Mamadou Barro de la Fédération des syndicats de l’éducation à propos de la Réforme du système éducatif burkinabè : « Le LMD et le continuum ont été engagés sans réunir les conditions »

mardi 14 octobre 2014 à 07h38min

La rentrée des classes au Burkina Faso, c’était le 1er octobre dernier. Comme à chaque année scolaire, les organisations syndicales n’ont pas manqué de rappeler les préoccupations du corps enseignant et plus globalement du personnel de l’enseignement. Cette année, c’est la date du 08 octobre qui a été retenue pour la remise de la plateforme aux ministres en charge de l’éducation. Une plateforme revendicative qui dénonce les réformes engagées par les autorités depuis quelques années. « Des remèdes pires que le mal », s’insurge Mamadou Barro de la Fédération des Syndicats Nationaux des travailleurs de l’Education et de la Recherche (F- SYNTER). Nous l’avons rencontré pour un échange autour des principales préoccupations des enseignants en cette rentrée 2014- 2015.

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Mamadou Barro de la Fédération des syndicats de l’éducation à propos de la Réforme du système éducatif burkinabè : « Le LMD et le continuum ont été engagés sans réunir les conditions »

Lefaso.net : Bonjour monsieur Barro, dans quel état d’esprit vous abordez cette rentrée scolaire 2014- 2015 ?

Mamadou Barro : Nous sommes véritablement sous pression. Sous pression en tant que syndicat, en tant qu’enseignant et en tant que parent d’élève. La pression s’exerce comme les autres années, mais certainement cette année plus que les autres années. Les problèmes que nous connaissions qui sont en réalité des problèmes générés par une certaine politique de l’éducation telle que nous l’avons vécue depuis le début des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) dans les années 90 ; eh bien, le système étant entré dans une crise structurelle, ces problèmes c’est la privatisation de l’Ecole qui est la conséquence justement du désengagement de l’Etat des dépenses d’éducation ; c’est toutes les conséquences qui découlent de cette politique- là, c’est à dire insuffisance d’infrastructures, insuffisance d’enseignants et de personnels de l’éducation de façon générale. A tous ces problèmes structurels du système éducatif, problème d’orientation même de l’école, ce sont ajoutés les problèmes liés à la réforme du éducatif engagé depuis 2007, dont certains volets produisent leurs effets à l’heure actuelle. Sinon, au lancement de la réforme avec l’adoption de la loi d’orientation en juillet 2007, les aspects qui avaient été mis en avant c’étaient les aspects comme la gratuité et l’obligation scolaire de 06 à 16 ans.

Lefaso.net : Sans vous interrompre, faut- il comprendre que votre principale préoccupation en cette rentrée scolaire c’est la réforme du système éducatif ?

Mamadou Barro : C’est la préoccupation qui vient s’ajouter aux autres préoccupations de fond liées justement à la crise structurelle du système éducatif. Les réformes sont venues en fait comme des remèdes, mais finalement des remèdes qui semblent se présenter pires que le mal. Finalement, quand vous faites des réformes, c’est pour faire mieux. Mais ce qu’on constate avec l’introduction du système LMD (système Licence Master Doctorat, ndlr) à l’enseignement supérieur, la situation s’est considérablement dégradée là- bas. Les gens ne le savent peut- être pas, le système LMD fait partie de la réforme du système éducatif pour le volet enseignement supérieur. Et l’introduction de ce système LMD depuis 2009 et sa généralisation depuis 02 ou 03 ans, a conduit l’Université dans une situation de blocage. L’autre volet de la réforme concerne l’éducation de base, ce que le gouvernement appelle le continuum éducatif. Les problèmes que nous avons avec ces réformes, c’est qu’elles ont été engagées sans réunir les conditions. Nous nous savons que ce sont des réformes dictées de l’extérieur. Mais encore faut- il remplir les conditions en l’appliquant dans le pays. Et malheureusement ces conditions- là ne sont pas réunies. Donc c’est ce qui a ajouté aux problèmes anciens si je puis parler ainsi. Ce qui vraiment nous remonte à cette rentrée- là contre la politique du gouvernement.

Lefaso.net : Que reprochez- vous concrètement à ces réformes ?

Mamadou Barro : Il faut que les choses soient claires. Le gouvernement en tant que gouvernement a une politique à mettre en œuvre. Cette politique peut être soumise au diktat des puissances extérieures comme nous le voyons avec l’orientation donnée à l’école depuis maintenant plus de deux décennies. Depuis les PAS, l’école est orientée, organisée dans une certaine vision dictée par la Banque mondiale et le FMI (Fonds Monétaire International, ndlr). C’est une option du gouvernement. Et ça produit les effets qu’on voit.

Lefaso.net : Ce sont justement ces effets que nous aimerions mieux cerner.

Mamadou Barro : Nous ne disons pas au gouvernement de ne pas dérouler sa politique. Mais ce qu’on lui demande, c’est que pour entreprendre un certain nombre de mesures pour changer l’école, il y a des dispositions, il y a des principes à respecter, il y a des éléments à réunir. Pour être plus précis, pour le système LMD. Le système LMD dit que la part de l’enseignant dans la formation de l’étudiant monte à 40% tandis que l’étudiant lui-même doit développer sa recherche, ses informations, ses connaissances sur les 60%. C’est ça le principe du système LMD. Si on fait une telle option, ça veut dire qu’on a créé les conditions pour que l’étudiant ait accès aux sources de connaissance que sont la bibliothèque et aujourd’hui les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication, ndlr). Quelle est la situation à l’Université ? Les bibliothèques sont vétustes, leurs contenus je veux dire ; les TIC ne sont pas accessibles. Combien d’étudiants peuvent se procurer un ordinateur et quelles sont les disponibilités publiques d’accès sur le campus ? Sur la contribution de l’étudiant à la formation il y a un problème. L’autre problème c’est que le système LMD est construit à partir d’un système de crédits. L’étudiant quand il réussit en composant les épreuves, il y a comme s’il capitalisait des crédits. Alors, vous prenez les dizaines de milliers d’étudiants du campus. S’il faut pouvoir gérer ces crédits- là, il faut mettre en place un système de gestion administrative et peut- être pédagogique à d’autres niveaux de ces résultats- là. Ce système n’existe pas. L’Université n’a pas une administration formée en nombre suffisant et en niveau suffisant pour faire face à ces défis- là. Résultat, vous avez des situations où les étudiants composent à la deuxième session sans avoir clarifié leurs notes de la première session… Donc tous ces facteurs combinés, il faut y ajouter le niveau de formation. C’est une nouvelle vision de l’enseignement supérieur. La sensibilisation, la prise en charge, l’appropriation par les acteurs, les étudiants et les enseignants s’imposaient. Beaucoup d’enseignants avouent qu’ils ne comprennent pas le système LMD. Toutes ces questions auraient dû être réglées en amont avant qu’on y entre. Malheureusement ce n’est pas ce qui s’est passé et les résultats c’est ce qu’on voit. Et le blocage de l’Université qu’un premier blanchiment a tenté de régler, mais aujourd’hui on ne le dit pas officiellement mais peut- être qu’ils pensent déjà à un autre blanchiment. La situation est bloquée aux Universités publiques, notamment à l’Université de Ouagadougou.

« Il faudra autant de laboratoires, de bibliothèques… »

Si nous parlons maintenant de la mise en œuvre du continuum, c’est la même chose. Ca correspond à quelque chose, la création du Complexe intégré d’éducation de base. Ca correspond maintenant au premier cycle de notre système éducatif qui fond dans un même cycle le cycle préscolaire, le cycle primaire et le cycle post primaire, le premier cycle de l’enseignement secondaire. Une telle transformation a des implications institutionnelles, c’est-à-dire la structuration même de l’école, sa mission, ses objectifs à ce niveau- là. Des implications pédagogique parce que dans la réforme il est prévu une révision des curricula, donc des contenus des enseignements. Il est prévu également l’introduction des langues nationales. Ca ne semble pas être à l’ordre du jour mais ça fait partie du paquet de réformes. Les implications c’est aussi les questions d’infrastructures. L’enseignement préscolaire public comme privé confondu est à un niveau de scolarisation de 03%. Si on veut inclure ça dans une scolarisation obligatoire, ça veut dire qu’il faut qu’on crée les conditions pour avoir au moins le même niveau que le primaire au niveau du préscolaire. Le post primaire est selon les chiffres officiels autour de 30% de taux de scolarisation. Taux brut. Le taux net devrait être autour de 20%. Cette réorganisation implique des mesures à prendre au niveau infrastructurel pour pouvoir gérer ce continuum justement. Si les élèves doivent quitter le préscolaire pour aller au primaire et ensuite au post primaire, il faut qu’il y ait des infrastructures au même niveau. Ce que nous n’avons pas vu se développer puisque le primaire scolarise à l’entrée autour de 80%, et le taux d’achèvement doit être, je crois autour de 50% vers le CM2. Donc ça veut dire que entre le préscolaire, le primaire et le post primaire il y a un hiatus énorme. Donc si on pose ça en termes d’infrastructures vous voyez qu’il y a comme un manque à gagner. Les niveaux qui sont bas. Vous prenez la question des enseignants, c’est le même problème. Vous prenez la question des équipements, chaotique. Quand on va développer l’enseignement post primaire ça veut dire qu’il faudra autant de laboratoires, de bibliothèques pour ne se limiter qu’à ça.

« On est entrain de faire un sabotage de la formation des jeunes. »

Toutes ces implications demandaient que des mesures soient prises en amont. Et nous l’avons dit depuis juillet 2012 au gouvernement, dans un document où les syndicats ont véritablement fait une analyse de fond sur la question de l’opérationnalisation du transfert et que l’on a transmis au gouvernement. Le gouvernement a promis nous rencontrer là- dessus, donner des réponses par rapport à ça. A ce jour il y a eu des balbutiements de réponses mais en réalité, les vrais problèmes que nous avons soulevés sont toujours là. Et à cette rentrée, on décide d’absorber 100% des admis au Certificat, et voyant que c’était démesuré comme ambition, on a réduit ça à 75%. Et ces 75%, je vous dis qu’à l’heure actuelle, ce matin même (l’interview a été réalisée le jeudi 09 octobre 2014, ndlr), avant que vous ne veniez, j’ai été accosté par un parent d’élève dans la cour qui m’a expliqué son problème. Il dit que l’enfant est admis à l’entrée en sixième mais on ne sait pas où il est. Donc il se promène, si on peut l’aider. Et ils sont nombreux comme ça. Pour le Centre (la région du Centre, ndlr), à ma connaissance, je crois qu’il y a plus de 1 000 élèves qui sont censés être admis à l’entrée en sixième mais que, on ne sait pas où mettre. Et selon certaines informations, à l‘heure actuelle, les Mairies d’Arrondissements sont entrain de chercher des salles pour pouvoir mettre des élèves. Ca c’est quelle politique ça ? Nous en tant qu’enseignants, nous ne pouvons pas assister à des situations comme ça où on sent que véritablement ce n’est pas un travail sérieux. Nous nous croyons que le travail que nous faisons est un travail sérieux. Il n’y a pas quelqu’un qui peut progresser dans le monde moderne sans les acquis de l’école. Ca n’existe pas. Même ceux qui s’enrichissent autrement avec le commerce sont obligés de prendre des comptables et autres pour pouvoir gérer leurs entreprises. Donc la question de l’école est une question sérieuse si on veut le développement. Donc il faut qu’on prenne les questions au sérieux.

Lefaso.net : Justement qu’est- ce que vous proposez comme alternative ?

Mamadou Barro : Ce que nous proposons c’est ce que nous avons dit depuis 2012. Sur le continuum, il fat réunir les conditions avant de s’engager dans cette affaire- là. Conditions que j’ai évoquées tantôt au plan de la clarification institutionnelle, pédagogique, au plan de la dotation en infrastructures suffisantes, en équipements divers, en ressources humaines…C’est ça qu’il faut régler avant. Sinon ce qui se passe c’est qu’on est entrain de faire un sabotage de la formation des jeunes.

Lefaso.net : Autre chose que certains croient noter de votre plateforme revendicative, c’est que les organisations syndicales s’opposent au tandem Gratuité/ Obligation de l’éducation.

Mamadou Barro : D’abord le problème c’est que actuellement l’école n’est pas gratuite. La loi d’orientation a décrété la gratuité de 06 à 16 ans. Et la rencontre du CCRP (Comité consultatif sur les réformes politiques, ndlr) je crois a recommandé que au lieu que ce soit de 06 à 16 ans, que ça prenne en compte l’éducation de base qui prend en compte le préscolaire. Donc de 03 à 16 ans. Faites le constat avec nous quel est l’état de la gratuité à l’heure actuelle. Si l’école n’est pas gratuite, l’obligation scolaire encore moins. Puisque on ne peut obliger les gens à envoyer leurs enfants à l’école que quand on est sûr que l’Etat prend toutes les charges. A ce moment on dit aux parents, vous êtes obligés d’envoyer vos enfants à l’école. Comme cela a été au fondement de la République française. Dans les années 1850, il y avait une vraie obligation et une gratuité pour construire les cadres de la République… Ce que nous nous demandons, c’est que si on dit qu’il y a gratuité, il faut que ce soit une gratuité véritable. Nous disons simplement qu’il ne faut pas faire de la démagogie face aux parents qui souffrent chaque année pour payer l’école. Même au primaire où on disait que la gratuité est effective ce n’est pas vrai. Il y a les diverses cotisations. Si l’enfant ne paye pas on le chasse. Parfois pour une simple cotisation pour payer la craie ou le balai. Pour nous autres on peut dire que c’est dérisoire, mais si vous prenez les 43% de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 200 f par jour, évidemment c’est des sommes énormes pour eux. Le gouvernement en réalité veut nous opposer aux parents parce que nous demandons qu’on réunisse les conditions pour une bonne éducation.

Lefaso.net : Que répondez- vous à ceux qui disent que vous vous opposez à la réforme par pure phobie de la nouveauté ?

Mamadou Barro : Ce n’est pas vrai parce que le document d’analyse dont je parle en ce qui concerne le continuum ; le gouvernement lui- même a reçu ça et les ministres chargés de l’éducation ont reconnu que les préoccupations soulevées étaient pertinentes. On ne construit pas l’éducation…, j’allais dire…, au hasard. Il y a des principes. Les éducateurs, les pédagogues, il y a des principes selon lesquels une école doit être construite. Si ces principes ne sont pas respectés, rapidement l’école devient du n’importe quoi. Et malheureusement c’est ce qu’on a vécu un peu dans notre histoire quand on a voulu faire la démocratisation de l’école sous la période des révolutionnaires du CNR (Conseil national de la révolution, ndlr). Le résultat a été quoi ? C’est que c’est à cette période que la qualité de l’éducation a commencé à tirer fortement vers le bas. Et on continue dans cette direction malheureusement. Et en tant que technicien, parce que c’est nous les techniciens de terrain, on n’est pas des techniciens de bureau. Comme les gens que la Banque mondiale paye dans nos pays pour faire les réformes- là. C’est des techniciens de bureau et des techniciens aux ordres. Nous on n’est pas ça, nous on est des techniciens de terrain. Et nous analysons en fonction de la réalité de l’école, de la réalité de l’école vécue sur le terrain et c’est sur cette base que nous émettons les réserves. Si nous avions fait une opposition sans donner notre argumentaire, on pourrait nous accuser de ça. Mais notre argumentaire existe. Sur le système LMD, sur la question du Continuum, notre argumentaire existe.

Lefaso.net : Aussi bien pour le système LMD que pour le continuum, nous sommes passés de la phase pilote à la phase de généralisation, autant dire que le fait est accompli !

Mamadou Barro : Il y a deux options : soit on arrête, soit on décide de continuer. A ce moment on met les moyens pédagogiques, les moyens humains, la question des infrastructures, les équipements,…Il faut régler ces questions- là pour pouvoir aller vers cette massification, parce qu’en réalité c’est un enseignement de masse qu’on est entrain de vouloir entreprendre. Il faut accompagner ça par des mesures fortes. Pour ne prendre que ce qu’on disait quand on a discuté avec les autorités en 2012, on disait que la question des infrastructures ce n’est pas une question compliquée, c’est… On voit que c’est compliqué à cette rentrée. Vous avez dans une classe réglementairement au secondaire que je connais bien, 60 élèves au second cycle, 70 élèves au premier cycle. Au primaire, je crois, ça tourne autour de 50 officiellement, je n’ai pas les chiffres exacts. Ce chiffre déjà est énorme parce que l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la science et la Culture, ndlr) recommande 25 élèves par classe. Et dans les pays dits développés, certains sont à 10 ou 15 par classe. Dans les pays nordiques comme la Suède. On ne se compare pas à ces pays, c’est pourquoi au niveau du secondaire, nous avons accepté les 70 au premier cycle et 60 au second cycle. Et même ça ! Vous trouvez des classes de 150 élèves, 200 même on nous a dit cette année. Dans ces conditions- là en réalité, on fait tout sauf un travail d’enseignement. C’est pourquoi je dis qu’il est impératif que des mesures soient prises. Maintenant que le gouvernement s’y est engagé, il faut que des mesures soient prises pour que ça ne soit pas visiblement un sabotage. Un aspect que je vais évoquer qui est important, c’est le débat public national sur cette réforme. Il n’a pas lieu ! Et quand les syndicats qui ont un avis de techniciens de terrain veulent s’exprimer, les médias publics empêchent leur expression. Ce n’est pas normal ! C’est une question de la Nation et les supports médiatiques de l’Etat devraient permettre que la réforme- là soit débattue entre les différentes parties prenantes pour que l’opinion se fasse une idée juste de ce qu’elle est. Pourquoi est- ce qu’ils refusent que les syndicats puissent développer leur argumentaire ?

Lefaso.net : Nous sommes presqu’au terme de cet entretien, un sujet ou une préoccupation qui vous tient à cœur ?

Mamadou Barro : Il faut dire que les angoisses de la rentrée son énormes et nous avons décidé de ne pas rester les bras croisés (…) L’analyse que nous nous faisons c’est que l’école est en faillite. Et les solutions en termes de réformes qui sont envisagées semblent être pires que le mal. Dons toute la Nation est interpellée et devrait pouvoir se prononcer là- dessus.

Propos recueillis par Samuel Somda

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