Démissions au CDP : Un coup d’Etat politique parfait

mercredi 5 février 2014 à 03h45min

Il y a trente ans, un quarteron d’officiers faisait irruption sur la scène politique voltaïque. Avec à leur tête, le charismatique capitaine Thomas Sankara, ils bouleversèrent le paysage politique national. Une nouvelle classe politique émergea et l’histoire continua sa route. Six années plus tard, Blaise Compaoré restera le seul sur le chemin, après avoir mis au bord de la route ses trois compagnons historiques (Sankara, Lingani et Zongo).

Démissions au CDP : Un coup d’Etat politique parfait

Il se trouva de nouveaux camarades pour l’accompagner. Il s’agit du trio Salif Diallo, Simon Compaoré et Roch Marc Christian Kaboré. Ils ont construit, bitumé et balisé la route pour lui. Mais au moment où il est gagné par la fatigue, « le camarade Blaise » décide de les mettre également au bord du boulevard pour continuer avec d’autres passagers. Mais sa progression avec ses nouveaux compagnons n’ira pas loin. Ils sont victimes d’un accident. Ils sont mis également au bord de la route. Dans la politique burkinabè, cela s’appelle un « coup d’Etat politique ». On peut le qualifier de « parfait » comme on ne déplore pas de mort pour l’instant.

Il ne faut pas se leurrer, le pouvoir de Blaise Compaoré est sérieusement ébranlé dans ses fondements. S’est-il laissé surprendre ou subit-il les événements de manière « consentante » ? L’histoire se chargera de nous le dire. Mais aujourd’hui, ce qui est sûr, Blaise Compaoré est politiquement nu, pour ne pas dire fini. Il ne reste plus rien dans son CDP, l’instrument politique sur lequel il comptait pour asseoir sa présidence-à-vie ou à défaut, la succession dynastique au profit de son frère cadet François Compaoré. Rappelons-nous que c’est après avoir construit le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) en février 1996 par fusion-absorption de son parti historique, l’ODP/MT, avec une dizaine de partis politiques d’horizon divers, que la clause de l’article 37 limitant le nombre de mandats présidentiels a été supprimée dans la constitution. C’était le 27 janvier 1997 à l’Assemblée nationale présidée à l’époque par l’actuel ministre des Réformes politiques, Bongnessan Arsène Yé, appelé entre temps par la presse « ministre de l’article 37 », tellement son nom est intimement associé à la volonté présidentielle de déverrouiller la limitation des mandats. Avec les démissions en cascades ajoutées à celles qui les ont précédées au cours de ces cinq dernières années, Blaise Compaoré se retrouve dans une situation pire que celle de son début de magistère en octobre 1987.

Que reste-t-il du CDP historique ?

Quand Blaise Compaoré arrive au pouvoir le 15 octobre 1987, il n’a pas beaucoup de soutiens politiques au-delà des fractions « communisantes » qui se sont déchirées durant la période révolutionnaire. C’est au fil du temps qu’il va se construire une véritable coalition politique dont la consécration a eu lieu en février 1996 avec la création du CDP. Les fondements du nouveau parti, un « mastodonte politique » selon le regretté Norbert Zongo, ont été assis autour de deux principales composantes, à savoir l’ODP/MT et la CNPP/PSD. En somme, le parti majoritaire et le principal parti de l’opposition de l’époque. A ces deux géants se sont agrégés de petits partis dont le RSI d’Alain Yoda, le parti de Juliette Bonkoungou, les Indépendants du RDA entre autres. Mais c’est la composante ODP/MT qui avait la suprématie. Ce parti a vu le jour en 1989 avec la fusion de trois groupuscules jadis membres du Conseil national de la révolution (CNR) puis du Front populaire. Il s’agit de l’UCB, du GCB et d’une dissidence importante de l’ULC-R. Aux premières heures de l’ODP/MT puis du CDP, Blaise Compaoré s’est toujours arrangé pour placer à leur tête une personnalité sans grande envergure politique, dépourvue de référent historique dans les mouvements étudiants ou dans les groupuscules de gauche qui ont essaimé à partir des années 70. C’est d’abord Naboho Kanidoua qui préside l’ODP/MT et à la naissance du CDP, c’est Bongnessan Arsène Yé qu’il propulse au-devant. Mais les évènements vont forcer le président Compaoré à placer à la tête du parti des hommes qu’il ne voulait pas forcément. Quand c’est le cas, il va jouer à entretenir leurs rivalités pour conserver toujours la main.

La première grande déchirure

Les premières fissures sérieuses du CDP interviennent en 2007 au moment de la confection des listes du parti pour les législatives de mai. Depuis la crise consécutive à l’assassinat de Norbert Zongo et de ses trois compagnons le 13 décembre 1998, Blaise Compaoré a fait appel à celui qu’il avait presque banni en 1996, Roch Marc Christian Kaboré, pour diriger le parti. Ayant toujours craint l’envergure politique de ce dernier, il prend soin de lui flanquer Salif Diallo comme vice-président et Simon Compaoré comme secrétaire général. Le trio est bien en place, mais toujours avec le calcul qu’ils se neutralisent. En 2007, le trio est fortement décrié par les ténors de l’ex-CNPP/PSD qui dénoncent leurs « méthodes staliniennes » de gestion du parti. Blaise Compaoré observe et donne l’impression de ne pas prendre parti. C’est le moment de la montée en puissance de la FEDAP/BC, l’affaiblissement du CDP faisant l’affaire de ses actionnaires. Le parti dirigé par le trio Roch-Salif-Simon commence alors à se désagréger. Il perd la composante CNPP/PSD à travers les départs de Pierre Tapsoba, Moussa Boly, Marc Yao et autres ténors de la social-démocratie. Ceux que la presse a appelé « les refondateurs du CDP » vont créer en 2008 un nouveau parti dénommé la CNPB. Dans la même période, les amis de Zéphirin Diabré prennent le large pour trouver refuge dans le RPC en attendant que lui-même ne franchisse le pas et crée l’UPC en 2010. Avec la « désaffiliation » de la CNPP/PSD, la composante ODP/MT règne en maître absolu. Mais la situation ne va pas s’améliorer pour le CDP car, une autre crise éclate un an après. Elle est née de l’interview de Salif Diallo dans L’Observateur paalga (juillet 2009) où il fustige la « patrimonialisation du pouvoir », en fait la mainmise de la famille présidentielle et alliés dans tous les secteurs de la vie nationale. Pour avoir exprimé cette vérité, il est suspendu de toutes les instances du parti et ses proches du Groupe des Communistes du Burkina (GCB) et autres amis commencent à subir une certaine marginalisation. C’est la fraction ULC-R à travers Roch et Simon qui pilote le parti en ce moment. Au congrès de mars 2012, cette dernière est également débarquée. De l’ODP/MT historique, il ne reste plus alors que l’UCB. Et du CDP historique, il ne reste plus que les petits partis incarnés par leurs leaders. Parmi eux, il n’y a qu’Alain Yoda qui est vraiment visible sur la scène. Avec la démission officielle du trio (Roch-Salif-Simon) ce 4 janvier 2014, ce sont les groupes ULC-R et GCB historiques qui se désaffilient du parti au pouvoir. Aujourd’hui, le CDP se résume aux gens de l’UCB, du RSI de Yoda et de la FEDAP/BC. Même les Indépendants du RDA ne trouvent plus leur compte dans le CDP. Le journaliste Paul Ismaël Ouédraogo, leur tête de proue, fait partie de la première vague des démissionnaires du BPN. Pour être plus proche de la réalité, on devrait plutôt dire qu’il reste dans le CDP, Alain Yoda, la FEDAP/BC et une partie de l’UCB car il y a longtemps que les ténors de ce groupuscule communisant se sont séparés du pouvoir. Il s’agit des amis du Professeur Oumarou Clément Ouédraogo et d’Etienne Traoré. Après la mort « accidentelle » de Watamou Lamien, suivie en 1991 de la dissidence du groupe de Clément parti créer le PTB, il ne reste plus dans ce groupe que Gabriel Tamini et un petit carré autour de Béatrice Damiba, Luc Adolphe Tiao, Alain Edouard Traoré qui contrôle aujourd’hui l’appareil d’Etat avec les nouveaux venus de la FEDAP/BC. Blaise Compaoré est conscient que cet attelage ne pèse pas lourd pour lui garantir un passage en force dans la tranquillité.

Blaise a perdu le pouvoir politique

Les démissions au sein du CDP ne fragilisent pas seulement le régime, elles plombent son projet de pouvoir-à-vie. En effet, aucune option ne lui est encore possible pour déverrouiller l’article 37 de la constitution. La voie référendaire est devenue incertaine car pour soumettre la question au peuple, il faut au préalable valider le projet de loi ou la pétition devant l’Assemblée nationale (article 163 de la constitution). Et là, rien n’est sûr. Selon des sources concordantes, le groupe des démissionnaires aurait l’adhésion écrite de plus de la moitié des 70 députés du parti. Ce n’est pas pour rien que le président du groupe parlementaire, Alain Yoda, s’affole et tente de se rassurer lui-même avec cette fameuse liste d’allégeance au parti soumise à la signature des élus. Même avec du presque 100% (seul le Larlé naaba n’a pas signé), il serait difficile de prévoir le vote des élus CDP quand une des options (le projet de loi ou la pétition) demandant la révision de l’article 37 sera soumise à l’appréciation de la représentation nationale.

L’ADF/RDA ayant réaffirmé son refus de toute modification de l’article 37, les partisans de la révision ne peuvent plus réunir la moitié des députés (64/127). Seuls les élus du groupe CFR (10 sièges) et une fraction du CDP (30 élus tout au plus sur 70) sont aujourd’hui favorables au projet. Dans ce cas, la volonté présidentielle de « consulter directement ou indirectement le peuple » se trouve plombée. La mise en place du sénat étant remise aux calendes grecques, le président et sa FEDAP/BC n’ont aucune autre instance pour réaliser leur dessein.

Les bases sociales volent en éclat

Après avoir perdu la confiance d’une grande partie des religieux dans son combat pour la mise en place du sénat, le régime est en train de perdre maintenant les chefs traditionnels du plateau central dans sa bataille pour la révision de l’article 37. Ces derniers semblent acquis à Roch à travers le Larlé naaba, le seul député qui ne cache pas son adhésion au groupe des démissionnaires. C’est un tournant important dans l’histoire politique du régime car la chefferie traditionnelle a été dès le début le meilleur pilier du pouvoir de Blaise Compaoré. Ce pilier n’est pas le seul à tomber dans l’escarcelle des démissionnaires. Le milieu des commerçants et de manière générale du secteur informel n’est plus aligné derrière le parti. L’opposition en a récupéré une partie depuis quelques mois, vérifiable lors de ses marches, et le retour de Simon dans le jeu politique en dehors de l’orbite du CDP va attirer d’autres dans leur futur parti. Les griefs portés par ce milieu et celui des jeunes entrepreneurs tournent autour de l’accaparement des marchés publics et du secteur de l’importation par quelques familles, toutes proches du cercle présidentiel.

L’opérationnalisation du « coup d’Etat »

Les démissionnaires ont été interpellés par toutes ces mutations en cours. Ils ont vu qu’il y avait plus d’inconvénients que d’avantages à rester dans le système. Tous les signes montrent que le régime n’a aucune chance de franchir le cap de 2015. S’ils restent dans leur position de statu quo, la confrontation entre la fraction FEDAP/BC qui compte s’accrocher coûte que coûte au pouvoir et la coalition opposée au maintien de Blaise Compaoré risquait de les emporter également. Autant alors s’impliquer pour ne pas tout perdre. Pour arriver en force dans le camp de l’opposition, il fallait opérer un véritable « coup d’Etat » contre le CDP. Le mois de novembre a été déterminant. Ils ont demandé sans grande conviction la convocation d’un congrès extraordinaire pour récupérer la direction du parti. La demande était directement adressée au président Compaoré, le vrai patron du CDP.

On sait ce qu’il est advenu de cette requête. Le clan qui contrôle le parti a préféré jouer à l’intimidation plutôt qu’à la conciliation. C’est le moment choisi pour retirer la garde officielle de Roch et vraisemblement alimenter le dossier Dabo en encourageant le témoignage d’un ex-militaire du Conseil qui aurait des preuves de l’implication de Salif Diallo dans l’arrestation des étudiants en mai 1990 suivie de leurs tortures dans les locaux de la caserne du Conseil. Ces actes n’ont pas eu les effets escomptés. Puis le chef de l’Etat a été mis à contribution pour freiner leur irrésistible volonté de s’émanciper du CDP. Sa déclaration à Dori le 12 décembre leur était principalement adressée. Blaise Compaoré a cru qu’en laissant planer sa probable candidature à la prochaine présidentielle à travers un éventuel référendum, il allait dissuader ses rivaux dans le parti. Mais rien n’y fit. Le trio ne comptait plus mettre sous boisseau son projet. De toutes les façons, il n’avait plus le choix. De nombreux camarades sont déjà engagés sur le terrain pour le travail de « désaffiliation » des militants au CDP. L’ultime rencontre du 3 janvier à Kossyam n’aura rien servi non plus, sauf à distendre davantage les positions. Finalement, le lendemain, la lettre va arriver chez Assimi, le SEN du CDP que ses vis-à-vis n’ont jamais considéré au-delà de simple secrétaire de son patron. Mais bien avant, Roch aurait pris soin de se rendre à Kossyam pour remettre à main propre la lettre de démission datée du 3 janvier au président Compaoré dans la matinée du 4 janvier.

Les arguments servis dans leur lettre de démission ne sont pas extraordinaires. Le président et ses nouveaux amis font de la déviation, ils sont en train de trahir « la plate-forme démocratique minimale » sur laquelle le CDP aurait été bâti. Le contenu de cette plate-forme n’a pas pour autant été dévoilé. Tout cela rappelle les termes de la proclamation du 15 octobre 1987 où Sankara était accusé de « déviationnisme », de « trahison », d’être un « renégat aux idéaux de la révolution ». Vingt-sept ans plus tard, le bénéficiaire d’antan de cette orgie pamphlétaire est également bien servi. Il a cru qu’il pouvait taire indéfiniment les ambitions présidentielles des uns et des autres. Il s’est lourdement trompé. Ses ex-camarades ont saisi son obstination autour des questions du sénat et de la révision de l’article 37 pour lui rappeler une vérité de Lapalisse : « un homme ne peut pas penser définitivement un pays ». Après cette cinglante déconvenue politique, il ne reste plus au président Blaise Compaoré qu’à faire appel aux sages pour organiser sa sortie de scène car tout laisse croire qu’il ne peut plus jouer un rôle dans la pièce de 2015.

Abdoulaye Ly

MUTATIONS N° 45 du 15 janvier 2014. Bimensuel burkinabé paraissant le 1er et le 15 du mois (contact :mutations.bf@gmail.com . site web : www.mutationsbf.net)

Messages

  • C’est un coup d’état politique salvateur. Vive les démissionnaires !

    • Seul l’avenir nous dira si Blaise est tombé !ne vende pas la peau de l’ourse avant de le tué.s’il est sorti idem pendant la crise de 2011,c’est pas une crise politique qui le fera Tombé.

    • Arretons de prendre nos reves pour de la realite le depart de ces dinosaures a fait beaucoup de bien au CDP parce qu ils etaient refractaires a tout changement incluant les jeunes. Nous soutenons l actuel SEN et sommes confiants en l avenir. Dieu benisse le faso

    • Vive le president compaore grand batisseur devant l eternel !courage presi !

    • Blaise est un phénix il renait toujours de ses cendres. Au moment ou vous pensez avoir enterer Blaise c’est en ce moment qu’il leve sa tete de l’eau. 2015 nous dira si Blaise est fini ou pas.

    • Blaise est un stratège hors pair et possède un silence légendaire. Pour le moment il laisse les tonos vides faire le boucan. Blaise va surprendre tout le monde d’ici 2015

    • peuple burkinabé reveillons nous et sachons que si dans leur jeunesse ils n ont pas pensée a nous ce n est pas etant vieux et en dehors du cdp qu ils penseront a nous donc le mieux pour nous c est de nous mefier de ses vieux delissionnaires

    • SI LA FOULE ET LES MUTINS N’ONT PAS FAIT TOMBER BLAISE EN 2011, CE NE SONT PAS DES DÉMISSIONS D’ANCIENS MANGEURS REPUS QUI LE FERONT... DE TOUTES FAÇONS, UN RÉFÉRENDUM ÉVENTUEL DONNERA FORCÉMENT UN GROS "OUI" AU PRÉSIDENT COMPAORE. PAS GRAND MONDE QUI CONNAÎT ROCK OU ZEPHIRIN À FALAGOUNTOU OU NDOROLA. ET ON NE CONNAIT PAS ENCORE LES CAPACITÉS ACTUELLLES DU CDP. ALLONS VERS UNE TRANSITION APAISÉE, ET RESPECTONS TOUT CE QUE LA CONSTITUTION PERMET. APRÈS TOUT, SEUL LE PEUPLE EST SOUVERAIN...

    • en aucun cas le cdp aura peur de quelque chose parce que l opposition ne fera rien
      d ailleur mème quelle opposition au bf ?CDP ou rien

    • Au bf seul le blaiso peut nous garantir la paix la stabilité du pays raison pour laquelle nous avons toujours besoin de lui a la tète de notre faso

    • la destruction d un pays est plus facile que sa constuction pour cela nous devons aider blaise a entretenir tous ce qu il a bati au faso en pronant la paix et en evitant la rue qu on perdra un jour le controle mème avec le consignes

    • Malgré la force de blaise et du cdp ils restent toujours ouvert aux dialogue pour trouver un terrain entente pour cela nous interpelons l opposition a aller dans ce
      sens chose qui peut nous profiter tous

    • Nous devons aide Blaise, comme Blaise a aider Sankara !

    • pourquoi vous dites que le président compaoré est fini ?Vous croyez que ce sont ces démissionnaires qui faisaient la force du CDP ?Détrompez vous, ce sont eux qui ont pourri le CDP et veulent faire marche arrière .Il sont à l’origine de notre situation actuelle.Vous allez voir que sans eux tout va changer les jeunes seront seront considérés. mème jusqu’à demain je ne ferai pas confiance à ces vieux.

  • Pourquoi les démissionnaires n’ont-ils pas fait allégeance au CFOP ?
    Cela veut dire qu’ils ont un pacte secret avec le CDP qui a modifié le statut de l’opposition juste un mois avant leur démission.
    Arrêter de nous berner !

    • Ils ne l ont pas parce qu ils ne sont pas encores légalement reconnus par le MTS

    • Pour adhérer au CFOP, il faut avoir son récépissé ; ce que le MPP n’a pas encore eu

    • Pacte secret ou pas nous peuple du Burkina les soutiendront après une période. La période d’observation tire à sa fin comme un préavis de contrat de travail. S’il y avais pacte un seul mot allait nous faire douté. Vive les démissionnaires !!!

    • calme-toi. les démissionnaires n’ont pas encore reçu le récépissé de leur parti sinon le mpp sera bel et bien dans l’opposition. les carottes sont bien cuites pour blaise et pour le cdp.

    • Pacte secret ou pas, il faut savoir que le MPP n’est pour l’instant officiellement un parti. Ils ont juste fait un effet d’annonce pour mesurer leur popularité. En plus, le MPP n’a pas le choix que d’être l’opposition car après leur création le CDP et la mouvance présidentielle ont crée le Front Républicain sans l’ADF/RDA ni MPP pour essayer de bloquer l’hémorragie mais trop tard. Alors comme ça Blaise sait que c’est fini pour lui donc il fait appel aux sages pour lui préparer une grande porte de sortie. On comprend pourquoi le pasteur ou prête a démissionne a la dernière minute, l’église de veut pas se mêler a des machinations. Blaise a chaud et cherche a blanchir lui et sa suite avec tout notre argent vole. Aucun Guiro le quitte le pays, on doit commencer a fermer les frontières car les fuites de personnes et de capitaux ont commencé.

    • "Quand l’âne veut te donner un coup de pied tu ne vois pas ses oreilles" dit la sagesse moaga

  • Merci pour ce rappel historique qui nous permet de comprendre beaucoup de choses.
    C’est la fin qui est intéressante : le recourt au collège des sages pour colmater les brêches... Peux-ton avoir un compte rendu réactualisé des propositions des Collège des Sages version originale ???
    A bon entendeur, salut !

  • Belle analyse grandement enrichie de référence historique.

  • Le Burkina est un pays béni des Dieux. L’auteur de cet article est à féliciter pour la vérité de ses analyses et sa contribution historique au débat qui se déroule actuellement au pays des hommes intègres . En effet qui ignore d’où il vient ne saura jamais où atterrir pour vivre en paix. Tout commence avec l’assassinat de Thomas Sankara tout finira avec la fin du pouvoir de celui qui a assumé ce crime originel.On trouve l’explication et la solution à Blaise Compaoré dans cet article que tout observateur de la scène politique burkinabè doit connaitre. Monsieur Barry doit être élevé au rang de dignitaire du mérite burkinabè. Blaise ne peut plus rien faire ni de mal ni de bien au Faso. Il faudra amortir sa chute , remettre chacun des protagonistes de la révolution d’aout 1983 dans son droit historique et continuer l’approfondissement du jeu démocratique au Burkina Faso. C’est fini pour le système Blaise et ça continue pacifiquement pour le Burkina Faso. la Patrie ou la mort nous vaincrons !

  • Mr Ly, les autres parlent de non evenement,vous ,vous parlez de coup d’etat !!!! accordez vos violons...si c’est un coup d’etat,alors il est salvateur.

  • On ne peut pas gouverner dans l’exclusion. C’est une règle élémentaire en politique. S’accaparer tous les leviers névralgiques de l’économie nationale ne suffit pas non plus pour conserver le pouvoir. Il faut apprendre à aimer tout le monde et à composer avec tout le monde.

  • Belle leçon de contes politico-historique du Burkina de 1983 à 2014 : Celle çi nous enseigne la fin d’un mythe qui s’est fait rattrapé par ses propres tricheries. En trente un ans de gestion "des POUVOIRS d’ETAT", il a triché avec la REVOLUTION et ensuite avec la DEMOCRATIE. A retenir que : On ne peut pas faire la REVOLUTION sans REVOLUTIONNAIRES encore moins la DEMOCRATIE sans DEMOCRATES. En réalité, il n’a été ni l’un ni l’autre.

    • En résumé c’est un opportuniste qui a goût prononcé pour l’argent.Regardez comment lui et sa famille ont pillé,pillent et continuent de sucer ce pays mais ça se payera cash un jour et ce jour n’est pas loin.Amen !

  • Belle leçon de contes politico-historique du Burkina de 1983 à 2014 : Celle çi nous enseigne la fin d’un mythe qui s’est fait rattrapé par ses propres tricheries. En trente un ans de gestion "des POUVOIRS d’ETAT", il a triché avec la REVOLUTION et ensuite avec la DEMOCRATIE. A retenir que : On ne peut pas faire la REVOLUTION sans REVOLUTIONNAIRES encore moins la DEMOCRATIE sans DEMOCRATES. En réalité, il n’a été ni l’un ni l’autre.

  • Pour une fois, je suis obligé de féliciter un petit esclave Peulh. Mon petit peulh, tu as fait du bon boulot digne d’un Bwaba.

  • Voilà qui est bien dit et écrit. Tu as fait une bonne analyse de la situation. Beaucoup de nos dirigeants africains n’ont jamais compris qu’ être un président est un grand privilège. Il y a plus de seize millions de Burkinabé qui pourraient désirer le même fauteuil et Blaise l’a occupé pendant plus d’un quart de siècle et tient mordicus à le garder. Il doit se rappeler qu’il n’est pas indispensable. Rester dans l’histoire comme l’homme qui a contribué à la maturité des structures démocratiques est beaucoup plus élogieux que l’image d’un affairiste, assoiffé du pouvoir pour ses propres intérêts et ceux de ses proches au détriment de la grande majorité des Burkinabé. Les hommes passent mais les structures demeurent.Blaise, mon président, merci pour ce que tu as pu accomplir. Passe le témoin quand il est toujours possible et tu rentreras dans le Panthéon des fils dignes du pays des Hommes Intègres et l’histoire va certainement te pardonner tes erreurs de parcours.

  • Mr Ly,je vous admire car vous me sembler toujours pertinent et coherent dans vos analyses...pour ce qui est de Blaise,laissez-le,on l’a assez conseillé ,il rêve encore mais le peuple va le reveiller dans la douleur un de ces matins....s’il croit forcer pr mourir au pouvoir comme Houphouet..,qu’il attende...verra qui vivra.Vive le changement.A bon entendeur,salut.

  • où est Lagui Adama ?? Tu es d’accord avec ce texte au moins ?

  • La paix, la paix, ce n’est pas un mot mais un comportement. Le peuple n’a que sa voix donc cela ne blesse personne. Nous savons tous qui a les armes pour faire du mal, donc arrêtez de nous baga baga. Le Mali, la Lybie et autres n’ont rien à voir avec notre cas. Au Mali ça été un coup d’état et des opportunistes, en Lybie le dirigent a tiré sur sa population et ainsi de suite. Nous nous voulons prendre en main notre destin. Même si au début ce sera dure nous nous battrons pour un avenir meilleur. En regardant l’histoire des peuples et du monde, de la genèse à nos jours les hommes et femmes ce sont battus afin d’être libre au prix de leur vie parfois. La 1e et la 2 guerre mondiale ont mis les occidentaux, la Chine, le Japon, les USA et autres à genoux mais aujourd’hui voyez les acquis et les mesures afin que ces choses atroces ne se reproduisent plus. Les pays comme le Canada, les USA et autres étaient loin de Hitler mais ils ne ce sont pas assis sur la paix, la paix pour ne pas défendre un idéal. On s’est battu pour mettre fin à l’apartheid, à l’esclavage et bien d’autres cause. Les intervenants n’étaient pas obliger de dire mot, mais ils l’ont fait. Alors après 27 ans et poussière ont veut une autre expérience et si le remplaçant déconne on le fera aussi partir par les urnes si on voit la juste démocratie ou par la voix du peuple et ainsi l’Afrique comprendra que l’heure est venue de se prendre en main et que cela est réellement possible, pas un rêve mais une réalité.
    Les grands travaux du monde, les différentes inventions et découvertes, leurs initiateurs n’en ont même pas vu le fruit mais cela est là pour la prospérité : comme les trouvailles de Louis Pasteur, de Galilée, les constructions des pharaons d’Égypte, les idées de Martin Lutter King, les bâtisseurs de Rome et bien d’autres projets. Ils ont eu des visions non pas pour eu même, mais pour les générations suivantes. Donc monsieur excellence Président, il est temps de laisser le flambeau à d’autres. Au Ghana le changement n’a tué personne, au Sénégal, aux usa et autres. Ce n’est pas parce que John Kufuor du Ghana a fait remonter l’économie de son pays qu’il s’est dit : ah je reste car le peuple m’aime, j’ai bien travaillé. Il a laisse la place à 2 autres. Vraiment il faut arrêter de nous divertir. Si on est en démocratie ben on applique la démocratie point. Le burkinabé ne veut pas de référendum, c’est une perte de temps, d’argent, on sait que les organisateurs tricheront comme d’hab. Et vraiment il n’y a pas de discussion à mener avec quelqu’un qui a tripatouillé une première fois pour annuler son 2 fois 7 ans pour un 2 fois 5 ans. Et je précise qu’on ne donnera pas non plus de rallonge pour préparer un quelque conque départ, sinon cela veut dire qu’il attendait de forcer les choses en nous prenant pour des gâteaux : cette indélicatesse est encore pire.
    Avoir un criminel de sang (directe ou indirect, la n’est pas le sujet), un criminel économique et même de morale à notre tête n’est pas digne du peuple intègre. Sinon comment inculquer le travail, la discipline, la justice, la dignité au peuple, puisque la charité bien ordonnée commence par soi même. Souhaiter la fin du Burkina après soit, c’est démontré son indifférence vis-à-vis des besoins du peuple.
    Le Burkina qui est un jeune peuple a besoin de nouveaux défis, pas des créations de 2000 emplois quand on sait que 80% de la population est jeune. Des faits réels, pas des discours, des colloques, conférences et débats mais de vrais chiffres mesurables et quantifiables à la grandeur de tout le pays, d’est en ouest du nord au sud, pas juste à quelque parties de Ouaga.
    Les besoins sont criards en santé, éducation, sécurité et autres. Le pays certes n’a pas d’énormes richesses, des choses ont été faites, mais si chacun y met du sien, alloue les fonds donnés en totalité et avec le bon choix des exécuteurs de projets notre croissance ne pourra qu’être plus grande.
    Néanmoins soyons réaliste le changement au sommet du pays est nécessaire, mais il doit être en chacun et chacune de nous. Tous nous devons apporter notre pierre au développement, on doit respirer, penser, dormir, agir en femmes et hommes fiers, dignes, intègres. Chercher l’excellence, l’inculquer à nos enfants, amis, frères et parents. En toute chose ce demander si c’était à refaire qu’aurais-je pu mettre comme plus value. Il faut croire et se lever pour arriver à réaliser nos souhaits. Je ne dirai pas nos rêves car ce serait se dire que c’est inaccessible.
    Le Burkina est un beau pays, avec un peuple bon, qui mérite un meilleur lendemain.
    Qu’il soit bénit.

  • Il est loisible à chacun de donner son opinion, malheureusement creuse pour beaucoup de personnes qui n’ont aucune capacité de lire dans les signes.
    Je puis vous assurer que Blaise sera encore présent après 2015 soit par la voie du référendum qu’il aura organisé, soit par l’application des solutions consensuelles proposées par les les membres de la médiation.
    Il sait pourquoi il est là ou il se trouve. Le reste, c’est du verbiage inutile qui sature nos pages. Allez, ouste !!!!!!!!!!!!

    • Toi tu continues de rêver. Blaise meme se cherche actuellement.

    • Laurent Gbagbo et les siens avaient la même conviction. Quand viendra le jour de la chute, vous serez moins certain. En 2011 tu savais que le RSP allait tirer et faire détaler Blaise du Palais. Wait and see !

  • Ladgui Adama n’a pas lu ça ?

  • Une analyse intéressante qui nous apprend beaucoup sur le CDP en déclin. Vraiment cet écrit clarifie pas mal des choses politiques teintées de références historiques sur le régime actuel heureusement en déclin aussi. Merci Mr LY pour votre apport.

  • Bien dit Ly. Le CDP sera bientôt un souvenir.

  • Mr. Blaise Compaoré répondait une question d’un journaliste lors de l’anniversaire de ses 20 ans de pouvoir en 2007, concernant sa retraite en 2015 puisque c’était la fin de son mandat. ‘’’Il a répondu qu’il y a tellement à faire un peu partout, en Afrique comme ailleurs et qu’il s’imagine faire autre chose que la politique.’ ’’ Monsieur le président Blaise Compaoré vous êtes très intelligent, un bon père, un médiateur incontournable, un rassembleur. A 63 ans vous pouviez être un grand-père attentionné, un conseiller de famille fiable, je sais que vous ne lirez pas ce message, mais je sais que Mr. Sanné Topan votre directeur de cabinet est le meilleur taupe de la présidence, et ce message ne passerait pas inaperçu. Je vous pose deux questions, car c’est en étant à l’extérieure qu’on voit l’ampleur des flammes de sa maison qui brule. Monsieur le président pourquoi faites-vous souffrir un peuple qui reconnait vos efforts ? Pourquoi jouer avec les nerfs des proches qui vous aiment ? Il vous reste quelques mois pour prouver votre bonne foi, votre amour pour le Burkina. Quelques mois pour que votre peuple se prépare pour venir un a un a Ziniaré vous salué et vous consulter. Quelques mois pour qu’un organisme international mette votre nom en or sur un projet de médiation. Quelques mois pour que Chantale et Djemila prennent le plaisir d’avoir leur homme pour elles seules.
    Mr. le président n’ayez pas peur, prouvez a votre peuple que vous savez ou sont les limites du bonheur et celles du malheur. Permettez qu’une personne avec un autre nom prenne le relais et donne la chance à la jeune génération pour faire avancer le Burkina que vous aimez. Ne laissez pas des apprentis médiateurs vous prendre le rôle, montrez au monde que vous pouvez donner des leçons d’alternance et de la démocratie. Alors faites rentrer tout le monde au bercail, et soyez responsable et médiateur entre votre peuple et l’alternance. Allez y a l’antenne, et montrer à votre peuple que vous êtes encore le capitaine, mais que le meilleurs gagne en 2015. Croyez-moi, vous dépasserez ATT et les autres dans l’histoire de l’alternance et sa démocratie.

  • Article magistral,journaliste de haute qualité, et vrai témoin de l’histoire politique burkinabè. Merci pour cet article, M. Ly

  • Un vrai cour d’histoire politique du CDP.

  • Vraiment tout ca ca me fait rigoler !
    La base du CDP etait des partis dit communisants ? GCB, ULC-R, UCB ? Le CDP a fait quoi de communist ?
    A vrai dire, la revolution, puis le front populaire (partie rectifiant) se voulait populaire et communiste, par consequent les demissionaires ont brigues l’etiquette communiste. Quand l’ODP/MT est de devenu CDP, ils ont suivi, maintant on leur dit pas la presidence, ils retorquent en disant, Blaise crois tu qu’on te soutenait pour tes beaux yeux ???
    Pour etre serieux, ces demissionaires sont de fins limiers politiques qui sont passe de CDR a l’opposition, quel grand ecart ! Pour ceux qui soutienent Blaise, penser au vieux Houphouet, meme demarche, combien de Dauphins ont ete large sur le bord de la route ? Dans quel cahot est tombe la cote d’Ivoire a son deces ? Il ne peut avoir de democratie sans que les divergences de point de vue ne s’expriment publiquement et ca c’est deja du chemin parcouru, bien que ce soit les memes crabes qui ont plus ou moins cautionner l’assassinat de Thomas Sankara. Le Burkina va de l’avant a moins qu’un autre illumine en treilli ne percoive cette renaissance de la democratie Burkinabe comme un desordre, pour faire un coup d’etat militaire !! A bon entendeur salut et restons vigilant.

  • on nait, on vit et on meurt ! Processus naturel. En politique tous les coups sont permis, memes mortels ! Toute chose a une fin ! BLAISE est fini politiquement, il n’a qu’a partir ! VAS ! Time is up !

  • CHAQUE EPORQUE A SON HISTOIRE ET CHAQUE HISTOIRE A UNE FIN.

  • très très bien joue par les démissionnaires. Votre lecture de la situation est très claire. Pas de patrimonisation du pouvoir. Nous les soutenons.

    • Bravo. Belle histoire. Jai une demande. Propose moi un seul candidat que tu pense pouvoir remplacé valablement l blaiso. Si tu arrive a me convaincre j’irai le voter aux prochaines présidentielles

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