Journée internationale du travail : les syndicats exigent un relèvement du SMIG à 50 000 FCFA

vendredi 2 mai 2014 à 01h12min

A l’occasion de la Journée internationale du travail, les organisations syndicales ont remis, ce jeudi 1er mai 2014, leur cahier de doléances au Ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Vincent Zakané. Les syndicats exigent entre autres le relèvement du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) à 50 000 FCFA.

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Journée internationale du travail : les syndicats exigent un relèvement du SMIG à 50 000 FCFA

C’est désormais une tradition. A chaque fête du travail, les organisations syndicales du Burkina organisent une marche pour réclamer à l’Etat de meilleures conditions de vie et de travail. Cette année encore, la tradition a été respectée.

Partis de la Bourse du Travail aux environs de 9h, les travailleurs se sont d’abord rendus au siège de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) où les attendait un comité d’accueil composé des Ministres Vincent Zakané, Alain Zoubga de l’Action sociale et de la solidarité et d’Amadou Diemdioda Dicko, délégué à l’Alphabétisation. Après les salutations d’usage, le président du mois des centrales syndicales, Olivier Ouédraogo, a remis au ministre Vincent Zakané, le cahier de doléances 2014 des travailleurs.

Le cahier de doléances se compose des 41 points contenus dans le cahier de l’année dernière qui n’avait pas eu de réponses de la part du gouvernement. A ces points, les organisations syndicales ont ajouté 4 nouvelles réclamations. Il s’agit notamment du relèvement du SMIG à 50 mille francs CFA, de l’application effective de la nouvelle grille indemnitaire aux salariés du public et des collectivités territoriales, de la suppression de l’IUTS sur les primes et indemnités servies aux travailleurs du privé et des établissements publics de l’Etat et de la relecture consensuelle de l’arrêté portant procédures de traitement et modalités de liquidation de la retenue pour fait de grève « en vue de corriger les injustices. »

Lors de la crise de 2011, le gouvernement avait, pour calmer la situation, pris des engagements avec les partenaires sociaux. Mais trois ans après, ces engagements n’ont toujours pas été tenus. C’est aussi le cas de certains points des accords de 2012 et 2013 d’où la nécessité pour les syndicats de rafraîchir la mémoire à l’exécutif. Ils ont ainsi joint en annexe 1, la liste de ces engagements. Ce sont entre autres la création d’une structure spécifique centralisée pour la gestion du secteur de l’économie informelle, l’adoption d’un texte autorisant les travailleurs licenciés ayant au moins 180 mois de cotisation, qui sont à moins de 5 ans de la retraite et ayant cessé toute activité salariée, à faire valoir immédiatement leur droit à la pension, la prise d’un décret portant compensation à la CNSS à 15 ans pour tous les travailleurs déflatés ayant 13 ans d’ancienneté. Bassolma Bazié demande également l’assouplissement des conditions d’octroi de prêts en faveur de l’économie informelle.

De retour à la Bourse du Travail après avoir arpenté l’Avenue Kwamé Nkrumah puis celle au nom de Mgr Johanny Thevenoud, les travailleurs ont, au cours d’un meeting, dénoncé leurs conditions de vie et de travail, analysé la situation nationale marquée par « une recomposition du paysage politique actuel » et des luttes pour le changement. Ils ont mis le vœu que le gouvernement se penche sur leurs doléances afin que les conditions changent. Rendez-vous a été pris pour d’autres occasions de lutte. Car contre les délestages et les coupures d’eau, le président de la Coalition nationale contre la vie chère (CCVC), Chrysogone Zougmoré, a appelé les populations à s’organiser même dans les quartiers pour des luttes. « Organisons-nous dans nos quartiers et arrondissement, au sein de la CCVC, pour exiger de l’Etat, de l’eau et de l’électricité, ainsi que les réparations de dommages subis par les usagers du fait de ces coupures », a-t-il conclu.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 1er mai 2014 à 21:56, par kbs
    En réponse à : Journée internationale du travail : les syndicats exigent un relèvement du SMIG à 50 000 FCFA

    Et la grille salariale ? A quand la correction de l injustice subie par les agents de la fonction publique appeles "fonctionnaires" ?

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  • Le 2 mai 2014 à 06:16
    En réponse à : Journée internationale du travail : les syndicats exigent un relèvement du SMIG à 50 000 FCFA

    Il ne faut pas les centrales syndicales oublient qu’il ya des agents qui ne sont pas satisfaits de la nouvelle grille indemnitaire. Il s’agit des agents de la catégorie D qui se retrouve avec 12500 f d’indemnité de logement contre 25000 f pour leur collègue de la catégorie C. Pourtant il n’y avait que 1000f qui les séparait (12500 f et 13 500 f). Donc au finish, ce sont les petits qui ont été sacrifiés. C’est dommage qu’on ne s’est pas soucié des agents de petites catégories

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  • Le 2 mai 2014 à 09:31, par tchourabiè
    En réponse à : Journée internationale du travail : les syndicats exigent un relèvement du SMIG à 50 000 FCFA

    est-ce ce syndicat n’a pas été corrompu ? de tout ça on n’a même pas entendu parler de la grille salariale. est-ce sujet est clos ? syndicat prend nous au sérieux. j’ai le bulletin d’un agent contractuel qui est en catégorie C et qui touche plus de 50 000f de différence que moi qui suis en A. (je parle du salaire indiciaire. quelle injustice !)

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  • Le 2 mai 2014 à 11:05, par Fonctionnaire-juriste
    En réponse à : Journée internationale du travail : les syndicats exigent un relèvement du SMIG à 50 000 FCFA

    L’Etat est-il en droit de faire des retenues sur le salaire des travailleurs pour fait de grève ? Quel est son fondement juridique ? Aller en grève serait-il un non droit ou un faute professionnelle ? L’arrêté conjoint de 2013 portant fixation des conditions de retenu sur salaire pour fait de grève se fondent sur quel texte fondamental ou législatif ?

    Toutes les idées convergent sur le principe que le travailleur n’ayant pas exécuter sa part de contrat avec l’Etat le jour de grève, ne devrait pas percevoir l’équivalent du salaire. Ainsi, pourrait-on dire que aller en grève n’est pas faire son travail ? Si c’est le cas, est-ce finalement un droit aux travailleurs de faire la grève ?

    Si on assimile le droit de grève ("autorisation de grever") au droit au congé administratif ou au droit de s’absenter (autorisation d’absence), la retenue pour fait de grève ne serait-il pas la négation du droit de grève ; autrement, cette retenue opérée n’est-elle une entrave au liberté syndicales ?
    Fin de ma plaidoirie

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  • Le 2 mai 2014 à 12:08, par Fonctionnaire-juriste
    En réponse à : Journée internationale du travail : les syndicats exigent un relèvement du SMIG à 50 000 FCFA

    L’Etat est-il en droit de faire des retenues sur le salaire des travailleurs pour fait de grève ? Quel est son fondement juridique ? Aller en grève serait-il un non droit ou un faute professionnelle ? L’arrêté conjoint de 2013 portant fixation des conditions de retenu sur salaire pour fait de grève se fondent sur quel texte fondamental ou législatif ?

    Toutes les idées convergent sur le principe que le travailleur n’ayant pas exécuter sa part de contrat avec l’Etat le jour de grève, ne devrait pas percevoir l’équivalent du salaire. Ainsi, pourrait-on dire que aller en grève n’est pas faire son travail ? Si c’est le cas, est-ce finalement un droit aux travailleurs de faire la grève ?

    Si on assimile le droit de grève ("autorisation de grever") au droit au congé administratif ou au droit de s’absenter (autorisation d’absence), la retenue pour fait de grève ne serait-il pas la négation du droit de grève ; autrement, cette retenue opérée n’est-elle une entrave au liberté syndicales ?
    Fin de ma plaidoirie

    Répondre à ce message

  • Le 2 mai 2014 à 12:31, par FATIGUE FATIGUE
    En réponse à : Journée internationale du travail : les syndicats exigent un relèvement du SMIG à 50 000 FCFA

    MOI PARTICULIEREMENT JE SUIS A L’ATTENTE DE LA NOUVELLE GRILLE SALARIALE. MAIS IL VA FALLOIR QUE LE MINISTRE DE L’ECONOMIE ET FINANCES ET LE MINISTRE DE L’HABITAT SOIENT PRESENTS. VOICI DEUX MINISTERES QUI M’ENERVENT PLUS. JE ME JUSTIFIE EN COMMENCANT PAR LE MINISTERE DE L’ECONOMIE ET FINANCES OU IL Y A DE L’INJUSTICE CAR JE NE PEUX PAS COMPRENDRE QUE PENDANT LES AUTRES FONCTIONNAIRES PLEURENT PARCE QU’IL N Y A PAS DE L’ARGENT, AU MEF ON CONTINUE DE PARLER DE 13è MOIS OU ENCORE CHAQUE 6 MOIS ON LEURS PARTAGE DE L’ARGENT SOIT DISANT FONDS COMMUN. QUI PEUT ME DIRE CE QU’ILS FONT DE PLUS QUE LES AUTRES FONCTIONNAIRES ? IL FAUT SAVOIR QUE CE SONT LES AUTRES AGENTS QUI TRAVAILLENT POUR FAIRE RENTRER L’ARGENT ET PUIS EUX, ILS NE FONT QUE ENCAISSER. SI JE DOIS PRENDRE TROIS EXEMPLES SUR QUELQUES MINISTERES AVEC UN PETIT RESUME : MENA UN MINISTERE QUI FORME TOUT LE MONDE SANS OUBLIER LES FINANCIERS ; MINISTERE DE LA SANTE, FAITES UNE ANALYSE SUR LES RECETTES QUE FONT RENTRER LES AGENTS DE SANTE EN MATIERE DES FRAITS DE CONSULTATIONS PAR JOUR SANS OUBLIER QU’ILS NOUS SAUVENT TOUS LA VIE ET JE VAIS ARRETER SUR UN AUTRE MINISTERE QUE BEAUCOUP IGNORENT SON ROLE A SAVOIR LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, IL FAUT SAVOIR QUE C’EST LA-BAS SONT SIGNES LES TRAITES , ACCORDS ET CONVENTIONS EN MATIERES DU COMMERCE,ECHANGES AVEC LES AUTRES PAYS. SANS CE MINISTRERE, LE TRAFIC DES BIENS ET DES PERSONNES SE SERAIENT PAS FACILE. C’EST POUR DIRE QUE TOUS LES MINISTERES JOUENT DES ROLES TRES IMPORTANTS POUR LA NATION ALORS IL DEVRAIT PAS AVOIR DES PRISES DE POSITION DU GOUVERNEMENT EN ACCORDANT DES FONDS COMMUNS A UN SEUL MINISTERE EN OUBLIANT LES AUTRES. ET SI LES AUTRES DECIDENT DE FERMER LEURS PORTES, QUE SERA LE FASO ? JE DEMANDE AU PM, AU MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET BIEN SUR L’INTOUCHABLE MINISTERE DE L’ECONOMIE ET FINANCE DE REVOIR CE SUJET POUR LA SUPPRESSION DES FONDS COMMUNS DE 13è MOIS QUI EST DEVENU CHAQUE SIX MOIS CAR JE SUIS SUR QU’AVEC LE TEMPS ILS VONT NOUS PARLER DE TROIS MOIS TROIS MOIS.
    JE PARS VERS LE MINISTRE DE L’HABITAT. MONSIEUR LE MINISTRE, ARRETEZ DE NOUS INSULTER QUAND VOUS PARLIEZ DE LOGEMENTS SOCIAUX. COMMENT ON PEUT COMPRENDRE QUE D’UNE MAISONNETTE D’UNE CHAMBRE SALON CUISINE ET WC SUR UN TERRAIN DE 250 M2 DOIT COUTER 9 000 000 F CFA ? EN PLUS C’EST PAS CONSTRUIT. DANS LE QUOTIEN N°1052 DU VENDREDI 02 MAI 2014 A LA PAGE N°6 ON NOUS PARLE DES PARCELLES VIABILISEES EN VENTE DONT LES PRIX VARIENT ENTRE 15 000 FCFA ET 35 000 FCFA LE METRE CARRE. 15 000 FCFA A LOUMBILA ET 35 000 FCFA A PISSY ET LE PROMOTEUR EST SIIWP. C’EST CETTE SOCIETE QUI A EU LE MARCHE DE CONSTRUCTION DES LOGEMENTS DE BASSINKO. DITES MOI MONSIEUR LE MINISTRE QUI PEUT ACQUERIR CE LOGEMENT ET CES TERRAINS ? OU NOUS LES PAUVRES FONCTIONNAIRES QUE NOUS SOMMES POUVONS AVOIR SOIT 10 500 000 FCFA POUR PAYER UN TERRAIN DE 300 METRES CARRE A PISSY SANS OUBLIER QU’IL FAUT CONSTRUIRE.
    MOI, PARTICULIEREMENT JE TROUVE TOUS CES DEUX CAS DE L’INJUSTICE POUR NOUS LES BURKINABE. MAIS SACHEZ QUE TOT OU TARD DIEU JUGERA CHACUN DE NOUS POUR TOUT ACTE QUE NOUS POSONS SUR LA TERRE. JE DIS BIEN TOT OU TARD.

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