Manifestations contre le referendum : la circulation « coupée » à la sortie nord-est de Ouaga

vendredi 24 octobre 2014 à 02h14min

Depuis l’annonce de la décision de convoquer le referendum, des manifestations sont enregistrées à certains endroits de la capitale. C’est le cas ce jeudi matin, 23 octobre 2014, quartier Kossodo, sortie Nord-est de la capitale, route nationale N°3, au niveau de la cité universitaire de Kossodogo où des manifestants ont barré la voie à l’aide de troncs d’arbres, de pneus et de branches.

Manifestations contre le referendum : la circulation « coupée » à la sortie nord-est de Ouaga

« La route est barrée depuis 6 h - 7 h », a confié un manifestant avant d’ajouter : « on ne va pas ouvrir le passage, si ce n’est pas à 18 heures ». De nombreux véhicules étaient bloqués à l’entrée et ceux en provenance de la ville sont obligés de revoir leur direction, s’ils ne choisissent pas de « patienter » dans l’espoir de retrouver leur chemin. Les engins à deux roues, eux, se frayent difficilement un chemin dans les ravins, aidés (les vieilles personnes et les femmes) par des « manifestants » et /ou de bonnes volontés. « Il n’y a pas de problème, ce n’est pas la bagarre, ce n’est pas une grève ; on ne veut pas seulement du referendum. Un point, c’est tout », a lancé un autre manifestant, se réjouissant dans la même lancée qu’il n’y ait eu aucun acte de violence ni d’affrontement avec « qui que ce soit ». « On a seulement barré la route et laissé des déviations aux motos et aux vélos », a précisé ce dernier.

Des éléments de la police tentent de négocier mais sans succès

Des « éléments » de la police sur place déviaient les usagers en provenance de la ville tandis que d’autres tentaient de convaincre les manifestants de lever « maintenant » les barrières. Les échanges sont entrecoupés d’applaudissements des manifestants qui ne cèdent pourtant pas à la « doléance ». « Chef, on a compris, mais attendez 18 h. Vous-mêmes, vous devez nous aider à lutter », attend-on du groupe. Entre-temps, certains manifestants sollicitent des autres de lever « maintenant » les barrières. C’est non sans se heurter au refus des autres. « On a qu’à ouvrir maintenant. Là, demain matin on va ressortir encore ». A coup de sifflets et autres cris, les uns et les autres scandent des propos hostiles au referendum. Au moment où nous quittions les lieux aux environs de 15 h, « rien » n’avait bougé de la position des manifestants, les échanges se poursuivaient toujours avec les « éléments » de la police sur place.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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