Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

mardi 31 décembre 2013 à 00h44min

Le groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a une nouvelle présidente, en la personne de Rose Marie Compaoré/Konditamdé. C’est du moins, un changement intervenu le 12 décembre dernier à la tête du groupe parlementaire, changement qui a fait l’objet d’un point de presse animé ce 30 décembre 2013 à Ouagadougou, au siège du parti. L’occasion a aussi été celle pour le président sortant de faire le point de la participation du groupe à l’animation de l’hémicycle en une année de mandature.

Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

Le premier président du groupe parlementaire UPC aura donc été le député Armand Louis Ouali. Celui-là même qui dit s’être efforcé, entre « appréhensions » et « stress » durant 11 mois, à faire en sorte que ses 18 collègues soient « des défenseurs farouches de la République et de ses valeurs », plutôt que d’être des « braconniers » ou des « orpailleurs politiques ». Les députés braconniers étant, selon lui, ces députés « qui violent les lois et règlements de la République et/ou qui portent atteinte aux valeurs cardinales et à l’éthique qui caractérisent le burkinabè ». Et en l’orpailleur politique, le député Ouali voit «  le politicien qui s’enferme dans sa tour d’ivoire de certitudes, à l’image de l’orpailleur qui au fond de son trou perd le sens des réalités parce que sa quête effrénée du métal jaune le coupe des contacts avec le monde réel  ».

Elus UPC « respectueux du bien collectif »

Ce sont donc, à en croire Armand Ouali, des élus UPC « respectueux du bien collectif et ennemis jurés des intérêts partisans aveugles », qui ont joué leur partition à l’hémicycle au cours de la première année de cette 5è législature. Le groupe parlementaire a, à en croire son président sortant, participé après examen en commission avec des députés d’autres partis politiques, à l’œuvre législative courant 2013. Il a, en effet, voté pour certains projets de loi, s’est parfois abstenu de voter, et a voté contre certains autres projets de loi. Il est aussi arrivé que par leur vigilance au cours de l’examen des projets de loi, des députés UPC ont provoqué le retrait par le gouvernement de certains projets de loi. Ce fut le cas au cours de la deuxième session ordinaire 2013 qui a refermé ses portes le 23 décembre dernier, avec quatre projets de loi dont le projet de loi relatif à lutte contre la corruption, celui portant sur l’apurement des comptes de l’Etat.

Cette même session a connu le retrait du projet de loi portant révision du Code minier ; retrait qui tient, selon Rose Marie Compaoré, au fait que la Chambre des mines se serait opposée au texte. Et les prochaines – sessions de 2014 - connaîtront la participation du groupe parlementaire UPC sous le management de Mme Compaoré qui dit placer son mandat sous le signe du « changement dans la continuité ». Elle est assistée de Poé-Naba, le vice-président du groupe. Au titre de ses priorités en tant que présidente, la députée Rose Compaoré entend travailler « pour une cohésion très solide au sein du groupe ». L’autre priorité, c’est que le groupe va « continuer la sensibilisation de la population sur les enjeux de la modification de l’article 37 de la Constitution ». Mieux, chaque député du groupe aura de nouvelles missions, a-t-on appris. En attendant, la présidente fraichement investie peut compter avec le « soutien militant et fraternel » de son prédécesseur.

Fulbert Paré

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 30 décembre 2013 à 22:56 En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Courage à vous.

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  • Le 31 décembre 2013 à 05:31 En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Bon vrnt chère prof

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  • Le 31 décembre 2013 à 08:25, par raoul07 En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    On vous soutient. Du courage

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  • Le 31 décembre 2013 à 08:32, par El Hadj YANOGO En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Calmer vos ardeurs Messieurs et Mesdames de l’UPC. Pour qui vous prenez-vous ? Notre pays n’a pas besoin de ce que vous concoctez... Pour nous au CDP et pour la majorité des burkinabè, le sénat est le bienvenu ; la modification de l’article 37 est une nécessité vitale pour le Burkina Faso. Nous battrons comme il faut pour maintenir notre "Pétrole" ! Que deviendrons -nous sans notre Leader Bien Aimé Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE ?
    Ce qui est sûr, nous et notre Leader ne laisseront personne semer le désordre dans ce pays ! On vous attend au tournant ! Advienne que pourra !

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  • Le 31 décembre 2013 à 08:44, par El Hadj YANOGO En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Calmer vos ardeurs Messieurs et Mesdames de l’UPC. Pour qui vous prenez-vous ? Notre pays n’a pas besoin de ce que vous concoctez... Pour nous au CDP et pour la majorité des burkinabè, le sénat est le bienvenu ; la modification de l’article 37 est une nécessité vitale pour le Burkina Faso. Nous battrons comme il faut pour maintenir notre "Pétrole" ! Que deviendrons -nous sans notre Leader Bien Aimé Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE ?
    Ce qui est sûr, nous et notre Leader ne laisseront personne semer le désordre dans ce pays ! On vous attend au tournant ! Advienne que pourra !

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    • Le 31 décembre 2013 à 20:30, par citoyen En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

      Monsieur votre opinion est respectable.
      Seulement je voudrais qu en dehors de toute passion, que vous me citiez uniquement trois exemples de réussite pour ce pays autre que la pseudo stabilité et l’enrichissement personnel.
      Avez vous déjà entendu parler d’hommes puissants comme Ben Ali,Mobutou, Moubarak et mieux Kadafi ?
      Vous convenez avec moi que ces derniers avaient une force de frappe bien superieur de 100fois même 1000fois que votre leader bien aimé !
      Vous connaissez la suite....

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  • Le 31 décembre 2013 à 08:56, par Le zou En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Félicitation. Vive l’UPC
    Le GRAND Changement c’est pour bientôt

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  • Le 31 décembre 2013 à 09:55 En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Bravo, vous êtes un espoir pour le peuple.ça ne sera pas facile mais avec la détermination du peuple Burkinabé tout peut basculer sur le bon chemin.

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  • Le 31 décembre 2013 à 10:13 En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Bravo, vous êtes un espoir pour le peuple.ça ne sera pas facile mais avec la détermination du peuple Burkinabé tout peut basculer sur le bon chemin.

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  • Le 31 décembre 2013 à 10:23 En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Preparez vous a diriger le Burkina Faso en 2015. Dieu vous a choisi.

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  • Le 1er janvier 2014 à 05:46, par the black En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    UPC un nouvelle parti en pleine forme, mais je doute de sa fiabilité.

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  • Le 1er janvier 2014 à 23:56, par S.D En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Bien dit.Au moins l’UPC n’est pas le parti de va-t’en guerre son président est trop bien éduqué ,ses differentes démarches ces derniers temps me réconforte dans l’idée qu’en utilisant les voies institutionnelles et légales on peut forcer Mr Compaoré à revoir sa copie sénat/art37. D’abord sa visite au Kossyam en témoigne et confirme ainsi sa stature d’homme d’état et de paix. Par opposition aux braconniers politiques qui ne voient dans le rétrait de Mr Compaoré l’occasion bénie pour passer à la soupe n’hésitant pas à faire appel à la violence pour atteindre ces objectifs.Ns sommes au rendez-vous de l’histoire 53 ans après notre indépendance, de deux situations l’une soit la classe politique est à la hauteur et piloter dans le dialogue la sortie de Mr Compaoré soit elle s’enfonce dans la doctrine va-t’en guerre et ce serait un désastre national aux contours incalculables.En pratique l’histoire du sénat devient sécondaire dans la mésure ou la modif art 37 est posée, certainement et meme sans tricher le président l’emportera mais il ne serait pas suffisant pour gouverner puisque le pays sera divisé entre pro et contre meme si l’électorat confirme son oui à 100% en favaur de Mr Comaporé,un gouvernement d’apaisement s’imposera au pays et l’incertitude qui va avec pour combien de temps et quel sera le pris à payer X l’économie et la population ? d’aucuns imaginent une solution à la nigerienne telle la petite tsarine du sourou,petit voeu politicien de province.En effet,pour qu’il y ait la solution à la nigerienne il faut un Djibo burkinabè or,ce Djibo burkinabè n’a que sa plume pour défendre kossyam et Djiendiéré avec son arme est depuis 26 ans vice roi,va-t-il prendre le risque de deposer le roi ? je m’en doute car il tient sa légitimité de la courrone.Alors,la solution réside dans le dialogue et des concéssions de part et d’autre.

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  • Le 2 janvier 2014 à 03:56, par S.D En réponse à : Groupe parlementaire UPC : Un changement dans la continuité

    Bien dit.Au moins l’UPC n’est pas le parti de va-t’en guerre son président est trop bien éduqué ,ses differentes démarches ces derniers temps me réconforte dans l’idée qu’en utilisant les voies institutionnelles et légales on peut forcer Mr Compaoré à revoir sa copie sénat/art37. D’abord sa visite au Kossyam en témoigne et confirme ainsi sa stature d’homme d’état et de paix. Par opposition aux braconniers politiques qui ne voient dans le rétrait de Mr Compaoré l’occasion bénie pour passer à la soupe n’hésitant pas à faire appel à la violence pour atteindre ces objectifs.Ns sommes au rendez-vous de l’histoire 53 ans après notre indépendance, de deux situations l’une soit la classe politique est à la hauteur et piloter dans le dialogue la sortie de Mr Compaoré soit elle s’enfonce dans la doctrine va-t’en guerre et ce serait un désastre national aux contours incalculables.En pratique l’histoire du sénat devient sécondaire dans la mésure ou la modif art 37 est posée, certainement et meme sans tricher le président l’emportera mais il ne serait pas suffisant pour gouverner puisque le pays sera divisé entre pro et contre meme si l’électorat confirme son oui à 100% en favaur de Mr Comaporé,un gouvernement d’apaisement s’imposera au pays et l’incertitude qui va avec pour combien de temps et quel sera le prix à payer X l’économie et la population ? d’aucuns imaginent une solution à la nigerienne telle la petite tsarine du sourou,petit voeu politicien de province.En effet,pour qu’il y ait la solution à la nigerienne il faut un Djibo burkinabè or,ce Djibo burkinabè n’a que sa plume pour défendre kossyam et Djiendiéré avec son arme est depuis 26 ans vice roi,va-t-il prendre le risque de déposer le roi ? je m’en doute car il tient sa légitimité de la couronne.Alors,la solution réside dans le dialogue et des concéssions de part et d’autre.

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