ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

mardi 8 avril 2014 à 19h55min

Près de 40 jeunes ont mis le feu aux marchandises d’une boutique située près du marché appelé « 14 Yaar », à Ouagadougou. Le propriétaire de la boutique, selon les sources de Kantigui, aurait délibérément « cogné » un jeune homme avec sa voiture avant de descendre l’achever avec de gros cailloux.

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Ce drame se serait produit dans la nuit du lundi 7 avril 2014, selon les témoignages recueillis par Kantigui. Selon les mêmes sources, La victime, de son vivant, aurait enceinté la fille de son bourreau. Les justiciers ont défoncé la porte de la boutique, arrosé les marchandises de pétrole, fait sortir toutes les marchandises et mettre le feu au grand dam des riverains qui ont demandé de ne pas le faire, de peur de voir les maisons voisines s’embraser. Ces derniers ont ensuite mis à sac une vieille fourgonnette appartenant au propriétaire de la boutique. Un jeune qui voulait s’interposer a échappé de peu à la furie des justiciers. Kantigui qui est arrivé sur les lieux en même temps que la police-secours n’a constaté que des marchandises consumées par les flammes, une fourgonnette saccagée, la porte de la boutique défoncée, et une foule de personnes allant chacune de son commentaire. Aux dernières nouvelles, le propriétaire de la boutique serait porté disparu.


Un non-lieu dans l’affaire des ex-garderies populaires

Kantigui, soucieux de la bonne marche des institutions républicaines, a appris que la plainte contre le directeur régional de l’Action sociale et de la Solidarité nationale du Centre, déposée le 16 septembre 2008 vient de connaître son épilogue. En effet, la justice a, par ordonnance, du 21 février 2014, conclu à un non-lieu dans cette affaire. Kantigui se rappelle qu’à l’époque des faits, le directeur régional de l’Action sociale du Centre, Raphaël Zong-Naba et deux autres personnes de cette structure avaient été accusées, suite à un contrôle de l’inspection du ministère de l’Action sociale, de détournement de fonds des ex-garderies populaires à hauteur de 29 628 623 F CFA. Il convient de relever que le rapport de l’ASCE 2010 indiquait une somme de plus de 58 millions de FCFA. Le nom de M. Zong-Naba publié dans la presse indiquait sa supposée implication dans cette affaire dont le montant était estimé à 58 millions de FCFA. Il occupait aussi le poste de secrétaire général du ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale. Si Kantigui se félicite du dénouement de cette affaire, il reste dubitatif sur le comment faire pour éviter les préjudices graves que subissent les agents de l’Etat, tout en imprimant une rigueur dans la gestion des biens publics.


Difficiles tractations entre Essakane et les riverains

Dans la mise en œuvre de sa phase d’extension, la société minière IAMGOLD Essakane S.A a entrepris une enquête publique, étalée sur un mois, en vue de donner des informations utiles aux populations touchées par le projet et recueillir leurs préoccupations. Kantigui, dans ses pérégrinations, a appris que les séances de cette enquête publique qui regroupent toutes les parties impliquées dans le processus, connaissent des débats « fort intéressants » dans la mesure où chaque partie défend ses intérêts « bec et ongles ». IAMGOLD Essakane SA a beau prendre toutes les dispositions sécuritaires et sanitaires, « conformément aux normes nationales et internationales », les populations riveraines en demandent plus, surtout « qu’elles ont perdu les avantages qu’elles tiraient de l’orpaillage, des zones de pâturages et d’agriculture » dans la zone. Les préoccupations des populations qui sont tombées dans les oreilles de Kantigui, ont trait à l’amélioration des conditions de vie, la prise en compte des impacts du projet sur la santé, la protection de l’environnement et surtout, la question de l’après-mine qui « risque d’être un cauchemar si rien n’est fait ». Du côté de la mine, l’on rassure que tout sera mis en œuvre « selon la règlementation en la matière ». Affaire à suivre donc…


Caisse nationale d’épargne : ces carnets qui se font toujours attendre

La Caisse nationale d’épargne, a lancé en 2013, une opération de renouvellement des livrets d’épargnes. Toutefois, cette opération ne se passe pas sans désagréments. Cela fait plus d’un an, que des clients qui se sont exécutés se plaignent, faute de n’avoir pas encore obtenu le nouveau livret. C’est le cas de ce client, le reçu de dépôt datant de janvier 2013 en main, que Kantigui a vu se plaindre. Il s’est dit déçu et excédé d’entendre depuis de longs mois cette fameuse phrase : « votre livret n’est pas encore prêt ». Après explication, Kantigui a appris que ce dernier qui aurait déposé son livret au poste de Nemnin en janvier 2013 a été envoyé au service du contentieux du siège de la Caisse nationale d’épargne pour connaître les raisons du retard dans l’obtention de son nouveau livret. Là, les responsables lui ont expliqué qu’il y a eu deux retraits le même jour sur son compte sans que cela n’apparaisse sur son carnet. Ce qui signifie que le client a droit à un montant inférieur à celui indiqué sur le carnet. Il se dit victime d’une erreur qu’il n’a pas commise et s’indigne que la Caisse ne puisse pas situer les responsabilités. S’il est vrai que tous les retraits et versements sont indiqués dans le livret d’épargne, et s’il est vrai qu’il existe des bulletins de retrait ou de versement, Kantigui pense que la Caisse devrait pouvoir débloquer la situation. Il demande encore plus d’efforts pour atténuer le mécontentement des uns et des autres quant aux désagréments causés par cette opération de renouvellement.


Commune de Kando, ça coince toujours

Kantigui, dans son rendez-vous avec les lecteurs, le mercredi 2 avril dernier, avait évoqué le blocage du conseil municipal de Kando dans le Kourittenga. Eh bien ! Ce qui était annoncé, s’est effectivement produit le vendredi 4 avril 2014. Les principaux bénéficiaires de la communalisation (la population) ont battu le pavé, pour exiger le dénouement de la situation. Mais Kantigui se pose des questions après avoir pris connaissance de la configuration du conseil municipal. Comment l’Union pour le progrès et le changement (UPC), parti d’opposition qui compte 12 conseillers sur 44 (21 pour le CDP et 11 pour l’UPR), a pu occuper le fauteuil du maire devant ses deux concurrents, tous de la majorité ? En attendant d’élucider ce "mystère", il semble, a-t-on rapporté à Kantigui, que cela a été possible grâce à la circulation d’espèces sonnantes et trébuchantes. Cela expliquerait-il le fait que le maire ait la peine, quelques mois après son élection, à rassembler ceux-là même qui l’ont élu ? Kantigui souhaite qu’une solution urgente soit trouvée pour un fonctionnement normal de la commune de Kando.


Pankélé descend dans l’arène ce samedi

S’il y a un village qui sonnera la grande mobilisation ce samedi 12 avril 2014, c’est sans doute Pankélé, un village de la commune de Toma, province du Nayala. En tous les cas, selon l’information parvenue à Kantigui, il s’y tiendra la 5e édition du tournoi de lutte traditionnelle de l’Association des jeunes lutteurs dudit village. Dans les gargotes où Kantigui a dégusté le gnaatoro, la bière locale, il se susurre que la fête sera des plus belles, car le président de l’Association, Denis Bayané et les siens sont en train de mettre les petits plats dans les grands. Mais le plus important pour les hôtes, semble être le combat de respect que vont se livrer le trio invincible, Eloi Zerbo, Drissa Zon et Romaric Kawané. Un combat qui s’annonce décisif, car on se rappelle encore que « Roma » qui est jusque-là roi des arènes au Nayala, a essuyé successivement deux défaites : d’abord à Biba par Drissa Zon et ensuite à Zouma par Eloi Zerbo. Et pourtant Kantigui sait, comme tout observateur averti de la lutte en pays san, qu’un champion de l’année qui tombe successivement trois fois en un laps de temps, perd sa couronne. Ce qui oblige "Roma" à prouver ce samedi à Pankélé que, malgré tout, il demeure le taureau du Nayala. En revanche, Eloi et Drissa devront montrer chacun, qu’en réalité, les données ont changé en cette année 2014. Ce show qui vise l’union des fils et filles du village, est parrainé par Maurice Ki, par ailleurs, natif de Pankélé. Côté récompenses, il semble que les amis de l’association ont dénoué le cordon de la bourse pour offrir des prix alléchants à tous les lutteurs des 6 catégories en lice. D’autres promesses et non des moindres pourraient surprendre les compétiteurs avec des bonus.


Un marché de scanner en voie d’annulation

Kantigui qui a applaudi, à tout rompre, l’annonce par les plus hautes autorités du pays d’une dotation urgente du CHU-Sanou Souro en nouveau scanner commence à déchanter. L’espoir qui a été entretenu par le lancement diligent de l’appel d’offres s’évanouit. Les nombreux patients de la capitale économique qui attendent d’être soulagés par l’arrivée de ce précieux outil médical doivent prendre leur mal en patience. La livraison n’est pas pour demain.

Kantigui a ouï dire que les propositions des deux soumissionnaires en lice sont en passe d’être rejetées. L’attribution du marché a donné lieu à une passe d’arme entre deux structures du ministère de la Santé, la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB) et la direction du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de la Santé. Les correspondances respectives datées du 17 février 2014 et du 7 avril 2014 laissent croire que la fourniture du nouveau scanner à la capitale économique s’annonce comme un échec.

La première formule des observations sur les résultats de la commission d’attribution du marché en relevant une série d’incohérences portant atteinte au principe d’égalité de traitement des candidats tandis que la seconde demande l’annulation du dossier d’appel d’offres ouvert N°2013-005/MS/SG/AGEMAB.

Ainsi, le scanner du CHU-Sanou Souro de Bobo-Dioulasso qui devrait être livré avant mi-avril 2014 ne sera pas une réalité dans les tout prochains jours. Il est revenu à Kantigui que la livraison du scanner de Bobo-Dioulasso n’est pas la seule opération en souffrance.

Il se murmure que l’installation du nouveau scanner du CHU-Yalgado Ouédraogo accuse déjà un retard. Et Kantigui de s’interroger : « le choix des fournisseurs pour les marchés d’équipements biomédicaux est-il judicieux ou mérité ? ». En attendant, les malades devront payer le plus lourd tribut.

Kantigui

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 9 avril 2014 à 06:35, par Yamyele
    En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

    Je me suis toujours posé la question de savoir ce qu’il en était des différents appels d’offre lancés l’AGEMAB. On voit rien de réalisé jusque-là. Au niveau du centre Muraz on attend toujours l’éxécution du marché pour lequel plus de 800 Millions ont été mobilisés et soumis à la gestion de l’AGEMAB. Jusque-là rien de concret.
    Un audit de cette agence devenue société d’etat livrera certainement des sécrets.

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  • Le 9 avril 2014 à 07:29, par RESPECT
    En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

    Pendant que ces gens se mettent les batons dans les roues pour de je ne sais quoi,ce sont les malades qui meurent.mème si vous n’avez pas pitié ayez au moins peur de DIEU.

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  • Le 9 avril 2014 à 07:35, par deme
    En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

    Pourquoi, jusqu’en avril, la CNE refuse de prendre les carnets pour le calcul des intérêts ? Que se passe-t-il dans cette boîte ? En tout cas, si ça continue, nous irons épargner ailleurs.

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  • Le 9 avril 2014 à 08:32, par platinum
    En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

    Hum mmm !!! Allez y voir du coté du CNLS ? Quelque chose de flou se passe dans les marchés ?

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  • Le 9 avril 2014 à 09:22, par johnblacksad
    En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

    Incroyable ces africains quand même ! C’est toujours la même chose...

    Le mec échoue à l’éducation de sa fille, et au lieu d’avoir l’humilité de s’en prendre à lui-même, ne trouve rien de mieux à faire que de persévérer dans l’erreur, en assassinant le père de son futur petit-fils... j’imagine aisément, pour sauver un soi-disant honneur ! Tcchhhhrrr... quittez là-bas, on vous connaît !

    Africains... ehh... méchants, coeurs noirs comme la couleur de notre peau et intolérants au possible ! J’en ai marre...

    Mod. laissez-passer svp... merci !

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  • Le 9 avril 2014 à 09:34, par cyvisme
    En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

    c’est très très déplorable. Comment des structures rattachées au même ministère peuvent soumissionner dans ce même ministère pour des marchés sans que ça ne soit louche. Ce qui est grave c’est que ce sont les populations qui payeront les frais de ces soi disant sociétés sans foi. Bobo attend son deuxième scanner et il faut obligatoirement un scanner qui puisse répondre aux attentes des populations. Ayez quand même pitié de ces pauvres populations qui meurent chaque jour faute de minimum dans les centres de santé

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    • Le 9 avril 2014 à 14:58
      En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

      "Un non-lieu dans l’affaire des ex-garderies populaires". Il faudrait aller au delà des faits bruts en analysant. Sinon n’importe qui pourrait dire qu’il y a eu un non lieu. Ce qui intéresse ici ce sont les raisons du non lieu. Pourquoi le juge a conclu à un non lieu à statuer sur la plainte contre Raphaël Zong-Naba ?
      Je vous invite donc à les rechercher et à nous les communiquer sinon l’article est très pauvre en termes d’analyse et relate certainement le niveau du journaliste en question. Il faudrait aussi interviewer monsieur Raphaël Zong-Naba pour savoir s’il n’entend pas introduire au niveau du Conseil d’Etat, une plainte pour se faire dédommager. Voici quelques pistes de recherche.

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  • Le 9 avril 2014 à 15:21
    En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

    Je comprend la douleur du père dont la fille a été enceinté mais il a quand même été disproportionné dans sa réaction. Je pense que ces voyous qui pullulent les rues et n’ont pas d’autres choses à faire que d’abuser de kla naivité des filles doivent commencer à payer. C’est à force de ne pas les inquièter que ces actes se perpetuent.

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  • Le 9 avril 2014 à 16:58, par KORO LACOSTE
    En réponse à : ON MURMURE : Il tue le jeune homme qui aurait enceinté sa fille

    C’est déplorable.Dans cette affaire tout le monde est responsable.Les parents n’éduquent plus leurs filles convenablement.A ce que je sache la fille n’a pas été violée ?

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