Réo : le commissariat de police échappe de peu à la vindicte

samedi 2 août 2014 à 22h19min

Un ressortissant de la commune de Réo, du nom de Abdoulaye Bado, a eu maille à partir avec des éléments du commissariat central de Réo, déployés au stade municipal de la ville, à l’occasion de la finale de la coupe du maire, Anicet Bazié, le samedi 2 août 2014. La réaction des agents de police à l’encontre de ce dernier, a heurté la sensibilité des populations qui ont voulu, à leur tour, marcher sur le commissariat.

Réo : le commissariat de police échappe de peu à la vindicte

« A la fin du match, j’ai laissé éclater ma joie en tourbillonnant avec ma voiture. Ce qui n’a pas manqué de soulever la poussière. Mais l’intention n’était pas pour moi d’indisposer qui que ce soit. Lorsque les agents de police, qui étaient dans les environs, m’ont interpellé, je me suis confondu en excuses devant eux. Il n’en fallait pas plus pour que ceux-ci se fâchent et au lieu de me verbaliser sur place, ils ont préféré me tendre un guet-apens sur le chemin de retour pour Ouagadougou ». Ainsi, s’est exprimé le sieur Abdoulaye Bado, portant encore les marques des coups à lui assénés par les agents de police. En effet, Abdoulaye Bado a vu à son retour, sa route barrée par le véhicule tout-terrain de la police qui était aux aguets. Il s’en est suivi d’après les témoins, une bastonade du "cascadeur" d’un soir, par les agents des forces de sécurité. Et cela dit-on, en présence de son épouse, de ses enfants et d’un ami se trouvant tous dans la voiture. A noter que notre tentative d’avoir la version de la police sur cette affaire est restée vaine.

Après le départ des agents de police pour le commissariat avec Abdoulaye Bado à bord de leur pick-up, les passants et les riverains de la route alertés par les cris de Mme Bado, accourent. Informés, les gens se constituent en groupes survoltés prêts à marcher sur le commissariat. Ils avalent rapidement la distance qui sépare le lieu du commissariat sur environ 5 km. Mais ils trouvent sur place le maire de la commune et l’honorable députée, Rosalie Bassolé, saisis à temps pour faire libérer M. Bado.

Les élus s’interposent et leur médiation finit par avoir raison des esprits surchauffés qui n’entendaient qu’à en découdre avec les agents incriminés.

Pascal Y. BAKO

Sidwaya

http://www.sidwaya.bf/m-1520-reo-le-commissariat-de-police-echappe-de-peu-a-la-vindicte-.html

Messages

  • Tout n’es pas dit ,ou tout n’est pas clairement expliqué.Neamoins que le sens elevé de cohabitation gagne vos coeurs .Pardonnez vous ,excusez vous et ayez un seul regard.

  • Ca me revolte de lire des trucs de ce genre. Pourquoi porter la main sur un citoyen de cette facon ? Il n’ a pas resiste a l’ arrestation meme si arretation il devait y avoir, il fallait le faire sur place. Maintenant que vous etes allez lui tendre un guet-apens, c’est pour quelle raison ? Quelle infraction a- t- il commise encore ? C’est un reglement de compte pur et simple. Ils connaissent mal le Gourounsi, en particulier le Lyelye qui est un peuple paisible mais qui n’ avale pas les foutaises. J’ etais en poste a Reo dans les annees 1996 quand un jeune policier a tirer sur le jeune Bazie qui circulait sans phare. La population s’ est revoltee et a mis le feu au commissariat. Le meme Belem a ete declare licencie en Conseil des ministres mais l realite est qu’ il avait simplement ete mute a Ziniare. Le Commissaire Dabou Jonas avait aussi ete mute a Ouahigouya pour incompetence notoire. Pourquoi armer des elements a balles reels pour un simple controle de routine un 21 de Reo. Les jeunes policiers qui exercez a Reo, vous avez interet a apprendre a maitriser votre milieu de travail si vous voulez la paix. La merde que vous faites ailleurs, faites gaffe car ca risque de vous bouffer a Reo.Je signale que je ne suis pas originaire de Reo mais cela n’ a aucune espece d’ importance. Les gourounsi m’ ont fascine par leur sens aigu de la justice.

    • Vous avez raison mon frère. Les Gourounsi ont un sens poussé de la justice. Le nom que porte notre pays "Burkina" est en liélé.
      On nous a fait croire que ce mot est mossi, ce qui est faut. Ils ont essayé de le "mossiser", mais il n’est pas dissécable en préfixe et en suffixe comme il est en nuni ou en liélé.
      En effet, en liélé "Buri" veut dire "juste, justice, juger, raison, vrai, intégrité" et "Kina" veut dire "ceux, les gens de... ou les gens qui...".
      La voix du plus fort étant toujours celle la plus entendue, on a finit par faire croire à tous que ce concept est en mooré !
      Je ne sais pas où sont passé les spécialistes en linguistique ou en socio-linguistiques nuna et liéla.

    • Je confirme ce que vous dites sur les événements de 96. Je l’ai vécu de manière directe. Ils n’ont qu’à faire très attention. Le zèle ne sert personne actuellement, ni même son auteur. On doit pouvoir suivre les gens sanctionnés dans leur vie civil. Le Commissaire Dabou a eu son salaire suspendu pendant au moins six mois réellement et a vécu minablement, alors que l’agent indélicat se la coulait douce à Ziniaré ; alors qu’il était absent de Réo au moment des faits

  • C’est cela la police qui veille sur notre sécurité, composée d’hommes de loi ? Il faut revoir les fondements de cette institution et former les membres sur des bases légales. A ce rythme, il y aura encore des commissariats qui auront maille à partir avec la population. Policiers, vous êtes au service de cette population. Comportez vous en conséquence.

  • Oh, j’adore le peuple Burkinabe, il ne se laisse plus faire. la justice des forts est terminee. Je suis aux anges.

  • Devinette : Au Burkina, que fait la police lorsqu’elle croit faire face à une infraction ? Réponse : Elle en commet une autre, pire que celle du suspect.

  • Frapper quelqu’un devant sa femme, est-ce humain ce comportement de la police ? On doit les sanctionner ces policiers jaloux du bien d’autrui. Errare humanum est, perseverare diabolicum !!!!

    • Oh ! Mon Dieu ! Moi qui croyais que tout est rentré dans l’ordre au sein de ce corps. Quelque soit sa faute ,l’acte est inhumain. Un peu de respect pour la dignité humaine.

    • hélas ! les mauvaises habitudes ont la peau dure au Faso. Les évenements de 2011 auraient du inciter les uns et les autres à la sagesse, mais mille fois hélas !Cette fois ci c’est la police, mais tous les corps habillés continuent à avoir ce genre de comportement digne de l’époque coloniale ! Il faudra un travail profond de changement de comportement car, dit on,"le molosse ne change pas sa façon de s’asseoir" (Ahmadou Kourouma in "Soleils des indépendances")

  • il ya des agents de police reffractaires qui ne peuvent jamais changer, continuer ainsi et le burkina faso prendra feu par ces deux provinces(le bulkiemde et le sanguié).les citoyens de reo sont allés a l’ecole et ils commencent à exiger de l’autorité le respect de sa deontologie(policiere).

  • Vérifier vraiment l’info pour ne pas jeter l’anathème sur la police.
    Pourquoi marcher sur le commissariat ? laissez monsieur Bado porter plainte pour violence injustifiée sur sa personne. On a vu la semaine dernière l’incivisme a Houndé d’où le commissariat est parti en fumée. Ils se sont eux mêmes fait du mal, car ils se verront obligés d’aller voir ailleurs pour leurs légalisation. Si les Réolais sont si idiots que ça qu’ils aillent mettre le feu à ce qu’il ont construit avec leur propre argent. bandes d’ignorants !

  • Souvent je n’arrive pas à comprendre les forces de l’ordre, particulèrement les policiers ; on dirait qu’ils ne tiennent jamais compte de l’histoire. Qu’ils prennent conseil avec leur commissaire sinon ils vont tous détaler comme des pintades sans plumes s’ils continuent à agir de la sorte. A bon entendeur salut !

    • Entièrement d’accord avec toi, mr IB.Nombre de nos policiers ne tiennent jamais compte, ou ne tirent jamais leçon de la crise de 2011 dont ils sont à l’origine. Si l’on n’y prend garde, ou du moins si l’autorité ne les met pas en garde, ils mettront encore le pays à feu et à sang par leur comportement qui frise souvent l’abus de pouvoir et d’autorité. Le rôle premier de la police est d’éduquer, le second, de prévenir et enfin le troisième, celui de réprimer. Hélas, nos policiers préfèrent très souvent réprimer, et le comble, c’est souvent pour des choses futiles.Pourquoi c’est les commissariats de polices qui sont souvent saccagés ou même brûlés et jamais une brigade de gendarmerie ? La question, je la pose aux autorités chargés des forces de défense et de sécurité.Il urge que l’on tienne des assises sur la police burkinabè afin qu’on en finissent avec ces commissariats brûlés

    • Vous savez lorsqu’un aveugle dit qu’il va vous lapider c’est qu’il a déjà son pied posé sur un cailloux. je ne pense pas que ces policiers aient agis de leur propre chef.Il y a des non dis dans cette affaire.J’espère qu’ils ne bénéficieront pas de la couverture de qui que ce soit et que les responsabilités seront situées.

    • Qu’ils aient agit de leur propre chef ou sur instruction, ils doivent endosser la pleine responsabilité de leur acte. Personne n’est tenue d’exécuter un ordre manifestement illégal.

  • g pense kil fo eviter d croire les versions san analyse, kel interet les policiers ont a faire un guet apen pr une histoire d cascade,il on l’habitude de ces ceremonies, donner ns la vraie version et eviter ns les histoires a dormir debout

  • particulièrement les policiers qu’ils soient municipales ou nationales sont les impolis de l’armé. je ne sais pas ce qu’on les dispense comme cour a l’école mais il ya lieu de revoir ça. aucune courtoisie, toujours brutale envers les honnetes citoyens.pourtant impuissant devant les delinquants.

    • C’est quoi ça encore ! On se croirait au far-west.

    • C’est quoi ça encore ! On se croirait au far-west.

    • Ceci est la version de monsieur Bado il fallait écouter la version des policiers avant de faire de tel écrit . J’ai publié un message la fois dernière sur l’ analphabétisme et l’inconscience des populations et la webmaster m’avait censuré. Il fo que les députés songent des maintenant à voter une loi pour protéger les commissariats coe les brigades de gendarmerie et les camps militaires. Sinon trop ces trop

    • Avec tout ça, vous dites que les populations se font justice eux même ??
      Osez vous redire ça encore. En plus...c’est pour encore dire que Koudougou est une ville rebelle !!! n’est ce pas anormal si la population ne fait rien pour soutenir le Frère Bado contre cette barbarie ????

    • Je suis parfaitement d’avis avec vous qu’il fallait recueillir la version des services du commissariat de Réo. Mais quelle que fut cette version, ni la Constitution ni la loi encore moins un règlement n’autorise un citoyen à se rendre justice lui-même. Surtout pas pas un agent chargé de veiller sur l’intégrité physique des personnes et de leurs biens. Jusqu’à preuve du contraire nous sommes en république et de tels comportements n’y sont guère tolérables. Si l’un des occupants du véhicule ait une bonne arme à feu...C’est dommage !

  • La violence n’est pas un moyen parmi d’autres d’atteindre la fin, mais le choix délibéré d’atteindre la fin par n’importe quel moyen.

    je suis d’avis avec ceux qui pensent que la pauvreté est une malédiction.
    sinon je peux pas comprendre une telle barbarie. de surcroît il s’est même excusé quand il leur à mis la poussière.
    Franchement les hommes de tenue me déçoivent beaucoup.

    vous êtes des forces de l’ordre et non du désordre

  • Et dire que ces flics ont fait le serment de protéger et de servir . Il est inconceble qu’ils se comportent en hors-la-loi . Ce pauvre conciotoyen doit porter plaiinte contre eux pouir abus de pouvopir , coups et blessures volontaires .

  • Il ya des non-dits dans cette affaire. Soyons prudent et attendons la version de la police et des autres occupants du véhicule de Mr BADO. En plus des occropaties avec sa voiture en pleine cérémonie, il doit y avoir un autre comportement grave de Mr BADO que seule la Police peut nous dire pour se diculper. La balle est dans le camp de la police pour rédorer son blason.

    • Quel qu’ait été le comportement du sieur Bado, la police aurait dû procéder à une arrestation immédiate en bonne et due forme et entamer une procédure judiciaire. AUCUNE excuse fournie par la police ne peut exprimer la bastonnade infligée à la victime. Si les policiers se permettent de se rendre justice eux-mêmes, pourquoi la population n’aurait pas ce droit ?

  • Quelle que soit la faute commise, la police n’a pas à tendre un piège au M. et à le frapper DEVANT SES ENFANTS. Ce n’est pas un comportement digne de ceux qui sont censés rassurer et assurer l’ordre public.

    • Nous attendons de voir la suite qui sera réservée à cette affaire.si c’est ainsi que les policiers sont formés c’est mieux de fermer l’école nationale de la police.Utiliser les biens du peuple contre le peuple.ha oui !!!!!Le MATS est où ? Quelle honte ?

    • je pense que les gens n’arrive pas a la riviere avant de prendre l’eau.la police se reserve toujour de commetre une bavure.il c’est regretable que les gens incriminent toujours la police sans savoir ce qui se passe reellement.pour en finir avec ces problemes de brulures il faut militariser la police comme en cote d’ivoire ou le niger

    • Je suis particulièrement déçu par le comportement de cette police que j’ai toujours respecté. Il existe plusieurs méthodes en la matière pour interpellé un citoyen en infraction. Heureusement qu’il a au moins des policiers qui ont toujours une conscience professionnel poussé. En ce qui me concerce, j’exige une transparence nette de cette situation par voix judiciaire

    • Dieu benis mon PAYS !!!

    • J’ai été témoin oculaire de la scène. J’ai même fait une photo du Sieur Bado au volant de sa voiture, avec son épouse et son enfant à côté, sa tête percée et collée (je l’enverrai à Lefaso.net si elle est nécessaire).
      La population avait complètement barré la voie et personne ne pouvait passer.
      Est-ce vraiment à cause de l’Intervention du Maire et de Madame BASSOLE Rosalie ? Attention aux affirmations de ce genre. Madame BASSOLE aurait affirmé que le Sieur BADO est rentré sain et sauf à Ouaga et pourtant il était encore au commissariat. La foule criait à l’occasion "c’est nous qui vous avons votés".
      Et puis sur place, M. Albert, journaliste a été agressé comme quoi on retirerait son Passeport à l’Aéroport de Ouagadougou pour avoir dénoncé cette pratique de la Police.
      Vraiment, l’abus d’autorité au Faso devient un problème. Et pourvu qu’on ait un peu d’autorité que le bas-peuple n’est plus rien. Même si la police avait raison, la façon dont la résolution de ce problème a commencé la nuit du 02 août jusque qu’à côté de l’auberge "Shira jaa" est une forme de violence punissable à mon avis.

      Bref, je ne suis pas juge mais le bon sens même interdit cette façon de faire !

    • Je crois qu’il faut aussi l’autre son de cloche pour trancher dans cette histoire incroyable. Si les faits, tels que rapportés, sont fondés il y’a lieu de se demander si certains policiers ont tirés leçon de la crise de 2011. C’est la police qui a mis le feu aux poudres en 2011 en torturant dans l’illégalité le jeune ZONGO à mort. Nous pensions que plus jamais une telle dérive ne proviendrait plus de la police mais hélas.

    • les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets à croire que certains n’ont pas tirés des leçons des évènements de 2011 quelque soit l’attitude du mr ce n’est pas en le bastonnant et de surcroit devant ses enfants (j"imagine le chocs des pauvres gosses ) que vous serez "respectez" au contraire voici que "ces ripoux de flics" s’illustrent encore de manière négative j’espère que leur ministère de tutelle prendra les mesures coercitives qu’ils faut car ils n’ont pas leur place parmi ceux chargés de veiller à la sécurité des populations grâce à qui ils sont ce qu’ils sont (nos impôts ont aidé à former ces ripoux)

  • C est pas la bonne version.

  • franchement dit moi je comprend ceux qui demande a lire la version de la police avant de se prononce.pensez vous sincèrement et en toute honnèté que l acte posé par mr.bado aussi grave que soit il merite le traitemn que la police lui a infligé ?

  • Qu’il pose plainte contre le commissariat de REO pour coups et blessures.
    C’est notre simple couple qui envenime bien souvent les choses. Notre devise est "Unité - Progrès - Justice". Mais moi j’ai du mal à justifier la présence des mots "unité" et "justice" car les corps habillés parce qu’ils ont la tenue s’érigent en rouleau compresseur, en machine écrasante contre le peuple qui paie leur salaire. Ce peuple ainsi opprimé ne comprend toujours pas l’attitude, la position de l’administration sensée la protéger 60 ans après la proclamation de son indépendance. Où serait la liberté d’expression si on ne peut même plus jouir et se réjouir. Que cela dérange certains cela s’entend et le coupable est bien connu. Pourquoi le tabasser encore, l’humilier devant sa femme et ses enfants ? Et s’il en mourrait ? Ce sont ces abus de pouvoir, ces excès de gèles qui nous ont amené les évènements de 2010-2011. La justice doit se saisir de cette affaire et nous faire toute la lumière sur la question.

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