Meeting contre le referendum : « Si Bobo dit non, rien ne pourra y faire », foi de Saran Séré/Sérémé

mercredi 11 juin 2014 à 01h42min

Considérée par certains politiques comme ville de résistance, Bobo-Dioulasso accueille ce samedi 14 juin le grand meeting contre le referendum au stade Omnisports Sangoulé Lamizana. L’organisation pratique du rassemblement a été dévoilée par la présidente du comité Saran Séré/Sérémé, mardi 10 juin au cours d’un point de presse.

 Meeting contre le referendum : « Si Bobo dit non, rien ne pourra y faire », foi de Saran Séré/Sérémé

Après Ouagadougou le 31 mai dernier, l’opposition politique du Burkina se déporte dans la capitale économique et culturelle pour son grand meeting contre le referendum. Il aura lieu au stade Omnisports Sangoulé Lamizana qui a une capacité de plus de 25 000 places assises. Le remplir n’est pourtant pas une inquiétude pour l’opposition à en croire la présidente du Parti pour la démocratie et le changement (PDC). « Nous allons le remplir en haut, en bas et en recto-verso », soutient-elle. D’entrée de jeu, elle a d’abord salué les journalistes pour leur quête de professionnalisme dans le traitement de l’information. L’engagement des femmes dans les formations politiques de l’opposition n’est pas passé sous silence. Saran Sérémé leur a davantage souhaité le courage pour mener le combat du changement jusqu’au bout. Aux jeunes dont elle dit être fier, la présidente du comité d’organisation du grand meeting a loué le sens élevé de responsabilité de la jeunesse burkinabé qui sait se mettre au-dessus de la mêlée. « Nous avons une jeunesse qui se bat. Une jeunesse réaliste soucieuse d’un avenir meilleur dans la dignité », précise-t-elle. Comme ces jeunes et ces femmes, chaque Burkinabé, d’après elle, doit prendre ses responsabilités pour empêcher les différentes velléités qui sont en cours dans le pays. Des velléités palpables d’organisation du referendum en vue de maintenir Blaise Compaoré au pouvoir. Il est vrai que ce dernier (Blaise Compaoré) n’est pas plus explicite sur la question mais ses proches, ses amis, sa famille…, à en croire Mme Séré, ne le dissimilent plus. D’où l’appel de l’opposition politique à lutter pour éviter le chaos dans le pays. « Il faut que tout un chacun prenne ses responsabilités. On n’a pas le droit de rester neutre face à ces velléités qui menacent la paix dans notre pays. Une paix pourtant tant obtenue après de multiples combats » a-t-elle dit.

Si le terroir de la résistance dit non…

Considérée par la présidente du PDC comme le terroir de la résistance, la ville de Bobo-Dioulasso accueillera pour la première fois tous les présidents des partis de l’opposition. Ce serait une fois de plus le lieu pour dire NON au referendum. Et de renchérir : « Nous pensons que si Bobo dit non, rien ne pourra y faire ». Loin de prêter des intentions de régionalisme, il y a juste que l’opposition aspire aux changements en 2015. Le bâton de pèlerin est ainsi pris, selon la principale animatrice du point de presse pour expliquer exactement et clairement à la population que l’heure du changement a sonné. Paraphrasant Ezéchiel, Saran Sérémé rappelle qu’il y a un temps à toute chose. « Il y a un temps pour monter au pouvoir et il y a un temps pour le quitter », dit-elle avant d’inviter Blaise Compaoré à céder enfin la place parce que le peuple burkinabé ne veut pas de boulanger dans le pays. « Nous n’avons pas appelé à un coup d’Etat comme cela aurait été dans certains pays ; nous n’avons pas appelé à une insurrection populaire. Nous n’allons pas le faire parce que nous respectons l’esprit d’unité, de démocratie, de l’unité… qui sont les valeurs chères à notre pays », a-t-elle indiqué. A la question de savoir si l’opposition est confiante quant au remplissage effectif du stade, l’animatrice dira que l’on ne doit dévoiler ses stratégies de mobilisations. Elle donne cependant l’assurance d’une forte mobilisation de population convaincue et soif du changement. Quant au message il sera le même sauf qu’il peut différer en fonction du contexte national. A ce propos la présidente du comité d’organisation a demandé une minute de silence pour le repos de l’âme du juge Salifou Nébié assassiné le 24 mai dernier. « Une affaire qui ne dormira pas dans les tiroirs car les coupables seront arrêtés », foi de Saran Sérémé. Comme Ouagadougou les souscriptions pour soutenir les activités du Chef de file de l’opposition se poursuivront à Bobo-Dioulasso.

Bassératou KINDO

Pour le Faso.net

Grande meeting contre le referendum

Des difficultés constatées à Bobo-Dioulasso

Le comité local de l’organisation du grand meeting prévu pour le samedi 14 juin a été face à une certaine contrainte relative à l’autorisation d’occupation du stade. Le récit avec Moussa Zerbo, coordinateur du rassemblement des partis de l’opposition du Houet (RPOH).

« Nous venons par la présente vous informer que l’opposition politique organise un meeting au stade Omnisport Sangoulé Lamizana. A cet effet des citoyens seront appelée à se réunir pour investir le stade. Nous venons alors par la présente informer de la tenue dudit évènement », c’est en substance la correspondance adressée au maire de la commune de Bobo-Dioulasso Salia Sanou. Et Moussa Zerbo de poursuivre que : « A mon sens cela est très clair. La lettre a donc été déposée le lundi 2 juin. Ce n’est pourtant que le vendredi (6 juin) dans l’après-midi que nous recevions un courrier dans lequel il est dit de façon laconique qu’on devrait s’adresser à l’office de gestion des infrastructures (OGIF) pour l’occupation du stade. Sauf que nous, nous n’avons pas dit que nous allons occuper le stade. Le maire de la commune a fait ampliation en pagaille à certaines autorités de la ville. Nous avons répliqué le même jour. Nous lui avons dit que s’il comprenait bien le français qu’il relise la correspondance. En aucun moment et avec tout le respect que nous lui devons, nous n’avons pas d’occuper dit que nous allions occuper le stade. En annexe de la correspondance il y a avait une annexe qui a été fait par le chef de file de l’opposition et adressé à l’Office depuis Ouagadougou. Il a vite compris et c’est dans la nuit, le secrétaire général m’a appelé pour m’informer du « OK » pour du meeting. Ce qui est clairement écrit n’est pas indiscutable. C’était là la difficulté majeure. Outre alors cet état de fait, Moussa Zerbo a appelé les populations à ne voir les forces de l’ordre comme des ennemis. Ils seront là pour assurer la sécurité et des dispositions seront prises pour maintenir la discipline. Comme cela a été à Ouagadougou il est prévu l’organisation d’une activité du Congrès pour la démocratie le jour du meeting de l’opposition sur le plateau Yéguéré.

Bassératou KINDO

Pour le Faso.net

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