Reprise de la médiation interne le 10 mars : L’opposition y sera sans renoncer à son exigence

vendredi 7 mars 2014 à 06h05min

Les représentants des partis politiques d’opposition réunis au sein du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) qui ont rencontré la majorité présidentielle dans le cadre de la médiation dirigée par l’ancien chef d’Etat Jean Baptiste Ouédraogo, étaient face à la presse ce jeudi 6 mars 2014 à Ouagadougou. Objectif, apporter à l’opinion publique, les raisons qui ont prévalu à leur exigence d’un mandat du Président du Faso à la partie d’en face.

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Reprise de la médiation interne le 10 mars : L’opposition y sera sans renoncer à  son exigence

C’est entouré de Me Sankara de l’UNIR/PS, de Ablassé Ouédraogo du Faso Autrement, de Moussa Boly du CNPB, de Hubert Bazié du parti l’Espoir, de Djezouma Sanon de l’UDPS, de Ibrahima Koné du PDS/Metba, de Boureima Sawadogo du RDS, que Zéphirin Diabré a planté le décor de la conférence du jour. Il s’agit des rebondissements dans la médiation interne engagée le 3 févier dernier, et surtout des raisons pour lesquelles l’opposition politique a exigé que la majorité présidentielle produise un mandat signé des mains du président du Faso.

L’on se rappelle en effet, qu’à l’entame des négociations le 10 février dernier, la délégation de l’opposition a exigé de celle de la majorité, la présentation d’un mandat, préalablement aux discussions à proprement parler. Un mandat émanant du chef de l’Etat et attestant de la volonté de ce dernier à être lié par les conclusions issues des négociations qui auront pu être menées dans le cadre de la médiation. Une exigence non faite à l’instance qui l’a invitée, car constituée de personnalités morales, politiquement neutres et bénéficiant de haute considération, envers qui l’opposition dit n’avoir pas voulu manqué du respect. Du reste, relève Me Sankara, ces personnalités ont fait une profession de foi pour dire que si d’aventure, il y avait un protocole d’accord, elles prendraient toutes les dispositions pour que les engagements soient tenus.

Mais, vis-à-vis de la majorité présidentielle – venue a priori pour défendre l’intérêt du président du Faso et peut-être aussi celui du peuple -, la délégation de l’opposition se veut ferme. Elle exige en effet, que les représentants du Président du Faso - qui, dit comprendre Zéphirin Diabré, « ne peut pas avoir le temps de venir tous les matins à la table des négociations » -, soient « dûment mandatés ». Ce qui permettra à l’opposition de s’assurer qu’ils parlent effectivement au nom du chef de l’Etat et que « ce dernier acceptera et appliquera les accords auxquels la médiation aura abouti ». Se trouve donc posé un problème de confiance tenant et au fait que « rien ne garantit que les personnalités que l’on présente comme parlant au nom du président du Faso appartiennent encore à cette même majorité dans les jours à venir  », et à la finalité des négociations.

L’opposition retournera à la table des négociations le 10 mars prochain

En tout cas, l’opposition dit ne pas vouloir perdre son temps dans des négociations à finalité utilitaire douteuse, se veut « vigilante » - pour avoir, confie-t-elle, été plusieurs fois roulée dans la farine - et « estime que son interlocuteur, c’est Blaise Compaoré lui-même » étant donné que la principale pomme de discorde c’est la modification de l’article 37. Une modification qui, dit-on au CFOP, ne vise qu’à offrir au président du Faso un nouveau bail à Kossyam au-delà de son terminus constitutionnel de 2015. Et au CFOP, l’on se dit étonné « que le Président Blaise Compaoré ait un mal congénital à discuter avec l’opposition républicaine et responsable de son propre pays, autour des questions touchant à l’avenir des burkinabè  ».

Qu’à cela ne tienne, la délégation de l’opposition politique retournera à la table des négociations le 10 mars prochain. Mais si à ce quatrième round – après celui des 3, 5 et 10 février 2014 -, la majorité présidentielle ne produit pas le mandat exigé, «  la rencontre ne durera pas, foi de Zéphirin Diabré, plus de trois minutes ». Et Me Sankara de préciser, « on ne va pas discuter avec des gens qui n’ont aucun pouvoir ».

Si après franchissement de cette zone de turbulence les négociations reprennent sereinement et que l’opposition doive faire concession comme c’est généralement le cas en matière de négociations, elle optera pour le maintien en l’état du Sénat dans la Constitution sans mise en place effective. C’est du moins, la promesse faite par Me Sankara.

Fulbert Paré

Lefaso.net

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