Convention de l’UPR : « Vous êtes obsédés par le changement, on a vu des pays qui ont changé autour de nous », dixit Toussaint Abel Coulibaly

lundi 23 décembre 2013 à 05h45min

Pour la première fois depuis sa création en 2004, l’Union pour la république (UPR), parti du Baobab, a tenu sa convention hors de Ouagadougou. C’est donc Bobo-Dioulasso qui a accueilli le parti du ministre Toussaint Abel Coulibaly dans un Centre Muraz bondé de monde ce samedi 21 décembre 2013.

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Convention de l’UPR : « Vous êtes obsédés par le changement, on a vu des pays qui ont changé autour de nous », dixit Toussaint Abel Coulibaly

L’Union pour la république est en convention. Le parti du ministre Toussaint Abel Coulibaly s’est délocalisé à Sya pour la toute première fois pour une convention du parti. « La convention avant tout est une disposition statutaire. Dans nos statuts, dans l’intervalle de deux congrès, il faut tenir une convention. Et notre prochain congrès est prévu pour 2014. Donc Il était impératif de tenir en 2013 cette convention pour nous plancher sur le bilan des élections de 2012. Voir quelles ont été nos forces et quelles ont été nos faiblesses. Il y a également des situations nationales qui appellent à ce que l’UPR se prononce et nous allons nous prononcer ». Voilà le décor de cette convention exposé par le président du parti, le ministre Toussaint Abel Coulibaly.

A l’unanimité, militants et militantes de l’UPR ont salué la capacité de mobilisation et d’organisation de la section Houet du parti. Le comité d’organisation, conduit par le député Issa Sanogo, s’est réjoui pour sa part du choix de Bobo pour abriter les travaux.

Bilan des élections couplées

Avec 5 députés à l’Assemblée Nationale, 456 conseillers municipaux au niveau national et un peu plus de 10.000 voix dans la province du Houet lors des élections couplées de décembre 2012, l’UPR, le parti du Baobab a certainement grandi. Un actif que son premier responsable place au compte du maintien de la ligne idéologique de l’UPR et la constance du parti sur le chemin de la vérité.

Si les forces étaient connues à l’UPR, il ressort de cette convention que le parti a été lésé par ses alliés. Car pour l’UPR, des partis n’ont pas joué franc-jeu dans les alliances. Et pire, selon Toussaint Abel Coulibaly, il y avait un plan stratégique de liquidation du parti. Mais fort heureusement, le baobab est bien enraciné. Et même bien installé selon son président.

Dans la partie "motions et recommandations" de cette convention, jeunes, femmes et vieux de l’UPR ont demandé soit du travail, soit une tournée des dirigeants du parti, soit ont adressé leurs remerciements à l’équipe dirigeante de l’UPR.

A propos du sénat et de l’article 37

« Affaire de sénat, vraiment nous on n’est pas dedans. Nous on ne parle plus de sénat. Vous voyez, c’est peut-être pour ça que nous on ne s’entend pas avec les partis. Nous sommes des républicains ; le sénat est dans la Constitution. Si le sénat est dans la constitution, je pense que c’est au moment où les gens mettaient le sénat dans la Constitution qu’il fallait s’y opposer » ; ceci est une partie des déclarations du président de l’UPR qui traduit en même temps la position du parti sur ce sujet.

Selon Toussaint Abel Coulibaly, les autres partis sont venus trouver l’UPR sur des questions telles le sénat et l’article 37. S’il n’y a pas de débat selon le parti du baobab en ce qui concerne la question du sénat, l’UPR en demande au peuple sur la question de la limitation des mandats. « Si les politiques ne sont pas d’accord, nous on demande au peuple de trancher sur la question de l’article 37 à travers un referendum. Surtout qu’on ne nous dise pas que le peuple burkinabè est immature pour que l’on choisisse à sa place », a laissé entendre Toussaint Abel Coulibaly.

En tout cas, vu de l’UPR, il est évident que le président Blaise Compaoré est l’homme de la situation au Burkina. Toute chose que le président de ce parti matérialise par des mots «  Ne soyons pas obsédés par le changement, on a vu des pays qui ont changé autour de nous ; que sera l’Afrique de l’ouest sans le leadership de Blaise Compaoré ? Pour peu que ce que nous avons connu en 2011, des pays ont coulé, ce qui veut dire qu’il y a un visionnaire au Burkina… »

Ousséni BANCE

Lefaso.net

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