Projet Canal du Moogho Naaba de la Commune de Ouagadougou : De matériaux de construction pour les personnes affectées

vendredi 1er août 2014 à 02h02min

La commune de Ouagadougou a entrepris la réalisation de deux projets que sont : l’« assainissement des quartiers périphériques de Ouagadougou » et le « développement durable de Ouagadougou ». Dans le cadre de la mise en œuvre de ces projets, plusieurs familles ont été déplacées et réinstallées à Bassinko. Les autorités communales ont procédé ce 31 juillet à une remise de matériaux de construction aux ménages concernés.

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Projet Canal du Moogho Naaba de la Commune de Ouagadougou : De matériaux de construction pour les  personnes affectées

C’est au cours d’une cérémonie placée sous la présidence du ministre de l’Aménagement territorial et de la Décentralisation, représenté par Assita Touré, conseillère technique, que les matériaux de construction, composés particulièrement d’une tonne de ciment par ménage et d’autre matériels ont été remis à des personnes affectées, propriétaires et résidents dans la zone du projet, « dont les investissements ont été évalués à moins de cinq cent mille FCFA ». La cérémonie a également été ponctuée par la pose de la première pierre de l’école primaire de la trame d’accueil des personnes affectées à Bassinko et d’une plantation d’arbres.

Un programme d’investissement urbain

Ces projets se devraient se traduire par la mise en œuvre d’actions d’assainissement pluvial avec l’aménagement du marigot du Moogho Naaba en canal, l’assainissement de zones inondables et de mécanismes de gestion de déchets par l’extension du centre de traitement et de valorisation des déchets à Polesgo, la construction de centre de collecte d’ordures ménagères. Mais, également par l’aménagement de voirie, la construction ou la réhabilitation de gares routières, l’appui à la politique urbaine en matière de mobilité et de renforcement des capacités opérationnelles de la mairie avec par exemple l’acquisition d’engins de travaux publics. Ce programme bénéficie du financement principal de la Banque Africaine de Développement (BAD) à hauteur de vingt-cinq milliards et de l’Agence Française de Développement (AFD) avec quinze milliards de francs FCFA ; pour un coût global avoisinant quarante-deux milliards de francs FCFA.

L’impact du projet

Selon M. Marin Casimir Ilboudo, maire de la commune de Ouagadougou, le démarrage de ce projet est particulièrement marqué, depuis le début de l’année, par l’indemnisation et la réinstallation des personnes affectées, notamment par l’aménagement du marigot du Moogho Naaba en canal ; un canal long de 4,7 kilomètres. Ainsi, ce sont près de 281 ménages qui ont été affectés en zones d’habitats spontanés du secteur 25 de l’arrondissement 6, 31 ménages en zones d’habitats loties repartis entre le secteur 25 de l’arrondissement 6 et les secteurs 5 et 6 de l’arrondissement 1, 114 maraichers exploitant des zones situées dans le secteur 5 de l’arrondissement 1, 12 attributaires de terrains à usages autres que d’habitation, 24 installations à usage de commerce qui sont concernés.

La prise en charge des personnes affectées

Le coût total de l’indemnisation a été évalué à un milliard trois cent vingt-cinq millions FCFA mobilisé grâce à une contribution du gouvernement à hauteur d’un milliard FCFA. 332 parcelles ont aussi été octroyées par le Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. A cela s’ajoute d’autres actions telles que le « paiement des subsides pour la restauration dans l’intervalle des déménagements, soit mille francs CFA par personne affectée et par jour et trente mille francs CFA par ménage pour le transport vers le site de recasement », explique le maire Ilboudo. Cependant, pour Oueremi I. Apollinaire, représentant des personnes affectées, cet accompagnement « est un geste mais pas l’accomplissement. J’aimerais qu’on accompagne mieux ces personnes pour qu’elles vivent comme elles le souhaiteraient ». Et l’accompagnement que réclame M. Ilboudo n’est pas seulement financier : « l’accompagnement, c’est la meilleure formation pour nos enfants ». D’autres actions seraient en perspectives. Il s’agit de la construction d’un CSPS (Centre de santé et de promotion sociale) de la trame d’accueil d’ici novembre 2014, l’aménagement de dix hectares de zones maraichères d’ici juin 2015, une campagne d’appui en activités génératrices de revenus financée par la Banque Africaine de Développement à hauteur de quatre-vingt-cinq millions FCFA. Le maire de Ouaga assure que « l’école sera fonctionnelle d’ici la fin de l’année, de même que la formation sanitaire ». Les personnes déplacées à Bassinko, qui ont baptisé elles-mêmes leur cité les « deux plateaux », expriment d’autres besoins tels que des lieux de cultes, une zone commerciale pour pouvoir mener dès maintenant des activités, de l’assainissement et de l’approvisionnement en eau potable. Sur ces deux derniers aspects, Marin Casimir Ilboudo confie que « des négociations sont en cours avec l’ONEA pour l’effectivité des travaux ».

Martiale ZONGO

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 1er août 2014 à 10:18, par Djamel
    En réponse à : Projet Canal du Moogho Naaba de la Commune de Ouagadougou : De matériaux de construction pour les personnes affectées

    Je commence par m’excuser pour ce hors-sujet. J’ai juste voulu saisir une opportunité pour partager une inquiétude et interpeller les autorités communales puisque l’on parle du Moogho Naaba ou du moins du Canal du Moogho. Mon interpellation est relative aux haies qui constituent des barrières tout autour de la résidence du Moogho Naaba. Je comprends le souci qui est d’éviter les mauvais stationnements qui sont constatés de même que la transformation de ces lieux en toilettes où les maquisards du Stade municipal viennent faire pipi. Mais je trouve ces "haies de sécurité" très dangereuses pour les citoyens qui empruntent cette voie. Me concernant, j’ai déjà pris la résolution de ne plus passer par là afin d’éviter tout risque. Et pour cause, ces haies sont fixées juste à la limite du bitume et de surcroit avec des piques qui les recouvrent. Quand on connait l’étroitesse de nos voies et le peu de prudence observé par certains usagers de la route, alors on peut facilement mesurer le danger encouru. Il suffit d’une seconde d’inadvertance pour qu’un cycliste ou motocycliste se retrouve encastré dans ces haies. Pour cela et nonobstant les raisons qui peuvent justifier la fixation de ces barrières, j’interpelle le Moogho Naaba et les autorités municipales pour que cette initiative soit conjuguée avec la sécurité des citoyens.

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    • Le 2 août 2014 à 08:39, par richo
      En réponse à : Projet Canal du Moogho Naaba de la Commune de Ouagadougou : De matériaux de construction pour les personnes affectées

      Effectivement des motocyclistes qui n’ont aucun respect pour les coutumes, vont se faire prendre dans ce que vous appelez "haies". ces dispositifs ont été placés dans le sens de protéger des endroits de rites traditionnels. Et comme vous autres vous n’avez rien à cirer de nos coutumes, qui circulez comme sur des circuits de course même devant la cour du moogho-naba, vous allez vous faire prendre par des haies. allez -y en Angleterre, en Belgique, au Danemark, à Monaco pour voir comment les blancs respectent leurs rois. Ici on trouve des soulards comme vous qui se plaignent des dispositifs sécuritaires mis en place pour protéger nos rois. Où allons nous ?

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