Modification de la Constitution au Burkina Faso : Le projet a été annulé mais la tension n’est pas encore retombée

vendredi 31 octobre 2014 à 01h42min

C’est ce jeudi 30 octobre à 10 heures que devait être examinée la proposition de loi portant modification de la Constitution. A l’appel de partis politiques de l’opposition et d’organisations de la société civile comme Le Balai citoyen, des manifestants on tenu à faire le déplacement de l’Assemblée nationale pour empêcher le vote de cette loi. Tant bien que mal ils y sont parvenus. Le projet de loi a été annulé, mais des actes de destruction déclenchés dans l’entre temps se poursuivent toujours.

Modification de la Constitution au Burkina Faso : Le projet a été annulé mais la tension n’est pas encore retombée

Il est pile 08 heures quand nous quittons le siège de notre média en ligne sis à Tampouy à la sortie nord- ouest de Ouagadougou. Le vote du projet de loi introduit par le gouvernement pour permettre au Président Blaise Compaoré de rempiler après ce que ses contradicteurs appellent « le terme normal de sa présidence » c’est dans deux heures. L’opposition a appelé à une manifestation de protestation devant l’Assemblée nationale ; ce d’autant que selon eux, ce genre de vote est public selon les textes en vigueur. De 08 heures à 10 heures, nous avons le temps de nous plonger dans l’ambiance de cette journée assez cruciale pour les burkinabè.
Comme à la marche-meeting de mardi dernier, c’est par vagues successives que les manifestants quittent leurs quartiers d’habitation pour gagner le centre ville. Certains par petits groupes d’amis, d’autres en nombre plus grand. Qui à pieds, qui en motocyclette ou en voiture, la destination est la même, l’Assemblée nationale. « Game over », c’est l’inscription sur une pancarte que tenait un adolescent. Certainement sans avoir la pleine conscience de l’acte qu’il posait. Mais « A la guerre comme à la guerre », tranche un voisin. Chez cette autre fille, la tenue noire est de rigueur. Avec des lunettes noires pour achever l’assortiment. En bandoulière, le drapeau national. Un peu devant, c’est un tricycle qui vient nous dépasser à vive allure, avec des occupants scandant : « Blaiso Ebola » ou encore « Libérez Kossyam » (Le palais présidentiel, ndlr). Plusieurs kilomètres séparent le quartier Tampouy de l’Assemblée nationale où les opposants à la révision de la Constitution ont appelé à manifester. Sur pratiquement tout le parcours, des restes de pneus brûlés, des ordures ménagères et objets divers jetés sur le bitume la veille au cours d’une manifestation comme cela est fréquent depuis l’annonce du projet de révision. Le tout dans un concert de klaxons, de sifflets et de vuvuzelas.

Dans une rue attenante au bitume principal du quartier Larlé traversé, la vie semble suivre son cours normal. Quoique dans une ambiance beaucoup plus terne. Assis dans un kiosque à café, des jeunes gens disent attendre de se mettre en conditions avant de rallier la troupe. Un peu à côté, à l’air libre dans ce qui fait office de restaurant- par terre tout de même, ce quadragénaire trouve son état de santé assez fragile pour faire partie de la manifestation. Même s’ils ne le proclament pas, certains n’ont pas l’intention d’y aller mais une disposition en commun à tous : le projet de révision est au centre des échanges. Nous regagnons les rangs pour ne pas trop nous laisser distancer. Au loin sur le côté gauche, une fumée noire. C’est au niveau de la citée AN 3, des manifestants ont préféré emprunter ce tronçon. Et ne se sont certainement pas privé de brûler des pneus.

Baptême de feu à la place de la Nation

08 heures 28, la vague dans laquelle je défile est au niveau de la place de la Nation. Les choses ont commencé à se compliquer à ce niveau. Un très grand rayon était déjà couvert par la fumée libérée par les bombes lacrymogènes. Des bombes lacrymogènes qui pleuvaient à un rythme effréné. Notre baptême de feu pour la journée. Gaz lacrymogène devant pour contrer la progression des marcheurs, des soldats lourdement armés, le sac au dos, rue El Hadj Bila Moussa Yugo ; un véhicule de police avec ses occupants sur la rue en face ; des militaires lourdement armés eux aussi et bien visibles devant le Camp Guillaume Ouédraogo ; un premier défi se présentait. Certains se sont autorisé une pause pour évaluer la situation. « On ne peut pas passer, que chacun sorte son sachet d’eau et son mouchoir », clame un manifestant qui s’empresse de sortir les siens d’un sachet qu’il tenait dans la main gauche. A chacun sa solution. Après quelque 05 minutes de résistance au gaz, les forces de l’ordre font mine de battre en retraite. Les manifestants n’ont pas eu le temps de jubiler que le véhicule à eau entre en service. Il prend position et à intervalle régulier projette son contenu sur les manifestants. « Posez des barrières et armez- vous de pierres pour qu’on encercle le véhicule », conseille un manifestant. Ils n’en auront pas le temps quand ce que certains ont appelé « la rupture d’eau » a rouvert le passage. C’est au bout d’une demi- heure que le renfort recule. Et comme par extraordinaire, tout le dispositif sécuritaire s’est évaporé. Aussi bien les éléments sac au dos que ceux préalablement positionnés dan la rue en face d’eux. « Ils ont dû les appeler pour renforcer la sécurité aux alentours de l’Assemblée nationale. Mais c’est mal nous connaître car nous y arriverons », opine un jeune, la trentaine, le maillot de corps comme cache nez. Seul le dispositif du camp guillaume est resté. Mieux, un autre véhicule blindé vient se positionner à côté des deux qui étaient déjà perceptibles. « C’est l’Assemblée nationale qui nous intéresse, allons y ! », lance un autre.

Dame nature était de la lutte

Cette barrière levée, c’est l’Etat major de l’armée la prochaine étape. De loin, on aperçoit des hommes armés et deux véhicules blindés en état de marche sur la largeur de la route. Des militaires dans un couloir de l’édifice, armes tenues entre les deux mains, et qui regardent plutôt passer les manifestants quand ils arrivent à leur niveau. Chacun des manifestants se faufile entre les véhicules stationnés, les mains à l’air et poursuit son chemin. De la place de la Nation, le groupe que nous suivons a à peine le temps de au bout Est du grand marché que le gaz lacrymogène commence encore à pleuvoir. Et comme depuis la place de l Nation, les manifestants n’ont pas trop de difficultés à se protéger du gaz puisque cette fumée était retournée par le vent vers les tireurs. Un vent qui va dans le sens de la marche. Notre voisin lui préfère parler de « Retour à l’envoyeur ». « Le vent nous aide, avançons ! », se rejouit un autre jeune. A cette deuxième poche de résistance sise Rue de l’Hôtel de ville, l’affrontement aura pris beaucoup plus de temps. Au constat, plus les manifestants se rapprochaient de l’Assemblée nationale, plus le dispositif pour contrer la marche était renforcé. Et l’on a assisté ici pour la première fois à des jets de pierres en réponse aux jets de lacrymogène. En fait de jet de pierres, tout y passait. Tout objet à portée de main était utile sinon utilisé. Dans le feu de l’action, certains ont même retourné les bombes lacrymogènes que venaient de lancer les forces de l’ordre dans leur direction. Presqu’au même niveau, à gauche comme à droite, la tension semblait monter. De la fumée épaisse observée du côté de la grande mosquée, une autre plus dense au dessus du quartier Dapoya, on sent l’hémicycle à côté. Mais pendant une bonne dizaine de minutes, impossible de poursuivre la marche.

L’Assemblée nationale si près, si loin

La résistance tardant à ouvrir la voie, nous décidons de changer de groupe. Avenue de la nation à quelques mètres sur le côté gauche. Cette Avenue est la meilleure ligne droite qui soit entre la place de la Nation, site historique de rassemblement, et l’Assemblée nationale. Même ferveur, même cocktail de sifflement klaxons- sifflets- vuvuzelas. Du monde fou que nous venons d’intégrer, nous apercevons au Rond- point des Nations Unies le véhicule à propulser l’eau en action. Dans une foule pratiquement au nez de l’Assemblée nationale. Une foule résultant visiblement du croisement des différents groupes des groupes des quartiers ; le rond- point des nations unies comme lieu de rassemblement donc.

09 heures 22, nous entendons les premières rafales d’armes automatiques. « Des rafales de kalachnikov », précise quelqu’un qui dit s’y connaître. Des rafales à l’air qui obligent certains à battre en retraite. Mais certains n’ont pas quitté leurs positions. Un autre, un brin plaisantin ironise : « C’est de la musique pour nous ». Après plusieurs rafales- à l’air, je le rappelle-, les choses sont allées vite. Très vite même. En un laps de temps, plus aucun agent des forces de l’ordre, rien que des manifestants…jusqu’à la porte de l’Assemblée nationale. L’hymne national est entonné. Certains, déjà sûrs de leur victoire improvisent des séances photo sur le globe terrestre métallique du Rond- point des Nations Unies. Et un des marcheurs qui crie littéralement : « Je suis fière d’être burkinabè, avec ce qui est en train de se passer aujourd’hui ».

09 heures 36, le vote c’est dans moins d’une demi- heure. Un hélico survole la foule de manifestants. Une foule qui va de l’Assemblée nationale pour se perdre dans les limites objectives du regard humain. Il va un peu plus loin, revient et commence lui aussi à lancer le gaz lacrymogène sur les marcheurs. Pendant que certains saccageaient l’Assemblée nationale, ceux restés dehors avaient leur technique de neutralisation des bombes lacrymogènes. Aussitôt tombée, aussitôt aspergée d’eau que certains tenaient dans des bouilloires. Et on ne parle plus de fumée. De fumée pourtant, on en reparlerait avec l’incendie de l’hémicycle. Une Assemblée nationale littéralement pillée selon des témoins et passée au feu, des jeunes qui ont saccagé un véhicule avant de s’en servir pour une parade, un autre le torse nu, qui passe à vive allure au volant d’une moto d’escorte de la Police…c’est toujours sous les gaz lacrymogènes jeté depuis l’hélicoptère que les manifestants, visiblement satisfaits d’avoir atteint ce premier objectif, ont entrepris de changer de destination. « Kosyam ! Kosyam ! », « Libérez Kosyam » ou encore « Libérez le prisonnier », pouvait- on entendre.

La guerilla urbaine en marche

De l’Assemblée nationale, les manifestants qui empruntent l’Avenue Kwamé N’Krumah font une visite surprise au commissariat central. Un véhicule stationné à l’extérieur est brûlé, des étals de commerçants aussi y passent. Pendant un bout de temps, des échanges de tirs (bombes lacrymogènes contre pierres) ont lieu aux alentours. Des policiers probablement enfermés à l’intérieur qui répondent aux jets de pierres des manifestants. Quelques minutes après, c’est le siège du parti au pouvoir le CDP qui est incendié. Ensuite le domicile de celle qu’on appelle couramment Alizèt Gando, la belle- mère de François Compaoré, petit frère du Président Compaoré qui est incendié. D’autres noms de domiciles et de sièges ont été cités pour être passés à la flamme. Ambassade du Togo, Assimi Kouanda,…Sur le coup de 11 heures quand nous quittions le terrain pour vous proposer quelque chose à lecture, plusieurs de ces édifices étaient déjà passés par les flammes et beaucoup d’autres dans le viseur des manifestants.

Samuel Somda
Lefaso.net

Messages

  • L’armée a dans sa déclaration dissout le gouvernement et l’Assemblée Nationale. Blaise lui dissout le gouvernement et maintient l’Assemblée National. Quel jeux ?.

  • Dans tout cela où est ALain edouard traore ? Lui qui parle betement. Nous allons le rechercher specialement. Il est fou ce ministre. Il est ou meme. Qu il se presente

  • Ne soyons pas dupes ! la lutte doit continuer Blaise veut reprendre la main en annulant son décret d’état de siège. Il s’est rendu compte que l’armée en prenant la main l’écarte de fait ! il va donc faire de la résistance en comptant sur sa garde présidentielle.
    Nous devons par notre mobilisation ce jour 31 octobre, à la place de la nation appuyer les militaires patriotes majoritaire qui se sont rangé du coté du peuple pour déloger Blaise et son staff de courtisans qui se sont barricadés à Kosyam !
    Vive le peuple burkinabé !
    Dieu bénisse le Burkina

  • Le dictateur arrogant doit partir. Honte au chef d’etat major des armees. Nous allons regler son compte apres la revolution a moins qu’il se range du cote du peuple.

  • Faite circuler ce message sur les portable et les reseau o cc iux

    Ne reculez pas, ne cedez pas, a la derniere declaration de blaise. Considerez que blaise est desavoué, il n’a plus d’autorité aupres du peuple. il dirigera une transition sans aucune autorité. les troubles, le desordre, et l’insecurité ne feront que croitre durant cete transition . Mieux vaut qu’il parte maintenant. En touvant un autre president pour la transition, cela appaisera les coeurs et suscitera le respect de l’autori ité afin de stabiliser le pays. Proposé un membre neutre de la societé civil pour diriger cette transition. Ne faite plus confiance aux militaires ils sont toujours sous les ordres de blaise. Faite sortir les gens immediatement comme le 28 pour s’opposer. Sont idee est de maintenir le pays dans le chao dans une pretendue transition pour perdurer au pouvoir sans jamais organiser des elections Ca ne marche plus on connait blaise maintenant . Ne le laisser pas manoeuvrer il est diabolique.

  • Peuple du Burkina Faso, prenons notre destinee en main.
    Blaise n’est plus notre président
    Comme l’armée et l’opposition sont incapable d’assumer leurs responsabilités.
    Nous peuple du Burkina Faso allons mettre en place un gouvernement de transition de 6 mois maximum pour facilite les élections.
    Voici ce que je propose
    Vu la nécessite de préserver la paix et l’unité nationale,
    Vu l’incapacité de l’armée et de l’opposition de s’assumer,
    Au nom des martyrs, annonçons non seulement la dissolution de l’Assemblée Nationale et du Gouvernement, mais également, la destitution du président Blaise Compaoré et du CDP.
    Nous mettons immédiatement un organe transitoire de 6 mois en place pour la préparation des élections.
    Ainsi, nous rendrons grand service a l’armée et a l’opposition et les enlèvent l’épine du plant du pied.
    Nous avons besoin d’un chef charismatique pour la mise en place de ce gouvernement de transition.
    Si l’oposition est d’accord avec cette proposition, veuillez reagir car votre point de vu est important. Nous n’avons pas confience a l’armée.

  • Je demande a nos braves opposants, d’être très vigilant et surtout souder car, vu les sales déclarations du gl Honoré N.TRAORE ne peuvent pas etre fondée.Ou il se trouvait quand le peuple s’est mis debout pour demander l’anulation de la modification de la fameuse art.37 ? Si jamais vous vous amusez, avec sa complicité, vous serrez tous assassiné comme il avait l’habitude de le faire depuis la mort du président THOMAS ISIDORE SANKARA a nos jours. Ils auront le temps d’aller en excile avec l’argent du contribuable volé.

  • Nous ne voulons plus de l’armée au pouvoir. Quel vilain jeu de lib-lib !!! On en aurait ri si cela n’avait occasionné autant de morts d’homme. Que l’armée retourne dans les casernes d’où elle n’aurait jamais dû sortir !!!

  • moi j’ai une longue loste de personnes qui doivent être arrêtés et jugés :
    blaise compaoré et toute sa tribut à savoir françois,alizeta gando,chantou,la soeur de blaiso etc...
    yé bognessan le monsieur expert en tripatouilleur des constitutions. voilà quelqu’un que le burkina a tout donné en payant ses études jusqu’à avoir un doctorat en médecine mais qui n’a jamais soigné un malade de sa vie. ce qu’il sait faire c’est tripatouiller la constitution du faso. ce barbu doit être rasé à sec.
    hermann yaméogo le prostitué,j’espère qu’on a mis le feu à son domicile
    assimi kouanda,le blé goudé de blaise compaoré
    gilbert ouédraogo,ce fils à papa qui se prenait pour le faiseur de roi en se prostituant pour des milliards. il doit être mis aux arrêts
    salia sanou,le griot analphabète de blaise compaoré
    alain edouard traoré le mal causeur
    alain yoda
    maxime kaboré l’escroc de service
    voilà ma petite liste mais il doit y avoir quelques sinistres à ajouter

  • Il faut rester mobiliser et poursuivre une manifestation forte et pacifique comme celle du 28 octobre afin d’obliger les militaires à écouter et prendre aux sérieux les revendications des leaders politiques de l’Opposition et des organisations de la société civile. Les militaire ne doivent pas nous imposer un régime militaire, il ne vont pas voler au peuple sa victoire historique. Par ailleurs, il faut que Blaise débarrasse le planché avec ses idées dépassées d’organiser lui-même la transition. On ne lui fait pas confiance, parce qu’il n’a jamais écouté le peuple et n’a jamais vraiment donné la priorité aux intérêts de la nation. Sinon c’est depuis longtemps qu’il aurait dû organiser la transition.
    BLAISE DOIT PARTIR MAINTENANT ET TOUS LES MILITAIRES DOIVENT LE LAISSER TOMBER ET SOUTENIR LE PEUPLE BURKINABÉ DANS LA PRISE EN MAIN DE SA DÉMOCRATIE ET DE SON DESTIN. DANS TOUS LES CAS LA TRANSITION DOIT ÊTRE COURTE POUR PERMETTRE UN ORDRE CONSTITUTIONNELLE NORMALE : ON N’A PAS EXIGE LE RESPECT DE LA CONSTITUTION POUR ACCEPTER MAINTENANT UN RÉGIME MILITAIRE !

  • dans l’espoir de sauver ce qui peut être sauver,le boulanger espère mais c’est perdu,tu ne passeras pas le week end à kosyam,promis juré. tu seras délogé,tu nous as assez nargué par le passé qu’on va pas s’arrêter en si bon chemin. donc le pape des "hommes forts" en afrique de l’ouest qui donnait un effet d’optique d’un régime apparemment stable mais bâti sur du néant des institutions maigrichonnes tombera comme un fruit pourri. la cours pénale internationale t’attend,gbagbo t’attend. espèce de criminel suceur de sang tchurrrrrrrrr

  • Blaise n’a rien entendu,ni rien compris.degage.un homme fort face a un peuple puissant.ns allons prendre notre pouvoir tu veras bien.ns sommes determines.c’est clair et net.

  • Démission immédiate et sans condition du président Blaise Compaoré
    La patrie ou la mort, nous vaincrons !

  • Comment se fait-il que nous n’ayons pas encore le nom des héros tombés avec honneur sur le champ de bataille pour la liberté de tous les burkinabé ?

    Les noms des trois personnes décédées svp !

    Messieurs les journalistes, merci de nous fournir ce renseignement afin que nous puissions honorer leur mémoire et débaptiser tout ce qui porte le nom de ce traître de Blaise Compaoré et remplacer par les noms de nos martyrs !

    Hôpital Blaise Compaoré ! Non mais, et puis quoi encore ?! Tchrrrr... débaptisez ça vite fait !!!

    Ebolaise Compaoré got to go ! Period !

  • Mr. le président quand vous aviez le feu aux fesses, vous retrouvez Dieu et votre peuple comme en 1999 dont vous aviez promis au peuple de respecter la lettre et l’esprit de l’article 37 qui interdisent tout président du Faso de briguer 3 mandats présidentiels consécutifs : Mais âpres que vos fesses sont protégés par cette promesse vous retournez votre veste pour tromper le peuple. Non c’est maintenant ou a jamais, vous deviez démissionner pour trahison, mensonge a votre peuple, et abus de pouvoir, pour que le peuple prenne son destin en main. Même pas un chien au Burkina n’a confiance a vous. Il est temps de vous faire oublier et non prendre un billet pour laCPI.

  • Je propose une seule sanction pour ce traître de Blaise Compaoré :

    Très simplement, le déchoir de sa nationalité burkinabé et puis c’est tout !

    Qu’il prenne ses milliards, sa clique et ses claques et qu’il se tire, ailleurs, où, ce n’est pas notre problème... comme il est docteur Honoris Causa et médiateur de beaucoup de pays, qu’il se trouve une autre nationalité ou un pays qui veut de lui... il n’a qu’à aller là-bas essayer de faire 27 ans au pouvoir et modifier trois fois la constitution qu’il était censé défendre si ça le chante !

    Voilà la sanction que je propose !
    La plus grande leçon que nous puissions donner au monde entier !

  • Blaise on le reconnaît plus comme président. L’armée nous déçois . Aujourd’hui est un autre jour s’il le faut on ira libérer notre kosyam.

  • Mise en garde à l’Armée. Faites gaffe. Attention l’armée veut flouer le peuple. L’opposition se laisse berner facilement, qu’ils se et parlent plus et clair. Pas de militaire à la tête de l’Etat quel qu’il soit. Frères, l’histoire montre que c’est pas la bonne solution. La société civile doit être les devants suivi de l’opposition. Faites passer le message sur les réseaux sociaux.

  • soyons vigilant il ne dit pas qu il demissionne alors que c’est ce que nous voulons et ou sont ces chien qui le defendaient meme sur le forum on les voit plus
    go away on te veut pas president assassin

  • Slt Où est l’idiot qui disait que le referendum aura lieu PIAN !!!!!!! Où est il j’espere ardemment qu’on lui a rendu visite comme les autres. Idiot le referendum aura lieu pian !!!!!

  • Slt Où est l’idiot qui disait que le referendum aura lieu PIAN !!!!!!! Où est il j’espere ardemment qu’on lui a rendu visite comme les autres. Idiot le referendum aura lieu pian !!!!!

  • Slt Où est passé Herman le fils du chauffeur de Maurice

  • Où est Laguna le supporteur incontournable de Blaise et sa famille je veux te sentir frère

  • Peuple vaillant soit vigilant. Termine ta révolution. Ne commet l’erreur fatale en acceptant que ton bourreau fasse parti de cette transition. Je suis convaincu que ce type et ses acolytes son capable du pire. Il n’hésiteront pas à mettre le pays en situation de guerre civile en appelant les inconscients à son soutien. Ce qui sera dangereux pour la cohésion nationale. S’il en reste un seul général intègre au sein de notre armée qu’il nous débarrassé de ce sanguinaire. Blaise ne peut et ne doit être mêlé ni de loin ni de près à cette transition. Malheur à cet qui baillonne leur peuple.

  • Aucune autorité militaire en activité actuellement ne peut mener à bien cette transition. Seul le Gl Kouamé Louguet peut le faire du faite de son intégrité légendaire. Tous les autre se sont discrédités par leur complicité en faveur de Blaise et de son clan. Le peuple reste vigilant et est prêt à tout sacrifice pour réaliser son idéal démocratique tant attendu.

  • Mais où sont les couards du CDP. que sont ils devenu ces grandes gueules : dermé, yago etc... il faut qu’on les retrouve et qu’on s’explique. Bandes de vauriens qui foutent le camp dès la première sommation. Inspirez vous du vrai peuple pas des couards qui gravitaient aurour du dictateur. En tout vous allez vous expliquer. Nous savons où vous etes

  • Ou se trouve Diendere maintenant l hommeflou comme son maitre.
    La Boulimie du pouvoir.
    President de la republique
    Ministre des armees
    President du CDP
    D accumalation en accumulation de titres

    LA PARANOA DE LHOMME FORT. Il n avait pas confiance en personne.
    Pouquoi dissoudre un gouvernement qui vous supportait pour ce projet de loi
    sans que vous meme ne demissionez ? Mr le President ? Vous avez sous estimez votre peuple pour sa patience. Vous ne meritez plus cet honneur d un President.
    VOus avez trahi votre serment.Donc votre peuple.
    Assumez votre responsabilite en tant que militaire.

  • Pousser jusqu’au dernier retranchement, logiquement nous ne pouvons que réagir de la sorte Vive le Burkina Vive le pays des hommes intègres LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS !!

  • stl l’heure du changement a sonné ces maintena ou jamais restons mobiliser plus que jamais et restons vigilent. Et puis ou sont passer ces pros referendum qui nous cassaient les timpants sur le forum il on perdu leurs langue ou quoi.

  • Enterrons dignement les fils tombés au champ d’honneur par des funérailles nationales.

  • VIVE LE PEUPLE BURKINABE

  • Lorsqu’un peuple veut se défaire de celui qui tente d’abuser de son pouvoir, le peuple doit être très très solide dans ses intentions non-violentes, pour avoir le soutien des forces de l’ordre. Lisez Gene Sharp (aeinstein.org), livres sur le net gratuit sur les méthodes pacifiques de rendre le pouvoir démocratique au peuple, qui ont été appliquées dans de nombreux pays.

  • salut à vous tous burkinabè, je suis togolaise et aujourd’hui je peux dire que suis fiere d’etre africaine ! j’aurais bien aimé que le peuple Togolais aie le courage de faire ce que vous etes entrin d’accomplir... Continuez ainsi et surtout ne vous laissez pas flouer par ces militaire. Je vous soutiens du fond du coeur d’où je suis.

  • "Une marche n’a jamais changer une loi" disait un homme de chez nous qui se croyait fort. ignorance crasse ou narcissisme ? tout ce qui peut calmer la situation aujourd’hui est la démission pure et simple du locataire de Kossyam. Mais qu’est-ce qu’il attend, lui ? j’ose croire que tous les griots et chanteurs de paix du CDP ont tiré leçon de cette situation qu’ils voulaient. Mes condoléances aux familles endeuillées.

  • Peuple du Burkina Faso,

    Je vous addresse mes sinceres felicitations, ne laches surtout pas, allez jusqu’au bout de votre objectif. Je prie que Dieu Tout puissant vous protégé en vous offrant un vrai LEADER comme le liberateur THOMAS ISIDORE SANKARA, paix a son ame. Cette grande victoire doit etre dediee au feu SANKARA.

    Peuple du Burkina Faso, j’ai la conviction que votre courage pourra inspirer d’autres peuple a l’instar du Kamerun, et toute l’Afrique Centrale.
    Le peuple Kamerunais est tres lache, car le peuple du Burkina Faso est un vrai peuple, trop c’est trop. Retenons ceci : ON PEUT TROMPER LE PEUPLE PENDANT UN CERTAIN TEMPS, ON NE PEUT PAS TROMPER LE PEUPLE TOUT LE TEMPS !
    Nous esperons voir le peuple du Kamerun prendre les lecons du changement chez son frère du Burkina Faso.

    QUE DIEU BENISSE LE PEUPLE DU BURKINA FASO.
    QUE DIEU LEUR OFFRE UN VRAI LEADER.
    LONGUE VIE A LA NATION BURKINABESE.

  • salut à vous tous burkinabè, je suis togolaise et aujourd’hui je peux dire que suis fiere d’etre africaine ! j’aurais bien aimé que le peuple Togolais aie le courage de faire ce que vous etes entrin d’accomplir... Continuez ainsi et surtout ne vous laissez pas flouer par ces militaire. Je vous soutiens du fond du coeur d’où je suis

  • le pouvoir doit être aux civils !!!!! l’armée en caserne pour la défendre L’INTEGRITEE TERRITORIALE.

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