Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

dimanche 2 novembre 2014 à 21h27min

Le samedi 1er novembre 2014 a enregistré plusieurs déclarations et communiqués relatifs à la gestion du pouvoir abandonné par Blaise Compaoré : les forces armées nationales, l’opposition politique, les organisations de la société civiles (OSC), toutes ont donné de la voix pour surmonter leurs contradictions internes. Cette situation témoigne de l’impréparation quant à la gestion des acquis de la lutte menée pourtant de longue date, par l’opposition politique avec le soutien très actif des OSC.

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Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

Dans la matinée de ce 1er novembre 2014, le Cadre de réflexions et d’actions démocratiques (CADRe) et la Ligue des électeurs et électrices du Burkina (LEEB) montaient au créneau. Et dans l’après-midi, c’est le mouvement Balai citoyen qui emboitait le pas. Toutes ces OSC se veulent fermes : «  La victoire du peuple insurgé ne doit pas être volée ».

En effet, pour celles de la matinée, il «  n’est et ne sera pas question que des gens donnent un goût inachevé à cette insurrection populaire qui doit aboutir à une Révolution démocratique ». D’où l’invite à « poursuivre la mobilisation, la lutte pour la mise en place d’organes de transition crédible, transparente, conforme » aux aspirations du peuple. Peu de temps après elles, ce sont les forces armées nationales qui faisaient – par une déclaration – état de ce qu’elles ont réussi à surmonter leurs divergences internes par rapport à la gestion du pouvoir qui leur a été confié pour une période transitoire. De cette déclaration, l’on retiendra «  que le Lieutenant-Colonel Yacouba Isaac Zida a été retenu à l’unanimité pour conduire la période de transition ». C’est ainsi que le général Honoré Traoré qui s’était – la veille – proclamé chef de l’Etat pour cette transition, a été écarté.

Au sein du Balai citoyen - attaché au « rôle de sentinelle et de veille »-, l’on dit devoir « veiller à ce que la victoire du peuple ne lui soit pas ôtée ». Et promesse a été faite que le Mouvement veillera « fortement à la mise en place des institutions fortes dans ce pays ». Déjà, il est demandé « aux forces de défense et de sécurité de veiller à assurer la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national ». Pour leur part, le CADRe et la LEEB appellent « l’armée à se mettre à la disposition du peuple insurgé, particulièrement sa fraction patriotique », pour qu’ensemble et de façon consensuelle, la transition politique soit bien conduite à terme. Elles ont également appelé les partis politiques affiliés au Chef de file de l’opposition politique(CFOP) « à stopper leurs hésitations pour faire des propositions concrètes au peuple ».

Une transition à caractère démocratique et civil

Et quelques instants après la conférence de presse du Balai citoyen, ces partis politiques livraient un ‘’communiqué de presse conjoint CFOP/OSC’’. De ce communiqué, il ressort que « L’opposition politique et les OSC ont réaffirmé que la victoire issue de l’insurrection populaire appartient au peuple ». En conséquence, précise le communiqué, « la gestion de la transition lui (peuple, ndlr) revient légitimement et ne saurait être en aucun cas confisquée par l’armée ». Cette transition, tranche ledit communiqué, doit avoir un « caractère démocratique et civil ». Ce qui, selon ses signataires, permettra à notre pays «  de respecter ses engagements régionaux et internationaux ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la multiplication de déclarations et communiqués sur fond de contradictions, témoigne de l’impréparation des différents acteurs quant à la gestion du pouvoir après Blaise Compaoré. Preuve que le cours des événements a eu raison d’eux.

Mais, dans la dynamique d’une unité d’action renouvelée, les OSC et l’opposition politique ont décidé de la tenue d’un meeting le dimanche 2 novembre 2014 à la place de la Nation à partir de 8 heures. C’est, du moins, ce qui ressort du communiqué conjoint.

Signalons qu’avant ce communiqué, le CADRe et la LEEB appelaient « toute la société civile qui a mené le combat à une rencontre dont la date sera fixée ultérieurement ». Ces deux OSC, tout comme le Balai citoyen, recommandent « une journée de deuil national afin de rendre hommage aux martyrs tombés les armes à la main » au cours des manifestations.

Fulbert Paré
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 2 novembre 2014 à 12:09, par king
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    Les militaires doivent simplement constaté la vacance du pouvoir et permettre au conseil constitutionnel de faire son travail.

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  • Le 2 novembre 2014 à 12:12
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Comment pouvaient-ils être préparés, vu la chronologie des événements. Nul ne pouvait prévoir un tel dénouement. C’est l’esprit qui parle. Soit on avait exagéré la volonté de nuisance de Blaise, soit on avait exagéré la peur profonde à l’idée de devoir affronter le RSP. Un Blaise humaniste "refusant de voir le sang couler", c’est nouveau pour tout le monde. Peut-être même pour lui-même.

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  • Le 2 novembre 2014 à 12:19
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    ne vous inquiétez pas,tout ira bien
    le criminel a pris sa jambe au cou avec sa horde de courtisans serviles.
    ils sont où les assimi kouanda,les yé bognessan,les françois compaoré,les alain yoda,les yonli ernest,les hermann yaméogo,les gilbert ouédraogo,les achille tapsoba,les maxime kaboré,les dermé salam,les salia sanou,les alain edouard traoré etc etc etc. ils sont tous terrés quelque part comme des rats de merde. il est temps de les rechercher un à un pour qu’ils répondent de leur forfait. en tout cas ces voyous sont réduits au silence,il reste à les nettoyer afin que le Burkina respire enfin

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  • Le 2 novembre 2014 à 12:29, par ASSILOA
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    L’armée doit remettre le pouvoir au PEUPLE

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  • Le 2 novembre 2014 à 12:37, par Tapsoba®(de H)
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    Difficile de se situer dans ce tohu-bohu.Avant le départ de BC ,le peuple réclamait Kouamé Lougué,bien que retraité ne peut être considéré comme un civil.Lorsque celui-ci décline l offre ,Le général N.Traoré est ausitot rejété après son auto-proclamation .Maintenant que Zida,du même corps que Lougué ,s entend avec ses collègues militaires pour diriger la transition ,on exhume dès cet instant,son appartenance à l armée ,chose qu on n avait relevé chez Lougué qui semble t-il avait été attendu devant la cour du Mogho Naaba par une foule pour l accompagner à Kosyam.Sur RFI avant hier,un certain Adama Dosso ,membre dirigeant de l UPC tentait de contredire le journaliste éditorialiste Jean-Baptsite Placa pour défendre l armée lorsque ce dernier se demandait pourquoi faut-il toujours croire que c est l armée qui doit diriger les transitions en Afrique.
    - Secondo,on nous dit que la constitution devrait être retablie.Ce qui voudrait dire que conformement à l article 43 de celle-ci c est à Soungalo Ouattara,"compaoriste" devant l éternel et président de l assemblée dissoute ,une institution mise à sac par ce même peuple, que devrait échoir la présidence.Pourtant,on reproche à Nabéré Traoré et Zida d être proche de BC .Quelle incohérence !!!
    - Tout le monde reconnait que l actuelle constitution accordait trop de pouvoir au rpésident.Alors pourquoi ne pas laisser l armée diriger la transition et installer une assemblée constituante pour une nouvelle constitution pendant qu on y est ?

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  • Le 2 novembre 2014 à 12:41
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    Arrêtez de nous discréditer. Les contradictions dont vous parlez sont minimes, même prévisibles dans ce genre de situation. On était parti pour la non révision de l’article 37 je vous rappelle. Tout le monde est d’accord qu’il ne faut pas se faire voler la victoire et qu’il faut éviter le coup d’État. Même si l’armée a bien sa place, elle ne peut être la tête, les épaules de tout. Elle doit remettre le pouvoir à la société civile et l’accompagner. Tout le monde est d’accord avec ce minimum et il n’ y a pas de divergences. Travaillez à apaiser la situation, à ne plus diviser les gens, Madames et Messieurs les Journalistes. Vu toutes les sensibilités, il faut saluer l’unité d’action qui est une première au Burkina, voire en Afrique.

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  • Le 2 novembre 2014 à 12:42, par Koffi Maurice
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Réclamer une transition civile a qui ? C est le peuple qui a renversé Blaise et il revient donc à la société civile et à l opposition de mettre en place un organe de transition qu ils imposeront à l armée qui devra se soumettre ou se dévoiler dans ses intentions.

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  • Le 2 novembre 2014 à 12:47, par pioyipo
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Non Fulbert PARE, l’objectif premier de la lutte était claire :
    1- Non à la révision de l’article 37,
    2- non à la tenue du référendum,
    3- non à la mise en place du Sénat.
    Ce mouvement de refus n’avait pas pour objectif le départ de Blaise C. Mais comme tenu de l’évolution de la situation (massacre des jeunes) le départ de Blaise est devenu une nécessité.

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  • Le 2 novembre 2014 à 13:09, par A.O
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Blaise avait raison, voila qu il est parti et déjà le Burkina est dans les troubles, des déclarations confuses,des prises de positions différentes, au sein même de l opposition sa ne va pas, balais citoyen aussi sa passe pas avec l opposition, chacun veut sa part de gâteau, mais sachez que le Burkina Faso est un pays a faibles ressources, sans les aides extérieurs sa sera le désastre, si un jour l ONU sanctionne le Burkina Faso, sa sera la famine.
    vous n êtes pas pour gérer se pays ,pourquoi fait sauter Blaise alors que vous ne pouvez pas gérer, c est une grande honte, cela prouve que la phrase de Blaise était compris 5/5,il faut un homme fort pour gérer le Burkina Faso.

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  • Le 2 novembre 2014 à 13:16, par fasopanga
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    les nouveaux dirigeants sont tellement inexpérimentés qu’ils pourraient nous convoquer à un référendum pour trouver un président de transition !!!!!!!!!!! Avec l’armée, pas de financements extérieures ; avec un civil, pas de concensus... Transition la c’est pour un petit temps mettez n’importe qui et on continue ...

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  • Le 2 novembre 2014 à 13:39, par jonassan
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Pourquoi victimes ? parce que c’est celui qui se précipite qui doit être considéré comme le meilleur ? Une course vers le gâteau ?
    IL FAUT ROMPRE IMMEDIATEMENT ET A JAMAIS CONTRE CETTE FACON DE RAISONNER QUI NE DIFFERE EN RIEN DE LA SITUATION QUE NOUS N’AVONS PAS ENCORE FINI DE VIVRE.
    Donc,
    - pendant que les gens mourraient,d ’autres cherchaient où passer pour être le premier à loger au palais présidentiel ? Jamais je ne me soumettrai à ce comportement de est meilleur qui tire-plus-vite-que-son-ombre, JAMAIS.
    - pendant que des gens clamaient NON AU REFERENDUM, NON A LA MODIFICATION DE L’ARTICLE 37 d’autres se préoccupaient de comment avoir la présidence d’une transition dont les contours n’ont même pas encore été définis.
    - pour le deuil national, pas question. Pas avant de connaître la vérité. Sous d’autres cieux où une vie en vaut une autre, on doit d’abord savoir - même s’il faut recruter des experts internationaux avec l’argent du Référendum - pour savoir qui a tiré et/ou qui a donné l’ordre de tirer, il faudra le faire. Vous n’allez pas les enterrer comme çà après de répétitives discours au format déjà connu. NON, JE M’INSURGE PAS DE CELEBRATION DE DEUIL SANS JUSTICE ; TOI, BALAI CITOYEN, RESPECTES LA MEMOIRE DE CEUX QUI SONT TOMBES PARCE QU’ILS ONT CRU EN TES PROPOS. MALHEUR A TOI SI TU PERDS TA CONSCIENCE.
    NOUS NE DEVONS DONC EN AUCUNE FACON ENCOURAGER LA FACON DE RAISONNER SELON LAQUELLE LES PREMIERS A ALLER A LA SOUPE SONT LES MEILLEURS ; AU PAYS DES HOMMES INTEGRES, CE SERAIT UNE INSULTE.

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  • Le 2 novembre 2014 à 14:37, par Raogo
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Le RSP a été le principal auteur sinon l’unique auteur des tirs qui ont causés la mort de la trentaine de manifestants ! Qui fera la lumière sur ces assassinats si c’est le même RSP qui est chargé de conduire la "transition" !!!

    Les dossiers Norbert ZONGO et Cie, qui fera la lumière si c’est le RSP qui conduit la transition ?

    Le Lt Colonel ZIDA est le Commandant en 2nd du RSP : Où est le premier Commandant du RSP ? A-t-il démissionné avec Blaise Compaoré ? Sinon qu’Est-ce qui nous garanti que Gilbert DIENDERE ne dirigera pas le pays à travers le Lt Colonel ZIDA ? Si c’est le cas, qu’Est-ce qui nous dit que Blaise Compaoré est réellement parti, quelle garantie qu’il ne continue pas de diriger à travers sa garde rapprochée

    NON, NON, NON , la transition doit être civile et rien de plus ! Nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge si cette transition doit être dirigée par l’armée, et particulièrement par le REGIMENT DE SECURITE PRESIDENTIELLE (RSP) !

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  • Le 2 novembre 2014 à 14:54, par Béonéré
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Qu’est-ce que la société civile et l’opposition attendent pour nous donner un nom ? Leur passivité va nous conduire finalement à l’abîme.
    Nous n’avons pas besoin de l’armée, ni des proches de Blaise.

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  • Le 2 novembre 2014 à 15:49, par AFGANO
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    honneur au balai citoyen .

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  • Le 2 novembre 2014 à 16:07, par hamidou SONGNE
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    J’admire l’engagement et l’héroïsme du balai citoyen mais je pense qu’ils doivent s’entourer des jeunes politiquement formés. Ils ont commis une erreur madonale en choisissant l’armée pour conduire la transition. Le balai citoyen s’inspire du sankarisme. Mais je crois que Sankara a pris le pouvoir à 34ans. Dans tout mouvement social et politique, le choix est très important pour la réussite de son engagement. Le coup d’État orchestré par l’armée est lnacceptable. L’armée doit continuer à assurer la sécurité des biens et des personnes privés et public mais il doit quitter le pouvoir immédiatement.

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  • Le 2 novembre 2014 à 16:58, par Proust
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    C’est dommage la situation que nous vivons. La démission de Blaise à surpris tout le monde. La cacaphonie actuelle témoigne de l’incapacité d’anticipation des acteurs politiques. Qu’à cela ne tienne, il est impératif que la classe politique puisse parler le même langage et parvienne vite à un compromis. Si non le véritable cahos nous attends. Le peuple burkinabè doit faire preuve de maturité et l’armée doit rapidement sécuriser le territoire et transférer dans les plus brefs délais la gestion de la transition au civil. Dans cette dynamique et manque de compromis politique, nous risquons de donner raison à ceux qui croient que sans Blaise le Burkina sera "ingouvernable". Faisons en sorte pour ne pas leur donner raison. Que le CFOP, la société civile arrêtent de tergiverser et fasse la proposition d’une équipe de transition. Dans ce flou total que voulez vous que l’armée fasse ? Je lance un appel au Conseil constitutionnel de s’auto saisir et de remettre notre pays dans le sens de la normalité. J’invite les croyants à perséverer dans la prière pour chasser loin du Burkina les forces du mal.

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  • Le 2 novembre 2014 à 18:12, par Bocco Emmanuel Isidore
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Les militaires dans leurs diverses composantes exercent un métier dans le cadre d’une institution de l’état. Sa focntion est précise : assurer la sécurité du territoire. Les militaires dans les états-majors en Afrique, en Afrique francophone en particulier, semblent se servir d’une fonction comme tremplin vers l’exrecice du pouvoir politique......juteux !
    Un militaire en soi n’est pas plus compétente qu’une vendeuse de cacahuètes ou un professeur d’université à exercer le pouvoir d’état. Zida n’est pas plus habilité que vous et moi à exercer la fonction de chef de l’état, surtout après le rôle qu’il a joué jusqu’à très récemment au coeur du système sécuritaire de Comaporé.
    Si des hommes en kaki se entent la vocation de la politique, les vendeuses des marchés peuvent y prétendre aussi. Nous ne souhaitons plus que l’intrusion de l’armée dans la vie politique conduise à des impasses comme celles que nous avons connues depuis Lamizana. Il existe un concept qu’on appelle "le peuple souverain", j’invite les généraux et colonels à en apprenrde. La liberté que nous avons ainsi chèrement conquise (ou que nous avons conscience de conquérir) au prix de sacrifices suprêmes, importants n’a de rationalité que si elle s’émancipe des arrangements boîteux et si nous interrogeons notre histoire pour réconcilier la révolution avec la renaissance du peuple. En la circonstance, ce qui est réel légitime et rationnel, c’est la volonté populaire d’aller vers la vraie démocratie et le développement dans l’indépendance.

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  • Le 2 novembre 2014 à 18:28, par Abdoul salam OUEDRAOGO
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Préparer ce que nous avons vécu c’était dans une logique de préparer un coup d’État. Or çà ne l’est pas de toute évidence. Nous devons être d’accord que ce qui a été fait devant le Haut commandement de l’Armée nationale (l’appel à KOUAME Lougué, le faut départ accepté de TRAORE, Zida qui, de toute évidence s’est imposé au Haut commendement) relève purement et simplement de l’urgence. Nous craignions encore des morts et on a stoppé la survenue des morts. Mais à présent, je crois que cette urgence est finie. Sereinement, on peut se raviser qu’on allait droit au coup d’Etat. Je pense que ceux qui étaient au feu de l’action, les leaders du CAR, du Balai citoyen doivent rapidement se raviser et tendre la main aux partis politiques en faisant une déclaration unitaire avant que la fissure ne soit grande. Il y va de l’avenir des mouvements unifiés au BF. Dans tous les cas, la dernière grenade du rectificateur, sa garde prétorienne est à dégoupiller. Et c’est le seul gage que le Lt Col peut nous donner comme preuve de son attachement au peuple.
    La patrie ou la mort, nous vaincrons.

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  • Le 2 novembre 2014 à 21:45, par toto
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Les partis politiques et les osc ont préparé et reçu le départ de Blaise COMPAORE du pouvoir mais en n’oubliant de préparer comment gérer la transition. Quel dommage . Que les autres pays ne tombent dans le trou .

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  • Le 3 novembre 2014 à 08:31, par Ganouam
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Je suis d’accord avec vous. Ceci dit, je comprends parfaitement cette situation. Vue l’ambiance quelques semaines auparavant et la détermination du camp d’en face, il était quasiment impensable de prévoir le départ de Blaise. Surtout pas 48 heures après. Souvenez-vous que quelques uns de ses partisans clamaient fièrement (avec la plus grande arrogance) à qui voulait l’entendre "si ce sont le armes, nous avons les armes, si c’est l’armée, nous avons l’armée avec nous..." Dans ces conditions, vous imaginez ? Mais Dieu faisant bien les choses, en voulant le retrait du projet de loi, nous avons obtenu même l’impensable. Gloire à Dieu Il revient donc à tous et surtout aux partis politiques de bien négocier ce virage avec les militaires. Eux aussi font partie du peuple. D’ailleurs, ces 27 de règne ont affecté tout le monde. On gagnerait tous, autant que nous sommes à sortir la tête haute de ce bourbier Accordons à l’armée le bénéfice du doute. Le monde entier nous regarde.

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  • Le 3 novembre 2014 à 10:36, par Oumar Dembélé
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    Les partis politiques n’avait pas pour intention de chasser Blaise mais, le Front Pregressiste Sankariste a demander deassiéger l’AN pour empecher le vote. Dites la vérité svp ! la bande de traite ! N°1= Louada, N°2= Hervé KAM au nom de qui vous vous permettez de négocier avec les militaires ? C’est Me Sankara qui a appelé à la désobéissance civile, c’est encore Me Sankara qui a appelé à assiéger l’assemblée nationale et des opportunistes d’un jour ont saisi l’occasion de se faire de la pub ! le balais citoyen a pu être naïf, soit, mais le Professeur Louada est un élément très dangereux. Tu récupères une situation où tu n’es ni l’instigateur, ni le responsable. (En rappel, Zephirin Diabré a dit lors du meeting du 28 qu’il n’était pas responsable). Tout ça on va regler après, et restituer la vérité.

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  • Le 3 novembre 2014 à 17:57, par jean lambert limbele/RDCongo
    En réponse à : Insurrection populaire : Les initiateurs, victimes de leur impréparation

    L’Evolution de la situation politique au burkina augure un avenir sombre. La cacophonie qui s’observe laisse presager le risque de la repetition de l’histoire et je crains fort. En effet,si cela perdure,un autre coup d’Etat entre militaire est a craindre un peu comme l’episode thomas et blaise. Qu’a cela ne tienne,il est de sage politique que lee civils laisent les militaires leur preparer les elections pour une transition apaisee. Il ne faut surtout pas suivre la folie de.la foule. Maintenant il faut gerer la crise. La foule a fait son travail qu’elle s’arrete la svp. Sinon il va s’ensuivre la fragilisationre l’autorite de l’ETAT. Et la desobeissance civile va mettre la republiquedans le chaos. Merci

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