Les financiers en grève : « Nous exigeons du gouvernement le respect de la parole donnée »

mercredi 11 juin 2014 à 00h10min

Le Syndicat National des Agents des Finances (SYNAFI) observe une grève de 72 heures à compter du mardi 10 juin pour revendiquer du gouvernement l’application du protocole d’accord signé le 22 juin 2011 et qui prévoit la prise en compte de l’aspect indemnitaire. C’est à la Bourse du Travail que les agents des finances de la Capitale se sont retrouvés pour faire entendre leur cause.

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Les financiers en grève : « Nous exigeons du gouvernement le respect de la parole donnée »

C’est un cri de ras-le-bol que les agents des finances du Ministère de l’Economie et des Finances ont décidé de faire entendre durant trois jours. Ces agents qui sont chargés de l’exécution des dépenses publiques et de la mise en œuvre de la politique économique du gouvernement sont bien conscients que cette pause observée dans leurs activités aura des inconvénients sur les marchés publics, les appels d’offres, les engagements ou encore les dépenses de l’Etat, qui vont tout simplement s’arrêter. Mais, que faire dans la mesure où « le gouvernement reste campé dans son mutisme quant à l’application effective du protocole d’accord », a fait comprendre Souleymane Oumtana, Délégué à la mobilisation et à la communication du SYNAFI. Pourtant, le gouvernement s’était engagé en 2011 mais depuis, aucun point du protocole n’a été mis en application. Le point alléchant est l’indemnité de responsabilité financière pour laquelle ils demandent une augmentation et un rappel allant depuis 1998. Alors qu’en 2011 lors de la signature du protocole ils avaient accepté de faire table rase sur un nombre important de ces années et de s’accorder sur un paiement à partir de 2005, ils n’ont toujours pas obtenu gain de cause. L’application de ce protocole doit en plus fournir, entre autres, la révision des primes, le rappel des indemnités de logement qui stagnent depuis 2008.

« Non-respect de la parole donnée »

Au-delà de la non application du protocole d’accord, ce qui semble révolter les agents des finances, c’est ce qu’ils appellent ‘’indemnité de responsabilité’’, comme s’ils avaient été nommés par décret ou par arrêté. Pour Mohamed Savadogo, Secrétaire Général du SYNAFI, ce problème peut être résumé en quelques mots « non-respect de la parole donnée ». Et cette situation qu’ils qualifient d’injuste, contribue à creuser, à les entendre, la différence de rémunération entre les agents des finances et ceux des autres corps de métier du Ministère de l’Economie et des Finances que sont les comptables, qui sont chargés du maniement et de la sauvegarde des deniers publics, les fiscalistes chargés du recouvrement et les douaniers chargés du recouvrement dit de porte. Et ils n’entendent pas en rester là s’ils ne sont pas entendus à l’issue de ces trois jours de manifestation. Car, comme l’a dit Souleymane Oumtana, c’est par la lutte que ces derniers ont aussi engrangés des acquis.

Malheureusement, c’est toute l’économie du pays qui risque de prendre un coup.

Martiale ZONGO

Lefaso.net

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