Lutte contre la malnutrition chez les enfants au Burkina : Christiane Tiao plaide pour plus d’efforts

mercredi 4 juin 2014 à 00h13min

A l’initiative du Réseau des parlementaires pour la promotion des droits de l’enfant (REPRODEN), une séance de plaidoyer en faveur de la lutte contre la malnutrition chez les enfants a réuni décideurs politiques, acteurs de la société civile, partenaires techniques et financiers (PTF). Une séance dont la marraine, Christiane Tiao a, et dépeint la situation de la malnutrition en Afrique et au Burkina, et appelé à plus d’engagement pour contrer le phénomène. C’était le 2 juin 2014, à Ouagadougou.

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Lutte contre la malnutrition chez les enfants au Burkina : Christiane Tiao plaide pour plus d’efforts

Les chiffres sont alarmants et « inacceptables », a martelé Christiane Tiao. En effet, relève-t-elle, environ 11% des enfants, soit près de 7 millions, souffrent de malnutrition aiguë, et environ 36% soit près de vingt-cinq millions souffrent de malnutrition chronique, en Afrique de l’Ouest et du Centre. « Au Burkina Faso, un enfant sur trois a un risque élevé de mourir de la diarrhée ou de toutes autres maladies infectieuses dont la cause sous-jacente est la malnutrition », a précisé Mme Tiao. Or, a-t-elle ajouté, « Des solutions existent et elles peuvent changer le destin de nos enfants ».

Ces solutions se trouvent, selon elle, dans l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène, la sécurité alimentaire et la qualité des soins de santé. Ces solutions peuvent et doivent être procurées ; car, les victimes sont entièrement impuissantes et dépendantes de nos décisions et de nos actions. Il faut donc agir.

Dans ce sens, la marraine de la cérémonie du jour lance un appel pressant au gouvernement, « afin que la lutte contre la malnutrition et le retard de croissance soit désormais une priorité nationale et qu’une ligne budgétaire y soit consacrée ». Une ligne budgétaire, telle est également la doléance du REPRODEN à l’endroit du gouvernement qui est, en outre, interpelé sur la nécessité d’instituer une journée nationale de lutte contre la malnutrition, d’accentuer cette lutte en milieu rural et dans les zones péri-urbaines où la fréquence de la pathologie est plus importante.

Les députés attendus dans l’œuvre législative

Pour sa part, le REPRODEN a pris l’engagement de faire en sorte que les parlementaires jouent le rôle qui leur revient, « à savoir, agir avec efficacité au sein de l’Assemblée nationale afin qu’un intérêt particulier soit accordé par chaque député, à la lutte contre ce fléau, à travers le vote de la loi, le consentement de l’impôt et le contrôle de l’action gouvernementale ». En tout cas, ils auront été invités par le président de l’institution parlementaire, à travers la voix de la cinquième vice-présidente de l’AN, Korotimi Ouédraogo, à saisir l’opportunité qu’offre la séance de plaidoyer, « pour recueillir des idées d’actions parlementaires qui pourraient permettre au Burkina Faso de vaincre ce fléau une fois pour toutes ». D’eux, la marraine Christiane Tiao dira attendre l’adoption « dans les meilleurs délais », d’une loi « en faveur de la gratuité des soins de santé aux enfants de 0 à 5 ans ».

Les PTF réaffirment leur disponibilité…

Et après avoir invité les OSC à s’engager résolument dans cette lutte, Mme Tiao a émis le vœu de voir les PTF allouer plus de ressources à l’Etat et aux ONG actives dans le domaine, « afin que soit formulé et mis en œuvre un plan de lutte contre la malnutrition en vue de son éradication d’ici à 2025 ». Déjà, le chef de file des PTF de la nutrition dans notre pays, l’UNICEF a, par la voix de son Représentant Marc Rubin, tenu à assurer quant à la disponibilité de ces partenaires à apporter leurs appuis « dans toute action visant à lutter contre la malnutrition et au-delà, à renforcer les droits des enfants du Burkina ».

Les enfants appellent à plus d’égard à leur endroit

Vivement attendu, le message des enfants ce 2 juin 2014, aura été pertinemment explicite et poignant sur les conséquences de la malnutrition. Pour finir, la représentante des enfants a lancé à l’endroit du président du Faso, du Premier ministre et de son gouvernement, du président de l’AN, des députés, des PTF, des ONG, du REPRODEN, et des associations : « Faites de la lutte contre la malnutrition une priorité », « aidez-nous à grandir normalement », « aidez nos mamans et nos papas à ne plus perdre nos frères et sœurs à cause de la malnutrition alors que notre pays peut nourrir tous ses enfants ! »

Fulbert Paré

Lefaso.net

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