Pour le CADRe, la transition démocratique est une aberration dans le contexte actuel du Burkina Faso

mercredi 12 février 2014 à 00h17min

Le Burkina Faso connaît depuis quelques mois des soubresauts politiques fortement marqués par des manifestations de rue ponctuées par de l’escalade verbal partisan qui menacent inexorablement la stabilité et la cohésion sociale. Cette situation découle de deux aspirations politiques contradictoires ou à la limite antagoniques.

Pour le CADRe, la transition démocratique est une aberration dans le contexte actuel du Burkina Faso

D’un côté, le peuple mobilisé autour des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile pour réclamer l’alternance politique après plus d’un quart de siècle de règne sans partage de Blaise COMPAORE. De l’autre, la volonté manifeste des dirigeants du CDP et de la FEDAP-BC d’assurer un pouvoir à vie à leur mentor.

Dans les faits, le conflit se matérialise par des velléités réitérées de réviser l’article 37 de la Constitution pour permettre à Blaise COMPAORE de briguer un nouveau mandat en 2015, soit par la voie référendaire, soit par le vote d’un sénat acquis à la cause. Et pour marquer sa désapprobation, le peuple mobilisé autour des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile a mis en garde les amis de Blaise COMPAORE lors des marches inédites de juillet 2013 et de janvier 2014 organisées par l’opposition politique.

C’est dans ce contexte qu’un groupe de médiation s’est autosaisi de l’affaire pour concilier les positions divergentes du peuple et des amis de Blaise COMPAORE afin « de préserver la paix, la stabilité et la cohésion nationale ». Après environ 1 semaine de sa mise en place et l’analyse des premiers résultats de ses travaux, que peut-on dire de la médiation et quelles suggestions peuvent permettre au peuple d’avancer dans sa lutte pour la défense de sa Constitution ?

Des remarques de forme pour commencer (…)

D’abord, dans le sens étymologique, la médiation suppose une crise ouverte, une belligérance. Or, la situation actuelle ne peut véritablement être qualifiée de crise. En effet, si l’intention de modifier l’article 37 est claire, les actes tendant à le faire le sont moins. L’action de la médiation est donc fondée sur une crise imaginaire, fictive et non réelle dans l’attente du fait générateur (convocation du corps électoral pour le référendum…). La réalité sociopolitique révèle plutôt que le peuple burkinabé a une aspiration profonde qui le met en rupture avec ses dirigeants qui n’ont d’autre choix que de se plier à sa volonté. Dès lors, la notion de parties au nom desquelles le groupe de médiation agit est incongrue et inacceptable car aucun peuple au monde ne peut accepter de négocier avec ses représentants ou ses dirigeants.

Ensuite la qualité des médiateurs composés essentiellement d’anciens membres du Collège des sages créé en 1999 pour juguler la crise née de l’assassinat de Norbert ZONGO laisse apparaitre quelques appréhensions. En effet, aucun membre dudit collège n’a pu interpeller Blaise COMPAORE lorsqu’il foulait au pied les recommandations qu’ils avaient formulées à l’époque. Mieux, la contestation actuelle repose sur une nouvelle tentative de remise en cause d’une recommandation desdits sages à savoir celle relative à la limitation des mandats présidentiels. Du reste, la démission d’un membre du groupe de médiation en dit long sur sa crédibilité et son indépendance.
Enfin, la configuration de la table de discussion pose problème. La présence de l’ADF/RDA en tant que partie prenante à part entière aux cotés de l’opposition et de la majorité présidentielle constitue un mauvais départ dans la mesure où la loi portant statut du CFOP clarifie désormais le jeu politique qui se mène entre majorité présidentielle et opposition réunie autour du CFOP.

(…) des observations de fond pour continuer (…)

Parmi les propositions issues du premier tour de table de la médiation figure en bonne place l’« Ouverture d’une transition démocratique apaisée après l’échéance du mandat » en cours. Dans le contexte politique actuel, l’idée de transition démocratique est une aberration et semble relever d’une analyse insuffisante inspirée par le désespoir. En effet, la transition démocratique, d’après lexique des termes politiques est « un processus politique qui permet un passage progressif d’un régime dictatorial à une démocratie ». Des exemples sont légion dans le monde entier. Le Portugal après le régime totalitaire de Salazar à partir de 1974, l’Espagne après la dictature de Franco mort en 1975, le Chili après le régime de Pinochet à partir de 1987 et même le Burkina Faso avec la rectification à partir de 1987 ont connu des transitions démocratiques. Une telle proposition du groupe de médiation serait-elle révélatrice de l’absence d’une démocratie réelle dans notre pays ? Ou exposerait-elle au grand jour le caractère dictatorial ou totalitaire du régime de Blaise COMPAORE habitué à user de vernies démocratiques pour redorer son blason terni chaque fois que de besoin (organisation d’élections « libres et transparentes », déploiement de la biométrie, ’organisation d’assises nationales sur les réformes politiques) ?

Autrement dit, si le Burkina Faso est un état de droit démocratique où les règles du jeu démocratiques fonctionnent efficacement, l’alternance devra pouvoir s’opérer en 2015 sans une quelconque transition démocratique dénuée d’intérêt et de sens politique. Le groupe de médiation devra, savoir raison gardée, faire des propositions réalistes et réalisables et nous épargner des solutions placées aux antipodes des valeurs démocratiques car l’idée de transition démocratique avec ou sans Blaise COMPAORE est manifestement antidémocratique et anticonstitutionnelle dans le contexte actuelle.

(…) et quelques suggestions pour terminer

Le CADRe réaffirme que l’aspiration de nos concitoyens au changement est profonde. Que ce faisant, quiconque pense pouvoir mettre fin à cette aspiration légitime et existentielle par la répression, le chantage ou l’arnaque politique se trompe en faisant preuve d’une analyse politique belliqueuse. La solution à la pseudo crise que traverse notre pays est simple. Elle s’appelle : respecter la constitution dans sa clause limitative des mandats présidentiels, fruit d’un consensus minimal accepté par le peuple souverain du Faso. Il est inadmissible qu’une quelconque majorité remette en cause ce consensus républicain pour servir des intérêts personnels.

Blaise COMPAORE doit définitivement admettre qu’aucun compromis ne lui permettra de se maintenir aux affaires après 2015. Il devra se résoudre à partir à l’échéance du mandat en cours s’il ne veut pas endosser l’entière responsabilité des désastres que sa tentative de maintien au pouvoir va inéluctablement occasionner.

Convaincu donc que rien ne résistera à la volonté du peuple dans sa quête d’un changement pour des lendemains meilleurs, le CADRe suggère aux médiateurs d’inscrire résolument leur action dans le pur respect de la constitution.

C’est en cela qu’il dénonce les velléités d’ouverture d’une transition démocratique et réitère son soutien sans faille au peuple en lutte contre la révision de l’article 37 de la Constitution et contre la mise en place d’un sénat, fut-il aménagé, dans notre pays.

S’engager et agir pour la démocratie et le développement !

Fait à Ouagadougou le 9 février 2014.

Pour le Cadre de Réflexion et d’Actions Démocratiques,
Le Secrétaire Exécutif Communal (Ouaga)

Rasmané OUEDRAOGO

Messages

  • Pour mettre fin à ce perpétuel débat de l’article 37 et transition,allons au referendum pour permettre au peuple de décider de son avenir.S’il est vrai que l’opposition dit avoir la majorité de la population dans son combat,qu’elle aille au referendum pour faire taire à jamais le pouvoir en place.Tout compte fait,c’est ce peuple qui a permis à l’UPC d’avoir 19 députés après deux ans d’existence,donc il est capable à travers les urnes de mettre fin à ces spéculations.

    • sincèrement dit j’avoue que c’est la meilleure solution...avec cette démonstration de force de l’opposition en principe elle devrait avoir maintenant la majorité.ayons confiance a nos institutions.

    • L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas qu’on s’apitoie de son sort. VIGILANCE ET RÉSISTANCE. SEUL LA LUTTE LIBÈRE. LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS !

    • Bonjour Le Patriote,

      Un regard objectif permet de conclure sans risque de se tromper que le référendum sera à l’avantage de la majorité présidentielle parce que la population instruite capable de juger et faire des projection, la population qui empoignent des argument lucides et contraires à la volonté manifeste du pouvoir à vie de Blaise, la population qui sait dire non quand il le faut, hélas est peu nombreuse comparativement à la masse aveuglée par 27 années de règne sans partage.

      Reconnais-le, si on se limite aux grandes villes, même les non instruits diront non à votre référendum. C’est dans les villages que vos voix se feront entendre au prix ... (insérez votre motivation ici).

      Le ridicule est alarmant ! Un président enfin de mandat, y a quoi à en faire une médiation ? On dirait que c’est la lune qui est tombée sur la terre !

      Bye Bye Messieurs, c’est l’heure !

    • Vous prenez une définition littérale de la "transition démocratique" pour exposer dans notre situation. Il faut reconnaître que notre situation est différente et particulière. Donc il faut adapter les choses à notre contexte. Et si on a des position figer dès le départ sachons que la négociation ne va partir nulle part et on va se retrouver à la situation de départ. Mais je crois que c’est pas ça l’objectif de la médiation.

    • Allons au referendum pour savoir si l’on doit respecter les feux tricolores ou pas c’est si simple que çà. Une loi ca se respecte un point c’est tout.

    • Merci, c’est bien vrai. le peuple a permis a l’UPC d’avoir 19 députés après 2 ans.
      pense un peu : combien de BURKINABÉ comprend referendum ? combien de BURKINABÉ sont allé au urnes lors des élections ? laissons tomber affaire de referendum et faisons comprendre au Président COMPAORE, que la présidence n’est pas un poste à vie. Nous les Hommes sommes organisés. on élabore des codes de conduite, dans nos pays, on confie notre destiné à un de nous, pour qu’il nous remplace veille au respect du code ( constitution) , nous dirige vers un lendemains meilleurs. il ne doit pas user du pouvoir du peuple pour modifier les textes . M. COMPAORE, acceptez de partir, le peuple se souviendra toujours de vous avoir eu comme dirigent.

    • Monsieur le patriote, faire referendum pour dire quoi ? que les femmes sont de sexe féminin et que les hommes de sexe masculin ? Le peuple a tout compris et n’acceptera pas d’être utilisé une N-ième fois pour modifier la constitution. La constitution actuelle est déjà le fruit d’un consensus. Au lieu de passer le temps à chercher comment modifier la constitution pour rester le plus longtemps au pouvoir, penser un jour à la respecter en l’état, car c’est quand même notre loi fondamentale.

    • pian ! pas de référendum,ça sera faire honneur à ce boulanger sanguinaire qui se croit le nombril du faso. son mandat prend le terminus de novembre 2015 et il partira malgré ses sauts de cabri. son lenga qu’il quémande comme un garibou affamé là,il ne l’aura pas. pian !

    • bien dit le patriote ! s’ils disent avoir le soutient de la population alors qu’ils aillent au référendum pour en finir une bonne fois pour toute avec cette histoire de l’article 37 .

    • A armes égales, les Compaoré ne peuvent remporter aucune consultation électorale dans ce pays. C’est parceque le peuple conscient sait que les voix du CDP sont achetées à prix fort sur les deniers publics qu’il refuse cette farce.Où l’opposition va-t-elle voler l’argent pour corrompre les électeurs inconscients ?

    • J’ai l’impression que le patriote ne connaît pas le sens et la portée d’un vote. Combien de burkinabè ont cette capacité d’analyse. Il ne faut pas vouloir conduire chaque fois le peuple sur des intérêts uniquement alimentaires. Un peu de bon sens quand même !

    • Nous avons accepté de cumuler les élections législatives et communales pour économiser de l’argent, nous refusons le sénat parce que inutile et budgétivore et vous croyez que nous allons accepter de payer la facture pour organiser un référendum fantaisiste simplement parce que certains aimerait remettre en cause un article de la constitution au profit d’un seul citoyen ?! Blaise va partir, bon gré malgré !

    • Mr Lum,quelle est la particularité de notre démocratie ?Il y a des principes essentiels universels en matière de démocratie qu’aucun régime dit démocratique ne peut se soustraire.Si on a fait du notre une spécificité,assumons alors les inconvénients.

    • On parle d’apaisement et toi tu viens mettre l’huile sur le feu. Dans votre CDP n’y a-t-il aucun homme capable de succéder au president Compaoré ?

    • Il faut encore gaspillier des milliards pour satisfaire les sales besogne d’un groupuscule d’individus qui en plus ne payent de taxes ni d’impos. Soyons raisonnables cas meme. Ça fait koi d quitter le pouvoir tranquillement apres 28 ans d regne sans partage ?

    • Si vraiment il y a opposition, qu’on aille au referendum, il n’ya pas a voir peur er refuser d’y aller est antidemocratique et irreflechi de votre part monsieurs de la dite opposition..

    • CHERIF je suis désolé pour toi avec toutes ces contradictions dans tes écris. si tu ne connais pas ou ne comprendre pas le référendum cela ne dépend que de ton toi. Tu ne peux pas juger à la place des 16 millions de burkinabé ou penses tu que tu es plus malin et plus intelligents que ces millions de personnes. Tu parles d’organisation, de code comme si le référendum n’est pas une organisation, un code de conduite. Il faut revoir ta copie d’organisation, de code avant de venir dans le débat.

    • Pourquoi cette peur de l’opposition en vers nos institutions qu’ils ont contribué jour et nuit à leur mise en place et à leur consolidation. Pourquoi cette peur soudaine ? pourquoi avoir peur des institutions qu’on veux gouverner demain ? D’où vient cette paranoïa si ce n’est que la soif du pouvoir, le pouvoir à tout prix.

    • KOUNKAN pourquoi tu dit une chose et son contraire en même temps. Si le peuple et tout compris et n’acceptera pas d’être utiliser une N ieme fois alors pourquoi dis tu non au référendum. Comme le peuple a tout compris, alors le peule ira voté simplement non au référendum et le débat et clos.

    • effectivement vue que c’est toi Dieu le fisl et ton père Dieu le père mais pourquoi n’a pas profité de ton titre de Dieu le fils pour empêcher les horreurs des deux guerres mondial

    • Et si la relève venait d’ailleurs ?

    • Arrêtons les analyses simplistes du genre"il faut aller au référendum". IL est bien écrit dans la constitution que le peuple est consulté par voie référendaire pour des questions d’intérêt national. Monsieur le patriote, en quoi la modification de l’article 37 constitue une question d’intérêt national ? Que l’article 37 reste à l’Etat n’arrange pas uniquement le Président COMPAORE et ses proches.Tout homme intègre doit avoir un minimum de conscience qui l’amène à taire ses intérêts égoïstes lorsque la stabilité nationale est en jeu. Par exemple ce qui ce passe en Centrafrique aujourd’hui est entièrement la faute du Président BOZIZE. Si a la fin de son mandat il était parti tranquillement, son pays ne sera pas dans le chaos aujourd’hui. car si vous continuez dans ce sens, vous serez comptable des troubles que connaîtra notre cher parti et ce sont des gens comme toi "patriote" qui payeront le prix le plus fort, car les gens que vous soutenez ont de quoi se payer un exil tranquille.Chers partisans du référendum pensez y.

    • bonjour chercher a connaitre la constitution un point c’eszt tout. elle dit qu’on peut la modifier pour l’interet du peuple et pour l’interet d’un seul individu. ce qui signifie qu’on ne peut pas de referendum ici un point barre. a bon entendeur salut.

    • Si tu arrive à convaincre tous les burkinabè de l’invalidité de l’article 37 on va au référendum

    • Le problème, c’est qu’en allant au referendum, nous ne sommes pas à l’abris d’un bourrage d’urne qui serait orchestré par le pouvoir en place. Nous pensons que les 27 ans de reigne de M. COMPAORE sont largement suffisants. Il ne peut pas prendre en otage le destin de tout un peuple pour se couvrir et retarder ainsi son départ à la CPI. Quant à son petit frère, lui doit toujours prier le bon Dieu pour que le grand frère reste toujours au pouvoir, sinon il mourrait soit en exil, soit en prison.

  • Bien dit ! Que BC s’inspire donc de l’exemple récent du Mali. Du 22 mars 2012 au 11 aout 2013, on y a réussi une transition plus qu’apaisée. Si on fait le compte, il a fallu moins de 17 mois fermes, dans un contexte changeant qui a passé par un coup d’état militaire, une vraie guerre et une présidence intérimaire. Que vient alors faire une transition dite apaisée de 2 ans dans un Burkina havre de paix et de stabilité ? Sérieusement : où est le problème ?

    • Jeunesse burkinabé pour l’avenir de notre pays acceptons d’aller au référendum.Ainsi le peuple pourra faire librement son choix.Car personne ne peut dire avec exactitude l’ambition de ces soit disant opposants.eux qui s’attaque entre eux.D’autre n’ont mème pas de position.Vous croyez qu’on croire aveuglement à des gens comme ça ?Personne ne va se sacrifier pour alternance pourri.Qu’ils sachent la jeunesse consciente n’a plus de parti à l’heure nous vous parlons.nous voulons le référendum pour mettre fin à toutes ces histoires.

  • Bien di.c’est une aberration dans ce contexte.pourquoi BC veut négocier.il répondra un jour de tout ces crimes abominables sous son régime.28 ans de pillage d’oppression et il veut une garantie de sécurité pour sa sortie. Moi je ne comprend pas.tout se paye sur terre.

  • Bonjour,

    Blaise doit partir, un point c’est tout. vingt huit ans de règne c’est assez. les négociations devraient s’orienter autour des modalités de son départ et des garanties pour son immunité et la protection de sa famille. Arrêtez donc de nous rabâcher les oreilles avec des thèses et anti-thèse sur du déjà connu. C’est fou il ya des gens qui se découvrent brusquement des talents de politiciens, journalistes et spécialistes en tout genre sur ce sujet d’alternance et de sénat. Pendant ce temps du coté de notre président c’est le silence radio. webmaster ....

    • si le verbe devoir n’existait pas il fallait le crée pour toi vue que tu es un bébé pourri qui aime donner que des ordres. Mais sache que si la montagne s’écroule les herbes qui étais au dessus de ce dernier deviendra moins que les arbustes qui sen trouvait au pieds de la montagne.

  • Ok. Ceci est vraiment bien dit en des termes claires.
    Tous les sceptiques au changement devront savoir que la lutte finale se sera les organisations de la société civile qui vont la mener. Le vœux de l’alternance est tel qu’aucun parti politique fut-il de l’"opposition" ne pourra arrêter la frénésie actuelle du peuple vers l’alternance et la démocratie véritable. Les associations de la société civile s’accapareront de la question aux heures d’incertitude et pourrons canaliser la lutte du peuple.
    Alors "politiciens" ont vous a à l’oeil. LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS !!!!!!

  • M. Ouédraogo ; si SE,BC était aussi intransigeant que vous l’êtes, peut-être que vous n’auriez même pas d’espace pour publier votre papier. Juste pour dire que nul n’est obligé de suivre votre raisonnement ; c’est ça aussi la démocratie sinon on tombe dans l’autoritarisme.C’est pour cela qu’on organise les élections et le pays est dirigé par la partie qui sort gagnante. Acceptez que d’autres aient des opinions contraires et que le peuple soit l’arbitre

    • Selon vous, c’est Blaise qui a donné la liberté aux gens de parler et d’écrire comme ils veulent ? Avez-vous toujours étés de notre monde depuis que Blaise est au pouvoir ? Ce n’est pas une honte de se taire quand on ne comprend pas. Il n’aura certainement plus le temps de vous remercier.

  • Excellente contribution. Rien ne justifie une transition, une mise entre parenthèse de la Constitution. Si jamais cela se faisait, avec ou sans Blaise, ça remettrait le compteur des mandats à zéro et je vous assure que Blaise se représentera aux élections suivantes, arguant de ce que la limitation ne lui serait plus applicable. Ne tombons pas dans ce gros piège à con

  • Bien dit mon frère. Pas une seconde supplémentaire pour Blaise après son mandat constitutionnel.
    S’il y a transition ça doit commencer à partir de maintenant jusqu’au plus tard aux élections de 2015.

    • bonsoir : assez de commentaires ;je vous rafraichis la
      mémoire ; C est suite a l assassinat de la voix des sans voix NORBERT ZONGO QUE LE PEUPLE POUR RÉCLAMER LA LUMIÈRE SUR CETTE AFFAIRE QUE LE PEUPLE PAR L ENTREMISE DU COLLÈGE DES SAGE A CONTRAINT LE PRÉSIDENT BLAISE COMPAORE A ACCEPTE LES CONCLUSIONS DE CE COLLÈGE QUI A PRÉCONISE ENTRE AUTRES SOLUTIONS LA L IMITATION DU MANDAT PRÉSIDENTIEL A 5 ANS RENOUVELABLE UNE SEULE FOIS POUR CALMER LA TENSION SOCIALE DE L ÉPOQUE ; C EST DIRE QUE C EST LE PEUPLE QUI A DEMANDE LA LIMITATION DU MANDAT DONC IL NE FAUT PAS JOUER AVEC LES SENTIMENTS
      ET LA PATIENCE DU PEUPLE CAR SI ELLE SE DÉCHAINE RIEN NE POURRA L ARRÊTER DANS SA QUÊTE DE DÉMOCRATIE ET D ALTERNANCE ;BLAISE COMPAORE DOIT NÉGOCIER A PRÉSENT UNE SORTIE HONORABLE POUR L IMAGE DU PAYS S IL L AIME TANT ET S IL EST INTÈGRE ET RESPECTUEUX DE LA PAROLE DONNÉE QUI EST SACRÉE BURKINA FASO TERRES DES HOMMES INTÈGRES ;

    • bien dit en passant, kossyam ne saurait être un cabaret où l’on sert du "lenga" constitutionnel.

    • bjr blaise il temp pr toi de racrocher le telephonne car tout ce paye sur terre Norbert zongo david ouedrago thomas sankara dabo boukari

    • Bien vu mr OUEDRAOGO, "transition démocratique apaisée, sénat aménagé" voilà deux expressions floues qui conviennent d’être éclairées. En démocratie, on ne peut pas passer son temps à tricher le jeu à la fin d’un mandat constitutionnel. On finit son mandat et on passe les charges présidentielles à un autre compatriote c’est la règle du jeu qu’est ce qui est compliqué dans tout ça ? Créer une quelque transition après l’échéance de 2015 c’est violer encore une fois de plus la loi fondamentale donc un recul démocratique. Si le président s’est laissé surprendre par l’échéance de 2015,qu’il en tire toutes les conséquences car notre constitution s’imposer à tous les citoyens burkinabè y compris le citoyen Blaise Compaoré.Avant la présidence il y a une vie , après la présidence il y aura toujours une vie et ainsi va la vie,courage prési.

    • Ce que les gens évite de dire et que vous évoquez avec justesse est que le régime Compaoré est une dictature. Il a été conseillé et obligé pour qu’il accepte le multipartisme, mais il ne l’a accepté que parce qu’il contrôlait encore tout le pouvoir. Or il est pris en flagrante contradiction aujourd’hui : il ne veut pas partir alors que les textes disent qu’ils doit partir. en toute apparence, il est prêt à utiliser la force que sa situation lui donne dans l’État pour rester au pouvoir, et faire fi des textes. Il est est donc porté à abuser du pouvoir qui lui a été confié ou qu’il a arraché le 15 octobre. Si non où est le problème ? Pourquoi faut-il qu’on négocie avec quelqu’un qui s’est montré dans tout le monde comme étant un démocrate ? Il a fini son mandat, il part et d’autres valeureux fils viennent continuer. Peut-il passé une seule seconde dans la tête d’un Obama qu’il veut modifier quoi que ce soit pour rester au pouvoir ?

  • Bien di.c’est une aberration dans ce contexte.pourquoi BC veut négocier.il répondra un jour de tout ces crimes abominables sous son régime.28 ans de pillage d’oppression et il veut une garantie de sécurité pour sa sortie. Moi je ne comprend pas.tout se paye sur terre.

  • OK c’est beau ce discours mais reconnaissons que le referendum n’est pas un compromis mais plutôt une disposition de notre loi fondamentale..pourquoi nous voulions balayer du revers de la main cet état de fait.

  • Le départ de Blaise est obligatoire,car c est pas le peuple qui le refuse mais la loi et nul n est au dessus de la loi.donc les chers intellectuels ne depensé pas trop vos énergies ;ils partira.

  • Bien dit, que le Prési JBO sache quitter la table pendant qu’il est temps car, il a conquis les coeurs des burkinabés et il ne lui faut pas gâcher cette image chèrement acquise.
    Blaise partira ou partira pas en 2015 partira un point c’est tout.
    Même au village personne ne veut Blaise comme président encore.

  • Vous savez il y a des gens qui n’ont aucun argument à avancer sauf dire allons au référendum. Je trouve que c’est triste de raisonner de la sorte. C’est eux qui ont un problème avec la constitution notamment avec l’article 37. Parce qu’ils ne sont pas d’accord avec un seul article ils veulent nous amener à un référendum. Vous saviez combien d’articles sont dérangeant dans notre constitution ? Où étiez vous en 1999 ??? Il n’y aura ni référendum, ni transition car nous sommes dans une démocratie même si elle a toujours été de façade au Burkina. Cette fois-ci nous allons respecter notre constitution coûte que coûte, vaille que vaille...

  • Que du verbiage !!! Cher Rasmané ne confondez pas la foule et le peuple. Ce dernier ne se résume donc pas à ces quelques milliers de personnes qui descendent dans la rue à chaque fois. Mais le pouvoir politique ne s’acquiert pas dans la rue, mais dans les urnes. Pour toutes ces questions qui divisent allons au référendum et la population, donc le peuple tranchera. Il est trop facile de s’asseoir et théoriser. Allez sur le terrain, car nous y sommes depuis belle lurette et nous saurons de quoi vous êtes capables
    La médiation est la bienvenu car il y’a un dicton qui dit ceci « Qui veut la paix prépare la guerre ».
    Il est regrettable de se cantonner à une définition de lexique pour se faire une idée d’une situation politique. Cela est une carence de culture politique M. Ouédraogo. La transition démocratique peut belle et bien se faire dans une situation de démocratie lorsque les acteurs politiques sont fortement opposés. Ce cas-là peut se poser dans le contexte actuel du Burkina Faso, et le CADRe de par sa dénomination devrait prôner cette voie. Mais il m’a tout l’air qu’’il préconise que le pays bascule dans l’instabilité
    Dieu sauve le Burkina !!!

  • Ce n’est nullement une aberration Mr, c’est bel et bien une alternative...que proposez vous donc ? Si ce n’est le chaos pour le Burkina.Vous êtes vaincu au nom de JESUS !!! Pyromane déguisé en pseudo démocrate

  • Soyez rassuré,Blaise Compaoré sortira grandi du pouvoir avec ou sans votre consentement.Vous êtes en soit un dictateur.Si ce dialogue échoue,apprêtez vous à aller au référendum car plus rien ne pourra empêcher sa tenue.Si vous avez la société civile avec vous et le peuple comme le prétendre certains,allons au référendum.Vous êtes des défaitistes car vous êtes certain de votre défaite.

  • Belle analyse M. Ouédraogo, sous l’angle du droit votre analyse se défend merveilleusement. Mais combien de Burkinabè sont en mesure de comprendre ce que vous dites ? Nous sommes aujourd’hui prisonniers de l’héritage de nos devanciers...On a toujours cherché à ménager la règle de droit au Burkina Faso, voilà le résultat aujourd’hui...Deux camps opposés comme la nuit et le jour...un vrai dilemme, qui je l’espère sera résolu avec la manière par le président du Faso.

  • S’il faut un prolongement de 2 ans pour que le burkina conserve sa bonne paix c’est mieux.BLAISE COMPAORE a eté elu démocratiquement donc aréter de parler comme s’il n’ a rien fait pour le burkina faso

  • Ma maman, de vénérable mémoire aimait à nous répéter ce proverbe moaaga pour nous forger un esprit d’homme :" Quand une bouche dit et dit après qu’elle n’a pas dit, l’anus vaut mieux que cette bouche".

    • Avant BC le Burkina existait après lui le Burkina existera toujours mais c’est triste de voir jusqu’où le gosier peu amener ceux qui gravitent autour du président mais rassurez vous BC est très intelligent et intègre il partira de lui même.

  • En toute verite !!!!!!! Pourquoi Blaise demande-t-il une periode transitoire pendant qu`il lui reste encore 2ans pour faire sa valise ??? S`il est vrai, comme le disent ceux qui le soutiennent, qu`il a fait beaucoup pour son pays, pour l`Afrique alors il n`a rien a craindre. Il pourra partir en toute paix et securite, et avec l`assurance que le monde entier en general et l`afrique toute entiere en particulier lui sera reconnaissant pour ses actions de reconciliations...je me trompe ???

  • La grande question lorsqu’on pense que le pays va mal, c’est comment on a laissé de tels individus pendant plus de 27 ans nous gouverner. Comment et pourquoi on l’a accepté ??? La question est valable pour bon nombre de pays africains dit démocratiques. J’ai si honte que je pleure pour ma crédulité pendant ces 27 longues années.

  • La grande question lorsqu’on pense que le pays va mal, c’est comment on a laissé de tels individus pendant plus de 27 ans nous gouverner. Comment et pourquoi on l’a accepté ??? La question est valable pour bon nombre de pays africains dit démocratiques. J’ai si honte que je pleure pour ma crédulité pendant ces 27 longues années.

  • Hey, nous sommes en 2014, et pendant prêt de 28 ans le feu était VERT pour toi mr le président. en ce moment il est passé à l’ORANGE et ceux pour environ quelque temps.....très bientot en 2015 il sera ROUGE. Aulieu de trouver des stratégies pour le brûler, commence a menager tes freins au moment venu..très très bientot il sera rouge...tu nous trouveras postés commen la police municipal régulant la circulation. tu ne passera pas prési !!!!!!!!!!!

  • Merci pour cette analyse franchement le peuple ne veut qu’une seule chose c’est le départ de blaise en 2015 donc pas de transition. si ces médiateur la n’ont pas le courage de dire à Blaise de partir en 2015 qu’ils arrêtent d’embrouiller les gens !!

    • Cher ami, a l’heure ou le majorite des burkinabes sont en proie a une pauperisation exponentielle, a l’heure ou le gouvernement continue de verser des salaires miserables a la majorite des fonctionnaire sous pretexte que les ressources sont limitees (en temoignent les negociations gouvernement-syndicats qui pietinent depuis des annees), il est inconcevable de jetter de l’argent dans un quelconque referendum alors que l’article 37 de notre constitution est en lui meme la solution du pretendu probleme que leCDP et ses satellites tentent de nous brandir.

    • Une question qui en appelle d’autres : Où a-t-on déjà vu un médiateur s’auto saisir d’une affaire où aucune partie ne l’a conviée ? A moins que.... et si c’est le cas ce n’est plus un médiateur mais un commandité.
      La médiation autosaisie doit dire clairement d’où vient cette idée de transition, parce que l’écrit ci-dessus en a montré son caractère inapproprié. Nous voulons comprendre. Elle pourra ainsi, si c’est logique, dire plus tard et comme le conseil des sages "nous avions bien dit, mais c’est eux qui n’ont pas appliqué". Jusqu’ici en tout cas, on ne voit pas beaucoup de sagesse dans les propositions, étant donné qu’on ne prévoit pas clairement ce qui sera au bout de ladite transition : la paix véritable ? une guerre ? ou juste un gain de temps.

  • bonjour je ne comprends pas mes compatriotes, chercher à conaitre la constitution de votre nation, tout est claire, on organise le referendum pour valider quelquechose d’intérêt national c’est à dire l’intérêt du peuple et non l’intérêt d’un seul individu ok. sauter le verou de l’article 37 en quoi ça arrange le peuple ? Mettre en place le senat qui est budgetivore en quoi ça arrange le peuple ? les fonctionnaires demandent que le gouvernement revise la grille salariale et indemnitaire il est retissant tout en sachant les petites augmentations de salaire effectuées pour les fonctionnaires de 4 et 5 pourcent en 2005 et en 2008 le gouvernement en a beneficié 30 pourcent deux fois. je pense qu’il vaut mieux repartir l’argent qui doit etre utilisé pour organiser le referendum et mettre en place le senat chez les valeureux fonctionnaires qui font le plus grand boulot de ce pays. à bon entendeur salut.

  • Je suis entièrement d’accord avec votre analyse. Je pense que quand on permet à un seul individu d’instrumentaliser la Constitution, qu’on ne s’étonne pas d’avoir des lendemains qui désenchantent. Blaise COMPAORE n’est pas le seul fils du Burkina Faso. est-ce qu’on permis une transition démocratique à Maurice, à Sangoulé,.....à Sankara ?
    Le President a toujours usé d’artifices quand ca chauffe pour se maintenir au pouvoir. La preuve en est qu’en 1999, aux temps chauds de la crise suite à l’assassinat de Norbert ZONGO, il a mis en place un College des sages qui a fait des recommandations et aujourd’hui il veut fouler au pied ces recommandations.
    Il appartient à la jeunesse Burkinabé qui rendez vous avec son histoire de relever ce defi ; c’est ceux qui beneficient des prebendes du regime et qui savent que le pouvoir de Blaise est leur vache à laitiere qui defendent bec et ongle son maintien au pouvoir.
    c’est à la jeunesse d’etre vigilante !!!!

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