Situation nationale : La société civile s’organise pour ne pas être mis « KO »

samedi 15 mars 2014 à 01h28min

Révision de l’article 37 de la constitution, mise en place du sénat, organisation d’un référendum… la classe politique burkinabè est plus que jamais divisée. L’opposition politique dit ‘’non à tout’’, pendant que la majorité présidentielle dit ‘’oui à tout’’. Dans ce contexte, quel rôle joue la société civile quand on sait qu’elle n’a pas pris part à la médiation interne ? Cette question était au centre d’une rencontre organisée par des organisations de la société civile au centre national de Presse Norbert Zongo le 12 mars 2014.

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Situation nationale : La société civile s’organise pour ne pas être mis « KO »

Le climat politique est délétère depuis plusieurs mois au Burkina. L’échec de la médiation interne initiée par l’ancien chef d’Etat, Jean-Baptiste Ouédraogo confirme, si besoin en était, que les différentes positions sont presque inconciliables. Cette tentative de rapprochement des protagonistes n’avait pris en compte que les partis politiques. Pourtant, «  le problème n’est pas qu’un problème entre partis politiques  », comme le souligne Luc Marius Ibriga du FOCAL (Forum citoyen pour l’alternance).

La société civile a toujours apporté son concours dans les différentes luttes citoyennes. Et, cette fois-ci également, sa voix devrait être plus audible. Pour cela, « il faut que les organisations de la société civile qui travaillent de façon dispersée se rassemblent davantage et que les réseaux que nous avons créés puissent être encore plus larges pour qu’il y ait véritablement un impact dans le cadre de cette lutte contre la révision de l’article 37 et la mise en place du sénat », estime Luc Marius Ibriga.

Bientôt une grande coalition

Un certain nombre d’organisations de la société civile dont le Front de résistance citoyenne, le Balai citoyen, le Réseau Barké sont en concertation afin de permettre à la voix de la société civile de porter davantage. Les différents responsables se sont retrouvés ce 12 mars 2014 au Centre National de Presse Norbert Zongo. Objectif : examiner un projet de plateforme de la grande coalition des OSC mobilisés contre la révision de l’article 37 et l’installation du Sénat. « Ce soir (ndlr : 12 mars 2014), ce dont nous devons discuter, c’est la plateforme minimale d’action de ces différentes OSC, chacune gardant son autonomie organisationnelle. Mais, nous entendons agir de concert, de manière synergique afin qu’il y ait plus d’impact. En mettant ensemble nos moyens et en mutualisant nos efforts, je pense que nous pourrons montrer que la société civile est un acteur important dans la résolution de la situation que connait le Burkina Faso actuellement », confie Luc Marius Ibriga, avant le début des discussions.

Cette rencontre devrait donc permettre l’adoption de la plateforme et la détermination des actions à envisager. Car, « ceux d’en face ne dorment pas... et si nous baissons la garde, nous risquons d’être mis KO  », prévient Dr Ibriga.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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