Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

jeudi 20 février 2014 à 02h29min

Trente- six professionnels du vin burkinabè bénéficient du 19 au 21 février 2014 à Ouagadougou d’une formation sur le thème ‘’Techniques et pratiques du vin bordelais ». Organisé par la cave Salsifis, l’événement veut instruire les participants dans une volonté de mieux servir la clientèle.

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Ouaga : Des  professionnels burkinabè à l’école du vin

Le domaine du vin n‘aura plus de secret pour des passionnés et professionnels burkinabè après les 19,20 et 21 février 2014. La raison est qu’ils seront formés aux techniques et pratiques en matière de vin, plus précisément du vin Bordelais. La formation est organisée sous initiative de la cave Salsifis. Ce sont des gérants de caves, de bars et restaurants du Burkina et aussi de particuliers exerçant dans le domaine. Au total, 36 personnes travaillant en contact avec les vins qui s’imprégneront gratuitement des mécanismes et contours de cette boisson à Ouadougougou.

« C’est le souci de faire avancer et évoluer les choses dans notre domaine d’activités qui touche au vin en général qui nous a motivés à organiser cette session de formation au bénéfice des professionnels du vin au Burkina  », a indiqué le Directeur général de la cave Salsifis, Monsieur Franck François Nana. La formation vise aussi à l’en croire, à permettre aux participants de maîtriser le vin pour mieux répondre à la demande de la population Burkinabè qui d’avantage consommatrice de ce type de boisson : « Les gens au Burkina consomment de plus en plus le vin. Il est donc important que nous professionnels sachions les informer sur ce qu’ils consomment  », a-t-il ajouté.

Deux professionnels français pour la formation

Pour cela, Madame Sabine Silvestrini diplômée en sciences de fabrication et conservation de vin (œnologie) de l’Université de Bordeaux II, et Alexandre Vigier, viticulteur de profession sont venus de France pour renforcer les capacités de ces « passionnés et professionnels » du vin. Pendant 3 jours ils entretiendront les apprenants. « L’idée c’est vraiment de dépeindre entièrement le fonctionnement du vignoble Bordelais. Donc on va parler de son histoire et de son aspect économique. Comment se situe le vignoble à l’heure actuelle par exemple ? On va bien sur parler de la notion de terroir, de cépages et d’assemblages, des variétés de raisins cultivés également, et puis de la dégustation des vins de A à Z en essayant de voir comment percevoir au maximum tout ce qu’un vin peut contenir… » a expliqué Sabine Silvestrini.

Accorder les vins aux mets locaux

A l’issue des échanges, les participants seront en mesure aussi de connaître toutes les différentes appellations d’origine et les différents styles de vins produits à Bordeaux selon la formatrice. Pour Madame Emma Mireille Gampéné, hôtelière cette formation est la bienvenue : « Pour des ambitions à venir, Je suis contente d’être à cette formation pour apprendre un peu plus sur l’œnologie, surtout l’aspect processus de fabrication du vin  ».

La Maison Salsifis est spécialisée dans les vins et les spiritueux depuis 2003. A travers la présente activité, elle veut amener les professionnels à vulgariser l’accord des vins aux mets du terroir. A cet effet la dégustation appliquée de 4 vins bordelais avec de la cuisine burkinabè est prévue au cours de la formation.

Arba Nadembega (Stagiaire)

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 19 février 2014 à 16:22, par Alexio
    En réponse à : Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

    A quand on verra la viniculture au Faso ? Orodara pouvait etre la zone la plus propice pour cette culture. Si l Afrique du Sud a son District pour le vin,le Burkina Faso aussi pouvait avoir le sien. Bravo pour cette initiative, car la consommation du vin a petite dose peut eradiquer les maladies cardiaques.

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  • Le 19 février 2014 à 16:23, par preventif
    En réponse à : Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

    juste vous signaler que tout article sur l’alcool et le tabac necessitent la mise en italique en bas de "Abus dangereux pour la santé à consommer avec modération" c’est pas pour être médisant ni faire le toubab , mais l’Alcool et le tabac sont responsable de gros ravages et de dégats important mais on fait mine de rien savoir , bref silence ça ronge devrait on marquer

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  • Le 19 février 2014 à 16:50, par dao
    En réponse à : Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

    c’est toujours bon à apprendre...il n’ya pas de connaissance inutile !!!!
    cependant quoiqu’on dise on consomme plus de tchapalo que de vin au Faso ; j’espère qu’une formation est aussi prevue pour cela ; comment reconnaitre les meilleurs tchapalo (dagara,gourounsi, mossi, bobo, peul, dafin,senoufo, samo etc,etc ;) car tous ces cabarets existent à Ouaga ! comment distinguer le tchapalo couché ou baptisé, du tchapalo du jour !

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  • Le 19 février 2014 à 16:57, par Tiponto
    En réponse à : Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

    il fat toujour evite de provoque le peuple , il nous faut a mange et des salle de classes .des cours pour connaitre le vin je crois que c est cieux qui sont dans l emergence....

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  • Le 19 février 2014 à 16:58, par dieudo
    En réponse à : Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

    FELICITATION DG pour l’initiative, il est à encourager dans la mésure où les clients sont devenus de plus en plus exigeants en matière de qualité-prix

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    • Le 19 février 2014 à 17:23, par l’éveillé
      En réponse à : Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

      Vraiment on a pas les même problèmes dans ce pays,pendant qu’on nous montre une classe sans toit ouvert aux quatre vents à moins de 300km de la capitale,dans un chef lieu de région,au même moment des gens se réunissent pour se former en vin,si au moins ce vin était produit chez nous au Burkina,ce genre d’article n’a aucun intérêt pour le pays réel,éviter de provoquer le peuple

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  • Le 19 février 2014 à 21:09, par TALADIDIA
    En réponse à : Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

    Je trouve lamentable de faire du vin de Bordeaux au Burkina-Faso. Quelle aliénation ? Où sont notre bon dolo et vin de palme ? J’ai honte Thomas Sankara n’était pas parfait mais il nous donnait notre dignité. Ailleurs, on parle de produire et consommer local comme le disait Sankara. Notre dolo est perfectible, on a les compétences qu’il faut le faire ; pourquoi prouduire du d’autres cieux. C’est simplement sidérant

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  • Le 19 février 2014 à 23:39, par hipé
    En réponse à : Ouaga : Des professionnels burkinabè à l’école du vin

    L’éternel complexe du nègre, être friands des cultures des autres tout en oubliant qu’on peut améliorer les notre pour en tirer profit. Pauvre Afrique !

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