Secteur de l’artisanat : Un registre des métiers en perspective

jeudi 6 février 2014 à 04h01min

La Chambre des métiers et de l’artisanat du Burkina (CMA- BF) a entrepris d’établir un registre des métiers. Pour ce faire, elle a, par l’intermédiaire du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Arthur Kafando, procédé à la signature, avec l’IBG (International business group) basée à Abidjan et ayant une succursale à Ouagadougou, d’une convention d’immatriculation des artisans. C’était le 4 février 2014 à Ouagadougou.

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Secteur de l’artisanat : Un registre des métiers en perspective

La signature de cette convention marque, peut-on dire, le point de départ du processus de réalisation d’un programme fondamental – celui de l’établissement d’un registre des métiers - de la CMA-BF. En effet, précise le président de la Chambre, Jacques Sedego, la mise en place d’un registre des métiers qui permette de « savoir qui est peintre, qui est tisseuse, qui est maçon, etc.  » a été l’un des premiers soucis de la CMA-BF depuis sa création en 2011.

Et aujourd’hui, avec la signature de la convention, c’est un pas décisif qui se trouve ainsi franchi pour la mise au point du registre des métiers. L’exécution de cette convention devra induire une assistance mutuelle entre les différentes parties que sont la CMA-BF, le MICA, et l’IBG. Toute chose qui permettra, espère M. Sedego, « de favoriser l’identification et l’immatriculation des artisans sur le plan national  ». Ils sont – ces artisans - estimés, selon le ministre Arthur Kafando, à 2 millions de personnes. Immatriculés, ils pourront disposer de carte professionnelle.

350 agents à mobiliser pour l’opération

Déjà, le responsable de l’IBG/Burkina, Harouna Sawadogo confie que ce sont environ 350 agents qui seront mobilisés pour la conduite de l’opération suivant une « méthode à la pointe de la technologie numérique » excluant d coup, l’usage du papier. Et à en croire Alhi Kéïta, partenaire technique d’IBG, environ 1 million d’artisans peuvent être immatriculés en un mois. Mais précise-t-il, « si les moyens nécessaires sont mis à la disposition d’IBG  ».

Et ces moyens sont prévus pour être mobilisés au sein des banques, des assurances, des compagnies de téléphonie qui vont, précise le président de la CMA-BF, « financer en grande partie, l’identification des artisans ».

Une fois opérationnel, le registre des métiers rendra disponibles des statistiques à même de faciliter la prise en compte du secteur de l’artisanat dans les politiques et programmes de développement au pays des hommes intègres. C’est du moins, ce qu’espère le président de la Chambre des métiers.

En attendant, le ministre Arthur Kafando, qui a paraphé les documents de la convention, a interpelé les deux parties – la CMA-BF et l’IBG - à la convention sur leurs responsabilités dans l’exécution diligente des engagements réciproques.

Fulbert Paré

Lefaso.net

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