Amnesty International : La section Burkina s’attaque aux droits sexuels et reproductifs

mercredi 16 avril 2014 à 00h29min

Dans le cadre de la célébration du 53e anniversaire d’Amnesty International, la section Burkina a organisé une soirée d’échanges et d’animations à l’institut français de Bobo-Dioulasso, le samedi 12 avril 2014. Plus de deux heures de partages d’informations sur l’état des violations des droits humains dans le monde.

Amnesty International : La section Burkina s’attaque aux droits sexuels et reproductifs

Le public bobolais continue de réclamer les échanges initiés par la section Amnesty international/Burkina à l’occasion de la soirée anniversaire dans la ville de Sya. Dès 18 h, la cafète de l’Institut français bondait déjà de monde qui attendait patiemment le début de la rencontre. L’entrée en matière est une projection d’extraits de film du mouvement. Des extraits qui reviennent sur l’historique de sa création, ses idéaux, ses représentations, les actions menées et qui continuent d’être menées en faveur de la défense et de la promotion des droits humains. Autres révélations des actions d’Amnesty international, la rédaction des lettres officielles, les signatures de pétitions, la lutte contre la peine de mort, le traité sur le commerce des armes, les violences faites aux femmes et aux enfants, bref… la torture de façon générale dans le monde. Les échanges, selon Roger Minougou, coordinateur croissance et activisme Amnesty International/Burkina, ont permis de mesurer l’intérêt qu’accorde le public aux actions du mouvement international. « Nous avons senti que les populations ont encore besoin de plus d’éclairages sur Amnesty international et les actions qu’il mène dans le monde et particulièrement au Burkina », indique M. Minougou. En effet, cette soirée anniversaire, a-t-il expliqué, entre dans la dynamique de la section burkinabé d’Amnesty international de célébrer la naissance du mouvement qui est à sa 53e année d’existence, puisqu’il a été créé officiellement le 28 mai 1961. Les responsables actuels du mouvement sont donc en train de célébrer cet anniversaire par anticipation en organisant, en prélude, plusieurs activités. Placée sous la thématique, « Faites briller la flamme », il s’agira pour eux, de lancer un appel à tout un chacun afin qu’il apporte sa contribution à la promotion des droits humains. « Que nous soyons tous proactifs de sorte à ce que la flamme allumée par notre fondateur Peter Beninsson en 1961 ne s’éteigne pas tant qu’il y aura des violations des droits humains dans le monde », lance Roger Minougou.

« Mon corps, mon droit », pour vulgariser l’information sur les droits sexuels

Le 8 mars dernier, Amnesty International/Burkina a lancé officiellement une campagne dénommée : « Mon corps, mon droit », qui traite essentiellement des droits sexuels et reproductifs. Cela, explique le coordinateur croissance et activisme, « parce que les rapports fournis par le mouvement dans son ensemble révèlent que partout dans le monde, des femmes et des hommes sont, soient contraintes d’avoir des enfants, de se marier ou tout simplement qu’ils sont dans l’ignorance totale de leurs droits à la sexualité et à la reproduction ». D’où cette campagne pour traiter essentiellement de la question de l’accès à l’information sur la sexualité. Au Burkina, la coordination d’Amnesty International entend traiter spécifiquement la question sous l’angle de l’accès à l’information et surtout au service de la planification familiale. Et Roger Minougou d’informer qu’après l’étape de Bobo-Dioulasso, ils continueront les activités en termes d’éducation et de sensibilisation pour une amélioration des droits humains dans le monde. Aussi, le 13 mai prochain, sera lancée la campagne contre la torture, toujours dans le cadre des festivités de l’anniversaire qui s’étendra jusqu’au 28 mai 2014. Une belle soirée anniversaire qui s’est soldée par une prestation musicale du groupe Folikan de Bobo-Dioulasso.

Bassératou KINDO

Pour le Faso.net

Messages

  • c’est comme cela vous commencez et après c’est pour nous faire croire que l’homosexualité est un droit en Afrique.

    • À Vérité. Je crois que vous avez mis le doigt là-dessus. Ca ne paraît pas très net, tout cela. A-t-on besoin de sillonner le pays pour apprendre aux gens ce qu’ils peuvent faire de leur corps, surtout ici en Afrique ? Ou s’agit-il de leur faire découvrir de nouvelles "possibilités" venues de là où on sait ? "Mon corps, mon droit", d’accord, mais sans importation de pièces culturelles de rechange. Je crois que nous vivons très bien avec nos originaux !

  • Je suis d’accord avec Vérité. C’est comme cela que ça commence. Le problème est que ces pauvres responsables locaux sont candides et inconscients. Leurs partenaires vont les amener tranquillement et doucement vers d’autres sujets qui les intéressent. Mais en attendant, on présente la chose de manière à copter tout le monde. Ah ! les pauvres ! Moi aussi, je militais dans des structures militantes et c’est maintenant que je comprends l’astuce de ces ONG. J’avoue que j’ai compris mais après avoir fait du tord à mon peuple que j’ai prétendu aimer et servir.

  • C’est les premières démarches pour donner raison à l’homosexualité au Faso, mais sa ne passera pas. Si vous avez des parents mélangés, ici nous sommes pure Burkinabè et cela n’est pas dans notre culture. Si c’est aussi votre job, qui vous contrainte à préparer ces histoires, il faut trouver d’autres activités.

    Merci

    • En tout cas ça sent des non dits. Je ne vois pas l’utilité d’un tel debat dans un pays où les gens cherchent à manger quand on sait que le dynamisme de bakari est fortement tributaire du volume de remplissage du ventre. C’est une juste un ballon d’essai et ils reviendront incessament à la charge.

  • Félicitation a AIBF pour leur lutte quotidien.Beaucoup de Burkinabé sont ignorent.

  • Amesty internationnal là c’est des mounafica.
    Si on vous entends un jour parler des homosexuels ici vous risquez quitter ce pays

  • Attention au titre ! Parce que si "La section Burkina s’attaque aux droits sexuels et reproductifs", ces droits n’auront plus leur raison d’être ! Quand on sait que cela devrait être le contraire.

  • je pense qu’il serait mieux de chercher vraiment et savoir ce qu’est L’ONG ET CE QU’ELLE FAIT et les objectifs visés avant de faire des commentaires. A mon humble avis et selon ce que je connais de cette ONG c’est qu’elle oeuvre pour le bien être des populations (surtout pour la femme et l’enfant) pour leur épanouissement. J’ai suivi plusieurs formations avec les membres de l’ONG et je pense que l’idée qu’ils ont y va de nos intérêts.

  • Nous ne sommes pas dupes. Ils préparent le terrains pour la reconnaissance des droits des pédés ! Ensuite on nous dira que l’aide au Burkina est conditionnée par leur acceptation. Le danger c’est ne sait pas ou ça va s’arrêter. Après l’homosexualité, ça sera au tour de l’inceste, puis de la zoophilie etc. D’être légalisés. Soyons vigilants !

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