirin, je te connaissais peu. A présent tu as forcé mon admiration. Bon courage et vive un Burkina prospère !

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  • Le 4 novembre 2014 à 07:01, par Jacques Yam En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    N’oublions pas le CDP ; il serait dangereux de mettre de côté un grand parti, le CDP et aussi l’ADF RDA !

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  • Le 4 novembre 2014 à 07:18, par Le coq chante En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Votre commentaire est en attente de modération.
    IBRIGA et LOADA sont UPC depuis le forum citoyen FOCAL grossesse et Naissance de L’UPC ,donne le pouvoir au mogho Naaba point ou réactiviez la constitution ou laisser l’armée comme dit le balai citoyen vu l’insécurité total

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  • Le 4 novembre 2014 à 07:51, par ANBGA En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Si on écarte l’armée, nous sommes morts. Les djihadistes, les voleurs sont au alentour.
    Moi je dis, il faut un civil président Symbolique et un Militaire Vice Président actif. Moi je suis pour cela.

    Bonne chance au Burkina Faso

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  • Le 4 novembre 2014 à 08:04 En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    soutien le cop chante ils sont tous devenus UPC, ya plus société civile, si c’est LOADA qui a demandé à ZEPH de ne pas accepter les militaires. maintenant si ce ne pas Maitre KERE et le Mogho naba qui sont neutres.

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  • Le 4 novembre 2014 à 08:12, par fasobiga En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    ça fait honte ; vous avez chanté ne touche pas ma constitution ; ne touche pas à ma constitution. dès que blaise à quitter le pouvoir cette même constitution est rejeter, on ne veut même plus parler d’ellle.
    pourquoi pas un retour à l’ordre constitutionnel avec le président de l’assemblée à la tête de l’ETAT ? ça fait honte, cette même constitution qui n’a pas été touché est jetée par terre et piétiné comme un chiffon. honte à vous.

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  • Le 4 novembre 2014 à 08:22, par fasobiga En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    quelle contradiction ? les première heures du départ de Blaise vous avez appelé l’armé à prendre le pouvoir, seulement deux jours après vous leur demandez de vous rendre le pouvoir. soyez conséquent. laissez le pouvoir à l’armé si non ......... affaire à suivre apres les élections.

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  • Le 4 novembre 2014 à 08:44 En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Maintenant cette bande de merde du CDP qui n’avait pas le temps de voir de l’œil viennent polluer le forum après que ses membres malsains ne sont plus aux affaires. Soyez vigilant et FASONET de continuer sa modération comme avant.YELKAYE

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  • Le 4 novembre 2014 à 10:11, par CISSE En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Vivement que les différents lecteurs des pages WEB surtout mes camarades qui ont activement et vaillamment pris part à l’insurrection soient vigilants et ne se laissent pas emportés par certains commentaires, n’importe qui peut diffuser un texte sur cette page même François Compaoré alors pensons à l’unité pour la réussite du mouvement et la gestion de la transition,

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  • Le 4 novembre 2014 à 10:48, par lavérité En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Moi je vais demandé aux burkinabè d’être tolérant envers le CFOB et le balai citoyen parce qu’on leur doit notre libération. Ils ont été de vrai leader et je ne doute qu’ils ont résisté à la tentation des guiros de l’ex président blaise compaoré comparé à d’autres (ADF-RDA). C’est vrai ils ont commis des erreurs et ca peut se comprendre vu que personne n’était préparé.

    Je pense que le balai citoyen mérite toute notre admiration. Voici des jeunes qui se sont organisés autour d’un idéal et qui l’on défendu bec et ongle jusqu’au bout. J’imagine si la lutte n’avait pas aboutit que deviendrons t-ils dans ce pays ? le CDP allait leurs rendre la vie impossible. Donc de grâce ne soyons pas ingrat reconnaissons leur sacrifice.

    Je voudrais également salué toute l’opposition pour leur courage et en particulier
    Zeph qui a suscité mon admiration par son leadership et son esprit d’équipe qui a su fédérer toutes l’opposition politique pour combattre blaise compaoré.

    Au peuple burkinabè pour son patriotisme. Depuis le 30 octobre je suis fière d’être burkinabè. bravo. je pense qu’on pourrai plus nous traiter de peuple mouton. encore bravo à nous.

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  • Le 4 novembre 2014 à 11:37 En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    je suis déçu de l’opposition, qui semble déjà être un peu disloqué. C’est la réussite du peuple. Mais maintenant c’est l’armé qui donne les directives à suivre et l’opposition suit. Même si par la force des choses un civil arrive à diriger cette alternance, pourra t-il être libre de décider ?

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  • Le 4 novembre 2014 à 11:42, par BF En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Ok il est parti mais c’est déjà difficile pour vous même sur l’essentiel vous n’arrivez pas à vous entendre. Vous n’avez rien vu encore et comme on le dit "Le temps l’autre nom de DIEU" VIVE le PR BC

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  • Le 4 novembre 2014 à 11:44 En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    N’oublions pas que nous avons deux semaines au maximum pour mettre en place cette transition civile. Il faut se mettre au travail pour finaliser la feuille de route.

    Vives l’ensemble des acteurs de la lutte ! vive le Burkina Faso !

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  • Le 4 novembre 2014 à 13:01, par Joséphine Ouedraogo En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Comme la plus part des femmes et des hommes de ce pays, je rends hommage aux principaux acteurs qui ont assumé la crise politique au risque et au prix de leurs vies et qui continuent d’œuvrer pour une solution à la hauteur des aspirations des millions de jeunes mobilisés depuis des semaines.

    Je ne puis rester muette face au débat qui s’invite sur la "transition". Les partis politiques, les organisations de la société civile, les forces armées et la communauté internationale se préoccupent en ce moment de savoir qui conduira la transition afin qu’elle soit "démocratique, civile et consensuelle". Je voudrais attirer l’attention des unes et des autres sur le fait qu’il faut davantage se soucier des objectifs de la transition et des résultats attendus, avant de s’interroger sur QUI assurera cette transition et pour combien de temps.

    Sous la pression des grands acteurs de la politique internationale, africaine et burkinabè, nous risquons de rater le coche parce que tout le monde veut que le changement institutionnel se fasse maintenant et rapidement, en quelques semaines, ou 6 mois au plus.
    J’aimerais rappeler que c’est la jeunesse burkinabè des centres urbains, et les forces politiques et sociales organisées qui ont imposé la chute du régime au pouvoir depuis 27 ans. Je crois que les attentes de la jeunesse et de toux ceux et celles qu’elle représente dans ce pays (familles rurales qui ne peuvent pas leur offrir un avenir, artisans et travailleurs et travailleuses du secteur informel, chômeurs, lycéens et étudiants, etc..), c’est un changement profond non seulement du mode de gouvernance politique, mais surtout du mode de gouvernance des aspirations et du potentiel de l’ensemble de la population.

    Je pense que la crise politique que nous traversons est l’aboutissement d’un malaise profond de la jeunesse et de toutes les couches sociales (rurales et urbaines) qui n’ont jamais réellement pris part au processus dit "démocratique". Ces forces vives peuvent témoigner sur leur implication illusoire dans les processus électoraux, et de leurs frustrations de ne jamais pouvoir demander des comptes à ceux et celles qu’ils ont "élu".
    Si le Burkina se lance rapidement dans l’élection d’un Président et dans la désignation d’une nouvelle classe dirigeante, qui ne fera que chausser les souliers que les précédents ont quitté précipitamment, nous nous retrouverons face à la même crise politique et sociale dans moins d’une dizaine d’années. La période de la transition devrait, à mon humble avis, être consacrée à la recherche d’un large consensus sur un nouveau mode de gouvernance politique, économique et sociale, qui apaise les frustrations de la jeunesse et des couches "silencieuses" de notre société.

    Je propose qu’il soit organisé pendant la période de la transition, une sorte d’assises nationales ou d’états généraux dont l’objectif principal est de se mettre d’accord sur ce que les principaux acteurs de la chute du régime (notamment les jeunes) mais également les couches silencieuses comme les paysans, souhaitent comme véritables changements.
    Que voulons-nous faire de la transition ? Que représente pour nous "l’après-transition" ?

    Signé par une simple intellectuelle, sans aucune ambition de pouvoir.

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  • Le 4 novembre 2014 à 15:04, par atito En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    C’est le monde en envers. Ce sont les militaires qui veulent donner des leçons de démocraties et de sciences politiques aux politiciens, sinon comment comprendre que ce soit eux qui proposent un schéma de la transition ? Ce sont eux qui ont amené tout ce bordel que nous vivons actuellement. Ils ont soif du pouvoir en témoigne le fait d’avoir 2 Chef de l’Etat militaires en moins d’un 24h. Maintenant que la communauté internationale a déroulé son rouleau compresseur ils veulent changer de tactique. La place des militaires c’est dans les casernes sans influencer la vie politique. La chose politique appartient au civil. Que chacun reste à sa place. Même si l’opposition se dispute sur la transition, ils finiront par s’entendre sur l’essentiel. Ils ont fait preuve de cohésion jusqu’à la victoire. Ils s’auront comment faire profiter le peuple des fruits de cette victoire.

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  • Le 4 novembre 2014 à 15:58, par avicla En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Le Morho Naaba est actuellement la seule personalité qui ferra consensus et ne souffrira d’aucune contestation.je ne pense pas qu’il y est un empechement particulier à porter notre choix sur lui.
    SAISISSONS L’OCCASION POUR PROFFITER DE CETTE GRANDE SAGESSE ET REMETTRE L’ORDRE DANS NOTRE PAYS DANS LA PAIX ET LA CONCORDE

    Répondre à ce message

  • Le 4 novembre 2014 à 16:36, par Mayama Lawuse En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    Avicla, tu es le vrai ennemi du Sage Moro,mon Petit- fils ! Pardon, si tu es sincere, tu ne peux meme pas vouloir propulser l’ une des rares valeurs morales qui nous restent au devant- de la scene comme ca. On est pas des camarades. C’est un grand chef plein de sagesse. Je suis dagara. Je ne mouille pas devant les chefs mais celui- la, c’est un grand homme d’ etat. Ne le melangez pas dans vos gloutonneries.

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  • Le 5 novembre 2014 à 07:25, par BAKUS En réponse à : L’opposition burkinabè veut une transition démocratique, civile et consensuelle

    J’en appelle à la vigilance du peuple burkinabè souveraine de cette lutte pour le changement pour une démocratie véritable que face à la lenteur de l’armée dans le processus d’une transition civile , les 1ères sanctions commencent à tomber sur le Burkina ,notamment avec le Canada qui vient d’interrompre son aide bilatérale consistante à l’endroit du Burkina faso.

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