Centre culturel islamique de l’AEEMB : Encore environ 500 millions de francs à mobiliser

mardi 8 juillet 2014 à 22h03min

Depuis 2006, l’Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB) a initié un projet de construction d’un centre culturel islamique polyvalent, sis au 2209 Boulevard Charles de Gaulle. Ce, dans le but d’offrir à la jeunesse musulmane un meilleur cadre de pratique et de promotion de l’islam. Le coût du projet est estimé à 810 millions de francs CFA. Les travaux ont effectivement démarré depuis janvier 2013 et se poursuivent normalement, même si les besoins sont encore énormes : environ 500 millions de francs CFA à mobiliser.

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Centre culturel islamique de l’AEEMB : Encore environ 500 millions de francs à mobiliser

Grâce aux contributions de ses militants, anciens militants, sympathisants de l’AEEMB, ainsi que des opérateurs économiques, jeunes commerçants, travailleurs du public et du privé…, plus de 250 millions de francs ont pu être mobilisés à ce jour. A noter que 343 ‘’frères’’ se sont engagés à donner au moins 2500f par mois sur leur salaire (coupure à la source au niveau du trésor). L’objectif de départ était de mobiliser 1000 ‘’frères’’ ; ce qui devait faire 60 millions pour les deux ans.

Les travaux ont effectivement démarré en janvier 2013 et se poursuivent normalement. Sur les 250 millions de francs CFA mobilisés, 240 millions ont été effectivement injectés dans ce projet. « L’objectif pour nous, c’était de pouvoir construire à cette étape le rez-de-chaussée qui devrait nous permettre de commencer nos activités en attendant que le reste puisse suivre. Heureusement, la mobilisation a pu aller au-delà. Actuellement, nous préparons la dalle du R+4. Nous avons aussi aménagé le rez-de-chaussée et le premier niveau pour faire les prières de Ramadan. Ce qui veut dire que nous sommes au-delà de nos prévisions. Pour cela, je tiens à saluer l’ensemble des musulmans du Burkina, notamment les frères et sœurs qui se sont mis à la tâche pour que nous puissions être à ce niveau », se réjouit Issiaka Sawadogo, le président de l’AEEMB.

Les gros-œuvres réalisés à plus de 50%

Actuellement, les gros-œuvres sont au-delà de 50% de réalisation. Au niveau de l’électricité, c’est la même chose. La plomberie, elle, est conditionnée par la finition des travaux. Donc, là-bas, il n’y a pas de grande avancée. Des toilettes et des douches ont également été construites afin que le site puisse abriter les séances de prières du Ramadan, même si le chantier est toujours en cours d’exécution.

Pour en arriver là, il a fallu beaucoup d’actions de communication à travers différents canaux dont les organes de presse de la place. Aussi, des équipes ont été mises en place pour sillonner la ville de Ouagadougou, notamment les Yaar et les mosquées, « pour informer surtout les commerçants et tous ceux qui peuvent donner quelque chose ». Toute chose qui a permis d’atteindre le résultat actuel.

Des promesses

Certes, les sommes mobilisées sont importantes, mais on est encore loin du compte. Les travaux de finition nécessitant beaucoup de moyens. Mais déjà, les responsables de l’AEEMB ont quelques promesses intéressantes. « Il y a un frère qui prend en charge toutes les ouvertures du centre culturel. Un autre frère nous a promis de prendre en charge tous les carreaux et les sanitaires. Donc, ça veut dire que là, c’est un acquis. Bien vrai, c’est des promesses, mais nous ne doutons pas qu’ils tiendront leurs promesses ».

Mais pour en arriver là, il faut d’abord achever les travaux de gros-œuvres. Il y a également les ascenseurs, coupoles, minarets, et autres crépissages... En soustrayant les promesses déjà faites, le reste des besoins est estimé à environ 500 millions de francs CFA.

Compter sur les ressources endogènes

Tout en remerciant tous les musulmans du Burkina pour tous ce qu’ils ont fait pour que ce projet atteigne ce niveau de réalisation, le président de l’AEEMB rappelle que le chemin est encore long. « Je pense que c’est un défi pour tous les musulmans, un défi pour les jeunes musulmans, un défi pour tous les burkinabè pour que nous puissions dire que c’est les ressources endogènes qui ont permis de réaliser ce projet. D’habitude, nous avons à l’esprit qu’il faut attendre l’extérieur. Je pense que ce projet doit être un exemple pour dire que nous pouvons mobiliser des ressources à l’intérieur pour pouvoir faire de grandes choses. Et ce projet est vraiment un exemple palpable et je demande à tous les musulmans de s’y mettre et de travailler à ce que ce centre culturel islamique moderne puisse être une réalité », soutient Issiaka Sawadogo.

Car, « c’est un centre qui va nous permettre de faire nos prières, c’est un centre aussi qui nous permettra de renforcer nos capacités en termes de formation, en termes de communication ; c’est aussi une référence dans la sous-région. Je pense que c’est important que tous les musulmans s’y mettent pour que nous puissions terminer ce projet dans les meilleurs délais, Inch Allah », insiste-t-il.

C’est donc dire que les contributions (en nature ou en espèces) sont toujours attendues. Pour toutes informations complémentaires, prendre attache avec l’AEEMB : E-mail : aeemb2006@yahoo.fr ; ou appeler au : (+226) 72 13 55 84 ou (+226) 70 32 95 31.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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