BANGUI saoulée par la violence : Que faire de la Centrafrique et du « brave Djotodia » ?

vendredi 27 décembre 2013 à 00h40min

La Centrafrique s’enfonce inexorablement dans le chaos. Et rien à l’heure actuelle ne semble pouvoir arrêter le déchainement de violences qui s’y déroule. Pas même la présence de forces internationales mobilisées pour la circonstance. Toute chose qui en rajoute à la confusion. Du reste la colère homérique du Général MOKOKO, commandant des forces africaines déployées dans le pays face au désordre dans lequel ses hommes sont pris montre bien l’entièreté du problème.

          BANGUI saoulée par la violence : Que faire de la Centrafrique et du « brave Djotodia » ?

Des populations qui réclament le départ des soldats venus les secourir, des forces étrangères qui se tirent-dessus ou qui tirent sur les populations civiles, des officiels qui en appellent ouvertement à la partition de leur propre pays, bref le navire centrafricain du « brave Djotodia » comme l’a appelé le président COMPAORE est ivre de ses propres ’’banguisseries’’.

Conséquence d’une situation qui dépasse l’entendement et que l’on voyait venir, ce sont ces enfants centrafricains qui n’ont pas eu droit, contrairement à d’autres, au tendre coucou du père Noel !

Bien au contraire en lieu et place des coucous ce sont des pères fouettards armés de coupe-coupe et d’une haine sans limite qui s’en prennent à d’autres centrafricains. Et plus grave encore ils revendiquent ouvertement le droit de tuer pour des motifs qui leur sont propres.

Mobilisation pour un Etat fictif

Que faire dans ces conditions ? La question est d’autant plus légitime que l’effondrement de l’Etat centrafricain sur des fondements régionalistes, ethniques et religieux est imputable pour une bonne part à la classe politique locale dans son ensemble. Autant dire que tous ces politiciens qui grenouillent d’impatience à l’idée de prendre le pouvoir au cas où des élections seraient organisées sont théoriquement disqualifiés.

Car de toutes les manières, la Centrafrique est de fait sous tutelle ; elle qui ne parvient plus à maintenir ne serait-ce qu’un semblant de normalité encore moins à payer ses fonctionnaires que grâce à la « générosité » de bailleurs internationaux. Elle a tout perdu même l’honneur. Dès lors il ne reste plus à cette classe politique désuète et incompétente de demander publiquement pardon aux centrafricains pour n’avoir pas été à la hauteur de leurs responsabilités, si elle en a encore le courage !

Juvénal SOME

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