Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

dimanche 27 juillet 2014 à 14h34min

S’il y a une situation qui préoccupe les autorités de la région des Cascades, c’est bel et bien le nombre important de grossesses dans les lycées et collèges. En effet, des 39 établissements secondaires que compte la région, seul le C.E.G de Koflandé ne connaît pas un cas de grossesse. Et au total, 356 cas de grossesse ont été enregistrés dans les établissements au cours de cette année 2013-2014.

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Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

La région des Cascades a enregistré au cours de l’année scolaire écoulée, 54 cas de grossesse en 6e, 74 cas dans les classes de 5e, 55 cas en 4e, 104 en 3e, 19 cas en 2nde, 19 cas en 1ère, et 32 cas de grossesse en terminale. C’est le Lycée provincial Lompolo Koné qui tient la palme d’or avec 35 cas de grossesses précoces au cours de l’année scolaire 2013-2014. Il est suivi du Lycée départemental de Mangodara avec 29 cas. Le Lycée municipal Jacques Toulat de Banfora a enregistré 24 grossesses, le Lycée Santa de Niangoloko, 22 grossesses, et le Lycée départemental de Ouo se retrouve avec 19 filles enceintes. Quant au Lycée départemental de Douna, le C.E.G de Sarkandiala et le Collège Evangélique Jean wicliffe, ils ont enregistré chacun 17 cas de grossesses précoces. Le Lycée Départemental de Kankalaba et celui de Niankorodougou ont chacun 14 cas de grossesses précoces, tandis que le Lycée Départemental de Soubakanièdougou en a enregistré 1 3, le C.E.G de Konadougou et le Lycée Privé Itoma HEMA 11, et le Lycée Municipal Hema Fadouah Gnambia 10. Tous les autres établissements ont entre 01 et 09 grossesses précoces.

A qui la faute ?

Les responsabilités de cette situation se situent à plusieurs niveaux. D’abord les parents qui regardent leurs filles « se déshabiller » pour sortir (pour parler comme le Professeur Laurent BADO). Plus aucune décence dans l’habillement des filles et cela, au nez et à la barbe de papa et maman. Les parents doivent-ils continuer à faire de la sexualité un sujet tabou à la maison ? N’est-il pas mieux de commencer à parler de la sexualité avec les enfants à temps afin qu’ils évitent ces grossesses précoces ? Quelqu’un disait en s’adressant à un parent ceci : « si tu refuses de faire un effort pour donner à ta fille ce qu’elle demande, quelqu’un d’autre le fera dehors mais pas dans les mêmes conditions que toi ». Que les parents comprennent que l’enfant passe la plus grande partie de son temps en famille et non à l’école. Laisser son éducation à l’école n’est ni plus ni moins qu’une démission.

Ensuite vient la responsabilité de l’école. Oui, l’école en temps qu’institution a aussi sa part de responsabilité dans ces grossesses précoces. Ne faut-il pas réorienter le programme scolaire pour enseigner ce qu’il peut être utile à l’enfant demain ? Car on se rend compte que le programme est si ennuyeux que les enfants n’y vont que parce que l’école est un cadre de rencontre pour se regarder les fesses et tomber dans la fornication. Pourquoi ne pas mettre l’accent sur l’Education en matière de Population (E.M.P) qui peut être une solution aux problèmes de grossesses que nous connaissons ? Car l’E.M.P quand même a le courage de reconnaître que les problèmes de populations intervenant dans toutes les disciplines enseignées, il vaut mieux en parler plutôt que de se laisser surprendre par quelque chose que l’on pouvait éviter.

Si on dit que les technologies de l’information et de la communication sont aussi responsables des grossesses précoces en milieu scolaire, que dirons-nous des grossesses enregistrées à Kankalaba, Mangodara, Ouo, Sarkandiala, etc. où les TIC sont rares ?

Golleau Isidore TRAORE

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 27 juillet 2014 à 16:30
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Pour moi la question des grossesses en milieu scolaire n’est pas d’abord une faute de responsabilité ni des parents ni des professeurs. Faut-il que les parents accompagnent leurs enfants jusqu’en classe ou que les professeurs accompagnent chaque élève jusqu’à la maison pour que l’enfant échappe à une grossesse ! Toutes ces personnes réunies autour de cette préoccupation que peuvent-elles ressortir sinon déplorer la situation que tout le monde déplore d’ailleurs. Le premier responsable des grossesses en milieu scolaire c’est le gouvernement qui va dans le courant du laisser-aller. Aucun décret ne sanctionne les auteurs des grossesses qui peuvent être les parents, les professeurs, les élèves ou toute autre personne. Combien d’enseignants du primaire comme du secondaire se donnent entre autres comme vocation de dévierger le maximum de filles possible dans leurs établissements parce qu’elles sont dans la fleur de l’âge. Ce qui préoccupe les ministères en charge de notre système éducatif c’est attendre la fin de l’année et recueillir les bons résultats par-ci par-là et les proclamer pour faire croire que leur département n’a aucun problème.Notre système éducatif est dans une précarité totale comparativement à d’autres pays. Rares sont les filles qui réussissent après une grossesse même si elles ont la bonne volonté de poursuivre. Comment un professeur peut enceinter une élève entre autre avec corruption de note et continuer d’enseigner avec son même salaire dont rien ne sera donner à la fille qui pourtant lutte avec sa grossesse et consultation médicale... Oui au Burkina ça se fait parce que aucune loi ne sanctionne cela.Dans les pays occidentaux ce sont des cas extrêmement rares, pourquoi ? parce l’auteur après avoir purgé sa peine va jurer lui-même de ne plus recommencer(protection avec tolérance zéro des élèves et surtout des mineurs). Par ailleurs il faut saluer fortement les enseignants et professeurs qui sont hors de ces cas et qui se préoccupent de l’avenir des élèves. Un exemple tout autre:Il y a combien de véhicules sans phare qui ont fait des victimes pour une ampoule de 500 ou 1000frs mais quel décret interdit formellement la circulation de ces engins dangereux qui sont de plus en plus nombreux au Burkina ! On attend des cas pires pour avoir la compassion du gouvernement sans mesures prises en conséquence,c’est très insuffisant.La lutte est commune, il faut protéger à tout prix les filles dans les milieux scolaires.

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  • Le 27 juillet 2014 à 16:31, par baobab
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Remarquez dans les maquis : Quand les gens boivent ils veulent digérer, c’est les filles ils prennent pour aller digérer. Et dans un contexe de pauvreté aggravée, comment nos enfants peuvent refuser de servir de dessert ? Tu manges porc tu bois coca après on te promet 5 mille francs. Toi-même tu sais que tu travail pas. Tu prends oubien tu laisse ? Les gens doivent sensibiliser les enseignants aussi. Matin midi soir c’est vous qui enceintez les enfants. Matin midi soir c’est vous qui enceintez les enfants. Oubien c’est les élèves qui d’enceintent entre eux...

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    • Le 28 juillet 2014 à 10:30, par karensaamba
      En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

      Mes chers amis en vous lisant c’est comme si ce sont les enseignants qui ont enceinté toutes ces filles !Avez vous les preuves de ce que vous avancez ?Faites pardon meme si le nom de l’enseignant est sali et d’ailleurs à cause de vous autres,un peu de respect pour eux car vous tous vous êtes passés par un enseignant !la plupart des enseignants qui enceintent leurs élèves les marient !Les autres ne sont qu’une infime partie !Donc de grâce pardon respectons nous !

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    • Le 28 juillet 2014 à 19:37
      En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

      je suis farouchement contre le fait que des enseignants enceintent leurs élèves qu’ils vont abandonner dans la plupart des cas ! mais il faut reconnaitre que le problème est plus complexe surtout en milieu rural. c’est la preuve de l’échec de notre système éducatif ! c’est devenu tellement banal que c’est ceux qui ne veulent pas coucher avec leurs élèves qui doivent fournir des efforts incroyables. tout le système est corrompu. quel type d’enseignants recrutent-on ? certes nul n’est parfait mais on en fait trop. ca me fait rire quand dans les communiqués d’ouverture de concours on mentionne "être de bonne moralité" ! comment évaluent-ils cette bonne moralité ? une éthique de l’enseignant est-elle intégrée dans la formation de ce dernier ? ceux qui éduquent sont ceux qui enseignent le mauvais comportement sous prétexte que même s’ils ne le font pas d’autres le feront ! je suis pour une pénalisation juste et appliquée de cette situation après avoir bien étudié la question et consulté tous les acteurs concernés pour que quiconque enceintent une fille toujours scolarisée soit sanctionné d’une manière ou d’une autre. cela y va du respect de nos valeurs !

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      • Le 29 juillet 2014 à 17:40, par kilikan sosso
        En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

        Mon frère laisse tranquillement les Enseignants à leur place car les vrais responsables de cet état de fait demeurent en premier lieu nos gouvernants avec leur histoire de droits de l’enfant et d’interdiction du chatiment corporel. Comment voulez-vous qu’une fillette se comporte correctement quant elle n’a de leçons à recevoir de ses ainés ? En plus de cela nous voyons le comportement de nos Ministre,D.G et autres quand ils couvent nos jeunes soeurs au vu et au sus de tous pour pouvoir tendre leurs vieux muscles ; Ne dit-on pas que le poisson pourrit par la tête ? Secondo la faute est aux parents qui pensent qu’ils ont fini leur rôle après avoir enceinté leur femme. Il faut des textes rigides pour régler tout cela. Mais Hélas qui peut avoir les c...... pour metre en application ces textes même s’ils étaient votés.

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  • Le 27 juillet 2014 à 16:40
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Il faudrait que les professeurs, les parents, les ministères concernés travaillent et trouvent un code de vie en milieu scolaire par rapport aux grossesses. Que ce code de protection soit lu en début d’année en présence des parents, professeurs, enseignants, élèves et autres personnes ressources. Que chacun soit informé et prévenu de ce dont il aura à répondre.

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  • Le 27 juillet 2014 à 20:00, par Sasso
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Les informations données ici sont pour la plupart erronnées. Pourquoi travestir les données ? Si c est pour braquer les regards sur la region et justifier la dernière place de la region au examens . Ok.

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  • Le 28 juillet 2014 à 09:15, par Sylvia
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    et la responsabilité des hommes qui voudra bien en parler ?

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  • Le 28 juillet 2014 à 15:16, par partage d’idee
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Je pense que l’étude n’est pas complète. Je ne crois pas aussi a la faute des parents, ni a la faute des filles. la société en est responsable. Si vous ne croyez pas, il faudra approfondir l’étude en cherchant du cote des auteurs des grossesses : quel est leur age, leur profession, etc. Vous seriez étonnés ! affaire a suivre

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  • Le 28 juillet 2014 à 16:02, par alison
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Tant que les filles n’auront pas compris que 5000 ou 10000cf ne va pas changer leur vie, elles continueront d’écouter des "enceinteurs professionnelles" parce que pour certains ca devient un métier, une maladie ils enceintent au hasard seulement les enfants des gens. Il faut que les jeunes filles apprennent avoir une estime d’elle même pour ne pas se donner à n’importe qui, chaque chose à son temps à trop vouloir faire des choses qui ne sont pas de leurs âges elles sont seules à récoltées les pots cassés.

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  • Le 28 juillet 2014 à 19:13, par rendak
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    détrompez-vous ! les TIC ne sont pas si rares dans ces milieux ruraux comme vous le dites au point d’être inoffensifs !le monde est un village est une réalité !

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  • Le 29 juillet 2014 à 03:04, par Weemba savadogo
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Pourquoi ce sont les autorités qui réagissent avant les parents ? Où sont les associations des parents d’élèves tant louées ? Peut-être que les parents eux-mêmes rêvaient de ce mal. Tout le monde a perdu dignité dans ce pays. Et on est fier de voir sa fille avec un copain car elle est belle. Que dira madame la ministre de la promotion ? Et la première dame des luttes féminines ? Voulez-vous qu’on les excise ? Mariage dévalorisé ; parents et gouvernement sans responsabilités ni fermeté ; éducateurs profanés ; société dépersonnalisée. De qui viendra la conscientisation ?

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  • Le 29 juillet 2014 à 10:20, par Shalom
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    On a pas besoin d’une politique du gouvernement pour éduquer.les responsables des établissements doivent prendre des résolutions qui favorisent l’éducation sexuelle dans les programmes d’études.si chaque enseignant prend 15mn par semaine dans son programme pour parler de l’éducation sexuelle.J’ai foi que ce sera un succès sans que cela puisse empiéter sur le programme. Encore faut-il que nos chers enseignant soient eux-même éduquer dans ce sens.

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  • Le 29 juillet 2014 à 10:28, par Shalom
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    n’oubliez pas la recrudescence des portables avec carte mémoire. si vous prenez 20 portables de ce genre dans une classe de 6ème, vous aurez la chance de trouver au moins 19 qui ont des films ou des images pornographiques.

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  • Le 29 juillet 2014 à 18:04, par blase
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Arrêtez de jouer au ping-pong, le seul responsable de cette situation c’est la société. Qui peut aujourd’hui gronder l’enfant d’autrui sans s’attirer la furie de ce dernier. Les ados ont de nos jours un pouvoir décisionnel sans équivoque, essayez de faire sortir un d’un maquis un jour, vous m’en ferez le compte. Bref nous avons vendu notre morale à l’occidentalisation. La solution, acceptons ensemble de valoriser notre inépuisable patrimoine CULTUREL...pétri de morale et de bon sens.
    Que cela ne fâche les amis de la Région des Cascades, y a pire ailleurs.
    Ce combat nous interpelle tous.

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  • Le 29 juillet 2014 à 18:09, par Zereson
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Ces chiffres donnent le frisson et on pourrait se demander où va ce pays.Nous sommes tous responsables.Mais je pourrais dire que la responsabilité première incombe à ceux qui dirigent ce pays à cause du laisser-aller qu’ils ont instaurer dans ce pays depuis cette fameuse rectification en 1987.On ne sait pas quel type de burkinabè ils veulent bâtir pour l’avenir.Dans ce pays il n’y a plus le minimum de règle de vie à respecter.Chacun peut faire ce qu’il veut,il n’y a plus d’autorité.J’aime à dire que Dieu à fui le Burkina Faso.Et pourtant la Revolution de 1984 à tenter de créer un homme intègre.Les voltaïques méritent mieux le qualificatif d’"hommes intègres" que les Burkinabè d’aujourd’hui .Comment des choses pareilles peuvent se passer dans nos écoles.L’année compte 365 jours.Et dans les Cascades ils ont fait 365 grossesses.J’ai mon cœur qui veut lâcher.

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  • Le 29 juillet 2014 à 20:55, par KABRE PIERRE
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    La verite, c’est que la societe actuelle peine a se trouver des reperes.Pour mieux comprendre cela, il faut regarder la diversite des auteurs de la grossesses : ELEVES, PROFESSEURS, AGENTS DU SECTEUR PUBLIC ET DU SECTEUR INFORMEL ET PARFOIS MEME DES PERSONNALITES ADMINISTRATIVES ET POLITIQUES.La morale n’agonise plus...

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  • Le 29 juillet 2014 à 21:25, par ElMagnifico
    En réponse à : Grossesses dans les établissements secondaires : Une grande préoccupation pour les autorités des Cascades

    Golleau Isidore TRAORE, merci pour ton article.
    Mais soyons honnêtes en toute chose ! Est-ce que la Démocratie signifie le désordre ? Ces vulgaires bandés, ces maudits qui n’ont de dieu que le « margouillat énervé » dans leur pantalon oseront-ils enceinter la fille d’un chef traditionnel (Naaba), d’un commandant de gendarmerie, d’un ministre, d’un général de l’armée nationale ou d’un DG ? Ce sont toujours les filles de la classe ouvrière qui subissent les assauts sexuels de ces insatiables maudits toutes professions confondues ! Je me trompe ? Afin de stopper la barbarie, il n’y a qu’un seul remède : SÉVIR !

    Pour savoir qu’un pays perd ses repères c’est simple : C’est à sa vie sociale qu’il faut regarder ! Cette vie sociale concerne la vie morale, professionnelle et politique. Cette vie sociale se bâtit en premier lieu dans le cercle familial. Le maillon familial est le point nodal du développement de l’homme. Mais que constatons-nous aujourd’hui en matière de vie familiale ?
    Les parents font preuve d’un comportement vulgaire, irresponsable et mafieux. Il y a des parents qui, toute honte bue, vivent des revenues de la prostitution de leur progéniture ! La fille rentre tardivement, tend aux parents quelques feuilles de banque avec en prime un sachet noir enveloppant soit un poulet soit une centaine de brochettes ! Et contre toute attente les parents gloussent comme des pies, avalent tout de travers et osent « bénir » leur enfant. Est-ce que ce sont des parents exemplaires ça ? Leur soi-disant bénédiction monte où ? Je ne pense pas que l’Eternel Tout-Puissant assis sur son trône blanc agrée de tels sortilèges ! Et pour se déculpabiliser ces parents du siècle de la perdition chantent en refrain que : « C’est le monde qui est devenu comme ça ! » Si donc en famille vous peinez à dompter votre rejeton, quel enseignant et quel politique pourrait le dompter pour vous ? C’est ainsi que certaines cours sont remplies de bambins aux mères connues mais le papa… motus et bouche cousue !

    Dans un pays qui se respecte, avec des dirigeants convaincus et convaincants, chacun citoyen réfléchit par deux fois avant de poser des actes répréhensibles et immoraux ! Mais si ceux qui ont une parcelle de responsabilité tombent si bas et deviennent les échantillons propagandistes de la médiocrité, du déshonneur et de la démission, alors c’est foutu !

    Des parents dorment dans des bars et maquis abandonnant femme et enfants ! Des patrons s’évadent avec les secrétaires et prétextent des missions d’urgence ! Des fillettes prennent des pilules sous l’œil complice d’une mère indigne ! Les pantalons sont descendus exprès pour montrer des fesses et personne ne parle ! Les tenues sexy à troubler un pasteur, un prêtre sont portées ! Aucune sanction ni remontrances si ce n’est les accidents de circulation que cela provoque !

    Face à l’irresponsabilité généralisée et aux écueils de l’heure, il incombe donc que nous nous levions tous, que nous nous ressaisissions et acceptions, nous remettre en cause afin qu’unis dans une même nation, une même vision, un même esprit et une même RIGUEUR nous puissions montrer à la jeune génération le chemin de l’honneur et de la dignité !

    Tant que nous ne nous unissions pas dans la prière et le recueillement pour sauver nos âmes, ramener notre progéniture à Dieu, et ensuite dégager un canevas RIGOUREUX de bonne conduite, nous risquons de meubler recto-verso le royaume de Satan !

    Il faut interdire avec la dernière énergie les jupes courtes qui pullulent nos mosquées, nos églises, nos rues, nos yards et marchés !

    Et pour commencer, dites à celui qui anime Reem Doogo ou je ne sais quoi, Mascotte TAPSOBA, d’interdire toute tenue provocante pour sauver les tout-petits qui regardent la télé ! Je ne puis comprendre que lui animateur s’habille correctement et ferme les yeux sur la médiocrité et le désordre ? Donnez la permission à la gendarmerie et à la police de sévir et de faire disparaitre le "Febga" ou la manie de descendre indécemment son pantalon ; que nos forces de l’ordre descendent à tout moment dans les bars et maquis pour dénicher les mineurs et sanctionner les professionnels du proxénétisme !

    Malheureusement, de nos jours, les vieillards sont méprisés, les vieilles femmes et les mamans sont rudoyées, les imams sont insultés, les prêtres et pasteurs sont maudits, les patrons sont dénigrés, les chefs honnis et les dirigeants sont négligés. Qui pourra nous sauver ?

    Il est temps de sévir pour montrer l’exemple ! Si nous ne sommes à mesure de nous dépasser et sauver nos enfants alors arrêtons de leur conter que nous sommes les descendants de Djimbi OUATTARA, de Diaba LOMPO, de Yendabri, de Yennenga, de Ouedraogo...!

    Je crois sincèrement en Dieu et je crois que dans ce Burkina Faso existent encore des hommes et femmes intègres, dignes et courageux pour se lever et arrêter le massacre !

    Si nous ne le faisons pas maintenant le Dieu de Sainteté nous enverra des calamités pires que le Sida, Ebola, Ansar Dine, Boko Haram, etc. C’est en ce moment que vous allez perdre toute envie sexuelle car contraints de courir comme des poussins éparpillés sous l’ombre infernal de l’aigle royal !

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