La grève au palais de justice : Seuls les non titularisés n’ont pas suivi le mot d’ordre

jeudi 6 février 2014 à 04h02min

Au deuxième jour de la grève déclenchée par les organisations syndicales de la fonction publique, le suivi du mot d’ordre n’a pas faibli. C’est du moins, le constat fait ce matin, 5 février 2014 au Palais de justice de Ouagadougou.

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La grève au palais de justice : Seuls les non titularisés n’ont pas suivi le mot d’ordre

Au premier jour de la grève de 48 heures entamée à l’appel des organisations syndicales de la fonction publique, les fonctionnaires ont effectivement déserté les bureaux et ont envahi la Bourse du travail de Ouagadougou pour une assemblée générale. Toute chose qui fait dire aux responsables syndicaux que le mot d’ordre a été largement suivi.

Même suivi au deuxième jour. En tout cas, au Palais de justice de Ouagadougou où il y’avait – ce matin 5 février 2014 – que les magistrats et quelques fonctionnaires des greffes qui ne disposent pas du droit de grève. « Nous, nous sommes là, c’est parce que nous ne sommes pas titularisées », ont laissé entendre deux dames que nous avons trouvées au greffe du Tribunal du travail.

Au Parquet, le greffe est même fermé. Là également, seuls les magistrats sont au bureau, accomplissant des actes qui ne nécessitent pas la présence d’un greffier. Le Palais a ainsi connu deux jours de suspension d’audiences.

Néanmoins, le Tribunal de grande instance (TGI) a tenu une audience ce matin, en présence d’un greffier en situation de stage probatoire, donc interdit de participation à la grève durant toute la période du stage. Une audience qui n’a décidé que de renvois, et aussi de quelques mises en délibéré.

Au Tribunal administratif, le constat est le même. Tous les services de greffe sont suspendus depuis hier (le 4 février). Avec un élément de la sécurité pénitentiaire, l’on apprendra que les responsables syndicaux du Tribunal sont passés vérifier la fermeture des bureaux où travaillent les greffiers en chef, les greffiers, et les secrétaires des greffes et parquets.

Le personnel ATOS – chauffeurs, agents de liaison – a aussi déserté les lieux, laissant le Palais entre les mains des gardes de sécurité pénitentiaires (GSP) et les magistrats. En effet, ces derniers ne font pas partie de la catégorie des fonctionnaires de l’Etat et ne sont donc pas concernés par le mot d’ordre. Ils exercent le pouvoir judiciaire, conformément à l’article 124 de la Constitution de juin 1991 avec des moyens de pression – dont la suspension des audiences - autres que la grève.

Fulbert Paré

Lefaso.net

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