Meeting du CDP à Niangoloko : « Quand la paix vous échappe, vous mettez des dizaines d’années à la retrouver »

jeudi 14 août 2014 à 06h56min

La sous-section du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de Niangoloko, dans la province de la Comoé, a reçu un « important don » de matériels de la part d’un opérateur économique burkinabè, El Hadj Issiaka Sawadogo, membre de la section CDP de la Côte d’Ivoire. La remise a eu lieu le samedi, 9 août 2014 à Niangoloko au cours d’un meeting qui a mobilisé, en plus des militants et sympathisants, de nombreux cadres du parti venus de la diaspora ivoirienne, des localités environnantes ainsi que des autorités locales du nord ivoirien.

Meeting du CDP à Niangoloko : « Quand la paix vous échappe, vous mettez des dizaines d’années à la retrouver »

« CDP, au pouvoir ! », « Blaise Compaoré, au pouvoir ! ». C’est sous ces slogans, accompagnés de notes d’une fanfare « spécialement venue » de la Côte d’Ivoire, que la délégation de la direction politique nationale du CDP a été accueillie à l’entrée de la ville de Niangoloko. Avec à sa tête, Salifou Sawadogo, deuxième secrétaire adjoint à l’organisation chargé des structures du parti à l’intérieur, la délégation est ensuite conduite sur l’ère du meeting. Le don se compose essentiellement de six (6) motos, un bureau, un parloir estampillé CDP, de chaises et de bancs. Le geste est de El Hadj Issiaka Sawadogo, opérateur économique résident en Côte d’Ivoire et membre de la section CDP dans ce pays. Pour le secrétaire général de la sous-section de Niangoloko, Ali Soulama, ce geste ne pouvait pas passer inaperçu. D’où ce meeting qui, poursuit-il, est aussi une occasion pour échanger avec les militants et sympathisants. « Amour pour mon pays, amour pour mon parti », c’est par ces mots que le donateur a justifié son action.

Niangoloko, un devoir de reconnaissance par les Burkinabè de la Côte d’Ivoire

Les militants CDP de la Côte d’Ivoire entendent par cet acte, témoigner leurs reconnaissances à la ville de Niangoloko, pour ce qu’elle a représenté pour les Burkinabè « éprouvés » par la crise ivoirienne, surtout en ses temps forts.

Pour Dramane Sawadogo, secrétaire général de la section CDP de la Côte d’Ivoire, « Niangoloko a été pour de nombreux Burkinabè qui ont fuyaient la crise, une terre d’accueil, d’hospitalité. Les populations ont accueilli, donné des terres et apporté des soutiens multiples aux Burkinabè qui y revenaient de la Côte d’Ivoire ». Qualifiant Blaise Compaoré de patriote, et s’appuyant sur la crise ivoirienne, Dramane Sawadogo a appelé l’ensemble des Burkinabè à travailler à préserver la paix et la stabilité au Burkina. Il a décrit la souffrance endurée par les Burkinabè en Côte d’Ivoire « à une certaine époque » et pendant la crise ivoirienne avant de saluer le « rôle joué par Blaise Compaoré dans le dénouement de la crise » ainsi que les actions de réconciliation et de reconstruction du Président Alassane Ouattara. « Je demande à chaque Burkinabè de tout faire pour préserver la paix. Nous sommes très bien placés pour le dire. Celui qui a entendu parler de crise et celui qui l’a vécue n’ont pas les mêmes façons de réagir et d’en parler. C’est pourquoi, j’insiste sur la nécessité de tout faire pour préserver la paix. Quand la paix vous échappe, vous mettez des centaines d’années à la retrouver », a développé le premier responsable de la section CDP de la Côte d’Ivoire.

2015, c’est demain

La rencontre a été une occasion pour les militants et cadres du CDP pour réaffirmer leur position par rapport aux questions qui « divisent ». Ils ont appelé à la mise en place du Sénat, à la révision de l’article 37 et surtout à une candidature de Blaise Compaoré à l’élection présidentielle à venir. Ainsi, Léonce Koné, secrétaire adjoint à la trésorerie du parti, natif de la localité, a souhaité que Blaise Compaoré « conduise le destin du pays de 2015 à 2020 ». Pour cela, a-t-il lancé un appel à « ses camarades » à unir leur force pour faire avancer le CDP car, dit-il, 2015, c’est demain et les défis sont nombreux.

Pour le chef de mission, Salifou Sawadogo, deuxième secrétaire adjoint à l’organisation chargé des structures du parti à l’intérieur, le CDP est le premier parti du Burkina et doit le demeurer. « Soyez fiers d’appartenir au grand parti, le CDP ; parti de la victoire, le parti de Blaise Compaoré, homme de paix, personnalité de haut rang pour l’Afrique », a lancé le président de la cérémonie, Salifou Sawadogo.

Faisant un clin d’œil à la délégation CDP de la diaspora ivoirienne, Salifou Sawadogo a fait une « mention spéciale » aux personnalités ivoiriennes qui ont effectué le déplacement pour soutenir l’activité. Il s’agit notamment du vice-président du Conseil régional de Ferkéssédougou et du maire de Ouangolodougou (localités de la Côte d’Ivoire). Selon lui, ce geste traduit, une fois de plus, l’excellence des relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. « Alassane Ouattara et Blaise Compaoré sont deux hommes d’Etat qui font la fierté de l’Afrique. Et à travers le traité d’amitié, c’est le rapprochement entre deux peuples qui, en réalité, constituent le même peuple », a-t-il souligné avant de poursuivre : « Le Président Félix Houphouët Boigny et le Président Maurice Yaméogo, très tôt, avaient désigné la voie à suivre. Mais les vicissitudes de la vie politique à l’intérieur des différents pays, nous ont conduits à un moment sur les voies de l’égarement. Et nous sommes heureux de constater que Alassane Dramane Ouattara, digne défenseur et descendant, porteur de l’œuvre de Félix Houphouët Boigny et le Président Blaise Compaoré que d’aucuns comparent, ou plutôt, appellent de fils d’Houphouët Boigny, de frère d’Houphouët Boigny. Ce qui anime ces deux hommes, c’est la paix, c’est le travail bien fait, c’est le développement, c’est le bien-être des populations ».

Le « retour de militants au CDP »

Au cours de la cérémonie, le premier responsable de la sous-section du CDP de Niangoloko a annoncé le « retour de militants qui avaient quitté le CDP pour le MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, ndlr) ». Au nombre de trois (3), ils ont pris la parole pour expliquer les raisons qui les « avaient » poussés « à partir » du CDP. Des raisons qui se résument à des mécontentements internes. Parmi les revenants, Héma Koudiaba, présenté comme le président de l’union provinciale des producteurs de coton (province de la Comoé, ndlr). Un « retour » que le chef de mission et l’ensemble des intervenants ont salué. Pour Salifou Sawadogo, le CDP est un parti fort et les résultats des dernières élections législatives et municipales viennent, soutient-il, prouver la force de son parti et son encrage au sein des populations. « Nous avons la majorité à l’Assemblée nationale, la quasi-totalité des mairies du Burkina et 12 conseils régionaux sur les 13 », a-t-il illustré avant de lancer « … qui dit mieux ? ».

Oumar L. OUEDRAOGO

Lefaso.net

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