Journée du 08 mars, journée de la femme : disons « big respect to her » !

dimanche 9 mars 2014 à 23h25min

Le 08 mars, Journée Internationale dédiée à la cause de la femme donne l’occasion de parler de « féminisme ». On aurait tord d’oublier qu’on trouve aussi des hommes qui posent des actes à colorations féministes, et que cela soit parfois teinté d’idéologie.

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Journée du 08 mars, journée de la femme : disons « big respect to her » !

Comprenons ici par féminisme, le fait de veiller à l’harmonie de la vie en société, en accordant autant de l’importance à la femme et au rôle qu’elle joue, qu’à l’homme dans une vision de complémentarité. Il est tout à fait possible et même admis d’être « féministe » et de pouvoir tenir un discours qui n’exclue pas les hommes et ne stigmatise pas non plus les femmes. Le plus souvent, les réalités telles que prostitution, pauvreté, maladie, ignorance, ont eu un visage féminin. En amont de ces réalités, n’y-a-t-il pas l’action de l’homme masculin qui soit l’élément catalyseur de ces vices qui accablent la femme ? La manière de traiter la femme n’est-elle par révélatrice de faits insoupçonnés : intérêts politiques, économiques, individuels, etc.

Dans le cercle des chercheurs, notamment pour la sociologie et l’anthropologie, tout l’enjeu consiste à pouvoir faire une bonne analyse critique des valeurs et des traits culturels qui caractérisent et déterminent la répartition des taches, des rôles, des postures, en fonction du sexe masculin et féminin. De nombreuses réflexions ont été menées dans ce sens notamment par l’anthropologue française, Françoise Héritier. Qu’est-ce que la société recommande, tolère ou condamne lorsqu’on est homme ou femme et pourquoi ? C’est la grande question. Les situations que vivent les femmes, ainsi que leur place et leur rôle dans la société doivent faire davantage l’objet d’analyses et de réflexions en sciences politiques, humaines et sociales. Ceci trouve sa pertinence dans le contexte actuel où les communautés sont confrontées à une dynamique de changement social à un rythme accéléré et sont sous l’influence des facteurs exogènes. Il s’agit de revisiter le rôle et la place de la femme sous le prisme des valeurs culturelles et sociales et redéfinir, ou bien consolider ceux-ci, si on aspire à une société stabilisée.

Dans la vie courante, le rapport entre homme et femme a toujours été un jeu de pouvoir, chacun mobilise ses atouts (intelligence, charme, muscle, finance, autorité, etc.) pour terrasser l’autre. La domination d’un sexe sur l’autre peut être directe ou indirecte, et l’homme qui se croit occuper une position dominante, cache parfois une certaine vulnérabilité que les gens ignorent. L’anthropologue burkinabè, Blandine Bila en fait la révélation à travers une analyse de la Culture moaga. C’est le statut social d’Homme et de Femme qui impose ce jeu de camouflage. Dans tous les cas, le bon Dieu a bien pensé de créer la femme et de surcroit, "the last" des créatures et la somme de toutes les complexités, donc "big respect to her".

BONNE FÊTE À LA FEMME

Roger Zerbo,

Institut des Sciences des Sociétés

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