CEP 2014 à Ouaga : La première journée se déroule bien, dans l’ensemble

mercredi 11 juin 2014 à 06h55min

Après ceux du BEPC la semaine dernière, c’est autour des candidats au Certificat d’études primaires (CEP) de se mettre à l’épreuve, depuis ce matin, mardi, 10 juin 2014. Cette année, plus de 353 073 candidats partent à l’assaut de ce premier diplôme. A Ouagadougou, le tour de quelques centres a permis de constater que « tout » se déroule bien, malgré quelques « soucis » énumérés çà et là.

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CEP 2014 à Ouaga : La première journée se déroule bien, dans l’ensemble

C’est le maire de l’arrondissement N°5 de Ouagadougou, Issouf Sakandé qui a donné, symboliquement, le top de départ à l’école ‘’Dagnöen A’’ à 7 h 15 mn avant d’entamer le tour de quelques centres de sa circonscription territoriale (arrondissement). « C’est un devoir pour nous de passer pour apporter notre soutien aux enseignants et encourager les candidats. Nous allons rendre grâce à Dieu pour le démarrage effectif. (…). Nous souhaitons beaucoup de courage et de chance aux élèves, aux enseignants et autre personnel d’appui », a campé le maire, M. Sakandé Le dispositif était déjà en place dès les premières heures de la journée, selon les responsables dudit centre. 175 candidats, répartis dans quatre(4) salles, prennent part à l’examen, a confié la présidente du centre Ruth Ouédraogo. Elle note la présence « effective » des différents acteurs : personnel administratif, surveillants, agents de santé, sécurité etc. Le même dispositif a été observé plus loin dans le même arrondissement au centre de « Koamba Lankoandé A » présidé par Claire Eudoxie Nikiéma. A notre passage juste après le démarrage de la première épreuve, la sérénité et la satisfaction se lisaient sur les visages. « Dans chaque salle, j’ai souhaité beaucoup de courage aux candidats et leur ai demandé de ne pas paniquer. Ils n’ont qu’à travailler comme d’habitude, comme s’ils étaient en classe », a confié Mme Nikiéma dont le centre totalise 285 candidats.

Les candidats, eux, sont concentrés sur leur sujet (la rédaction). Aucun retard dans le démarrage n’a été signalé dans les centres visités et l’on se satisfait également de l’ambiance entre acteurs. C’est le cas à l’école « Paspanga C » dans la circonscription Ouaga IV où 195 candidats, dont 68 candidats libres, prennent part au CEP 2014. A l’école « Gounghin nord D », Lassané Kiendrébéogo et son équipe ont aussi noté le « démarrage effectif des épreuves à 7 h 30 », se réjouissant en outre de la « présence effective de tout le personnel ». Dans ce centre, ils sont 256 candidats à aller à la recherche de ce parchemin. Au centre évangélique Gamaliel (circonscription Ouaga IXX sis au sud de la capitale, au quartier patte d’oie), Moumini Drabo, président du centre, affirme également : « Tout le monde a répondu présent. Que ce soit au niveau des surveillants, des maîtres accompagnateurs et même du personnel d’appui : la sécurité et la santé. Depuis ce matin, tout se passe bien sans difficultés et nous prions Dieu que ça se poursuit ainsi jusqu’à la fin de la session ». Ici, comme dans les autres centres, les cas d’absence sont le principal constat. Cependant, précise-t-on à chaque point de chute, « les absents sont surtout des candidats libres ». Qu’à cela ne tienne, les compositions se déroulent normalement à la satisfaction générale.

L’administration et des candidats libres interpellés

Si le dispositif général donne satisfaction, à certains niveaux, des insuffisances « majeures » ont été soulevées et l’administration a été interpellée. En effet, dans certains centres, l’agent de santé affecté ne dispose pas de trousse pour intervenir en cas de nécessité. C’est le cas à l’école « Gounghin nord D ». « L’appel, c’est surtout à l’administration. Au niveau de la santé, on a remarqué que l’agent est présent, mais sans trousse. Si un candidat venait à avoir un malaise, il faut forcément rejoindre un dispensaire. Alors que si l’agent avait le minimum, ça peut soulager l’enfant en attendant de le conduire dans un dispensaire », a relevé le président dudit centre, sis sortie ouest de la capitale aux environs de 10 h. Autre difficulté, c’est « l’indiscipline » dont ont fait mention certains responsables de centre au niveau des candidats libres. « Les candidats libres nous causent un peu de soucis. Il y a un problème de discipline à leur niveau. Ce matin, nous avons rappelé, dans chaque salle, la nécessité de préserver la discipline », ont relevé à certains endroits, des responsables de centre, appelant à l’observation de la discipline pour le bonheur de tous.

Des candidats, confiants à l’issue des épreuves de la matinée

« Stoïques », peut-on dire des candidats à l’issue de la composition de la matinée, en cette première journée. Pour les nombreux candidats accostés après les trois épreuves (rédaction, dictée et étude de texte), on note la sérénité. « …Un état d’esprit fondamental pour le succès », confie un enseignant. Malgré leur « jeune âge », c’est relaxes et sourire aux lèvres que nombreux se sont exprimés sur les épreuves. Ainsi, pour Ilboudou Machaoudou, les sujets ont été faciles. « L’étude de texte parlait de l’hyène, le singe et le lièvre. La dictée aussi a été facile. Je suis content et je pense que j’aurai mon CEP », exprime-t-il, pensant, « maintenant », aux épreuves de l’après-midi. « On nous a dit de revenir à 14 h. Nous allons composer Histoire-géographie et sciences », rappelle le candidat. Même ambiance avec Kouanda Kady qui s’est également dit confiante.

« J’ai d’abord bien lu les sujets pour les comprendre avant d’écrire. Ce n’était pas difficile. L’étude de texte était un peu dur mais c’était bon. J’ai bien composé et je n’ai pas eu peur », a pour sa part, expliqué Yankee Lionel.

Les épreuves se poursuivent dans l’après-midi avec histoire-géographie et sciences. Mercredi, ce sera le tour des calculs et dessin dans la matinée puis les oraux (lecture, récitation ou chant) dans l’après-midi. L’examen prend fin avec le sport, le troisième jour.

Conseils d’un responsable de centre aux parents d’élèves :

Les examens sont des moments difficiles pour les candidats. C’en est encore plus, lorsqu’il s’agit des tout-petits. Ils sont souvent désorientés, et à juste raison, lorsqu’il n’y a pas de grande personne à leurs côtés, pour les guider, les assurer, les encourager et les mettre en confiance. Mon message, c’est d’encourager certes les enfants mais surtout, les parents à encourager leurs enfants. Les enfants, laissés à eux-seuls, c’est difficile en cette période. Par exemple, pour la première matinée de composition, il est intéressant que l’enfant soit accompagné par son père ou sa mère ou un parent. On a vu des enfants qui n’étaient pas là à 7 h et les parents n’étaient pas au courant. En principe, un papa ou une maman devrait accompagner son enfant le premier jour, et resté à ses côtés jusqu’au démarrage effectif ou à la fin de la première épreuve avant de s’en aller. C’est important pour l’enfant et il faut que les parents tiennent compte de cela.

Oumar L. OUEDRAOGO

Lefaso.net

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