Mahamady Koussoubé, secrétaire général du SYNAMICA : « Nous pensons que nous serons entendus »

lundi 19 mai 2014 à 22h49min

Le Syndicat national des agents du Ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (SYNAMICA) organise, les 19 et 20 mai, un sit-in au sein du ministère et des directions régionales du département. Interrogé par Lefaso.net, Mahamady Koussoubé, Secrétaire général du Syndicat est revenu sur les raisons de cette manifestation.

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Mahamady Koussoubé, secrétaire général du SYNAMICA : « Nous pensons que nous serons entendus »

Lefaso.net : Quel est l’objet de ce sit-in ?

Nous avons organisé ce sit-in en réaction au mutisme autour du traitement réservé à nos préoccupations. Cela fait bientôt 3 ans que nous avons déposé un certain nombre de problèmes sur la table de nos responsables. Certes, il y a eu quelques tentatives de réponses mais pour les principales d’entre elles, il n’y a aucune réaction.

Quelles sont vos préoccupations ?

Nous souhaiterions d’abord la mise en place d’un fonds d’équipement que certains appellent « fonds commun » au sein du ministère car plusieurs ministères en bénéficient déjà. Ensuite, il y a la question de la nomination des conseillers économiques dans les ambassades du Burkina Faso à l’étranger. On s’est rendu compte que c’est devenu un poste où l’on nomme des gens qui n’apportent pas grand-chose par rapport à ce qu’on pourrait attendre d’eux. Jusqu’à ce jour, ces préoccupations n’ont pas connu, ne serait-ce que des tentatives de réponse.

Qui sont les responsables de cette situation ?

Nous ne désignons pas directement des responsables. Nous avons interpellé jusqu’au Premier ministre pour expliquer qu’il serait temps de marquer un point d’arrêt à un ensemble de pratiques qui existent depuis quelques années. Il faut que ces problèmes puissent être corrigés de façon définitive afin de redorer le blason de notre Ministère.

Pensez-vous que cette manifestation peut faire changer les choses ?

Dès le départ, nous n’avons jamais voulu de cette manifestation car il y a d’autres manières de régler les problèmes que d’en arriver à des rapports de force mais, si nous en sommes là, c’est parce que notre approche n’a pas été la bonne jusqu’à présent. C’est la première fois qu’une telle manifestation se déroule au sein de ce département et nous espérons être entendu. Avant d’en arriver là, il y a eu des tentatives de dialogue qui n’ont pas été à la hauteur de ce que nous pouvions attendre. Nous pensons réellement que nous serons entendus et que ça va apporter quelque chose.

Que prévoyez-vous si ce n’est pas le cas ?

Nous n’en sommes pas encore là. Pour l’instant, nous en sommes au stade où nous disons : « voilà ce que nous voulons, voilà ce que nous attendons de la part de nos autorités ». C’est légitime de se demander ce qu’il adviendra après mais nous aviserons en temps opportun sur la conduite à tenir et la suite à donner à notre manifestation. Il y a tellement de voies possibles. Nous espérons sincèrement que ce cri du cœur - qui n’est pas une démonstration de force - sera tout de même entendu.

Entretien réalisé par Pierre MARECZKO

Lefaso.net

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