Pr Luc Marius Ibriga à propos de la situation nationale : « Dans l’histoire, on a eu des tyrans et des holocaustes grâce au peuple souverain »

samedi 4 octobre 2014 à 02h03min

Le Président du Faso a beau convoquer opposition et majorité à la table de discussion, le débat politique en cours sur la révision de l’article 37 et la modification de la Constitution est loin de s’estomper. Des juristes de l’opposition qui crient à l’illégalité d’un éventuel référendum devant modifier la Constitution burkinabè, une majorité qui face aux positions tranchées trouve que la prérogative constitutionnelle revient au Chef de l’Etat d’appeler à ce référendum ; la dernière sortie est de Boureima Badini du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP). En marge des récentes journées parlementaires de son parti, ce juriste de formation s’est fendu d’une démonstration aux allures d’un cours magistral sur « la légitimité du pouvoir en démocratie », avec au centre l’alternative du Référendum. Dans ces démonstrations parfois par juristes interposés, le citoyen moyen en perd souvent les pédales. Révision de l’article 37, Référendum…nous avons rejoint à son bureau le Professeur Luc Marius Ibriga, Enseignant chercheur de droit constitutionnel et activiste politique de la société civile. Notre besoin ainsi formulé : qu’il nous explique en français plus que facile les tenants et les aboutissants du débat actuel. Il commence par répondre au député Boureima Badini.

Pr Luc Marius Ibriga  à propos de la situation nationale : « Dans l’histoire, on a eu des tyrans et des holocaustes grâce au peuple souverain »

Le référendum est par essence une bonne chose. Cela permet de revenir à la démocratie directe. Parce que le fait de passer par des représentants est de nature parfois à travestir la volonté du peuple. Mais la question c’est que le référendum doit être objectif. Et ça, monsieur Badini devrait le souligner. Parce que dans tous les ouvrages de droit constitutionnel, on parle de l’instrumentalisation du référendum. Et on le montre bien, le magnificat du peuple dans la perspective du référendum cache toujours un projet intéressé. Et la plupart du temps, il s’agit d’un plébiscite. On l’a vu en France avec le Général De Gaulle qui chaque fois qu’il avait une décision importante à prendre, allait au référendum, et mettait dans la balance sa démission. Ç’a marché deux fois. Et la troisième fois, le texte qu’il proposait était un très bon texte, mais le chantage dû au plébiscite a conduit le peuple à rejeter. Donc le référendum en soi, oui ! Mais on doit aussi regarder comment il s’opère, dans l’intérêt de qui et à quelle fin. Il faudra aussi poser la question à l’honorable député : Pourquoi depuis 1991 le peuple burkinabè n’a pas été appelé au référendum alors que pour le même article, en 1997, ceux- là qui aujourd’hui veulent le référendum l’ont fait uniquement par les représentants à l’Assemblée nationale ? Quand ils ont sauté le verrou de la limitation alors que le peuple burkinabè depuis la deuxième République a toujours inséré dans sa Constitution la limitation des mandats. Parce qu’après l’expérience de Maurice Yaméogeo (le premier Président du Burkina Faso de 1960 à 1966, ndlr), le Constituant originaire a toujours institué la limitation des mandats. Et donc, on devrait comprendre qu’on doit lire l’article 37 en liaison avec l’article 168 de la Constitution.

« C’est une utilisation opportuniste du référendum ! »

L’article 168 dit : « Le peuple burkinabè proscrit tout pouvoir personnel. » Et c’est pour éviter la survenue des pouvoirs personnels, la patrimonialisation du pouvoir que l’article 37 dit que le mandat présidentiel est limité à deux mandats de cinq ans. Cela pour permettre la circulation des élites et permettre que tant au niveau national qu’au niveau des partis politiques on ait une gestion démocratique. Le deuxième élément que je veux souligner est en rapport avec la nécessité que le peuple intervienne. Dans notre Constitution, nous avons des mécanismes de démocratie semi-directe. C’est-à-dire que dans certaines circonstances le peuple peut intervenir dans l’élaboration des lois ou dans la révision de la Constitution. C’est la pétition. Pétition d’initiative législative : 15 000 citoyens en âge de voter. Qui déposent sur le bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi rédigée après avoir recueilli 15 000 signatures. Révision de la Constitution : 30 000 citoyens en âge de voter. Mais ceux- là qui aujourd’hui magnifient le peuple, la loi portant procédure de la pétition qu’est ce qu’ils en ont fait ? Ils ont mis tellement d’obstacles que jusqu’à ce jour, aucune pétition n’a pu aboutir. Si c’étaient des personnes qui étaient si respectueuses du peuple, on devrait permettre au mécanisme de démocratie semi directe de fonctionner. On vous dit qu’il faut recueillir les signatures des gens mais il faut pouvoir justifier cela. Donc vous devez faire la photocopie des pièces d’identité pour être sûr. Mais par la suite, la pétition doit être attestée par une autorité. Jusqu’à aujourd’hui on n’a jamais su quelle autorité. Quand vous allez voir le Maire il vous dit que ce n’est pas lui ! Vous allez voir le Haut Commissaire, ce n’est pas lui ! Vous prenez toutes les pétitions, aucune n’a pu aboutir à cause de ces blocages. On a eu la pétition du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) pour le Conseil supérieur de la communication, on a eu ensuite les pétitions concernant la révision de l’article 37 initiées par les citoyens et qui n’ont pas abouti. On a la pétition qui avait été initiée par l’ADF/ RDA je crois en son temps, ça aussi je ne sais pas ce que c’est devenu. Et il y a la pétition sur les candidatures indépendantes qui est en rade aussi. Aujourd’hui c’est une utilisation opportuniste du référendum ! Opportuniste et illégale du référendum. Parce que l’illégalité vient du fait qu’on ne révise pas la Constitution par référendum sauf à respecter le prescrit du titre XV de la Constitution (qui prévoit la procédure de révision).

« Juridiquement ce n’est pas possible de passer par un référendum ? »

On ne révise pas la Constitution par référendum en utilisant une loi inconstitutionnelle : la loi 001/97/ADP qui à son article 7 alinéa 2 dit que « le Président peut soumettre directement au peuple une révision ». Alors que l’article 163 dit ceci : « Le projet de révision est dans tous les cas soumis au préalable à l’appréciation du Parlement. » Donc la Constitution elle- même a prévu une règle spéciale. Et tous les juristes savent que la règle spéciale déroge à la règle générale. L’article 49 qui dit que le Président du Faso peut soumettre à référendum toute question d’intérêt national est prévu pour des cas généraux. Mais pour réviser la Constitution on a prévu une règle spécialement pour ça. C’est ça, il faut le suivre. On a mis ça pour éviter que des gens qui ont une majorité du moment ne profitent de cela pour changer les règles du jeu en leur faveur. Et même aujourd’hui pourquoi nous disons que juridiquement ce n’est pas possible de passer par un référendum ? Parce que le bloc de constitutionnalité au Burkina Faso ne contient pas seulement les règles de la Constitution. Le préambule de la Constitution intègre la Déclaration universelle, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, elle intègre les Engagements internationaux du Burkina Faso. Et parmi ces Engagements il y a la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Et que dit cette Charte africaine à son article 23 alinéa 5. Elle dit : « Les amendements à la Constitution visant à empêcher la survenue de l’alternance doivent être considérés comme des changements anticonstitutionnels. » ça veut dire que même si on suit la procédure du titre XV, on ne peut pas réviser la Constitution actuellement. C’est le moment qui est mal choisi. Le président est à la fin de son second mandat et il ne peut pas se présenter pour un troisième mandat. Donc l’alternance va se réaliser. Et réviser la Constitution c’est empêcher que cette alternance se réalise. Donc c’est un changement anticonstitutionnel, et donc ce n’est pas possible. Le Président Compaoré aurait dû, lors de son premier mandat de cinq ans, initier cette procédure de révision. A ce moment c’aurait été possible parce qu’il n’aurait pas empêché la survenue de l’alternance puisqu’il avait encore la possibilité d’être candidat cinq ans ensuite. Mais en ayant attendu la fin de son second mandat, il est dans les circonstances que sanctionne l’article 23, alinéa 5. Les juristes doivent tenir compte de ça. A moins que le Président du Faso ne prenne sur lui de dénoncer la Charte africaine mais là encore ce serait trop flagrant et cela risquerait la levée de boucliers non pas seulement au plan interne mais aussi au plan africain.

« Dans l’histoire, on a eu des tyrans et des holocaustes grâce au peuple souverain »

Je m’inscris en faux contre l’argument qui veut le problème à la révision de l’article 37 soit plutôt d’ordre politique que d’ordre légal. C’est l’argument que l’on avance pour pouvoir justifier les manipulations de la Constitution. Ce que je viens de vous dire montre bien que sur le plan du droit, il n’est pas possible de réviser. La question est fondamentalement juridique et accessoirement politique… Si nous sommes véritablement dans un Etat de droit on doit respecter les règles, on ne doit pas prendre de liberté avec les règles du jeu. Juridiquement ce n’est possible de réviser la Constitution. Et deuxièmement la voie que l’on veut utiliser pour réviser est contraire à ce qu’a prescrit la Constitution. Et d’ailleurs vous vous rendez compte que quand le débat porte sur cette question juridique, les partisans du référendum et de la révision de l’article 37 n’argumentent pas dans ce sens, le seul argument que l’on soulève c’est le peuple souverain. Et pour parler de peuple souverain, dans l’histoire, on a eu des tyrans et des holocaustes grâce au peuple souverain.

Propos recueillis par Samuel Somda
Lefaso.net

Messages

  • Je ne prétend pas avoir une seule fraction de votre connaissance Pr mais je sais que votre argumentaire est motivé par des questions partisanes. À vous lire, on sens que vous développez à tout azimut vos argument débitéd ’une haine venu des tripes. des intellectuels à votre hauteur ont trahi l’afrique par des théorie bidon. Je suis contre la modification de l’article 37 mais si telle est ce que veut la majorité vous ne pouvez vous opposé quel soit votre tête

  • merci pour cet éclairage professeur.

  • Je vous tire mon chapeau Mon Pr. C’est convainquant techniquement, mathématiquement, juridiquement, politiquement, .... pour peu qu’on soit intellectuelle et intègre. Les partisents du refendum, de la revision de l’art.37 et de la mise en place du sénant doivent se convaincre que le débat est clos après cette mise au point du Pr.

  • Bravo Professeur ! Vous savez, comme on le dit souvent, on ne peut pas réveiller quelqu’un qui ne dort pas. Sinon ils savent très bien que c’est illégal mais leur malhonnêteté intellectuelle leur fait défendre l’indéfendable. Par exemple, pour les présidentielles de 2005 ils ont tordu le cou à la loi en disant que la loi n’est pas rétroactive pour permettre a Blaise de de représenter. Maintenant que c’est la situation contraire, ils veulent que cette fois-ci la loi soit rétroactive. Ils se taisent tout le temps sur les parties de la loi qui ne les arrangent pas. Ce qu’ils ignorent, c’est que toute cette affaire n’est plus seulement une affaire de l’opposition politique mais du peuple conscient. Cette fois-ci la ruse ne passera pas car le peuple conscient a déjà dit NON et c’est NON. Ils ont toujours été loin de peuple et il n’ont pas remarqué que ce dernier a changé.

  • Je ne suis pas juriste, mais l’analyse est tellement claire et précise que j’arrive à la même conclusion que le Pr. Ibriga "vraie fausse crise". Je demande seulement aux politiciens (les soi-disant majorité) de cesser de torturer davantage le peuple ; les 30 ans de tyrannie et d’inefficacité économique suffisent largement.

  • Attendre de Mr 2B qu il fasse une démonstration rigoureuse fondée sur le droit rien que le droit,qui ne souffrirait d aucune ambiguïté,c est se fourrer le doigt dans l oeil.Car un homme aux juges acquis ne saurait dire le droit constitutionnel qui ne soit lui même acquis,au grand jamais.L homme ,contre qui un procès a été intenté pour usage de faux pour se faire élire député mais lavé de tout soupçon grâce à la générosité des juges acquis(?),ne pouvait être un éclaireur objectif .Merci Professeur !

  • Tout est clair !!! Mais pourquoi refusent-ils d’écouter ? Les partisans et les courtisans sont prêts à conduire le peuple au chaos. Ils passent leur temps à donner de fausses informations à leur base.
    Sont-ils Burkinabés oui ou non ? Intègres, fiers, aimant la justice !!!
    Donnez les vrais informations au peuple et laissez le choisir sa destinée !
    D’ailleurs, eux se basent sur la masse ; "le peuple est la partie consciente de la masse".

  • BIEN DIT MON PROFESSEUR.JE DISAIS LA SEMAINE DERNIERE ET JE LE REPETE AUJOURD’HUI:L’OPPOSITION POLITIQUE BURKINABE PEUT SI ELLE LE DESIRE,SIGNER DES ACCORDS AVEC LE POUVOIR EN PLACE.LA SOCIÉTÉ CIVILE,LA VRAIE SE TROUVERA DANS L’OBLIGATION DE METTRE FIN A CETTE DICTATURE.ET DE FAÇON DÉMOCRATIQUE.

  • Cher professeur,
    Vous faites preuve d’impartialité et c’est bien dommage.
    La charte africaine à son article 23 dit effectivement que :« Les amendements à la Constitution visant à empêcher la survenue de l’alternance doivent être considérés comme des changements anticonstitutionnels. ».Le CDP aujourd’hui souhaite il une modification qui fera du président Compaoré le seul et unique candidat en 2015 ?la modification demandée vise-t-elle à lever l’organisation d’élection au Burkina, faisant ainsi de Blaise Compaoré un président à vie ?Non et encore non !
    Rien n’empêchera l’alternance si telle est la volonté des électeurs.
    Pour terminer, vous dites que " ... dans l’histoire, on a eu des tyrans et des holocaustes grâce au peuple souverain"je vous le concède, mais est-ce pour cela que nous ne devons pas faire confiance en notre peuple ?je vous le répète, le peuple burkinabè est souverain, est maître de sa destinée et le cas de l’arrondissement 4 dans lequel le parti n’a pas remporté la mairie témoigne de cela, n’en déplaise à ceux qui ne veulent pas le comprendre.

  • Merci professeur pour cette clarté de vos arguments. Je pose une question. Etant donné que la révision de l’article 37 est une violation de la constitution pourquoi la cour constitutionnelle ne peut elle pas s’autosaisir pour trancher le problème directement et mettre fin à cette polémique majorité-opposition ? Puisque cette cour est là comme gardien de la constitution. Je veux une réponse. Merci

  • Tout est dit et clair comme de l’eau de roche. C’est ce genre de catégorie d’intellectuels africains que nous voulons et non les autres qui veulent toujours tripatouiller les textes fondamentaux pour plaire aux gouvernants du moment pour quelques prébendes.

  • Pr, vous pouvez un jour vous calmer et nous laisser respirer ? Si le PF decide de convoquer un référendum votre front de resistance n’a qu’à deposer un recours devant le conseil constitutionnel. Vous pensez être plus constitutionnaliste que les autres ? Ya koi même ?

  • Juste professeur, rien que sur la logique - et sans avoir suivi plus de 20h de cours de droit - je peux affirmer que vous avez raison. Je pense que toutes les sciences ont été bâties sur la base de la logique. Et à ce titre, ce que vous dites est du droit parce c’est logique. Si malgré le droit, on tient à réviser la Constitution, alors quid de la jurisprudence. Les précédentes modifications ont évoqué la jurisprudence pour dire que les modifications ne s’appliquaient point à celui qui détenait le mandat en cours alors comment cette fois-ci miraculeusement celui qui détient le mandat actuel pourrait bénéficier de cette modification ?
    DU POINT DE VUE DE LA LOGIQUE ET DE LA RAISON LA SORTIE DE CRISE S’ORIENTENT EN 2 DIRECTIONS :
    1) === ou BLAISE RESPECTE L’ESPRIT ET LA LETTRE DE LA CONSTITUTION ET NE SE REPRESENTE PAS. (alors pas besoin de référendum)
    2) === ou BLAISE RENIE ET SON SERMENT ET LA LOI et affirme alors comme le roi Louis XIV : "LA LOI, C’EST MOI" et IL SE REPRESENTE (pas besoin non plus de référendum, une simple déclaration suffit). On économiserait alors l’argent des élections ; puisque c’est lui l’homme fort, c’est lui la loi, c’est lui la nation ; il ne resterait plus qu’à fixer la date du couronnement, point.
    CONCLUSION : Le référendum ne sert à rien, les débats ne servent à rien, que ce soit pour ceux du régime comme ceux de l’opposition.

  • No comment, c’est une belle claque à ce monsieur qui préfère des magistrats ou juges acquis à ceux qui sont intègres ou impartiaux.

  • Voilà qui est claire comme l’eau de roche. Laissez le Burkina suivre son petit chemin les gars (CDP et autres). Trouver un autre candidat, vous en avez pas d’autre que votre champion ????

  • Bravo professeur ? Tu es un vrai chirurgien juridique. Que celui qui veut voit ; voye. Moi même, je ne comprends plus, je suis plus fâché contre l’ensemble des collectifs de buveurs de dolo que de l’opposition politique burkinabè. Quand on parle de donner un "lenga" au Prési, nous buveurs de dolo, devons éclairer les non buveurs de tiap (dolo) qui peuvent être des buveurs de sucrerie, de bière ; d’eau simple ; et liqueur pas frelaté comme ce que j’aime donné à Dorofiè junior à l’entrainement afin qu’il me rejoigne dans le championnat de1ère division.Qu’est ce que le lenga ?En effet quand quelqu’un arrive au cabaret, avant qu’il n’achète proprement dit le dolo, la vendeuse de dolo le sert un peu de dolo à boire.C’est en quelque sorte le gouté .C’est culturel. Transposé sur la situation nationale du "lenga"à accorder au Prési,moi Dorofiè, je dis que le Prési a déjà eu son lenga entre 1987 et 1991.Donc vous voyez au lieu de deux ans,le peuple lui a donné 4 ans(qui équivaut à la durée d’un mandat au pays de l’oncle Sam).Mon cours est fini. Je file vite et rapidement au cabaret de tantie Toéssé pour prendre un lenga.

  • Merci Pr pour cet éclairage. En tout cas vous assuré bien votre part du combat.

    Dieu bénisse le Burkina !

  • Merci Pr. L’ignorance n’est pas le problème de cette classe politique qui crée des situations conflictuelles très dangereuses pour notre Faso. C’est la mauvaise foi et cette volonté manifeste et évidente de manipuler tout (les textes -même le fondamental-, les hommes et les institutions) pour leur ego ou par peur d’assumer leur passé. Je souhaite vivement que ces hommes et femmes qui tentent de nous embobiner à longueur de discours malhonnêtes nous laissent des options pacifiques pour résoudre cette impasse au lieu de s’arc-bouter sur leurs intérêts privés. La nature de ce régime est telle que nous ne pouvions que vivre cette situation. Mais quand même pas jusqu’à ce point !!! Bonne fête à tous les Musulmans et au mouton qui présentera son cou pour nous sauver.

  • merci professeur pour cette clarté.

  • Mr Ibriga,
    encore vous ? La pseudo "dictature des grands esprits" vous poussent a des analyses très légères. Ayant l’humilité de relire ce que vous écrivez de temps en temps. Ne sous estimez pas le peuple Burkinabe, ceux la même que vous appelez couramment betail electoral. A la fin d’une journee de travail (Ex au moins produise) bien rempli, le peuple comprend les enjeux plus que ce qu vous vous imaginez. Comment les Burkinabe peuvent-ils vous faire confiance quand vous ignoriez que la Première dame du Burkina est Burkinabé et bobolaise (de Bobo Dioulasso - une ville du Burkina).

    Mr. Ibriga, Le peuple n’est pas en phase avec vous. Le peuple s’intéresse plus aux éléments qui vont permettre la creation de richesses pour améliorer leur qualité de vie. Vos discours intéressent ceux qui consomment les richesses, créées par le peuple, comme vous meme et qui se font appeler grands intellectuels. On ne vous avait pas entendu depuis votre ...sortie.. de Ouahigouya. Vous avez vraiment besoin d’attention aussi tant que ca ? Vous devrez etre un intello-emotionel !!! Malheuresement pour vous, le peuple n’a pas le temps de vous faire du CHOCO chaud et vous tenir les mains car tres OQP a creer les richesses pour votre consommation. De grace respect le.

  • merci professeur pour cette clarté.

  • Desormais c’est clair que la modification de l’article 37 est anticonstitutionelle, biensur seulement dans l’esprit de ceux qui ne sont pas encore prisoniers du pouvoir de la 4e republique... J’aurais voulu que la rtb organise une confrontation en direct entre des juristes pro-et antireferendum.. Je peux parier qu’aucun prisonnier pardon juriste pro-referendum n’acceptera une telle confrontation car conscient de l’illegalité de la modification de l’article 37...

  • C’est dit en FRANCAIS FACILE. C’est compréhensible par madame ou monsieur tout-le-monde. Comme quoi, pour reprendre Boileau : "Tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément"

  • Oui, Professeur, votre explication est on ne peut plus claire ! La vérité pour ces gens d’en face, c’est qu’il faut maintenir Blaise Compaoré au pouvoir à tout prix, et pour cela, il faut sauter le verrou de la limitation des mandats et pian !!! C’est de la merde toute cette argumentation intéressée du tube digestif !!

  • Bizarre cette comparaison reductrice.Mr Ibriga oublie de dire qu, a chaque fois que le G.De Gaule fait recours au referendum qu,il affectionnait tant c,est pour restituer la souverainite au peuple francais depossedé x les regimes des partis (representant) ce faisant,De Gaule non Seulement etait en harmonie avec la france otage de la 3eme republique fondee sur la transaction et autres compromis entre partis politiques donc interets partisans qui ne coincident pas toujours avec l,interet de la france.Par ailleurs,le gl De gaule etait profondament convaincu que la perenite du gaulisme dependait de l,adhesion du peuple francais qui sait ou se trouve son bonheur et celui qui incanait ce bonheur.D,autre part,le pr Ibriga cree une confusion intentionnellement quand il parle des referendums du general comme chantage vis a vis des partis politiques. En effet,le president du senat Rene Monnerville etait un pur produit de la 3eme republique d,une france des notables totalement en en dephase avec la france d,apres guerre ruinee d,ou toute ses mefiances a l,egard du gaulisme.Bref.Comme a chaque consultation referendaire De Gaule engageait sa propre responsabilte quitte a en tirer les consequences qui lui fut fatale en 1969 . Blaise Compaore aussi au Faso pourrait engager sa propre responsabilite et pret a payer de sa personne en cas d,ehec et dans un souci de coherence l,ideal serait de convoquer le referendum en meme temps que les legislatives anticipees permettant de verifier si l,assemblee nationale est en harmonie avec le pays,cette clarification est necessaire avant la presidentielle 2015 ainsi on sera situe si la continute x le oui soit la rupture x le non l,emporterait.

  • Merci Pr. C’est bien clair et je pense que le camp COMPAORE a pris note. Que Badini se taise sinon il ternit son image. En droit il n’y a pas de sentiment, il dire ce qui est droit.

  • merci professeur IBRIGA pour cet éclairage il est donc temps pour le CFOP de quitter ce cirque appelé dialogue !!!

  • MR. Le Professeur IBRIGA, avec tout le respect que je vous dois, je vous prie de confirmer en français simple, au peuple Burkinabé que modifier l’article 37 ou passer outre sa lettre et son esprit pour un referendum sera un tripatouillage d’un article de loi dans le dernier mandat du président Blais Compaoré. Je me rappelle ce 15 Février 2004 quand vous étiez d’accord avec d’autres prestigieux agrégés de droit public et de science politique comme Hien Olivier, Mathieu N’DO, et confirmer les propos de Salif Diallo qui disait que modifier l’article 37 pour permettre une candidature du président Blaise Compaoré est anticonstitutionnel. Et vous venez encore nous confirmer qu’on ne peut pas dissocier l’article 168 a l’article 37 qui limite le mandat présidentiel a deux fois. Vous réaffirmez avec clarté l’article 168 dit : « Le peuple burkinabè proscrit tout pouvoir personnel. » Et c’est pour éviter la survenue des pouvoirs personnels, la patrimonialisation du pouvoir que l’article 37 dit que le mandat présidentiel est limité à deux mandats de cinq ans. Le reste dont vous voulez ajouter n’est pas pour l’intérêt du peuple, mais pour un individu qui s’entête pour s’éterniser au pouvoir. Vous affirmez ce 15 Février 2004 que passer outre la prescription de l’article 37, ou le referendum sera un risque d’encourir un désaveu populaire, qui devrait contraindre le président de démissionner, un danger pour l’alternance politique. Vous aviez confirmé que modifier l’article 37 sera un handicap qui sera taxé de manipulation. Mr le Pr. IBRIGA, faite savoir au peuple Burkinabé assoiffé de l’alternance politique, que modifier l’article 37 par un referendum, il établirait que le pouvoir du président Blaise Compaoré a une volonté de de violer la limitation du mandat présidentiel rendu obligatoire par la constitution de 1991.

  • Dr Ibriga n’est pas le seul à trouver illégal ce referendum.la société burkinabè de droit constitutionnel le 2 Fév 2014 l’avait aussi dit.Alors que les juristes du cdp qui sont loin d’atteindre ces profs à la cheville se ravisent à temps pour ne pas être des Paul Yao N’DRe

  • Bien dit Pr, c’est un cour magistral !!!! reeesssspect

  • Attendre de Mr 2B qu il fasse une démonstration rigoureuse fondée sur le droit rien que le droit,qui ne souffrirait d aucune ambiguïté,c est se fourrer le doigt dans l oeil.Car un homme aux juges acquis ne saurait dire le droit constitutionnel qui ne soit lui même acquis,au grand jamais.L homme ,contre qui un procès a été intenté pour usage de faux pour se faire élire député mais lavé de tout soupçon grâce à la générosité des juges acquis(?),ne pouvait être un éclaireur objectif .Merci Professeur !

  • Je pense qu’il est aisément compréhensible que la position d’un ’’juge acquis’’ ne peut aller contre la tenue du referendum claironné par certains pour consolider le pouvoir personnel et familial en cours. Il en est ainsi de la position du .... juge .... Badini, qui a perdu toute capacité de jugement véritable depuis belle lurette ! Il n’est une référence que pour ses mandants. En tout cas, l’article 168 de la Constitution est sans ambages. Celui qui le contournera va en répondre devant l’histoire, forcement. 

  • Mais ils avancent la règle politique en s’appuyant sur le juridiquement incorrect et illégal pour nous servir le plat injuste du référendum. Je propose comme le Pr LOADA de coupler la présidentielle et le référendum. Ça, ça pourra être objectif surtout pour plaire aux référendistes et au non. On gagnerait en ressources et en dialogue. Pourquoi est-on obligé de modifier la constitution en son article37. Je suis taré sur la question que je ne comprends pas. Imaginons que nous perdons les hommes sur lesquels nous fondions notre espoir, notre espérance, notre stabilité, notre paix, et même notre vie dans tous les sens, comment survivre. Raisonnons maintenant en terme de bon sens. En 2060 qui sera président ? Saura-r-il servir les mêmes ingrédients ?

  • Luc tu es un digne fils du pays. Que la terre entière et le ciel te bénisse.
    Tous les monde savait qu’il y’avait de la triche et de l’inégalité dans cette tentative de révision. Mais tu viens d’en faire une démonstration claire et indiscutable. Je demande donc à notre nouveau Président que nous allons élire en novembre 2015 de te décorer.

  • Bravo professeur.
    Toi au moins tu prouves que tu es allé à l’ecole du blanc. Laisse ces bandes de rapaces, il n’ont qu’à mettre le pays à feu et à sang et après on parlera de la reconciliation nationale. Pendant ce temps Blaise et sa band iront reprondre de leurs crimes à la CPI.

  • bel article ha c’est ça, no referendum, no sénat, no lenga, 2015 terminus, bon repos BC, nouveau président, nouvelle dynamique

  • Les intellectuels qui luttent que pour leur position , moi je pense que quel qu’en soit l’objectif d’un referendum ,il est souhaitable car le résultat est dans tous les cas la volonté du peuple ,et dans une démocratie le volonté du peuple est puissante alors mon monsieur Ibriga laissez les gens tranquille avec vos gros mots nous on a carte d’électeurs .

  • Vous allez pour finir tuer les gens avec vos grandes théories de la démocratie , nous on connait rien ah si c’est pas voter donc on veut voter ,on veut voter c’est tout ,c’est pour Blaise seul ou pour toute la nation ,le peuple saura ce qui est bon pour lui vive le referendum

  • Merci Prof, continuer de leur donner des cours car ils ne savent pas ce qu’il font.
    S’ils s’entêtent laisser les avec le peuple

  • MR. Le Professeur IBRIGA, avec tout le respect que je vous dois, je vous prie de confirmer en français simple, au peuple Burkinabé que modifier l’article 37 ou passer outre sa lettre et son esprit pour un referendum sera un tripatouillage d’un article de loi dans le dernier mandat du président Blais Compaoré. Je me rappelle ce 15 Février 2004 quand vous étiez d’accord avec d’autres prestigieux agrégés de droit public et de science politique comme Hien Olivier, Mathieu N’DO, et confirmer les propos de Salif Diallo qui disait que modifier l’article 37 pour permettre une candidature du président Blaise Compaoré est anticonstitutionnel. Et vous venez encore nous confirmer qu’on ne peut pas dissocier l’article 168 a l’article 37 qui limite le mandat présidentiel a deux fois. Vous réaffirmez avec clarté l’article 168 dit : « Le peuple burkinabè proscrit tout pouvoir personnel. » Et c’est pour éviter la survenue des pouvoirs personnels, la patrimonialisation du pouvoir que l’article 37 dit que le mandat présidentiel est limité à deux mandats de cinq ans. Le reste dont vous voulez ajouter n’est pas pour l’intérêt du peuple, mais pour un individu qui s’entête pour s’éterniser au pouvoir. Vous affirmez ce 15 Février 2004 que passer outre la prescription de l’article 37, ou le referendum sera un risque d’encourir un désaveu populaire, qui devrait contraindre le président de démissionner, un danger pour l’alternance politique. Vous aviez confirmé que modifier l’article 37 sera un handicap qui sera taxé de manipulation. Mr le Pr. IBRIGA, faite savoir au peuple Burkinabé assoiffé de l’alternance politique, que modifier l’article 37 par un referendum, il établirait que le pouvoir du président Blaise Compaoré a une volonté de de violer la limitation du mandat présidentiel rendu obligatoire par la constitution de 1991.

  • Eh pour finir on ne saura pas quoi croire , c’est lui Ibriga qui disait hier que le referendum est légal si c’est sans Blaise , donc légal , mais pourquoi aujourd’hui c’est devenu illégal , mais c’est de la mauvaise foi de votre part cher intellectuel , nous ce qui est sur on s’en fout , nous on veut choisir notre président c’est tout

  • Attendre de Mr 2B qu il fasse une démonstration rigoureuse fondée sur le droit rien que le droit,qui ne souffrirait d aucune ambiguïté,c est se fourrer le doigt dans l oeil.Car un homme aux juges acquis ne saurait dire le droit constitutionnel qui ne soit lui même acquis,au grand jamais.L homme ,contre qui un procès a été intenté pour usage de faux pour se faire élire député mais lavé de tout soupçon grâce à la générosité des juges acquis(?),ne pouvait être un éclaireur objectif .Merci Professeur !

  • Ibriga , tu sais ,referendum là , c’est légal oh , politique oh , légitime oh ou pas ! nous on parle de l’exigence réelle , or ce qui est réel c’est ce que le peuple veut et on ne saura ce que le peuple veut si on l’interroge pas , si le peuple veut Blaise Compaoré c’est son choix et c’est ça la démocratie ,la volonté du peuple donc épargnez nous des mots

  • Rien que des grosse théories ,et des dogmes , sachez ce que le Burkinabè veut est loin d’etre dans cette manière des Blanc , nous on veut vivre ce qui est bon pour nous ,et pour vivre ce qui est bon pour nous c’est pas dans la manière de faire des autres que nous allons le trouver ,il faut donc chercher à savoir ce que la majorité des Burkinabè veulent , et là c’est une raison qui fonde la tenue du referendum , vive le referendum

  • Pathétique , un professeur d’université qui parle de la sorte !! mais je rêve ou quoi ! Cher monsieur quelle définition vous donnez au vocable pouvoir personnel , Ici au Burkina il ne peut être nullement question de pouvoir personnel ; car on parle de pouvoir personnel dans les situation ou un seul individu s’empare de la gestion de l’Etat avec force voire imposition or ici on demande à ce que le peuple Burkinabè choisisse son leader , tachez de bien vouloir savoir faire la différence entre le pouvoir personnel et le choix du peuple pour une personne n ici on court après la volonté du peuple , que puisse taire ces langue destructrice de vérité ;peuple du Faso ta volonté transcende toutes ces théories ne dit on pas que , lorsque la théorie et la réalité se heurtent , la réalité l’ emporte ? alors basta les théories et place à la réalité qui la volonté du peuple !

  • Merci professeur j’ai beaucoup d’admiration pour vous.
    Bon courage et que Dieu nous débarrasse des hommes forts !

  • Propre comme analyse mon professeur. Digne fils du pays des hommes forts. On reste vigilent. Pas de referendum, pas de revision de l article 37.

  • Professeur, heureux de savoir que vous êtes en bonne santé. Ca faisait longtemps que je ne vous ai plus entendu et lu. Grand combattant de la liberté ! Rien ne doit empêcher l’alternance dans notre pays. L’heure a sonné hélas, n’en déplaise à ceux qui militent pour le pouvoir à vie d’un homme et d’une famille !

  • Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ! Aucun juriste du CDP n’a jusqu’ici apporté un argument contraire ; sauf à se réfugier dans les artifices du type développé par le juge Badini. Du reste, un magistrat acquis n’a jamais été un juriste crédible..
    Salut Professeur ! En français facile tu viens nous en ajouter à ce que Me KAM nous a déjà démontré : ils savent que la seule voie légale (le parlement) est hors de portée. Alors ils gesticulent. ..C’est pourtant raté car trop tard. Cette fois ci l’oiseau fin tisseur de nid s’est attrapé la patte dans ses propres oeuvres.

  • Bien dit Pr. Je comprends à présent le fond du débat. Et alors je suis attristé que des intellectuels de haut rang comme on en a au CDP tombent si bas au nom de leurs intérêts égoïstes, balayant du revers de main la mission qui leur ait assignée de part leur position d’intellectuels éclairés pour le peuple burkinabé. Honte à ces gens. Que Allah protège le Burkina Faso. Aminn.

  • Professeur Luc Marius Ibriga, vous illustrez à propos votre titre d’Enseignant Chercheur de droit constitutionnel et activiste politique de la société civile. Vos propos finissent de convaincre les septiques que ni le référendum ni la révision de l’article 37 n’est possible dans le contexte actuel du Burkina. Continuez de nous éclairer et d’attirer l’attention de l’opinion public national et international pour justement éviter l’holocauste qui se prépare. Vous jouez pleinement votre partition, le peuple réel vous suit et à Blaise C (joueur arbitre) d’en faire autant. De toute façon, Blaise C sera tenu seul responsable de tout. En attendant méditez " La fin des méchants est souvent tragique, il faut donc cultiver la bonté."

  • Prof voilà qui est suffisamment claire et bien dit. Certains responsables et universitaires n’ont pas votre courage encore moins votre claire voyance mais que les septiques se ressaisissent à temps car l’heure de la vérité approche. Prof continuez toujours de nous éclairer et d’attirer l’attention de l’opinion public national et international. La nuit a beau être longue, le jour finit par arrivé.

  • Attendre de Mr 2B qu il fasse une démonstration rigoureuse fondée sur le droit rien que le droit,qui ne souffrirait d aucune ambiguïté,c est se fourrer le doigt dans l oeil.Car un homme aux juges acquis ne saurait dire le droit constitutionnel qui ne soit lui même acquis,au grand jamais.L homme ,contre qui un procès a été intenté pour usage de faux pour se faire élire député mais lavé de tout soupçon grâce à la générosité des juges acquis(?),ne pouvait être un éclaireur objectif .Merci Professeur !

  • Aux pros referendum, Vous êtes sûr de pouvoir truquer les résultats du referendum, comme ce fut de toutes les élections au Burkina depuis le 15 Octobre 1987. Mais nous sommes en 2014, beaucoup de choses ont changés dans notre pays en 27 ans de règne sans partage y compris mon petit frère le président blaise Compaoré comme moi qui ont pris de l’âge. 99% du peuple Burkinabé a appréhendé ce qui est mieux pour le Burkina et non ce qui est mieux pour une famille égoïste. Même la famille concerné à cette minute que je vous écris ce message, appréhende la descente à l’enfer si elle continu a narguer le peuple par le biais de quelques proches très corrompus. Alors ne rêvez plus, si le président se trouve sur la table du dialogue, c’est pour apaisé la tension et négocier avec son peuple une sortie honorable dont il se croit mériter. Pour moi qui ai participé à l’élaboration et à la confirmation de la limitation du mandat présidentiel rendu obligatoire par la constitution de 1991, l’article 37 est intouchable pour le plaisir d’un individu. Il y a trois points dont nous ne pouvons pas piétiner nos lois comme on piétine sa propre silhouette. Le premier point, si le président et ses acolytes essayent de modifier la constitution à 14 mois de l’élection présidentiel, ils auront un grand handicap d’être taxé par le peuple muri de manipulateurs. Le deuxième point, outre passé les prescriptions de l’article 37 ; ou avec le referendum bidon, le désaveu populaire sera assuré, et le Burkina sera à feu et à sang, et cette révolte sera soutenu par la communauté internationale et envoyer le président caméléon et complexe rejoindre Laurent GBAGBO a la CPI. Le troisième point le plus important est que le président Compaoré blaise commence à prendre au sérieux la question que notre valeureux journaliste Norbert Zongo qui lui posait en 1998’’’’’’’Comment fera le président pour s’imposer aux intellectuels qui appréhendent les dimensions de sa dictature et le drame qu’elle représente pour notre peuple ? Une seule solution s’impose à lui : emprisonner, tuer, faire disparaitre. ’’’’’’’’Mais son cœur n’y est plus pour ces actions odieuses, il y a sa fille bien aimée Djemila qui affirme aux camarades étudiants aux Etats que son père est conscient de la situation. Cette conscience de la part d’un président complexe est très importante pour un peuple en otage.
    Pour moi, mon petit frère Compaoré n’a pas le choix que de dialoguer et tenir au strict plan juridique qui est de respecter la lettre et l’esprit de l’article 37 qui interdisent tout président du Faso de briguer 3 mandats présidentiels consécutifs. L’article 37 est la seule clé en or pour le président Blaise Compaoré de sortir honorablement et internationalement, pour que son nom reste dans l’histoire de L’Afrique a la recherche de la vraie démocratie.

  • voila qui est bien dit. ce que veut faire BC est illégale, illégitime, insultant, méprisable et revoltant...Au peuple d’agire en conséquence a son arrogance !

  • Pr, vous pouvez vous calmer un jour et nous laisser respirer ? Si le PF decide de convoquer un référendum votre front de resistance n’a qu’à deposer un recours devant le conseil constitutionnel. Vous pensez être plus constitutionnaliste que les autres ? Ya koi même ?

  • Merci Pr point. Celui qui est de mauvaise foi qu’il en rajoute.

  • BRAVO Mr IBRIGA. VOUS ÊTES L’UN DES RARES INTELLECTUEL QUI DIT FRANCHEMENT ET SIMPLEMENT LA VÉRITÉ POUR LE BIEN DU BURKINA. QUE DIEU VOUS BÉNISSE. .

  • Bjr,
    Tout est bien dit et bien expliqué, mais ceux du CDP ne croient et non jamais cru en la démocratie ; pour eux, sans Blaise ils n’existent plus et vont rentrer dans les rangs . Ils ont passé près de 30 ans à nous crier ’’démocratie’’, ’’Blaise est un envoyé de dieu’’, et bien d’autres sottises. Le peuple a été berné , soumis à un mépris jamais égalé ; le temps est venu où tout cela va cesser, et eux ils ne comprennent pas. Comment peut-on penser qu’un homme, mortel comme le ’’GRAND ARBA DIALLO’’ et nous autres, est le seul à pouvoir diriger le Burkina ? Il n’y aura pas de sang versé dans ce pays à cause de ces minables. GAME IS OVER
    LA PROPHETIE EST EN MARCHE

  • Ca semble etre claire que le boss doit partir ! Nous allons nous voir dans ce pays. Les uns doivent des a present compter sur leurs propres forces que sur les faveurs d’un regime qui a freine notre progres pendant plus d’1/4 de siecle

  • MR. Le Professeur IBRIGA, avec tout le respect que je vous dois, je vous prie de confirmer en français simple, au peuple Burkinabé que modifier l’article 37 ou passer outre sa lettre et son esprit pour un referendum sera un tripatouillage d’un article de loi dans le dernier mandat du président Blais Compaoré. Je me rappelle ce 15 Février 2004 quand vous étiez d’accord avec d’autres prestigieux agrégés de droit public et de science politique comme Hien Olivier, Mathieu N’DO, et confirmer les propos de Salif Diallo qui disait que modifier l’article 37 pour permettre une candidature du président Blaise Compaoré est anticonstitutionnel. Et vous venez encore nous confirmer qu’on ne peut pas dissocier l’article 168 a l’article 37 qui limite le mandat présidentiel a deux fois. Vous réaffirmez avec clarté l’article 168 dit : « Le peuple burkinabè proscrit tout pouvoir personnel. » Et c’est pour éviter la survenue des pouvoirs personnels, la patrimonialisation du pouvoir que l’article 37 dit que le mandat présidentiel est limité à deux mandats de cinq ans. Le reste dont vous voulez ajouter n’est pas pour l’intérêt du peuple, mais pour un individu qui s’entête pour s’éterniser au pouvoir. Vous affirmez ce 15 Février 2004 que passer outre la prescription de l’article 37, ou le referendum sera un risque d’encourir un désaveu populaire, qui devrait contraindre le président de démissionner, un danger pour l’alternance politique. Vous aviez confirmé que modifier l’article 37 sera un handicap qui sera taxé de manipulation. Mr le Pr. IBRIGA, faite savoir au peuple Burkinabé assoiffé de l’alternance politique, que modifier l’article 37 par un referendum, il établirait que le pouvoir du président Blaise Compaoré a une volonté de de violer la limitation du mandat présidentiel rendu obligatoire par la constitution de 1991.

  • Pr, vous pouvez vous calmer un jour et nous laisser respirer ? Si le PF decide de convoquer un référendum votre front de resistance n’a qu’à deposer un recours devant le conseil constitutionnel. Vous pensez être plus constitutionnaliste que les autres ? Ya koi même ?

  • Luc tu es un digne fils du Burkina. Que la terre entière et le ciel te bénisse et te protège. Tous le monde savait qu’il y’avait de la tiche et de l’illégalité dans ce projet de tripatouillage de notre constitution et maintenant c’est claire et nette comme de l’eau de roche. Je demande à notre nouveau Président que nous allons élire en novembre 2015 de te donner une décoration spécialle.

  • Sacré bonhomme de Ka, le nègre des écris du ministère de la justice des années de l’Esperance politique, membre incontesté du PCRV. Nous étions les vérificateurs et des indicateurs d’orientation des nouvelles lois pouvant protéger le peuple Burkinabé de demain. Nos convictions étaient très soutenus par les prestigieux agrégés de droit public, dont d’autres ne sont plus de ce monde. Blaise Compaoré Compaoré n’était a l’époque qu’un ministre de la justice sans expérience juridique ni politique, il n’était l’homme a inventer la répression et la ruse auprès de son frère d’arme Thomas Sankara. Je confirme que Le professeur Luc IBRIGA très intelligent s’associe avec ses paires pour lutter à maintenir l’article 37, car le modifier a quelque mois de l’élection présidentiel, devient un tripatouillage d’un article clé de la loi de notre constitution, et surtout de la foutaise pour tout un peuple qui aime son pays. Ka a totalement raison, si ces prestigieux magistrats, qui connaissent le fond de nos lois et surtout l’importance de l’article 37 pour un peuple qui tienne a une alternance politique, laisse lâchement modifier ce même article, arbitre incontesté du peuple Burkinabé et un président prédateur, ils seront pour toute leur vie mal à l’aise, par ce qu’il ne peuvent pas, en droit, passer outre les prescriptions de l’article 37. Oui ka, modifier l’article 37, il établira la volonté du président Blaise Compaoré et son équipe la volonté de manipulation par la répression de violer la limitation présidentiel rendu obligatoire par la constitution de 1991 comme l’a fortement souligné le collège des sages en 1999. Merci Ka.

  • "Des juristes de l’opposition qui crient à l’illégalité d’un éventuel référendum devant modifier la Constitution burkinabè"
    Cher Journaliste, depuis quand il y a des juristes de l’opposition. Il y a des juristes tout court, qui donnent leurs points qui sont soutiennent les positions de l’opposition !

  • Nous on s’en fout des théorie ce qui est vrai c’est la volonté du peuple Burkinabè ,vive le referendum

  • prof deux bouche , ah les interet mais c’est n’est que du bruits ,nous on veut referendum c’est tout

  • La bêtise argumentaire des anti-referendum qui est celle de l’idée de la fraude est insensée , si la fraude faisait gagner les élections alors pourquoi l’opposition a l’espoir d’obtenir une possibilité d’être au pouvoir ? non ça ne tient pas l’idée de fraude , dites nous que vous craignez la victoire du OUI c’est la seule raison de votre refus ,vive le referendum , et votons tous pour le OUI car c’est dire oui à la démocratie

  • tout ça la c’est gros français comme le disait quelqu’un , le plus simple à comprendre c’est de dire au gens voilà si on revise l’article 37 Blaise pourra etre encore candidat si voulez qu’il soit encore votre candidat votez OUI et si vous ne voulez pas votez NON et c’est tout leur volonté va etre appliqué ,la démocratie n’est elle pas la volonté du peuple ? vive le referendum

  • Sacré bonhomme de Ka, le nègre des écris du ministère de la justice des années de l’Esperance politique. Nous étions les vérificateurs et des indicateurs d’orientation des nouvelles lois pouvant protéger le peuple Burkinabé de demain. Nos convictions étaient très soutenus par les prestigieux agrégés de droit public, dont d’autres ne sont plus de ce monde. Blaise Compaoré Compaoré n’était a l’époque qu’un ministre de la justice sans expérience juridique ni politique, il était l’homme a inventer la répression et la ruse auprès de son frère d’arme Thomas Sankara. Je confirme que Le professeur Luc IBRIGA très intelligent s’associe avec ses paires pour lutter à maintenir l’article 37, car le modifier a quelques mois de l’élection présidentiel, devient un tripatouillage d’un article clé de la loi de notre constitution, et surtout de la foutaise pour tout un peuple qui aime son pays. Ka a totalement raison, si ces prestigieux magistrats, qui connaissent le fond de nos lois et surtout l’importance de l’article 37 pour un peuple qui tienne a une alternance politique, laisser lâchement modifier ce même article, arbitre incontesté du peuple Burkinabé et un président prédateur, ils seront pour toute leur vie mal à l’aise, par ce qu’ils ne peuvent pas, en droit, passer outre les prescriptions de l’article 37. Oui ka, modifier l’article 37, il établira la volonté du président Blaise Compaoré et son équipe la volonté de manipulation par la répression de violer la limitation du mandat présidentiel rendu obligatoire par la constitution de 1991 comme l’a fortement souligné le collège des sages en 1999. Merci Ka.

  • Ceux qui ont des difficultés de compréhension devraient prendre le temps, faire l’effort de comprendre ou de se faire expliquer avant de réagir au hasard.

  • En tout état de cause, je souhaite vivement que le président du Faso puisse mesurer la responsabilité qui est la sienne dans cette situation de polémique générale qui risque fort de ternir sa notoriété. En effet, pour avoir travailler durant un demi siècle pour le développement et la paix, ce qui lui a valu la confiance des burkinabè et de la communauté internationale, il ne faudrait pas qu’aujourd’hui, par son entêtement à tripatouiller la loi " fétiche" il remettre à néant sa crédibilité et perdre ainsi sa reconnaissance.

  • Voila des gens qui n’ont encore pas rien compris de la politique,ils veulent a tout pris transformer ces mensonges en vérité,une façon de dupe juste qui a pour objectif de tourmenter l’esprit des citoyens.Restons sereins et vigilant pour que des gens comme ça ne mettent pas le pays en feu !!!

  • Tout ça est bien beau mais hélas on ne fait rien avec ça,on ne peut pas a tout moment rester camper sur les lois et oublier les réalités sociales,ces loi ont été établies par des humains,les hommes changes,les circonstances et pourquoi pas les loi,je ne vois même pas de débat a ce niveau ;et a partir du moment même que l’article 37 n’est pas verrouiller il faut aller par là comprendre que c’est parce qu’on a pensée a ça si non pourquoi les autres articles sont verrouillés ?

  • Pourquoi depuis 1991 le peuple burkinabè n’a pas été appelé au référendum alors que pour le même article, en 1997, ceux- là qui aujourd’hui veulent le référendum l’ont fait uniquement par les représentants à l’Assemblée nationale ?Question stipude monsieur le Professeur,j vou renvoi à la constitution qui donn une option au chef de l’Etat d’user soit de la voie parlementaire soit de la voie referndaire.c nè pa moi qui vou apprendre à lire et comprendre l’esprit de la constitution.

  • Bien démontré Professeur. Mais reconnaissons que le magistrat suprême c’est le peuple. C’est le peuple qui fait la Loi et non l’inverse. Le OUI ou le NON du peuple nous situera tous.

  • MERCI PROF T’ES VRAIMENT UN CRACK ; LAISSONS LES AVEUGLES ON PEUT PAS REVEILLER CELUI QUI DORT PAS ; COURAGE CAR ILS REPONDRONT COMME D’HABITUDE POUR SEMER L’IVRAIE MAIS LA VERITE TRIOMPHERA

  • Pertinent Professeur ! God bless !

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