Situation nationale : La jeunesse du CFOPB interpelle l’opinion nationale et internationale

dimanche 18 mai 2014 à 23h16min

Les jeunes des partis de l’opposition réunis au sein du CFOPB, tiennent à
interpeler l’opinion nationale et internationale sur la situation préoccupante
actuelle de notre très cher pays, le Burkina Faso.

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Situation  nationale : La jeunesse du CFOPB interpelle l’opinion nationale et internationale

En effet depuis le 15 octobre 1987, le président Blaise Compaoré et son clan
règnent sans partage et de façon autocratique sur notre pays, le Burkina
Faso, « Pays des Hommes Intègres ».

Aussi la jeunesse des partis de l’opposition tient à rappeler que depuis 27 ans
de règne sans partage, Blaise Compaoré a fait modifier l’article 37 de notre
constitution, texte sacré qui fonde les aspirations de notre nation et du
peuple burkinabé, à deux reprises dans le seul but de s’éterniser au pouvoir.

La limitation à 2 du mandat du Président du Faso est un consensus national
obtenu par le peuple à l’issue de la grave crise consécutive à l’assassinat
odieux du journaliste Norbert Zongo et de ses 3 compagnons. Ce compromis
a permis de sauver la paix sociale et remettre la démocratie sur les rails.
Malheureusement, force est de constater que cette paix chèrement acquise,
est remise en cause par le président Blaise Compaoré et son clan, qui depuis
deux ans manœuvrent par tous les moyens pour modifier pour une troisième
fois l’article 37 de notre constitution afin d’offrir au Président Blaise Compaoré
une présidence à vie. Ce serait pour la jeunesse du Burkina Faso et le peuple
Burkinabé en général, un processus illégitime et un recul dangereux de notre
démocratie.

Par conséquent, nous, jeunes des partis de l’opposition politique, attachés au
changement, épris de paix et de democratie mettons en garde le président
Compaoré et son clan, contre toute tentative de tripatouillage de notre Loi
fondamentale. La jeunesse burkinabé en général, fatiguée et dégoutée par
ce long règne sans perspective, s’opposera par tous les moyens à cette
forfaiture. En tout état de cause nous tiendrons le président Compaoré
comme seul responsable de toute dégradation de la paix sociale.
Face à cette situation la jeunesse Burkinabé, à travers la jeunesse du CFOPB
et alliés, tient à interpeler la communauté internationale notamment :
- l’Union Africaine quant à l’application de la charte Africaine sur la
démocratie et les élections en ses articles 23 à 24 ;
- La CEDEAO afin qu’elle active son mécanisme de prévention des
crises ;
- Les USA, qui malgré les discours clairs et directs du Président Obama au
Ghana ; discours dans lequel, il disait que « l’Afrique n’a pas besoin

d’hommes forts, mais d’institutions fortes » et récemment de la
déclaration de son secrétaire d’Etat John Kerry à l’endroit du président
Joseph Kabila pour le respect de la Constitution de cette nation sœur
qu’est la RDC, mais reste muet sur le cas du Burkina ;
- L’UE et particulièrement la France qui depuis le sommet de la Baule
avait sonné le glas des régimes dictatoriaux et donné un espoir à la
démocratisation des régimes africains et inviter le président Hollande à
s’inscrire dans cette dynamique.

L’histoire récente de la sous-région notamment celle de la Côte-d’Ivoire,
nous enseigne que c’est maintenant que la communauté internationale doit
intervenir pour dire NON aux tentatives de tripatouillage constitutionnel que
Blaise Compaoré et son clan veulent opérer pour s’éterniser au pouvoir !

C’est maintenant que les partenaires traditionnels de notre pays avec en
tête, la France, l’Union Européenne, les Etats unis d’Amérique, et la Chine-Taiwan doivent avoir le courage d’agir pour épargner à nos populations
et à celles de la sous-région des lendemains difficiles !

Nous tenons à réaffirmer ici et maintenant que notre union est sans faille pour
opposer une résistance farouche aux velléités de tripatouillage de notre
constitution. Notre détermination est totale.

Nous lançons donc un appel solennel à la communauté internationale pour
qu’elle prenne position avec le peuple burkinabé contre ces projets du
président Blaise dès aujourd’hui.
Nous, jeunesse de l’opposition politique dit NON au REFERENDUM inutile dont
l’objectif est d’asservir la population sous le joug du clan Compaoré. Nous y
opposerons une résistance farouche jusqu’à notre dernière énergie et libérer
définitivement notre peuple et notre pays.

NON AU REFERENDUM
NON A La modification de l’ARTICLE 37
NON A la mise en place du SENAT

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