Journée de désobéissance civile dans le Kourittenga : Une marée humaine à Koupéla

mercredi 29 octobre 2014 à 13h08min

Ce mardi 28 octobre 2014, une grande majorité de la province est sortie nombreuse répondre à l’appel des partis de l’opposition. Venus des neufs communes de la province du Kourittenga, les militants des partis de l’opposition et la société ont manifesté leur mécontentement sur la révision de la constitution burkinabé en obstruant les deux routes nationales plus deux cinq (05) heures d’horloge.

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Journée de désobéissance civile dans le Kourittenga : Une marée humaine à Koupéla

Il est huit (08) heures à Koupéla quand on voit poindre de tous les côtés de la ville, les groupuscules des militants opposés à la révision de la constitution. Une eure après, on dénombrait plus de mille deux cent (1 200) personnes sur la route nationale numéro 16, devant le district sanitaire de Koupéla apte à battre le pavé pour faire le tour de la ville. En plus de la société civile qui est d’ailleurs la plus nombreuse, on comptait également et surtout les éléments des partis politiques de l’opposition telle que l’UPC et le MPP.

Tous ces marcheurs sont venus des neuf communes de la province du Kourittenga. Une première du genre et qui fait comprendre le mécontentement général de la population. Pour le militant convaincu de première heure du parti UPC (Union pour le Progrès et le Changement), Silga Pierre : « Nous savons qu’on ne voudra plus de nous dans ce pays pour notre position mais nous sommes décidés au risque de notre vie et de l’exile pour le changement et surtout pour le progrès. »

En paix et dans la quiétude, la foule de ce grand jour a fait le tour de la ville à travers ses grandes artères en scandant le mot changement. Ainsi de huit (08) heures à douze (12) heures la grande ville carrefour de Koupéla est restée ville morte. Aucun service, aucune porte ne s’est ouverte, les plus flagrants et visibles étaient les services commerciaux, les banques et les transporteurs.

Sur les pancartes on pouvait lire : ‘’c’est fini, il faut que ça change !’’, ou ‘’Blaise doit partir et nous laisser la place !’’, ‘’ Non à l’article 37.’’

Amédée W. SILGA (silgaamedee@yahoo.fr )
AIB Koupéla

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