Universités publiques du Burkina : les nouveaux promus prennent leurs toges

vendredi 17 janvier 2014 à 23h18min

Les universités de Ouagadougou et de Ouaga II ont reconnu les mérites de leurs enseignants distingués à la session de juillet 2013 du concours d’agrégation du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). La moisson de cette cuvée 2013 qui s’est tenue à N’djamena au Tchad a été abondante car on décompte 52 enseignants promus à des grades supérieurs. C’est l’Université de Ouagadougou qui a abrité la cérémonie de remise de toges dans la matinée de ce vendredi 17 janvier 2014.

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Universités publiques du Burkina : les nouveaux promus prennent leurs toges

Cette cérémonie, selon le Pr Karifa Bayo, président de l’Université de Ouagadougou, symbolise la reconnaissance de l’effort consenti par les récipiendaires pour le passage avec succès aux différents grades. Pour ce qui est de leurs admissions à des grades supérieurs, ils sont au total 42 enseignants de l’Université Ouagadougou dont 20 Maîtres-assistants, 16 Maîtres de conférences, 6 professeurs titulaires à recevoir leurs toges. A l’Université de Ouaga II, 8 enseignants ont été promus au grade de Maître-assistant et 2 professeurs agrégés. Vu les difficultés auxquelles les universités du Burkina sont confrontées, d’après le Pr Bayo, « si elles arrivent à réussir un certain nombre de chose notamment la promotion de nos enseignants, cela veut dire que tout n’est pas mauvais, il y a des choses qui marchent. C’est vraiment une joie et une légitime fierté pour nous de présenter à l’opinion publique ce qui se passe dans nos universités ».

Ces succès vont profiter aux universités

Les 52 enseignants dont les mérites sont reconnus par le CAMES vont, sans doute, renforcer l’éventail des compétences des universités en vue de les rendre plus opérationnelles. A ce propos, le président de l’Université de Ouagadougou mentionne que la qualité des enseignements va connaître une nette amélioration parce que « pour faire un certain nombre de tâches à l’université, le grade est exigé selon le rang. Par exemple, pour encadrer un docteur, il faut être au moins un maître de conférences ou un professeur titulaire. Le fait d’avoir de nombreux récipiendaires au CAMES augmente, selon lui « la capacité de gouvernance académique pour pouvoir encadrer les nombreux jeunes qui arrivent », a-t-il souligné.

De nouvelles responsabilités incombent aux promus

La mission première des œuvres éducatives, « c’est instruire, former, éduquer et de rendre meilleurs les citoyens à être autonomes et bien intégrés dans la société ». C’est ce qu’a laissé entendre le Pr Kalifa Traoré, représentant le Ministre des enseignements secondaire et supérieur à la cérémonie. Leur première tâche, c’est d’œuvrer à la normalisation des années universitaires dans un contexte marqué par la nouvelle reforme qui est la Licence Master Doctorat (LMD) pour une formation de qualité répondant aux exigences du marché de l’emploi. Et certains promus sont conscients de cette responsabilité. C’est le cas de Léonie Claudine Lougué/Sorgho, car dit-elle « c’est une nouvelle page en termes de responsabilités, en plus de travail, parce qu’il faut maintenant concevoir et être en première page de la conception. Désormais, professeur titulaire en radio-diagnostic radiologie et imagerie médicale de l’UFR/SDS, elle renchérit que « on n’est plus un agent exécutant, mais un agent de conception et d’encadrement autant des étudiants que de nos collègues. L’objectif ultime, poursuit-elle « est qu’au soir de notre vie, on doit être en mesure de dire que nous avons amené tel enseignant au même grade que nous. C’est cela qui fera notre fierté ». Même son de cloche chez André jules Ilboudo, maître de conférence et porte-parole des nouveaux récipiendaires, car au-delà des sentiments de satisfaction et de fierté qui l’animent, il fait savoir que « nous sommes conscients des responsabilités qui nous attendent et nous mesurons la lourde responsabilité qui pèse sur nos épaules parce que nous devons être des modèles pour les étudiants et les enseignants chercheurs qui sont sous nos responsabilités ». Promue Maître assistante en communication et journalisme, le Dr Danielle Bougaïré dit faire partie désormais de « l’entièreté du corps de l’enseignement supérieur » mais elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin dans la mesure où, nous confie-t-elle, « il y a les grades de maître de conférences et de professeur titulaire qui les attendent. Cela ne fait que donner du courage à ceux qui viennent d’être promus maîtres assistants, parce qu’on voudrait gravir les autres échelons jusqu’à celui « de général », c’est-à-dire le grade de professeur titulaire. La cérémonie a été ponctuée par le port des toges en présence des acteurs du monde universitaire.

Eric Ouédraogo (stagiaire)

Lefaso.net

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