Point de presse du gouvernement du 24 juillet : La disparition de l’avion d’Air Algérie, naturellement au menu

vendredi 25 juillet 2014 à 00h56min

Le bilan de la caravane du civisme, la présentation de lois portant sur la définition et la répression de la vente d’enfants, ainsi que la prévention et la répression de la torture et des pratiques assimilées, sans oublier la disparition du vol AH 5017 ont constitué le menu du point de presse du gouvernement de ce jeudi 24 juillet 2014.

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Point de presse du gouvernement du 24 juillet : La disparition de l’avion d’Air Algérie, naturellement au menu

Prudence Julie Nignan / Somda, ministre des Droits Humains et de la Promotion Civique et Alain Edouard Traoré, ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement étaient les principaux animateurs du point de presse du gouvernement du jeudi 24 juillet 2014.

Qu’est-il arrivé au vol AH 5017 ?

Aucune information précise n’était encore disponible sur les circonstances de la disparition de l’avion, ni sur ce qui lui était arrivé, a laissé entendre le Porte-parole. Néanmoins, il a été annoncé la mise en place d’une cellule de crise au sein de l’aéroport international de Ouagadougou. Concernant l’affaire Safia Koulibaly, sur laquelle le ministre a été interpelé, il ressort que le gouvernement burkinabè ne s’est pas saisi de l’affaire : « si le gouvernement n’est pas saisi officiellement, nous ne pouvons pas intervenir », affirme Monsieur Traoré.

La ministre Nignan, quant à elle, s’est attardée sur les questions des droits humains, notamment la promotion du civisme avec la présentation à mi-parcours du bilan de la caravane du civisme, la présentation de lois et la mise en place de plan d’actions.

Une activité d’envergure nationale

La caravane du civisme doit parcourir les chefs-lieux de douze des treize régions du Burkina. Débutée le 24 avril 2014, elle devrait prendre fin le 09 novembre 2014. La caravane se déroule autour d’activités telles que des conférences, des activités sportives, mais aussi ce qui a été appelé « le village du bon citoyen ». Susciter une prise de conscience chez les populations sur leur rôle dans la promotion d’une citoyenneté responsable, tel est le principal objectif du Ministère des Droits Humains et de la Promotion Civique (MDHPC). Pour ce faire, il ambitionne à travers la mise en place de cette caravane, de susciter une culture du civisme, de tolérance, de citoyenneté aux populations ; ou encoure les amener à adopter des comportements civiques de respect des valeurs cardinales du « savoir vivre ensemble ». La caravane a déjà parcouru huit régions que sont le Centre Ouest, l’Est, les Cascades, le Nord, le Sud-Ouest, le Centre Est, le Centre Nord et les Hauts Bassins. Un bilan satisfaisant, vue l’engouement qu’elle suscite et l’intérêt perceptible que les populations portent aux questions des droits humains et du civisme, souligne la ministre. La caravane marque une trêve pendant cette période de vacances pour reprendre le 17 octobre dans la région du Sahel.

Lois et recommandations pour les droits humains

« Protéger les enfants de la vente, de la prostitution et de la pornographie mettant en scène les enfants », voilà le principe de base de cette loi. Elle pourrait aussi permettre de renforcer le cadre juridique de protection des droits catégoriels. Ce projet de loi prévoit, entre autres, de tenir compte de la vulnérabilité de la victime à travers un régime de protection de la victime et des témoins, et des mesures de répression. Ainsi, l’infraction à cette loi sera passible d’une peine d’emprisonnement allant de cinq ans à la réclusion criminelle.

La loi portant définition, prévention et répression de la torture et des pratiques assimilées a, elle, été adoptée le 27 mai dernier. Les tortures et traitements cruels, inhumains ou dégradants, sont considérés comme constituant de graves violations des droits humains. Ainsi, cette loi vise non seulement à remplir une obligation internationale sur les droits de l’homme, à harmoniser la législation interne avec les normes internationales, mais aussi à renforcer le cadre juridique national de protection des droits humains. La répression de ce délit est passible d’une peine pouvant aller de trois ans d’emprisonnement à la détention à perpétuité, à laquelle peut être jointe une amende de 300 000 à 1 500 000 FCFA.

L’autre axe d’intervention du ministre des Droits Humains est en rapport avec la mise en œuvre des recommandations de l’Examen Périodique Universel (EPU). L’EPU est une « évaluation de la situation des droits de l’Homme par les Etats eux-mêmes ». Le Burkina s’y est soumis le 22 avril 2013 et le rapport a été adopté en septembre de la même année par le Conseil des Droits de l’Homme. La ministre Nignan a rappelé que des 165 recommandations formulées, 27 ont été refusées. Un refus sans doute en rapport avec les circonstances de mise en œuvre, explique-t-elle. Et pour traduire en actions concrètes les recommandations qui ont été acceptées, mais aussi celles formulées par les organes de traité et les engagements pris volontairement par le Burkina, un plan d’actions a été élaboré. Son objectif est « d’améliorer la situation des droits humains au Burkina Faso ».

Martiale ZONGO

Lefaso.net

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