Poste de Douane de Niangoloko : Grève des transporteurs routiers contre les « tracasseries »

dimanche 2 mars 2014 à 12h01min

Les transporteurs routiers du Burkina Faso ont observé, le samedi 1er mars 2014, un blocus au poste de douane frontalier de Niangoloko. Ils entendaient par ce mouvement exprimer leur ras-le-bol face aux « tracasseries de toutes sortes » dont ils se disent être victimes aussi bien sur le territoire burkinabé qu’en Côte d’Ivoire.

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Poste de Douane de Niangoloko : Grève des transporteurs routiers contre les « tracasseries »

Au poste de douane de Niangoloko, les transporteurs routiers disent être face à des taxes de 5 000 F CFA que chacun paie à la gendarmerie comme droit de passage et le même montant à la police, en plus des 1 000 F à chaque passage à la corde. Une situation qu’ils ont décidé de dénoncer. Ainsi, toute la journée du 1er mars 2014, aucun véhicule n’a franchi le poste de douane de Niangoloko en direction ou en provenance de la Côte d’Ivoire. Interrogés sur le sens de leur acte, certains transporteurs n’ont pas caché leur colère. Ils se sont insurgés contre les taxes « injustifiées » devenues systématiques, même pour ceux qui sont en règle. Ce qui, selon eux, fait de Niangoloko la frontière burkinabè la plus chère en taxe. Les routiers ont proposé que ces taxes soient revues à la baisse, à 2 000 F CFA à la gendarmerie et à 1 500 F CFA à la police. Quant à la taxe de stationnement, ils suggèrent 1 000 F CFA par véhicule en l’aller-retour contre 1 000 F CFA à chaque arrêt.

Pour ce qui est du territoire ivoirien, ils ont relevé l’insécurité qui y règne et qui leur fait craindre pour leur vie à chaque voyage. En plus, les transporteurs burkinabè dénoncent le nombre élevé de postes de contrôle en Côte-D’ivoire. Outre les voyageurs qui ont souffert de ce blocus, des transporteurs de produits périssables dont les tomates ont été prises dans l’étau. Seuls les commerçants et les restaurateurs du poste de douane semblaient prier pour que cette situation perdure, parce qu’ils ont fait de très bonnes affaires. C’est finalement la nuit que le mot d’ordre de grève a été levé, après des heures de tractation entre les représentants des chauffeurs routiers et les autorités de la ville. Dès le lendemain, dimanche 2 mars, le trafic a repris son cours normal.

Dahourou KAM
Correspondant à Niangoloko

Sidwaya

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