Dr Barbara Ky : « La valeur du travail non rémunéré au Burkina représente au moins 65% du PIB officiel »

jeudi 6 mars 2014 à 22h55min

Comme chaque année, la communauté internationale commémore la journée internationale de la femme le 8 mars ; une occasion de se pencher sur les injustices qui frappent les femmes en raison de leur féminité.

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Dr Barbara Ky : « La valeur du travail non rémunéré au  Burkina représente au moins 65% du PIB officiel »

C’est aussi l’occasion de pousser les gouvernements à prendre des mesures volontaristes contre les discriminations dont elles sont victimes et d’hâter leur émancipation économique et sociale. Cette année, le 8 mars sera célébré sous le thème de l’entrepreneuriat féminin et la problématique du financement des activités économiques des femmes. Alors qu’elles représentent 52% de la population, les femmes burkinabè contribuent pour environ 70% du PIB mais, selon le ministère de la Promotion de la femme et du Genre, elles ne détiennent seulement que 8,8% des 51580 entreprises.

Faire accepter à un Samo de Toma que laver les habits, balayer la cour, aller couper le bois et faire à manger n’est pas « rien ».

Les chiffres sur la contribution des femmes au PIB pourraient bien être en-dessous de la réalité car ils ne prennent pas en compte le travail domestique non quantifié effectué par des millions d’entre elles. Il est fréquent d’entendre des hommes déclarer que leur femme ne fait rien, sous-entendu qu’elle n’a pas de travail rémunéré. Ce « rien » est le principal sujet de la thèse et des recherches du Docteur Barbara Ky, l’enjeu étant d’inciter les pouvoirs publics à prendre désormais en compte ce travail relégué à la marge de l’activité économique, et aux hommes de porter un autre regard sur les occupations domestiques de leur moitié. Faire accepter à un Samo de Toma que laver les habits, balayer la cour, aller couper le bois et faire à manger n’est pas « rien », voilà un défi qui échappe aux seules compétences des économistes et des féministes. C’est du moins la conclusion qui se dégage de l’interview que nous a accordée Barbara Ky, docteur en Economie du développement, consultante internationale et chercheur associée à l’Institut de recherche pour le développement, IRD, Equipe UMI Résilience.

Vous avez rédigé une thèse sur le travail non rémunéré des femmes ? En quoi consiste-t-il exactement ?

J’ai, en effet, soutenu une thèse en économie du développement à l’Université Paris V sur la question du Travail non rémunéré des femmes et des hommes (TNR) dans les politiques de lutte contre la pauvreté. Il faut souligner que c’est un sujet aussi vaste que complexe sur lequel nul ne peut prétendre détenir une vérité absolue. Mais, après plusieurs années de recherche sur la question, il serait dommage de ne pas partager le fruit de cette réflexion et les résultats trouvés, car l’expression appelle d’autres contributions et c’est ce qui fait avancer les sociétés.

Définir le travail non rémunéré peut paraître aisé de prime abord, mais en délimiter les contours exacts fait l’objet d’un débat conceptuel en comptabilité nationale. En effet, le travail non rémunéré désigne l’ensemble des activités de services produits par les ménages pour leur usage propre et pour la communauté (activités bénévoles). Cela comprend, en gros, des travaux domestiques tels que le bricolage, le nettoyage, l’entretien du logement, l’entretien et la réparation des biens de consommation durables, la préparation des repas, mais aussi, les soins apportés aux membres du ménage tels que la garde et la formation des enfants, la garde des malades, infirmes ou personnes âgées, etc.

Ça peut paraître anodin lorsqu’on considère un petit ménage urbain mais cela devient plus complexe lorsqu’on se place à l’échelle des ménages en zone rurale. On voit alors que le TNR s’étend à tout un ensemble de travaux théoriquement comptabilisés dans le PIB des nations, mais qui, en réalité, ne le sont pas par manque de données statistiques. Il s’agit, par exemple, de certains travaux agricoles qui sont transférés dans la sphère domestique comme le décorticage de certaines récoltes, s’occuper du petit bétail, ou encore d’activités quotidiennes telles que le portage de l’eau et du bois, la transformation des produits agricoles, etc. Ce sont autant de productions qui passent à la trappe et amoindrissent nos PIB. De là, surgit déjà le débat conceptuel qui vient enrichir celui sur la pertinence du PIB en tant qu’indicateur de richesse et de son adéquation aux réalités de nos pays en développement.

La question du travail non rémunéré est celle plus globale de la quantification et de la valorisation de la production non marchande des ménages dans les comptes nationaux. C’est pourquoi, il s’agit d’un sujet de macroéconomie et de comptabilité nationale.

Pourquoi ce travail n’est-il pas quantifié et y a-t-il une prise de conscience du problème ?

Il faut savoir qu’en sciences économiques, le concept de travail est lié à celui de production, en ce sens que travailler c’est mener une activité qui participe à la production. Le travail non rémunéré n’était pas quantifié tout simplement parce qu’à l’origine, les précurseurs de la comptabilité nationale ont considéré comme production l’activité marchande uniquement, c’est-à-dire celle qui donne lieu à un échange monétaire. Donc, toute production qui n’engendrait pas un salaire n’était pas considérée comme du travail.

Mais heureusement, le concept de production est évolutif dans l’histoire de la pensée économique depuis les prémisses des comptes nationaux du 18ème avec William Petty. Vous savez, par exemple, la production au 18ème siècle se limitait à la production agricole puis s’est élargie aux biens matériels à la faveur de la révolution industrielle. Ensuite, elle a englobé les services de commerce et de transports marchands et ainsi de suite pour récemment dépasser la sphère marchande et enfin s’intéresser à la production non marchande des ménages.

Effectivement, plus qu’une prise de conscience, c’est un véritable éveil à cette partie de la production économique qui est en œuvre. En effet, depuis 1993, le Système de Comptabilité National des Nations Unies (SCN) qui sert de référence à la comptabilisation de la richesse des nations, recommande de quantifier et comptabiliser les services produits par les ménages (c’est-à-dire le travail non rémunéré) dans des comptes satellites de production des ménages ; sans toutefois comptabiliser leur valeur dans le PIB. En revanche, le SCN recommande de comptabiliser dans le PIB tous les biens produits par les ménages pour leur autoconsommation.

Aussi, de plus en plus de pays (surtout développés) tentent d’initier des expériences de quantification du travail non rémunéré, rejoignant ainsi une tendance au niveau de la recherche scientifique, qui est bien antérieure à cette formalisation de 1993. Cependant, les pays africains restent un peu en marge du phénomène, par manque de volonté politique et/ou par manque de moyens.

Pourquoi mesurer le travail non rémunéré des femmes et des hommes ?

Une petite caricature amusante : Lorsqu’un avocat (ou tout autre employeur) épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. Il n’y a t-il pas là matière à réflexion ?

Les raisons sont multiples et elles sont autant d’ordre microéconomique, macroéconomique que social. Il serait difficile de toutes les étayer ici. Pour l’essentiel, disons qu’on pourrait penser que l’ambition de mesurer le travail non rémunéré des femmes relève d’un simple militantisme féministe. Pourtant, cela va au-delà de telles considérations, dans la mesure où il ne s’agit d’ailleurs pas du travail des femmes uniquement. Il s’agit pour les économistes de mieux connaître une partie « cachée » de l’économie qui, non seulement assure en grande partie la subsistance des familles, mais interagit aussi avec le secteur marchand. La production domestique n’élargie-t-elle pas la base de consommation des ménages ? Ne contribue-t-elle pas à élever leur niveau de vie ?

Mesurer le travail non rémunéré des femmes et des hommes permet de se rendre compte de l’importance du volume de la production non-marchande qui s’opère au sein des ménages. Encore faudrait-il admettre que les ménages ont aussi un rôle de producteur au-delà des rôles de consommateurs et de pourvoyeurs de main d’œuvre qui leur sont traditionnellement attribués.

Par ailleurs, cela permet de donner une mesure plus juste des statistiques de la main d’œuvre et du revenu. En effet, une part importante de la population surtout féminine est comptabilisée à tort comme inactives alors que ces femmes fournissent des productions comptabilisées dans le PIB.

Enfin, la production domestique des femmes et des hommes est d’une telle grandeur dans les pays en développement qu’elle constitue une variable macroéconomique qu’il faut intégrer à l’analyse économique. Cette production est immense dans ces pays car il s’agit d’économies relativement peu monétarisées. Ainsi, ces pays ont des PIB amoindris du fait que bon nombre de ces services restent encore à la charge des femmes (gratuitement), tandis qu’ils ont pénétré le marché occidental, tel que les gardes d’enfant, les soins aux personnes âgés… (qui sont d’ailleurs des services payés très cher sur le marché).

C’est pourquoi, mesurer la production domestique des ménages permet de procéder à des comparaisons de niveau de vie entre pays plus pertinentes que le PIB par habitant. Un pays A où la production des ménages pour leur autoconsommation est abondante peut avoir un PIB moins élevé qu’un pays B. En d’autres termes, il peut arriver qu’un pays A où beaucoup de services ont pénétré le marché ait un PIB supérieur à celui d’un pays B où les ménages produisent abondamment pour l’autoconsommation alors qu’en réalité les ménages des pays A et B ont le même niveau de consommation (grâce à cette production domestique de B).

Cela a été attesté par le rapport 2009 de la Commission Stiglitz, d’où la recommandation d’élargir les indicateurs de revenus aux activités non marchandes en élaborant des indicateurs plus larges des activités économiques des ménages. Cette commission a été installée à l’Élysée en France en février 2008 par l’exécutif français, avec pour mission d’identifier les mesures des performances économiques et du progrès social qui montrent les limites du produit intérieur brut (PIB) comme indicateur de performance économique.

Pour toutes ces raisons, la question du travail non rémunéré mérite une grande attention, car il faut admettre que l’économie d’un pays se compose de la production marchande, certes, mais aussi d’une partie moins connue qui est la production non-marchand dont le cœur est la production de biens et services par les ménages pour leur propre usage.

Pouvez-vous nous donner une idée de l’ampleur du travail non rémunéré à l’échelle nationale ?

Pour quantifier la production domestique des ménages et comprendre combien elle est importante dans une économie, on commence par observer la manière dont les individus utilisent leur temps. Cela se fait à travers un type d’enquête statistiques appelées enquêtes budget-temps, plus connues sous le cigle de TUS (Time Use Surveys). Le Budget-temps est l’outil clé qui permet de récolter bien plus de données statistiques que celles relatives au Travail non rémunéré. Ceci dit, ce sont des enquêtes statistiques onéreuses et extrêmement délicates. Elles sont souvent mises en œuvre par les Nations Unies en collaboration avec les Instituts statistiques nationaux.

A partir des enquêtes budget-temps que j’ai menées au Burkina, l’ampleur du travail non rémunéré y est considérable. En considérant uniquement les zones rurales, il représente 64,5% du PIB officiel, sachant que la part produite par les femmes est équivalente à 55% du PIB tandis que celle fournie par les hommes vaut 9,5% du PIB.

Ces estimations sont comparables (méthodologiquement) à celles de bon nombre de pays dans la mesure où j’ai eu la chance d’avoir mes travaux de recherche conjointement dirigés par un des spécialistes mondiaux du budget-temps, le professeur Jacques Charmes. C’est un des premiers à traiter de la question et on l’associe à la plupart des enquêtes nationales menées sous l’égide des Nations Unies.

A titre comparatif, en France par exemple, la valeur du travail non rémunéré oscillait entre 44% et 57% du PIB en 1975. Plus récemment, elle représentait l’équivalent de 35 % du PIB entre 1995 et 2006 et valait 33% du PIB en 2010.

Si on devait quantifier ce travail, combien gagneraient celles ou ceux qui le pratiquent ?

Savoir combien gagneraient celles ou ceux qui le pratiquent est la question de la valorisation monétaire de ce travail et il existe plusieurs méthodes de valorisation. Mais, à titre indicatif, le minimum qui puisse être versé comme salaire ne serait —il pas tout simplement le salaire que l’on donnerait à un employé de maison pour faire ce travail ? Certes, ce salaire dépend des qualifications de l’employé, mais nous entrons déjà là dans le débat théorique de la valorisation où d’autres concepts entrent en ligne de compte. Restons au niveau d’un employé de maison polyvalent.

Cependant, au stade où nous sommes, l’objectif de la quantification n’est pas à mon sens de verser un salaire aux femmes (même si dans certains pays comme la nouvelle Zélande cela peut être pris en compte dans les indemnités lors des divorces). Il y a un premier pas qui doit être franchi, c’est la reconnaissance ! La reconnaissance et la valorisation sociale non seulement par les auteures de ce travail elles-mêmes, mais aussi par leur entourage, par la société. Combien de femmes au foyer répondent, à la question de savoir ce qu’elles exercent comme métier : « Je ne travaille pas, je suis seulement à la maison ». On quantifie d’abord pour donner de la visibilité, une visibilité qui facilite la reconnaissance.

Ensuite on pourra penser aux implications en termes de politique. L’important c’est d’intégrer cela dans les politiques de développement et cela peut se faire de plusieurs manières. C’est une nécessité, car il y a là une question de productivité qui se pose, dans la mesure où il s’agit d’un travail à faible productivité qui occupe un temps fou. L’importance du temps consacré à ce travail est une illustration du potentiel de développement inexploité que constituent les femmes dans les pays en développement.

Quelle peut être la journée type d’une femme pratiquant le travail non quantifié ?

C’est tout l’intérêt des enquêtes budget-temps. Elles mettent à nue toutes les activités des hommes et des femmes ! Qu’il s’agisse des activités économiques de marché, des activités économiques hors marché, du travail non rémunéré, tout ce que qui est production dans le secteur informel etc. Ainsi, on voit que les femmes ont plus d’heures de travail que les hommes. Seulement, les hommes en zone rurale consacrent en moyenne à peine 10% de leur temps de travail au travail non rémunéré tandis qu’une femme y consacre 46%. Les écarts se creusent davantage lorsqu’on considère les personnes d’âge actif.

Y a -t-il des hommes dans cette situation ?

Les hommes aussi participent au travail non rémunéré, par exemple, en effectuant des travaux de bricolage, de réparation, en allant déposer les enfants à l’école, etc. Cependant, compte tenu de nos valeurs culturelles, ils y consacrent beaucoup moins de temps que les femmes et c’est universel dans la quasi-totalité des sociétés avec, bien entendu, des degrés divers.

Depuis la rédaction de votre thèse, avez-vous constaté une évolution des mentalités et un changement de regard sur le travail non rémunéré ?

Absolument ! Les expériences de quantification se multiplient à travers le monde, accompagnées d’un effort de vulgarisation des résultats qui suscitent le débat social.

Des jalons sont aussi posés en Afrique où les pays s’ouvrent petit à petit à cette problématique peu connue. Pour impulser la volonté politique, la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique déploie des efforts. Ainsi, j’ai dernièrement mené pour son compte une étude sur les enquêtes Budget-temps sur toute l’Afrique. Le but de cette étude était, outre le volet analyse, de montrer l’utilité de ce type d’enquête pour les politiques de développement et de voir entre autres, la faisabilité de comptes de production des ménages dans les pays où des enquêtes nationales ont été menées, mais qui n’ont pas poussé jusqu’à l’estimation du travail non rémunéré.

Par ailleurs, dans le domaine de la recherche scientifique, c’est un thème qui intéresse beaucoup, d’autant plus que dans mes écrits, j’ai fait le lien avec le développement humain c’est-à-dire l’approche des « capabilités » de Amartya Sen, Prix Nobel d’Economie 1998. J’ai aussi été conviée à des conférences internationales sur le développement, les statistiques de budget-temps ou les inégalités de genre pour livrer des communications sur mes travaux, et à participer à des réunions d’experts sur ces questions au Japon, en Inde, aux USA, en Indonésie, au Nicaragua, au Zimbabwe, etc. Dans toutes ces rencontres, j’au constaté un intérêt marqué pour la question. C’est une problématique qui en soulève beaucoup d’autres.

Le thème de la journée internationale de la femme le 8 mars au Burkina porte sur l’entrepreneuriat féminin. Que vous inspire ce thème qui avait été retenu l’année dernière ?

C’est un thème important et bien choisi. L’entrepreneuriat féminin au Burkina est embryonnaire, quand bien même des potentialités énormes existent au niveau des femmes et constituent un levier important de notre développement. Par ailleurs, l’Etat aussi bien que le secteur privé ont conjugué leurs efforts, ce qui a abouti à de nombreuses réalisations telles que le projet FAAGRA, le FAARF, le développement de plusieurs fonds nationaux, l’adoption en 2012, d’une stratégie nationale de micro-finance et d’un plan d’action 2012-2016 qui fait la part belle aux femmes, aux jeunes, aux ruraux, etc.

Cependant, les défis restent nombreux à relever pour lever les barrières qui entravent l’expansion de l’entrepreneuriat féminin ; des barrières finalement récurrentes telles le manque d’accès au financement, le manque de formation à la culture d’entreprise, aux techniques de gestion et techniques managériales, voire tout simplement l’analphabétisme et bien d’autres.

En réalité, il y a encore tellement de chantiers en ce qui concerne les femmes que je dirais que tous les thèmes ont leur pertinence pour peu qu’ils contribuent à améliorer réellement leur situation. Je suis davantage interpellée par la nécessité d’un bilan systématique de ces journées. Quelles est leur valeur ajoutée au quotidien des femmes ? Au-delà de l’aspect festif et des uniformes, qu’apporte une journée du 08 mars à nos sœurs et mères des campagnes reculées du fin fond du Burkina qui s’échinent au quotidien à travailler de longues heures sans répit ? Pour cette journée, les fonds sont-ils alloués à celles qui en ont le plus besoin ?

Par ailleurs, pour cet évènement annuel, je crois qu’il serait bénéfique de trouver les voies et moyens d’impliquer davantage les hommes car l’amélioration de la condition de la femme ne peut se faire sans leur concours.

La non quantification du travail des femmes a t-elle des incidences sur l’harmonie dans les couples ?

Heureusement que l’harmonie d’un couple ne tient pas à la quantification ou non du Travail non Rémunéré. Cependant, pour les couples, ce n’est pas la non-quantification le problème, c’est la non reconnaissance. Je crois qu’une meilleure reconnaissance de ce travail contribuerait à plus d’estime et plus d’égards à l’endroit de la femme. Lorsque je faisais mes enquêtes de terrain, un agriculteur qui, au début, se moquait lorsque je lui ai expliqué l’objet de l’étude m’a confié ceci à la fin : « Je me rends compte que ma femme travaille beaucoup. Il serait bon que je lui donne de l’argent pour se soigner plus souvent car elle m’aide beaucoup ».

Interview réalisée en ligne par Joachim Vokouma ;

Lefaso.net (France)

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Vos commentaires

  • Le 6 mars 2014 à 22:32, par vérité no1
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Je reconnais que la femme africaine souffre, disons nous la vérité. Elle fait le ménage, s’ occupe des enfants et reçoit des coups si la sauce est trop salée par exemple. Courage à vous. Nous ne voulons pas aussi une loi à l’américaine sur les droits de la femme car les femmes abusent rapidement de leur pouvoir. On va toujours garder notre tradition. Dites moi, les femmes contribuent a hauteur de 70% du produit intérieur brut, comment ça ? Et les hommes, juste pour faire des enfants ? Je comprends pourquoi le Burkina est dernier.

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  • Le 6 mars 2014 à 22:36, par Le Yèrè
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Il revient aux femmes de se valoriser. On ne cessera jamais de le dire. Il y en a qui pensent qu’il suffit d’avoir de grosses fesses ou un beau visage pour être une femme valeureuse. C’est dégueulasse.

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    • Le 7 mars 2014 à 06:46, par Bravo Barbara
      En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

      Grand bravo à cette femme de conviction, belle intelligente, discrète, efficace qui parcourt le monde entier pour la cause du développement. Je regrette que nos autorités ne valorisent pas ce type de compétence de la Diaspora. Mme Nestorine Sangaré devrait immédiatement se saisir de cette grande dame pour aider à la réflexion pour aider nos 52% d’épouse, de sœur et de mère à s’impliquer davantage dans le développement de notre pays.

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  • Le 6 mars 2014 à 23:23, par GUESSAD
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Être femme de nos jours,c’est être privilégié dans la vie.
    Que dieu bénisse la femme et aussi les hommes
    Que Dieu aide et sauve le BURKINA FASO !!!

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    • Le 7 mars 2014 à 08:32
      En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

      merci madame de nous interpeler nous les hommes sur ce manque de reconnaissance ; vous savez,, on a grandi avec cette idée, donc c’est pas notre faute ! mais on va changer ; maintenant, à partir d’aujourd’hui, je vais respecter plus ma femme parce que je comprends que si je devais payer le travail qu’elle fait, waïï, ça allait chauffer ; ça allait être caillou ; c’est ma bière qui va trinquer !!!!

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      • Le 7 mars 2014 à 09:31
        En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

        "si je devais payer le travail qu’elle fait…" pourquoi s’imaginer à vouloir payer le travail de la femme ? Pourquoi vouloir d’ailleurs quantifier ce travail ? De mon point de vue, le travail accompli par les femmes que vous autres qualifiez de ménagères est non estimable ou inestimable si vous le voulez bien. Et c’est aussi son apport ou sa contribution à l’essor ou l’épanouissement du foyer conjugal très cher à l’africain surtout. Si vous imaginez la payer pour cela, vous la réduisez à un simple agent économique avec tous les conséquences imaginables y afférentes (je pourrai y revenir). Alors que toutes actions du couple vont au-delà de l’économique et ne doivent en aucun cas être mesurées en termes économique (le social lui étant différent) surtout pour l’Homme africain. Pourriez vous quantifiez par exemple l’éducation parental de manière objective ? (je ne parle pas de l’instruction à l’école). Bref, reconnaissons et valorisons (pas en terme économique) le travail de nos mères et sœurs ménagères et sans y associer une valeur économique. Ce doit être le rôle de tout un chacun (homme comme femme). LPT.

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  • Le 7 mars 2014 à 02:34, par L’homosapiens
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Intéressant. Vous nous révélez une réalité bien cachée. Mais Dieu faisant bien les choses, une des contreparties du TNR des femmes : elles vivent plus longtemps que leur homme !

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  • Le 7 mars 2014 à 06:43, par Le constat
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Quand certaines femmes vous disent " je ne fais rien je suis a la maison" elles ne font effectivement RIEN ! C est la bonne qui fait tout a la maison et c est regretable. Pour le reste le 08 mars ne doit pas etre une occasion festive mais plutot reflexion sur la condition de la femme afin qu elle puisse jouer pleinement son role pour la bonne marche de la societe. Ainsi on verrait moins la femme "panneaux publicitaire" qu on nous montre a longueur de reportage tous les jours.

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  • Le 7 mars 2014 à 08:06, par Frère Michou
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Bonne journée internationale aux femmes du Monde entier.
    Vous êtes complémentaires aux hommes. Mais vous êtes les égales des hommes en matière de droit et de dignité comme être humain. Ne remplaçons pas une injustice par une autre injustice. Que les revendications des femmes permettent aux femmes d’être pleinement femmes et aux hommes aussi d’être pleinement hommes. La vérité, la justice est dans le juste milieu, dans l’équilibre. Que le Seigneur vous accorde la joie profonde, la paix du coeur. Nous, vos enfants, vos maris, vos frères, vos copains, vos collègues sommes fiers de vous. Vous êtes indispensables pour le bonheur de la famille, de la nation, de l’Afrique et du Monde.
    Nous sommes physiquement, physiologiquement, psychologiquement, moralement complémentaires. Mais égaux devant les lois et en dignité.
    Frère Michou, FSC.

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  • Le 7 mars 2014 à 08:17, par homme battu
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Un homme ne pleure pas ! Comprenne qui voudra

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  • Le 7 mars 2014 à 09:01
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Ailleurs on estime le travail non rémunéré des femmes à 7000$/mois soit 3 500 000 F CFA. Quelle est l’estimation au Burkina ?

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  • Le 7 mars 2014 à 10:04
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    S’il vous plait, lisez d’abord le texte avant de vous lancer dans des conclusions hatives... Elle met simplement en relief le fait que le mode actuel de calcul du PIB (qui ne prend pas en compte le travail de femmes au foyer) sous-estime le PIB des pays ou ce type de travail est repandu. En d’autres termes, si votre femme est au foyer, payez-lui un salaire pour ce qu’elle fait ... ensuite chacun contribuera aux depenses de la maison selon son revenu.

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  • Le 7 mars 2014 à 10:35, par Kev
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Au delà de l’anecdote du titre de l’article, Mme Barbara Ky pose avec pertinence le problème de prise en compte du travail non rémunéré des femmes dans la comptabilité nationale. Joli débat !Bravo Mme Ky !

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  • Le 7 mars 2014 à 10:37, par JPS
    En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

    Tout d’abord bravo pour cette brillante démonstration. Ne nous perdons pas dans le débat du titre pour perdre de vue l’essentiel. Combien sont convaincus que lorsque leur femme n’est pas fonctionnaire participe à l’économie familiale ? Je crains malheureusement qu’un tel sondage ne confirme la perception populaire : " ..ma femme ne fait rien. Elle ne travaille pas ", vu dans le sens, ...elle n’a pas un travail salarié" ou une "activité génératrice de revenus".
    Merci à BARBARA d’avoir fait la démonstration à partir du concret de nos femmes, que le travail domestique invisible est si important et économiquement valorisante. C’est déjà un grand pas de de-construction des préjugés de genres qui compriment injustement plus de la moitié de la population active burkinabé. C’est de mon point de vue un argumentaire logique qui invite à un autre regard de l’autre, à un effort de remise en cause pour opter pour le type de développement social voulu. C’est à ce niveau que je comprends aussi toute la complexité du choix à faire. Il est certes difficile mais " juste" à penser. Évitons, les refrains habituels de culture, tradition, d’intérêts égocentriques ;.....BARBARA y a réfléchi. Elle n’a rien invité : c’est la vérité. Je l’encourage à poursuivre le plaidoyer.

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    • Le 7 mars 2014 à 11:35
      En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

      Merci au journaliste de changer le titre ; faut valoriser le travail de cette dame qui a fait du bon boulot ! les gens s’arrêtaient au titre alors que le fond est intéressant !

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    • Le 7 mars 2014 à 12:36, par homme battu
      En réponse à : Barbara Ky : « Lorsqu’un avocat épouse sa femme de ménage, le PIB décroît. »

      "Évitons, les refrains habituels de culture, tradition, d’intérêts égocentriques".
      Je suis parfaitement d’accord ; comme ça on divisera toutes les charges par 2. On prend ensuite une femme de ménage et le tour est joué.
      Chère madame, vous qui parlez, combien de "bonnes" avez-vous terrorisé depuis que vous en avez les moyens.
      Moi ma femme ne fait vraiment rien et pour cause : elle se dit intelectuelle sans boulot ; c’est la pauvre bonne qui se reveille à 05h pour chauffer l’eau pour laver les enfants. C’est encore elle qui me prépare mon plat préféré, qui lave mes habits, les habits de ma femme, les habits de mes enfants, qui fait le nettoyage de la maison. Quand je veux qu’on nettoie ma douche, alors là il va falloir hurler pour que madame se les bouge...Je n’ai même pas le droit d’augmenter le salaire de la bonne sinon on m’accusera de vouloir coucher avec elle.
      Je respecte toutefois nos mamans restées au villages. Quant à ces femmes dites civilisées je m’en méfie.

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  • Le 7 mars 2014 à 12:45
    En réponse à : Dr Barbara Ky : « La valeur du travail non rémunéré au Burkina représente au moins 65% du PIB officiel »

    Bravo Barbara, pour cette tribune. Signé, un ex codoctorant, présentement au BF. Fais signe dès que tu foule le sol burkinabè. Contact : lilboudo.venez.fr

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  • Le 7 mars 2014 à 13:26, par Siidnoma
    En réponse à : Dr Barbara Ky : « La valeur du travail non rémunéré au Burkina représente au moins 65% du PIB officiel »

    Monsieur le Journaliste heureusement que vous avez changé le titre de l’ article ! le premier n’ était pas bien choisi du tout. Il ne traduit pas la profondeur des propos du Dr Barbara KY. Elle a d’ailleurs souligné que c’est une anecdote ! Quant aux commentaires qui tournent autour des affaires de fesses, ça montre que les auteurs n’ont pas le niveau du débat en question ! Preuve que la compréhension de l’ article nécessite un bagage intellectuel certain.
    A l’occasion du 08 Mars je souhaite que nos dirigeants prenne contacte avec de telle personne pour mener des réflexions dans le sens d’ améliorer la condition de la femme surtout rural dans notre pays.
    Excellent article !
    Bravo encore au Dr Barbara KY et merci pour votre article !

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    • Le 8 mars 2014 à 15:02, par fredbas2006
      En réponse à : Dr Barbara Ky : « La valeur du travail non rémunéré au Burkina représente au moins 65% du PIB officiel »

      Merci, Merci pour toute l’Afrique,en particulier pour celles et ceux dont on ignorent jusqu’à présent leur contribution dans l’évolution de nos pays. c’est un très grand signal d’alarme que tire ici, le Dr. Barbara KY ; Nos gouvernants vont ils continuer à rester aveugles par leur méconnaissance du problème ou par leur ignorance ? La diaspora encore une fois montre par le biais du Dr. Barbara KY, qu’il faut compter avec elle, et ne surtout pas la ranger dans le camp de l’ennemie qui empêche l’évolution du continent dont on est issue. Je conjure donc nos dirigeants d’ouvrir les portes, pour que des personnes comme le Dr. Barbara KY, puissent apporter leur savoir, que nous jugeons tous très très appréciable en vue de l’amélioration de la condition de celles et ceux qu’on ne voit pas dans le travail quotidien.
      Merci ! encore merci, pour cette énorme contribution économique pour notre continent.
      A vous Mme Barbara KY. Il fallait y penser, et c’est très bien que ce soit vous qui l’ayez fait. Bonne journée de la femme Mme Barbara KY.
      Un de vos admirateur.

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  • Le 8 mars 2014 à 12:59, par Sidnoma la sid ya sida
    En réponse à : Dr Barbara Ky : « La valeur du travail non rémunéré au Burkina représente au moins 65% du PIB officiel »

    Bonjour à toutes et tous
    Bonne fête à nous tous
    Bravo à Dr Barbara Ky, même si je me permets de dire kato kato, Bour roum sana on ni ba yendé (la chèvre mort l’étranger et met la honte au chien). Autrement comment voulez-vous que cette vérité soit révélée par une samo !
    Mais devant une telle situation, même si on ne peut pas lui un bonnet de chefferie mossi, on va voir le Mogo Naba pour qu’on lui donne bonnet de Toma.
    Au delà de cette découverte intéressante pour nos pays dans le cadre de l’évaluation du PIB, je voudrai interpeller nos dirigeants et en particulier Madame la première Dame, Chantal Compaoré afin cette recherche puisse servir au Burkina mais aussi aux pays.
    Madame la première Dame, vous avez là, la matière pour un plaidoyer et je vous en prie de vous en approprier et nous vous en serons reconnaissant.
    Bravo à Dr Barbara

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