Crise à l’université de Dédougou : Les étudiants en veulent au Chargé de mission

mercredi 5 février 2014 à 03h45min

Suite à la suspension des cours au Centre Universitaire Polytechnique de Dédougou (CUPD), depuis le 20 janvier 2014, la section locale de l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB) a animé une conférence de presse le 1er février dernier. Objectif, expliquer les raisons qui ont prévalu à une telle décision.

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Crise à l’université de Dédougou : Les étudiants en veulent au Chargé de mission

Cette conférence de presse donne l’occasion aux responsables de l’ANEB section de Dédougou d’éclairer l’opinion publique sur les raisons profondes de la crise qui a occasionné la suspension des cours au CUPD. Face aux hommes de média, le président Bassiriki Ouattara et le Secrétaire général de la section Serge Antoine Nombré ont été on ne peut plus clair : depuis son ouverture le 26 mars 2012, l’université de Dédougou connait un dysfonctionnement total tant au niveau académique que pédagogique. Ce dysfonctionnement qualifié de situation chaotique emmène les étudiants à vivre à la limite du supportable. Pour le simple fait que ce pôle universitaire orienté vers la formation agricole et environnementale, explique Bassiriki Ouattara, n’a mis à la disposition des étudiants aucun moyen qui puisse leur permettre de bénéficier d’une formation de qualité.

Trois années après son ouverture le centre ne dispose toujours pas d’une bibliothèque et d’un laboratoire pour les besoins de recherche. A cela, il faut ajouter l’absence de salle informatique et le déficit d’enseignants. Si l’on en croit le président de la section ANEB, le CUPD dispose à ce jour de seulement trois enseignants permanents. Tous les autres enseignants sont des vacataires qui, le plus souvent, sont sans les compétences requises. Cette situation, selon lui, est à la base des nombreux retards enregistrés dans la programmation et dans l’administration continue et assidue des cours. La question du curricula a été également évoquée par les animateurs du point de presse. Ces derniers exigent que ce point soit clairement défini afin de permettre aux étudiants de bénéficier des stages et de moyen pour les sorties d’études. Sur le plan social, la situation n’est guère meilleure selon les conférenciers. Le centre ne dispose pas de cité universitaire ni de structure sanitaire pour les soins des étudiants. Toutes les concertations engagées avec le chargé de mission du Centre et les autorités locales pour trouver des réponses aux différentes préoccupations posées depuis lors ont été infructueuses. Selon le président de la section ANEB Bassiriki Ouattara, la suspension des cours depuis le 20 janvier 2014 est une réponse au silence méprisant des autorités en l’occurrence le Chargé de mission Yacouba Zerbo. A la question des journalistes de savoir si le départ du Chargé de mission était l’une des conditions pour la reprise des cours, Bassiriki Ouattara répondra : « Nous n’avons pas pour intention de le faire partir de son poste. Notre souhait est qu’on trouve des solutions rapides à nos préoccupations. Ce que je peux vous dire, c’est que le Chargé de mission a montré son incompétence dans la gestion de cette université ».Vivement qu’une solution soit trouvée pour la reprise des activités académiques et pédagogiques au sein du centre.

Ousmane TRAORE

L’Express du Faso

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