Ousmane Nacambo, consul général du Burkina à Paris : « …Avoir plus d’attention pour la communauté burkinabè et en même temps décharger l’ambassade de certains services »

samedi 8 mars 2014 à 00h06min

Nommé consul général du Burkina à Paris le 17 juillet 2012, monsieur Ousmane Nacambo a pris ses fonctions en mars 2013. Diplomate de carrière, il a été premier conseiller à Abidjan, ministre conseiller à Tripoli et chef de mission à New Delhi. Pour les néophytes, la création du Consulat général à Paris apparaissait comme une bizarrerie d’autant que des activités consulaires étaient pratiquées à l’ambassade, au 159 Bld Hausmann dans le 8e arrondissement de Paris.

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Ousmane Nacambo, consul général du Burkina à Paris : « …Avoir plus d’attention pour la communauté burkinabè et en même temps décharger l’ambassade de certains services »

Pourquoi un consulat général à Paris, quel type de rapport entretient-il avec l’ambassade, quelles sont les missions spécifiques d’un consulat général, autant de questions auxquelles le nouveau consul général a répondu dans son bureau, au 112 Rue de Vaugirard, dans le 6e arrondissement. Il s’exprime également sur le Forum de la diaspora transformé en AG des délégués CSBE, le dossier des sans-papiers et la perspective du vote de la diaspora à la présidentielle de 2015

Lefaso.net : Quelle est la différence entre une ambassade et un consulat général ?

Ousmane Nacambo : Les activités consulaires peuvent être exercées par des missions diplomatiques comme par les missions consulaires. Dès lors qu’une ambassade existe dans un pays, elle peut exercer des activités consulaires et je peux comprendre que certains soient un peu perdus lorsque dans certains cas, comme la Côte d’Ivoire et la France, un consulat est créé alors qu’il existe déjà une ambassade.

Grosso modo, les ambassades s’occupent des relations politiques et diplomatiques existant entre deux pays, tandis que les relations consulaires sont plus modestes. Elles portent sur des questions particulières, notamment le suivi et l’encadrement des ressortissants quant il y en a, des tâches administratives, des prestations de services, la facilitation de relations commerciales, économiques, culturelles. L’aspect politique et diplomatique relève du domaine de l’ambassade. L’ambassadeur présente ses lettres de créances et reçoit l’agrément du pays d’accueil, tandis que le consul présente une lettre de provision sanctionnée par l’exéquatur.

Je suis tenté de dire que concernant l’ambassade, les contacts sont au niveau central, et le consulat au niveau de la circonscription consulaire, qui peut regrouper un, deux départements ou une région. Ici à Paris, c’est assez spécifique puisque le consulat général a compétence sur l’ensemble du territoire français. En Côte d’Ivoire, il y avait déjà un consulat à Bouaké puis celui d’Abidjan est venu s’ajouter alors qu’ici, il n’y en avait pas. Les autorités burkinabè ont souhaité que le consulat général travaille en interaction avec les consuls honoraires déjà présents dans plusieurs régions françaises, donc nous travaillons à la base. Quand on crée un consulat, c’est pour prendre en charge une partie des activités auparavant menées par l’ambassade.

C’est vrai qu’en France, particulièrement à Paris, les gens étaient habitués à travailler avec l’ambassadeur, ce qui est prestigieux, et il faut leur laisser le temps de s’habituer au changement avec le consulat. Il faut surtout leur dire que travailler désormais avec nous, ne les rabaisse pas ; c’est juste une répartition des tâches.

Parlant encore de spécificités, je dois mentionner qu’il y a des consulats qui exercent aussi des fonctions d’ambassade. Le Gabon par exemple relève, du point de vue juridique, de l’ambassade qui est au Nigeria, mais dans les faits, et grâce à la volonté des autorités gabonaises, le consul au Gabon joue le rôle en même temps d’ambassade. Il en est de même du consul qui est à Niamey et qui relève de Bamako où il y a un ambassadeur.

Pendant longtemps, il n’y avait pas de consulat général à Paris. Sa création récente répond à quels besoins ?

La création d’un consulat est une décision politique. Le 22 septembre 2013, lors de la première rencontre avec la communauté burkinabè vivant en France qui a eu lieu à l’ambassade, j’ai indiqué qu’en ouvrant un consulat à Paris, les autorités ont voulu à la fois décharger l’ambassade de la gestion directe de certaines tâches, et assurer un suivi de proximité, notamment les questions de protection des ressortissants burkinabè. En tout cas, les autorités ont voulu avoir un regard plus attentif à la situation des Burkinabè, plus d’attention à la communauté et en même temps décharger l’ambassade de certains services

Quels sont les services qui existent ici ?

Le plus connu et le plus visible est le service des visas, mais nous avons aussi un service chargé des affaires dont le responsable supplée le consul général, le service chargé de la promotion culturelle et touristique qui n’est pas fonctionnel pour l’instant. Nous avons aussi le service de l’état civil et de la promotion économique et commerciale, et le service social qui était logé à l’ambassade.

Nous délivrons les documents consulaires, les visas et nous célébrons les mariages pour les couples burkinabè résidant ici, mais pas pour les personnes de nationalité française qui doivent se marier devant l’état civil français. Des compatriotes viennent d’Italie, Espagne, Autriche pour se marier ici

D’où proviennent les ressources financières du consulat général ?

De la dotation du ministère des Affaires étrangères et de la coopération régionale ! Sinon, comment voulez-vous qu’on puisse fonctionner ? Mais, nous avons une autonomie de gestion dans la limite de notre circonscription consulaire, qui pour ce qui nous concerne, couvre l’ensemble du territoire français. Le consul général assure les fonctions de représentation et de protection des intérêts du Burkina Faso et de ses ressortissants ; il œuvre en outre de concert avec l’ambassade au développement des relations commerciales et économiques. Nous avons une autonomie de gestion mais l’ambassade doit être au courant de ce que nous faisons. Certes, je reçois la lettre de mission du ministre des Affaires étrangères comme l’ambassadeur et je rends compte au ministère, mais l’ambassade doit être au courant de ce que je fais.

Pour les ressources humaines, du personnel qui travaillait dans le service consulaire a quitté officiellement l’ambassade pour venir ici, et un texte a été pris officiellement pour dire que ce personnel ne fait plus partie de l’ambassade.

Je dois dire que l’autonomie des consulats dépend des pays et sa réglementation et selon la réglementation en vigueur, l’autonomie du consulat peut être plus ou moins prononcée. Quant on prend le livre consulaire et diplomatique en France par exemple, le consulat est toujours mentionné comme un appendice, en bas de l’ambassade. Mais à Abidjan par exemple, notre consulat peut avoir des relations directes avec l’état ivoirien sans passer par l’ambassade.

Vous auriez organisé une autre cérémonie de présentation des vœux aux Burkinabè de France après celle du 17 janvier à l’ambassade. Est-ce exact ?

Non, ce n’est pas vrai ! L’ambassade et nous, avons le même public cible et je ne vois pas comment on va faire des réunions concurrentielles. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons organisé la même cérémonie de présentation du nouvel ambassadeur et de moi-même le 17 septembre dernier.

Pour ce qui concerne la présentation des vœux au consulat, il s’agissait tout simplement d’une cérémonie interne, réservé au personnel du consulat. Bien entendu, nous avons convié nos collègues de l’ambassade plus quelques personnes à partager un verre avec nous, mais à la fin de la cérémonie proprement dit. Merci de me donner l’occasion d’apporter cet éclairage à nos compatriotes.

Suite à une rencontre avec le président Blaise Compaoré le 15 septembre 2011, les Burkinabè de France avaient demandé que les tarifs des visas soient revus à la baisse. Une doléance qui avait été satisfaite, puisqu’en conseil des ministres du 16 septembre de la même année, le prix du visa a été ramené à 35 euros au lieu de 70. Or, tout récemment, les tarifs sont repartis à la hausse, à 70 euros à nouveau. Pourquoi un tel changement et pourquoi n’avoir pas communiqué sur les nouveaux tarifs ?

C’est vrai, les tarifs du visa ont changé en 2014. Il faut savoir que lorsque la décision dont vous parlez a été rendue publique, il y a eu des gens à l’étranger qui ne l’ont pas comprise, surtout quand on fait une comparaison avec les pays voisins. Mais comme c’est une décision du gouvernement, elle a été appliquée. Un an et demi plus tard, une autre décision a été prise, mais son application a pris du temps. Ce qu’on peut regretter, c’est la brusquerie dans l’application car effectivement, quand la décision est arrivée on l’a affichée ici à l’entrée. Notre site web est en construction, nous rendant ainsi dépendants du site de l’ambassade, et on peut déplorer que l’information n’ait pas été publiée rapidement sur les nouveaux tarifs avant leur application. Or, pendant que sur le site web, c’est affiché 35 euros, nous avons commencé à appliquer le nouveau tarif à 70 euros et je reconnais que ça n’a pas été correct. Il y a eu un déficit de communication et je regrette que nous n’ayons pas pris au moins un mois pour informer et expliquer sur les nouveaux tarifs.

Mais je dois dire que pour corriger ce déficit de communication, nous avons appliqué le nouveau tarif à ceux qui venaient chercher le visa sur place, mais pas à ceux qui avaient envoyé leurs demandes par courrier avec le montant. Nous avons réellement commencé à appliquer les nouveaux tarifs à partir du 1er janvier 2014. (Voir grille tarifaire). Pour les autres prestations, les frais sont restés inchangés quand ils n’ont pas baissé. Je signale que le temps de délivrance du visa est de 72 heurs officiellement, mais dans les faits, nous faisons l’effort de satisfaire les demandeurs le même jour. Reste qu’à un moment donné, nos machines étaient tombées en panne et une seule fonctionnait au lieu de trois, ce qui nous obligés à allonger le délai à 4 jours.

Pouvez-vous confirmer qu’on peut passer par le consulat pour faire établir un passeport ?

Absolument ! C’est vrai que notre activité la plus visible est la délivrance des visas, mais nous ne faisons pas que ça. On peut passer par le consulat pour faire des passeports et je profite d’ailleurs dire à nos compatriotes que nous sommes en lien avec les services concernés à Ouagadougou qui ne travaillent pas que nous uniquement. Parfois, nous n’avons pas l’information à temps pour ceux qui ont déposé des demandes et leur expliquer pourquoi ça traine. Toute chose qui finit par décourager les demandeurs surtout s’ils attendent leur passeport pour voyager ou compléter des dossiers. Mais nous travaillons à améliorer le processus.

Le 9 janvier, le ministre des Affaires étrangères avait annoncé la tenue enfin du Forum des Burkinabè de l’étranger. Mais finalement, il n’est question plus question de Forum mais d’assemblée générale des délégués CSBE. Pourquoi ce changement ?

Je confirme qu’il ne s’agit plus de Forum de la diaspora, mais d’Assemblée générale des délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger (CSBE). C’est vrai, dans un premier temps, il était question de Forum et vous-mêmes en avez parlé sur Lefaso.net. Nous attendions d’en savoir plus sur la thématique, les conditions et les modalités de son organisation quand on nous a informés que le Forum a été abandonné, et qu’en lieu et place, se tiendra la quatrième Assemblée générale des délégués CSBE. Mais je suis incapable de vous dire les sujets sur lesquels ils vont plancher parce que je n’ai pas l’information, même si je suppose que le vote de la diaspora à la présidentielle de 2015 sera abordé. Je reconnais que l’Assemblée générale n’est pas la même chose que le Forum, mais les délégués sont quand même une émanation de la diaspora et ils sont habilités à parler au nom des Burkinabè de l’étranger.

Selon les responsables du Collectif burkinabè des sans-papiers, aucun dossier de demande de régularisation au titre de l’accord sur la gestion des flux migratoires signé entre la France et le Burkina en 2009 n’a abouti. Faites-vous le même constat qu’eux ?

Sur la question des sans-papiers, je dois dire que nous ne sommes pas pleinement satisfaits des résultats que nous avons obtenus, parce que toutes les personnes concernées par ce problème n’ont pas été régularisées. Toutefois, je suis en désaccord avec l’appréciation du Collectif des sans-papiers et j’ai l’impression que nous avons des difficultés de communication avec eux. Je me souviens bien d’une rencontre qu’ils ont eue avec l’ambassadeur et j’y étais ; à cette occasion, ils ont dit que tous ceux qui ont été régularisés le l’ont pas été au titre de l’accord, mais par par d’autres voies. Sauf que ceux qui ont été régularisés se mettent de côté et ne veulent pas qu’on en parle. Du coup, il n’y a pas de cas à présenter et dans ces conditions, que pouvons-nous faire alors que la partie française nous dit, untel et untel a été régularisé ? Allons-nous dire que c’est faux ?

Il est vrai que certains sont régularisés parce qu’ils se sont mariés avec une personne de nationalité française ou ont eu un enfant avec une personne en règle, mais si dès le départ, ils étaient sur la liste et qu’ils n’y figurent plus parce qu’ils sont régularisés, il ne faut pas les compter ? Nous avons des discussions avec la partie française et on doit avoir des données crédibles quand on discute et avancer des choses qu’on peut prouver. Je peux vous dire que toutes les demandes qui ont été déposées, nous les avons transmises et parfois, on nous dit qu’il manque des pièces dans certains dossiers et qu’il faut les compléter. Je ne suis pas en train de dire qu’ils ont totalement tort, je dis qu’ils n’apportent pas de preuves à leurs affirmations.

Qu’en est-il de l’application des autres points de l’accord ?

L’accord est multidimensionnel et je n’ai pas la prétention de tout suivre. Je ne suis d’ailleurs pas certains qu’il y ait une personne qui soit capable de faire le point complet sur l’application de l’accord. J’ai personnellement assisté à quelques réunions où on passait en revue par exemple des activités de projets qui sont mis en œuvre, comme l’établissement 2IE qui est très célèbre.

Pour ce qui concerne les sans-papiers par exemple et les visas, nous pouvons exactement dire où on en est. Je vous ai parlé tout à l’heure des démarches sur les sans-papiers, et en ce qui concerne les visas, il y a des pratiques qui ressemblent à des tracasseries contre des gens qui arrivent à l’aéroport de Roissy et Orly. Ils ont un visa en bonne et due forme, mais sont parfois bloqués par la police des frontières et on menace de les renvoyer au motif qu’ils n’arrivent pas à fournir certaines pièces justificatives. Quand on n’est pas informé sur ces sujets, on est choqué par ces procédés comme je l’ai été, car pourquoi faire des misères à quelqu’un qui a le visa ? Récemment, une dame qui était en transit pour Bruxelles a été bloquée et elle était furieuse parce qu’elle partait pour un enterrement.

Quelles pièces faut-il encore fournir dès lors qu’on a un visa délivré par le consulat de l’ambassade de France ?

En vérité, le problème réside dans la convention de 1992 liant le Burkina et la France qui reste d’application alors que l’accord de 2009 est censé l’annuler. Un des dispositifs de cette convention porte sur les certificats d’hébergement, et il arrive que les dates d’hébergement ne coïncident pas avec les dates de validité du visa. Certains prennent l’avion deux ou trois jours plus tard que prévu et du coup, les dates de voyage, d’hébergement ne coïncident plus avec les dates mentionnées sur le visa. Nous avons connu le cas aussi d’une fille qui allait à Vienne pour ses études et elle a été bloquée dans la zone de transit.

Ce qu’il faut savoir, c’est que dans l’espace Schengen, c’est le premier aéroport d’entrée qui est responsable du séjour légale ou illégal d’un étranger. Dès qu’il y a une petite discordance sur les papiers, le policier en poste bloque, parce que dit-il, s’il laisse passer, c’est lui va payer.

Pour en revenir aux sans papiers, il faut compter sur le temps parce qu’après une présence de dix ans en France, il est fort probable que les intéressés soient régularisés, même je sais que ça doit être difficile de vivre dans un pays sans documents officiels à jour.

Pour le volet concernant les étudiants, c’est le service culturel qui est à l’ambassade qui s’en occupe.

Au Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, il y a soit un ministère, soit un secrétariat chargé des compatriotes vivant à l’étranger. Vous savez servi entre autres, en Libye et en Inde. Peut-on dire qu’il y a une volonté politique des autorités burkinabè d’associer réellement la diaspora au développement économique du pays ?

Ma réponse est claire : oui, la volonté politique y est ! Je vous rappelle que dans les années quatre-vingt, il y avait un secrétariat chargé des Burkinabè de l’étranger et dans l’ordre de mission que j’ai reçu du ministre des Affaires étrangères, je sais qu’il est question que je contribue à la préparation du Forum qui était prévu. Je vous rappelle aussi qu’on avait commencé à recenser les expertises de la diaspora et ce travail va continuer. Je reconnais par ailleurs que s’il y a un ministère dont l’objet est d’encadrer la diaspora et suivre ses activités, il est tenu d’avoir des résultats ; donc, la diaspora sera mieux organisée. Je vous fais toutefois remarquer que ces derniers temps, le gouvernement créé beaucoup de consulats généraux, lesquels ont l’obligation d’avoir un regard sur les compatriotes. C’est le signe qu’on fait des efforts, même s’il manque encore un ministère.

La carte consulaire fait partie des documents qui serviront à établir la carte d’électeur. Le consulat est-il bien équipé pour en délivrer en grande quantité ?

Merci de poser cette question, car à vrai dire, c’est une préoccupation pour nous. Quand nous avons commencé à fonctionner au mois d’août, nos machines sont tombées en panne et nous étions obligés de sauver les données en attendant de trouver une solution. Finalement, nous n’avons pas jugé utile d’acquérir de nouvelles machines pour deux raisons : d’abord, en conseil des ministres, un texte a été adopté portant conditions de délivrance de la carte consulaire ; il y aura donc des changements. Ensuite, les cartes électorales seront faites à partir de la carte consulaire et le ministère a annoncé que la confection de la carte consulaire sera confiée à des opérateurs privés extérieurs. Abidjan a déjà son opérateur, et en Europe, il y en aura aussi. A partir de là, pourquoi acquérir une machine à 10 millions ? Résultat, à l’heure actuelle, il est impossible d’établir une carte consulaire, mais il n’y a pas beaucoup d’incidence puisqu’on peut produire une attestation disant que l’individu a bien introduit une demande de carte consulaire

Interview réalisée par Joachim Vokouma, Lefaso.net (France)

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