Défense des droits des personnes indigentes : Des Organisations de la société civile raccordent leurs violons

mercredi 18 décembre 2013 à 00h45min

A l’initiative de l’Institut Général Tiémoko Marc Garango (IGD), un atelier a regroupé ce 17 octobre 2013 à Ouagadougou, des Organisations de la société civile (OSC) disposant de mécanismes d’assistance juridique au profit des citoyens. Objectif, poser les jalons de coopération pour une défense coordonnée des droits fondamentaux des personnes qui ne disposent pas de moyens pour s’offrir les services d’avocat.

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Défense des droits des personnes indigentes : Des Organisations de la société civile raccordent leurs violons

Diverses Organisations de la société civile (OSC) dans notre pays interviennent aux côtés de personnes indigentes, notamment en ce qui concerne la défense de leurs droits fondamentaux. Mais il s’agit jusque-là d’interventions isolées ; chaque OSC gérant comme elle peut, les cas dont elle est saisie. Il se trouve que certains de ces cas pourraient être mieux traités, s’ils étaient soumis à telle ou telle autre OSC que celle qui en a été saisie.

Pour donner plus de chances à la résolution des problèmes d’ordre juridique auxquels sont confrontées des personnes qui n’ont pas les moyens de se payer les services d’avocat, l’IGD a convié ces OSC autour d’une même table, dans le cadre d’un atelier. L’occasion a en effet, été celle de partage d’expériences et d’élaboration de recommandations qui, précise le directeur exécutif de l’IGD, Pr Augustin Loada, «  permettraient de renforcer la coopération entre ces différentes organisations afin de mieux servir ces citoyens qui sont dans le besoin en matière d’informations juridiques, en matière d’accès à la justice pour la défense de leurs droits fondamentaux ».

Avec des mécanismes de coopération, l’OSC qui viendrait à être saisie d’une demande dont l’objet relève spécifiquement du domaine d’intervention d’une autre OSC, pourra la transférer à cette dernière pour un traitement plus diligent. Toute chose qui participerait de l’apport de la société civile dans la réduction des inégalités et de l’injustice. Il y va aussi, selon Alexandre Ouédraogo, président du Mouvement burkinabè pour l’émergence de la justice sociale (MBJUS), de la réinstauration de la justice au pays des hommes intègres. Car, précise-t-il, « à l’heure actuelle, la justice de notre pays a un problème, et les justiciables n’ont plus confiance à notre justice ».

En plus du MBJUS, ce sont entre autres, la Marche mondiale des femmes du Burkina, la clinique de consultations foncières, l’Association des femmes juristes du Burkina, la Coalition au Burkina Faso pour les droits de l’enfant (COBUFADE), le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA), l’Association des élèves et étudiants handicapés du Burkina (AEEHB), l’Association nationale d’appui aux initiatives de développement communautaire (ANAIC), Défense des enfants international (DEI-BF), qui ont répondu à l’invitation de l’IGD. Ce dernier – l’IGD - dispose d’une clinique juridique opérationnelle depuis 2011, et qui à ce jour, a été saisie d’une trentaine de demandes portant sur des questions de droit de la famille, de droit du travail, de droit pénal. Pour la satisfaction de ces demandes - certaines rejetées notamment parce qu’un avocat y travaillait déjà -, la clinique a mobilisé non seulement des appuis immatériels en termes de conseils juridiques, mais aussi financiers, payant ainsi les services d’un avocat pour la défense du demandeur devant les juridictions. C’est du moins, ce qu’a confié le Pr Loada. Encore faut-il être une personne indigente et disposer d’une action dont le délai de traitement par la justice est toujours en cours.

Fulbert Paré

Lefaso.net

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