“Campagne Cultivons” : des organisations de la société civile interpellent le président du Faso

jeudi 19 juin 2014 à 16h45min

Les 26 et 27 juin prochain se tiendra dans la capitale équato-guinéenne le 23e Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine (UA). Profitant de l’occasion, des organisations de la société civile actives dans l’agriculture interpellent le président du Faso, Blaise Compaoré, afin qu’il prenne « des actes plus forts et plus concrets pour sortir définitivement les agriculteurs du cycle de la faim et construire les chemins d’une Agriculture durable porteuse d’une croissance économique. »

“Campagne Cultivons” : des organisations de la société civile interpellent le président du Faso

Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso

Excellence Monsieur le Président

Dans quelques jours vous allez prendre part au 23ème Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) qui se déroulera les 26 et 27 juin 2014, à Malabo, en Guinée-Equatoriale. Nous, organisations paysannes et de la société civile engagées dans la campagne CULTIVONS au Burkina, saisissons cette occasion pour vous dire que plusieurs milliers d’agriculteurs, d’agricultrices, d’éleveurs en Afrique (62 % des habitants de l’Afrique subsaharienne sont des Agriculteurs) comptent sur vous, pour transformer leurs vies. Au Burkina Faso, ils sont plus de 5 000 000 d’Agriculteurs et d’Agricultrices, répartis entre 900 000 Exploitations familiales.

Vous avez signé la pétition « Investir plus et mieux dans l’Agriculture », le 11 avril 2014, à Fada N’Gourma, lors de la 17è édition de la Journée Nationale du Paysan. Par ce geste, vous avez rappelé votre engagement à défendre la cause de ces millions de personnes qui vivent de l’Agriculture et qui nous nourrissent à travers le continent et particulièrement au Burkina Faso. Cette pétition a été signée par plus de deux millions d’africains . Les membres de la Campagne CULTIVONS, en l’occurrence la Confédération Paysanne du Faso, le Secrétariat Permanent des ONG, Inades Formation Burkina/Burkina le comité national de l’Année Internationale de l’Agriculture Familiale, le Conseil National de la Jeunesse du Burkina, le Club des Etudiants en Economie Agricole et Environnement, Christian Aid au Burkina, le Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget et OXFAM au Burkina vous remercient pour cet engagement historique. Comme vous, déjà plus de deux millions de citoyens et citoyennes ont signé la pétition pour demander un meilleur investissement dans l’Agriculture.

Notre pays le Burkina Faso a consenti au cours des dernières années des efforts louables et appréciables en matière d’investissement public dans l’agriculture. Ces efforts l’ont placé parmi les huit (8) Etats africains qui se sont évertués à respecter les engagements de Maputo d’allouer au moins 10% de leur budget à l’Agriculture.

Si ces faits constituent des motifs de fierté, il reste cependant des défis majeurs à relever pour une politique Agricole efficiente particulièrement en direction des exploitations familiales.

-  Le financement du Secteur Agricole dépend de l’aide extérieure. Sur la période 2006-2010, la part du financement extérieur a représenté en moyenne 73% des dépenses publiques totales en faveur de l’Agriculture Cette situation de dépendance rend l’élaboration de toute stratégie soutenue de croissance de l’Agriculture presque hasardeuse en raison de la non maitrise et de la prévisibilité des aides extérieures
-  L’insécurité alimentaire chronique touche en moyenne 35,4% des ménages. Pour les ménages agricoles qui représentent 80% de la population, la situation est encore plus alarmante. Cette année, 54% des ménages agricoles burkinabè n’arriveront pas à couvrir leurs besoins. C’est une situation difficilement acceptable pour nos braves paysans mais aussi, sans doute, pour vous qui êtes si sensible à la cause du monde paysan.

Il est indéniable que le combat contre la pauvreté ne saurait être gagné sans un secteur Agricole viable, ce qui passe nécessairement par des politiques agricoles de qualité. C’est pourquoi, Excellence Monsieur le Président, nous souhaitons, au moment où vous vous apprêtez à participer à la rencontre des chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union africaine à Malabo, vous rappeler la nécessité d’améliorer en qualité et en quantité les investissements destinés à la promotion de l’Agriculture familiale dans notre pays.

En cette Année Internationale de l’Agriculture Familiale pour les Nations Unies mais aussi celle de l’Agriculture, de la sécurité alimentaire et de la nutrition pour l’Union Africaine, les paysans du Burkina Faso et ceux du continent attendent de vous et de vos pairs, des actes plus forts et plus concrets pour sortir définitivement du cycle de la faim et construire les chemins d’une Agriculture durable porteuse d’une croissance économique.

Nous espérons que vous serez le porte -voix de tous les paysans africains lors de la rencontre des chefs d’Etats et de Gouvernements à Malabo pour plaider en faveur d’une amélioration conséquente des politiques agricoles et une mise en œuvre diligente des engagements.

C’est le sens des recommandations conjointes de 120 organisations paysannes et de la société civile africaines, pour ‘’passer de la rhétorique à l’action’’ et qui synthétisent nos attentes vis-à-vis des chefs d’Etats et de Gouvernements :

-  Une augmentation du volume des dépenses dans l’Agriculture et des investissements dans la recherche Agricole inclusive et les services de vulgarisation et d’appui- conseils ;
-  Une amélioration de la qualité et de la transparence des dépenses dans l’Agriculture ;
-  Des politiques agricoles plus efficaces, mutuellement redevables et participatives ;
-  Une élimination des disparités entre les sexes et une promotion des jeunes et des femmes dans le secteur Agricole ;
-  Un renforcement des droits fonciers des producteurs familiaux agricoles ;
-  Un meilleur accès aux marchés pour les producteurs familiaux agricoles, des investissements dans l’Agriculture familiale et des investissements responsables de la part du secteur privé ;
-  Une intégration de la durabilité et de la résilience climatique dans les plans agricoles nationaux ;
-  La mise en place de mécanismes de prévention et de gestion des crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes.

Nous comptons sur votre engagement et votre leadership pour obtenir des chefs d’Etats Africains un « nouveau Maputo » sensible aux exploitations familiales pour une transformation qualitative du secteur de l’Agriculture.

Ouagadougou, le 16 Juin 2014

Signataires : membres et partenaires de la Campagne

-  Confédération Paysanne du Faso (CPF)
-  Collège des Femmes de la CPF
-  Secrétariat Permanent des ONG (SPONG)
-  Club des Etudiants en Economie Agricole et Environnement (CEAE)
-  Centre d’Information, de Formation et d’Etudes sur le Budget (CIFOEB)
-  Le Comité National de Pilotage de la célébration de l’Année Internationale de l’Agriculture Familiale au Burkina Faso
-  Inades-Formation/Burkina
-  Christian Aid au Burkina Faso
-  OXFAM au Burkina Faso
-  ONE

Messages

  • ça c’est precher dans le desert, s’il n’a pas pu 27 durant faire sortir son peuple dans le faussé, c’est pas a Maputo qu’il pourra faire quelque chose, rappelez vous qu’il nous a amené dernier sur tout les plan, developpement durable humain et education, avec ce monsieur on a pas d’avenir, sauf champion en crime, patron de gourdin mistique.

    • En tout cas cette belle initiative de la part de la société civile est bien a saluer car cela prouve vraiment que la confiance y est,on espère bien que la lettre sera transmise a qui de droit.Dans l’entente d’une suite favorable on souhaite un bon voyage au président du Faso et également que tout se passe bien pour lui et pour le Burkina.

    • Il y’a de quoi les gars,vos dires seront prise en compte et les doléances que vous avez posé seront bien exécuter.Le président a toujours eu cette bonne volonté de faire bouger les choses au pays des hommes intègre et l’agriculture est l’une de ses programmes fortes et on espère bien qu’avec cela les choses vont bouger d’avantage.

    • On espère en tout cas que la lettre parvienne a qui de droit i.E le président,on sait que beaucoup a été fait par monsieur Compaore et c’est pas pour autant qu’il ne faut pas multiplier les demandes.

    • L’agriculture au Burkina est a prendre au sérieux et je crois bien que le président a compris cela et ils est en train de justement d’utiliser l’agriculture comme le tremplin de son programme gouvernementale a savoir mettre notre pays vers la voie de l’émergence.Cette initiative de la part de la société civile section agriculteur est la bien venu car ça va faire bouger d’avantage les chose car on sent que l’envie y est et ça ne pourrait que plaire au président qui va appuyé sur l’accélérateur.

    • L’agriculture est le moyen idéal pour n’est pas dire le seul moyen pour que le pays des hommes intègres puisse amorcer un développement durable,il faut que l’on fasse de l’agriculture la locomotive du développement au Burkina.Pour se faire tout acteur doit s’impliquer d’avantage,suivre les consigne et attendre que tout se passe comme prévu.

    • Il est temps pour le pays des hommes intègres de prendre l’initiative de faire bouger les choses surtout a niveau de l’agriculture.Si le gouvernement met a la disposition des agriculteur par des subventions je ne vois pas de raison pour laquelle cette agriculture ne puisse pas nourrir tout Burkina et on pourra même importer au niveau extérieur.

    • Qu’on y crois ou pas l’essentiel c’est qu’on arrive a faire de l’agriculture un maillon pour le développement du Faso,ça doit forcement passé par quelque chose et en ce moment on crois bien que c’est l’agriculture qui est la bonne initiative pour nous.Il faut bien qu’on se jette a l’eau parce que on a réellement besoin d’une vie bien meilleur et je crois que le président en ait conscience de ça et c’est pourquoi d’ailleurs un grand effort est fait a ce niveau.

  • Nous devrions faire de l’agriculture notre levier principal de développement. Comme le dit un adage africain, un ventre creux n’a point d’oreilles, et le cerveau ne réfléchie aux choses pouvant le procurer rapidement de quoi se nourrir c’est pourquoi on accède facilement à la corruption et tous les autres maux qu’on connait. Mais si chaque citoyen arrivait a mangé à sa fin, on allait plus penser au ventre mais plutôt au comment améliorer ce qu’on possède afin de la rendre plus agréable et plus confortable, d’ou sort des idées de génie et des innovations et s’en suit le développement.

    • Et en suite l’homosexualité !

    • Mon frère Yak tu est trop agressif,voire têtu on parle des bonne chose toi tu nous parle de homosexualité,je te rappelle que tu n’est pas obligé d’écrire quelque chose.

    • Nous devons actuellement au Burkina se lancer plus dans l’agriculture,c’est le seul moyen pour nous de se propulser a un essor favorable des Burkinabés car la population est composé en majorité des agriculteurs.Ce n’est pas pour autant qu’il faut rester bras croisé dans les autres domaines car tout doit aller ensemble.

    • Voila une organisation de la société civile qui est responsable et qui sait ce qu’elle veut,chacun doit travailler de telle sorte a emboîter ce pas car ce n’est que par ça qu’on peut arriver.

    • Sur ce point on est nettement anonyme que le développement du pays des hommes intègres va passer forcement par l’émergence de l’agriculture,il faut dire que l’agriculture connait un essor difficile et il faut s’y mettre très rapidement pour changer les choses,du coté positif bien entendu,que tout Burkinabé s’y implique d’avantage.

  • Tant qu’on ne fait pas de l’agriculture notre base de développement on ira nul part. L’agriculture a été le socle du développement de tous les pays développement donc ce n’est pas le Burkina ou l’Afrique qui va faire l’exception.

  • accepter un jour que le président a trop fait pour ce pays !! on ne peut pas tout peindre en noir quand même !!! chacun s’assoit ventre en l’air pour dire des bobards, or qu’il ne peut même pas proposer des solutions ! si vous aviez rater votre vie ne mettez pas l’aigreur sur le président ! certes on doit critiquer, mais reconnaissez les grands acquis !!!!!

    • Oui il a trop fait et quand on dit trop ça veut dire que ça depasse les limites donc mauvais comme ses 27ans. Il a trop fait c’est pour cela on fait parti des derniers de classe au régard de notre indice de développément. IL fait trop c’est pour cela il ne veut pas respecter la loi qui ne lu permet plus de se présenter. Nous onveut quMil fasse juste bien, c’est à dire à respecter nos lois et plier bagage.

  • Même vous les signataires de cet article,vous êtes des mange-mils car si vous pensez que Blaise Compaoré a la volonté de sortir sa population de la famine,vous avez joué très "bidé" parceque la théorie de ce monstre est très simple à comprendre qui consiste à la maintenir dans une ignorance criarde et ensuite l’affamer tant que possible en maintenant sa tête sous l’eau.Ainsi il est certain d’avoir des larbins facilement manipulables et corruptibles avec des "bonbons" afin d’assoir son pouvoir monarchique.C’est pour dire que nous avons affaire à un monstre criminel,raison pour laquelle une bonne frange de la population cherche à s’en débarrasser le plus vite possible mais novembre 2015 n’est pas loin et il dégagera de gré ou de force.

    • Inades-Formation/Burkina, Christian Aid au Burkina Faso, OXFAM au Burkina Faso mange mille ? Assurement tu ne connais pas ces ONG. Ce qui est là ici veut dire faire du plaidoyer et eveiller des consciences. Ce travail nMest aucunement lié aux contexte politique actuel.

  • soyez tranquille il a déjà pris en compte vos préoccupations car il sait comprendre son peuple

  • La ligue des consommateurs du Burkina Faso, membre du Comité Technique du Conseil National de Sécurité Alimentaire (CT-CNSA) est partie prenante de cette campagne et souscrivons entièrement aux termes de cette lettre .Nous vous encourageons et restons attentifs dans le suivi et à ’issue de cette revendication .

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