Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

vendredi 14 mars 2014 à 00h31min

Dans la deuxième partie de son discours consacrée aux questions politiques, Salif Sawadogo est revenu sur les conclusions et décisions prises lors du cinquième congrès du CDP en mars 2012. Il s’agit principalement de l’adoption du bilan de la direction sortante, la relecture des textes statutaires, le renouvellement de la direction avec la transformation du Bureau exécutif national en Secrétariat exécutif national, composé de 38 membres et dirigé par Assimi Kouanda.

Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

« Une des recommandations très fortes du congrès, c’est la prise en compte des jeunes et des femmes en leur accordant 30% de places dans les structures et institutions ». Une décision justifiée selon lui, d’autant que les jeunes et les femmes représentent respectivement 70% et 52% de la population et que la pérennité du CDP en tant que parti gérant le pouvoir n’est possible sans eux. « Sans ouverture vers eux, les jeunes iront ailleurs et on a connu ça », a-t-il rappelé, notant qu’en revanche, « les femmes sont restées fidèles au CDP et votent majoritairement pour nous ». Mais à l’occasion des législatives et municipales de 2012, aucun parti n’a respecté la loi sur le quota de 30% pour les femmes, et le CDP a préféré contenter certains camarades quitte à se passer de la subvention publique.

Commentant les résultats des élections couplées de 2012, il s’est réjoui de ce que le CDP est arrivé en tête et conforté sa place de parti majoritaire, « ce qui n’était pas gagné vu qu’on expérimentait pour la première fois un double scrutin avec des électeurs majoritairement analphabètes » et de rappeler les résultats. 70 députés pour le CDP, 18 000 conseillers municipaux ; UPC, 19 députés et 1600 conseillers, ADF/RDA 18 députés et 1700 Conseillers municipaux. « Il y a même des partis qui n’ont eu aucun conseiller et c’est bon d’avoir ces chiffres à l’esprit parce que certains parlent du peuple et on se demande de quel peuple il s’agit ». Idem dans les conseils régionaux où le CDP en contrôle 9/13, les autres appartenant à la majorité présidentielle.

Salif Sawadogo a ensuite évoqué la démission de certaines figures tutélaires du CDP, « des camarades avec qui nous avons beaucoup imaginé et agi », la controverse sur l’éventuelle révision de l’article 37 de la constitution et la mise en place du Sénat. Sans jamais nommément les citer, il s’est attelé à déconstruire les arguments que ses ex-camarades ont invoqué pour expliquer leur départ : le manque de démocratie interne, la controverse sur le sénat et sur l’article 37.

Sur la démocratie interne, « les principes qui gouvernent notre parti sont les mêmes qui prévalaient quand les démissionnaires étaient aux affaires », a-t-il taclé, reprenant à son compte, les termes du communiqué publié par le SEN au lendemain du départ des 75 membres du CDP. « Dans notre parti », a-t-il insisté, « il y a des mécanismes qui permettent qu’on débatte des problèmes qui viennent à se poser, à commencer par le Secrétariat exécutif national (SEN) qui se réunit une fois par mois, le Bureau politique national (BPN) qui se tient tous les 3 mois, le conseil national qui a lieu entre deux congrès et la dernière instance qui se tient tous les 3 ans, c’est-à-dire le Congrès. Au besoin, on met en place des commissions ad ’hoc ».

A l’attention des auditeurs non avertis des querelles internes du parti, Salif Sawadogo a révélé que dès la toute première réunion du bureau politique national de l’ère Kouanda, « ceux qui, aujourd’hui sont démissionnaires, ont fait des tirs nourris croisés contre la direction, et on comprend aujourd’hui », précisant que depuis lors, « ils ne venaient plus aux sessions du PBN » et que c’est avec surprise que nous avons appris dans la presse « certaines questions invoqués par les camarades ». Pour lui, on ne peut donc pas parler de manque de démocratie « alors que le débat n’a même pas été posé à l’intérieur du parti, ni sur l’article 37, ni sur le sénat ».

Répondant à Simon Compaoré qui avait accusé la direction actuelle du CDP d’avoir écarté des militants à la candidature aux législatives et municipales parce qu’ils étaient proches d’eux, le 2e secrétaire adjoint à l’organisation chargé des structures à l’étranger a nié tout en bloc.

En réalité, explique t-il, « toutes ces récriminations dans le choix des candidats remontent aux origines du CDP, un parti créé par une fusion de partis qui se réclamaient du communisme et qui sont allés par la suite vers la social-démocratie. Et pendant longtemps, le centralisme démocratique a prévalu sans que cela n’apparaisse sur les textes. C’était la direction qui choisissait les candidats à la députation, et on s’est rendu compte après que les gens bavardaient à Ouaga alors qu’ils n’étaient pas connus chez eux, et cela nous causé préjudice ». Il a fallut trouver autre chose et ce furent les primaires, « mais là également, il y a eu des difficultés parce que certains camarades sont allés avec de l’argent corrompre le collège électoral pour se faire désigner. Quand la liste arrive au niveau de la direction, on est tenu de l’adopter, sachant que les personnes n’étaient pas représentatives de la population. Nous avons à nouveau changé en essayant de concilier les deux, la base et la direction avec les risques que ça comporte. Un camarade qui est écarté et qui se sent fort va dans un autre parti et c’est ainsi que nous avons alimenté beaucoup de partis de la majorité présidentielle ».

Que répond t-il à ceux qui considèrent que la FEDAP/BC a fagocité le CDP ? « C’est une association créée pour soutenir l’action du président Blaise Compaoré où on y trouve des militants du CDP tout comme des gens qui n’appartiennent à aucun parti politique », réplique t-il, avant de s’interroger : « Quand on est du CDP, comment peut-on être en opposition avec une structure qui soutient le président du Faso ? ». Il a révélé être un des membres fondateur de l’association, son nom figurant sur le récépissé reconnaissant la FEDAP/BC. Pour lui, l’association a même le mérite de retenir des camarades dans la majorité présidentielle alors qu’ils sont tentés d’aller dans l’opposition.

Sur la mise en place du sénat, Salif Sawadogo estime qu’en politique, il n’y a jamais de mesure consensuelle, l’essentiel étant qu’on « soit convaincu du bien fondé de ce qu’on fait ». A ceux qui estiment que les termes actuels de l’article 37 sont une recommandation du Collège des sages qui ont été acceptés de façon consensuelle dans un contexte de crise suite à l’assassinat de Norbert Zongo, et qu’il faut donc le garder en l’état, il a rétorqué en disant que les propositions et recommandations n’engagent pas le président. « Le chef de l’Etat est élu par le peuple burkinabè et les recommandations ne s’imposent pas à lui en fonction du climat politique national, il juge de l’opportunité ou pas de la mise en œuvre de telle ou telle recommandations ». L’article 37 sera donc révisé par voie référendaire parce que dit-il, « juridiquement, il n’y a pas de problème » et ceux qui « se rabattent sur des considérations morales après avoir perdu sur le combat juridique » n’y pourront rien.

Aux amnésiques, il a rappelé que c’est « au congrès de 2009 que nous avons pris cette décision alors que les démissionnaires étaient aux affaires. Aujourd’hui, ils font leur mea culpa qu’on respecte, mais nous restons conformes à la décision du 4e congrès ». Une position dictée par le souci de « permettre au peuple burkinabè d’être souverain sur toutes les grandes décisions qui engagent son présent et son avenir » et non comme certains le craignent, « pour que Blaise Compaoré reste ad vitam au pouvoir, surtout qu’il ne nous a pas encore dit qu’il veut être candidat, mais force doit rester au peuple et sur cette question, nous appelons à la tenue d’un référendum pour que les Burkinabè puissent donc se prononcer ».

La rencontre ayant eu lieu à la veille de la reprise de la médiation, le principal orateur de la délégation a indiqué que « nous avons été surpris de voir que la position du président et celle de sa majorité, rendue publique par les médiateurs, n’était pas la même, ce qui pose problème ». D’où le souhait exprimé par la majorité de se retirer pour se concerter et obtenir des informations auprès du président pour y voir clair. Or, révèle t-il, « le président du Faso nous a dit n’avoir pris aucun engagement, mais juste avoir reçu l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo qui lui a soumis des propositions ». Ceci explique t-il qu’à la reprise, l’opposition ait demandé un mandat du président autorisant sa majorité à parler en son nom ? « Une demande culotée parce que nous ne voyons pas de quel droit elle peut demander un mandat à la majorité présidentielle, le peuple nous ayant donné un mandat ». Comme il l’avait annoncé, il n’y a pas eu de mandat et la médiation ayant échoué, un échec qui incombe à l’opposition aux yeux de Salif Sawadogo.

Dernier point développé, le Front républicain qui « réunit une quarantaine de partis pour défendre la république et promouvoir l’idée et les valeurs de la constitution » et dont « dans les jours à venir, vous allez en entendre parler en termes d’actions et d’initiatives sur le terrain ».

Les trois membres de la délégation ont ensuite répondu à quelques questions, notamment la loi sur l’école pour tous qui n’est pas appliquée partout dans le pays, comme dans certains villages de Boulsa, la récurrence de la méningite qui sème la tristesse chaque année, les tueries dans certains localités qui s’apparent à des lynchages ethniques ou encore, la couverture maladie qui devrait être une priorité et non le sénat.

Sur l’école, c’est le Professeur Joseph Paré, ancien ministre des Enseignements secondaires et supérieurs qui s’y est collé, expliquant que l’état fait des efforts dans ce secteur, en subventionnant pour près de 15 milliards par an assurer le repas, le logement, les transports et les soins des étudiants. Dans le primaire, le Burkina serait sur le point de parvenir à la parité entre les sexes, l’écart étant seulement de 0,9% en faveur des garçons. Une des difficultés dans l’acquisition des structures d’accueil des élèves, réside, selon Joseph Paré, dans le manque d’expertise des entreprises. « Vous attribué le marché de construction d’un collège à une entreprise pour une durée de 6 mois et au bout de 12 mois, ce n’est pas terminé et vous n’êtes pas sûr qu’une autre ferait mieux. On fait comment ? », interroge t-il.

D’où le recours aux classes sous paillottes, une solution de fortune en attendant d’avoir des bâtiments normaux. Sur la méningite, il est difficile, explique t-il, de prévoir des vaccins par anticipation parce qu’il est impossible de savoir à l’avance le type de méningocoque auquel on fera face, une explication soutenue par un docteur présent dans la salle. « Ceux qui sont contre le référendum agissent comme les esclavagistes dans l’histoire qui déniaient les droits aux Nègres », s’est enflammé, Oualian, un des dirigeants de la défunte FEANF et ex membre du bureau de la section France du CDP.

Joachim Vokouma ; Lefaso.net (France)

Vos commentaires

  • Le 13 mars 2014 à 07:15, par vérité no1 alias militant MPP En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    Tout ce déplacement pour ne pas remplir une salle de CP1. C’est dommage, je me demande s’ il ya un stratège parmi les organisateurs du CDP. Vive le MPP, Abat le CDP et l’opposition mouton !

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  • Le 13 mars 2014 à 08:04, par opposition mouton En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    Sur la mise en place du sénat, Salif Sawadogo estime qu’en politique, il n’y a jamais de mesure consensuelle, l’essentiel étant qu’on « soit convaincu du bien fondé de ce qu’on fait ». A ceux qui estiment que les termes actuels de l’article 37 sont une recommandation du Collège des sages qui ont été acceptés de façon consensuelle dans un contexte de crise suite à l’assassinat de Norbert Zongo, et qu’il faut donc le garder en l’état, il a rétorqué en disant que les propositions et recommandations n’engagent pas le président. « Le chef de l’Etat est élu par le peuple burkinabè et les recommandations ne s’imposent pas à lui en fonction du climat politique national, il juge de l’opportunité ou pas de la mise en œuvre de telle ou telle recommandations ». L’article 37 sera donc révisé par voie référendaire parce que dit-il, « juridiquement, il n’y a pas de problème » et ceux qui « se rabattent sur des considérations morales après avoir perdu sur le combat juridique » n’y pourront rien.

    L’opposition avait raison de demandé un mandat du président pour les discutions.
    Blaise a juré de respecter les recommandations du collège des sages et de respecter la constitution et voila PATAPRA.....un vrai boulanger . Même si vous faites le tour du monde en 45 jours il n’y aura pas de referendun et pas de SENAT.

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  • Le 13 mars 2014 à 08:22, par Tapsoba®(de H) En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    Quel massacre !! Dirais-je.Machiavel n aurait pas fait mieux.Primo,mr Sawadogo dit que les recommendations et propositions du collège des sages ne s imposent pas au Président en fonction du climat politique au Burkina .Pourtant,Blaise s en est servi pour sauver sa peau ...pardon son pouvoir en 2000 en fonction du climat politique qui prévalait(n en déplaise à mr Sawadogo),puisqu ayant appliqué une des recommendations qui voulait qu on revienne à la limitation des mandats présidentiels.Et s il souhaite aujourd hui revenir aux mandats illimités ,c est encore en fonction du climat politique qu il pense évolué en sa faveur,ce qu il pense.Secondo,mr sawadogo dit qu il y a toujours des écoles en paillote au BF parce que les entreprises chargées de construire les écoles traineraient les pieds.Personne de son auditoire ne lui aurait-il pas demandé si à côté de chaque école en paillote au BF,existe-t-il un chantier en souffrance ? Mr Vokouma qui nous a fait le reportage sur une de ces écoles en paillote n en a pourtant pas eu connaissance sauf les promesses de particuliers non encore concrétisées.

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  • Le 13 mars 2014 à 08:47 En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    En regardant la photo, on se rend compte que le CDP a déjà beaucoup de mal à trouver des militants même en plein jour avec une torche allumée. Les fins des longs règnes sont toujours pitoyables comme un certain Mobutu, roi du Zaïre.

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    • Le 13 mars 2014 à 09:18 En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

      Monsieur Oualian ; donc nous autres qui sommes contre le réferendum, nous sommes des esclavagistes ; tu n’exagères pas là ? Quand même, sauf à banaliser l’esclagave je ne vois pas de liens entre les deux ! Mais, enfin, te connaissant, tu dois avoir avoir des problèmes de mémoire actuellement ; il y a quelques années, un de tes anciens camarades a écrit dans un livre que tu es devenu une loque humaine à Paris ! Maintenant je comprends !

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    • Le 13 mars 2014 à 16:51, par fofana drissa En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

      mon type quelle compréhension fait tu de cette rencontre pour dire ces mots ici ça fait pitié des gens qui connaissent même pas la nature des rencontre se prononcent aussi ,,je t informe que une rencontre pareille,est tout a fait différent de meeting ou même tes adversaire peuvent y être "suivez mon regard le 18" alors tu penses pas qu ils sont plus que 43 ?ouffff l ignorance ,le cdp souffre quoi,, même ceux qui ont passé pas dougouman kalan viennent ecrire !!ça va finir bientôt vive le cdp

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  • Le 13 mars 2014 à 09:05 En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    Monsieur Paré, évitez de divertir le peuple. on sait très bien comment se font les attributions de marchés avec la grande corruption galopante dans ce pays. Bref, évitez d’accuser les entrepreneurs copains-amis du pouvoir car tout est pourri dans ce pays au niveau des marchés pour les constructions d’infrastructure. Comme ancien ministre, vous devriez savoir qu’il existe des milliers de paillotes et dont certaines existent depuis plusieurs années... sans aucune construction en dur en vue. Alors, la faute à votre malgouvernance indigne d’un état qui veut émerger.

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    • Le 13 mars 2014 à 09:38 En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

      Par curiosité, je suis allé à cette rencontre et je peux vous dire qu’il n’y avait pas plus de 50 personnes, même avec ceux qui sont venus d’autres pays d’Europe ! J’étais aussi à la rencontre avec Simon et je peux vous dire aussi qu’il y avait au moins 80 personnes ; ça, ce sont des faits, donc, le vent a tourné

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  • Le 13 mars 2014 à 09:43, par Adama Traoré En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    Arrêtez de vous justifiez sinon on finira par les accorder plus d’importance. On a compris ce qu’ils voulaient. Ils étaient juste frustré et ils veulent le faire savoir et ils veulent également prouver que c’est ceux qui faisaient le CDP. Et je pense que les élections prochaines les donneront tors.

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  • Le 13 mars 2014 à 10:48, par Gaël En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    C’est vraiment regrettable que des gens qui ont occupé de haute fonction dans l’administration résonnent au lieu de raisonner. Il faut comprendre que même les partis politiques qui n’ont pas eu de conseillers parlent au nom du peuple car il ont au moins des voix du peuple et c’est parce qu’il y a une règle respectée que la majorité existe.Si votre parti gagne 2 postes sur 2 dans un village ou dans une provinces cela ne signifie pas que les autres doivent se taire à jamais. Ils font parti du peuple et ont eu des voix mais la règle est qu’il y a que deux places et soit on a une place, deux ou zéro.

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  • Le 13 mars 2014 à 10:48, par Moi-meme En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    Le CDP a intérêt à sensibiliser ses militants sur l’après Blaise plutôt qu’à les instrumentaliser. Il faut que le CDP comprenne qu’il est en train de filer du mauvais coton OGM. Comment peut-on comprendre que, malgré les fortes opinions, y compris celle de la médiation auto-saisie qui prônent la non modification de l’article 37, le CDP s’entête à prêcher sa modification. C’est de la pure provocation en l’endroit du peuple. Voilà comment les choses vont se dénouer :
    1. Des irréductibles du CDP vont continuer à prêcher la modification de l’article 37
    2. Les militants du CDP qui sont (encore) lucides vont comprendre que leurs dirigeants les conduisent droit dans le mur et démissionneront en cascade avant que le navire ne prenne l’eau.
    3. Le CDP se verra très affaibli et comprendra qu’il faut revenir à la réalité.
    4. Le CDP parlera de moins en moins de referendum et de l’article 37, car il comprendra que mieux vaut opter pour la honte dans la nuit que pour la honte en plein jour.

    A bon entendeur, salut

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    • Le 13 mars 2014 à 17:17, par faisons un effort de réflexion En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

      moi même,ton point de vue bien ,mais je voudrais que tu saches que dans la situation ou nous sommes c est parce que les Burkinabé qui sont en majorité des mossi croient toujours le moogo naaba a la tète de ce pays,sinon vous pourriez comprendre ce que je voudrais dire a travers cette phrase ,c est a dire aucune culture de la politique ,,soyez là et observez le cdp va dire son mot le moment venu pour le moment le burkinabé ne comprend rien et nous allons nous assurer de lui inculquer cette compréhension vive le cdp

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  • Le 13 mars 2014 à 17:14, par Le vrai En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    Bonsoir Mr Adama le CDP a annulé son meeting du 15 mars prochain pour une date ultérieure car ils ont trouvé que ça ne va marcher car remplir aujourd’hui le stade Wobi par le CDP est impossible donc en tant membre du CDP tu n’es pas informé ? Je suis persuadé que tu n’ es pas un bon membre de ton parti je te demande de t’informer ok. Je te dis aussi que c’est fini pour le CDP Houet avec un Salia Sanou maire qui ne sait pas ce que veut dire politique et parle au hasard xcomme chez lui à la maison sans tenir compte de son auditoire et du milieu. Vraiment Salia a fait que beaucoup de militants CDP ont quitté pour le MPP malgré qu’il a donné de l’argent dans cette semaine 1000F et 2000F pour aller au meeting même moi j’ai reçu 2000F de la part de Salia sanou maire de la commune.Donc pour vous dire bureau nationale le CDP Houet est Hors du jeu politique à cause de votre Salia que vous avez mis sans réfléchir à la tête de la ville de Sya et voilà les conséquences.

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  • Le 13 mars 2014 à 18:13 En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    SALT A TOUS:JE DEMANDE EXPRESSEMENT ET AVEC BEAUCOUP DE RESPECT AUX ASSIGNES DU CDP ,D’EVITER LA DESINFORMATION ,ET A CERTAINS DE LA DIASPORA ,D’EVITER DE PARLER AU NOM DE TOUS ,MOI ,JE NE SUIS ni cdpist ,,upcist ,ni mppist ,MAIS SEULEMENT UN SIMPLE CITOYEN LOIN DU PAYS ,MAIS QUI SOUHAITE VIVEMENT LE CHANGEMENT .LE cdp ,sans langue de bois a mener LE BURKINA DANS L’IMPASSE,REGNANT SANS PARTAGE ,AGISSANT SANS REFLECHIR ,TUANT TOUTES IDEES DE L’ALTERNANCE ,AUJOURD’HUI ,MEME DANS LES VILLAGE ,TOUT LE MONDE VEUT LE CHANGEMENT ,CAR NOUS EN AVONS MARRE DU cdp,et son blaise .LA DIASPORA ,NE DOIT PAS ,NI CAUTIONNER UNE TELLE TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION ,NI LE SENAT ,MAIS REVENDIQUER UNE DEMOCRATIE ET UNE ALTERNANCE DU POUVOIR .UNE SEULE PERSONNE MALGRE SON INTELLIGENCE ,NE PEUT PAS GERER UNPAYS DURANT 27ANS ,TROP C’EST TROP .MR DU CDP ,BLAISE DOIT PARTIR ,

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  • Le 13 mars 2014 à 21:52, par Compaoré H. En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    J’ai été à cette rencontre a paris, pas en tant que militant du CDP, mais un burkinabé immigré en France et qui investit dans son pays, surtout qui fait partie de plusieurs associations des burkinabé en France, j’écris ici ce que pense les burkinabé en France, malgré les manipulations des partis politique, surtout le CDP depuis 2005, l’immigré Burkinabé en France voit les choses autrement. Je remercie le Faso-net et son équipe pour leur courage d’informer surtout pour nous loin de notre patrie. Je rentre très souvent au Burkina ou j’investi énormément pour sortir ma famille de la précarité et donner du travail a quelques jeunes au chômage : le président Blaise Compaoré était un bâtisseur de 1998 a2006, mais son entourage en a profité de sa gentillesse pour mettre KO toute son action par la corruption galopante. Nous qui sommes à l’extérieure nous sommes les oreilles éloignés du Burkina, et ce que nous voyons et nous entendons ne sont pas favorables à l’avancement de notre beau pays. C’est en étant à l’extérieur qu’on voie l’ampleur des flammes de l’incendie qui ravage sa maison, nous autres immigrés Burkinabé, CDP ou MPP, ou autres, notre rôle est d’épauler nos dirigeants économiquement pour que notre pays avance, mais avec des dirigeants fiables et respecter par tout le peuple. Tout le monde parle de la crise au Burkina, pour le vrais homme intègre, il n’y a pas de crise si le premier Burkinabé le président Blaise Compaoré qui se dit homme de paix, médiateur internationale, rassembleur, bâtisseur, respecte les lois et les institutions de son pays. Comme disait un internaute averti, ‘’’’c’est le président Blaise Compaoré qui est le feu et le pompier de son pays’’’’ Alors qu’il ait la sagesse de respecter l’article 37 et éteindre le feu, pour le bonheur de son peuple, et surtout l’avenir de la jeunesse. C’est maintenant que le président Blaise Compaoré doit donner l’exemple de la sagesse Africaine, nous disait un ancien premier ministre français autour d’un verre avec quelques Burkinabé au salon de l’agriculture.

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  • Le 14 mars 2014 à 22:04, par Ouédraogo D. En réponse à : Diaspora : Le CDP galvanise ses troupes en Europe. (Suite et fin)

    Joachim, merci pour tout ce que tu fais pour la diaspora, tu nous apporte énormément, des écoles en paillote au Burkina, les associations des Burkinabé très actives comme celui de Lyon, et la vie politique de notre pays et j’en passe. Mais ce que tu as oublié de mentionner dans cette rencontre des responsables du CDP avec parigots, c’est la crispation des participants, et le manque de la jeunesse et femmes dans la salle, j’y était et le malaise aussi. Vive la démocratie et l’alternance pour un Burkina émergent

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