Politique nationale de justice : un atelier qui débute dans la confusion

mardi 17 décembre 2013 à 12h31min

La justice burkinabè est au centre d’un atelier de validation d’une politique nationale ; lequel s’est ouvert le 16 décembre 2013 dans la salle de conférences de la direction générale de la coopération. Sous la présidence du ministre de la justice, garde des sceaux, Dramane YAMEOGO.

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                 Politique nationale de justice : un atelier qui débute dans la confusion

La justice burkinabè est régulièrement critiquée ; aussi bien par les acteurs eux-mêmes que par les justiciables ; tantôt pour son manque d’indépendance, tantôt pour son inféodation supposée ; bref les raisons d’un divorce avec les justiciables ne manquent pas ; et les faits pour l’attester existent ; de l’affaire des 15KG d’or saisis et pour lesquels la démission du ministre de la justice a été exigée à celle des magistrats impliqués dans de dossiers financiers jusqu’au dossier Norbert ZONGO récemment jugé devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, les cas sont nombreux ;

Autant dire que la politique nationale de justice 2010-2019 version révisée et le plan d’actions prioritaires 2014-2016 ne seront pas de trop dans la recherche de solutions à la gouvernance publique dont la situation actuelle serait imputable au pouvoir judiciaire, si l’on en croit les sondages d’opinion réalisés sur la question par des institutions spécialisées.

En conviant les participants à l’atelier de validation de la politique nationale de justice, il s’agit selon le ministre de la justice de recueillir les contributions et les amendements des participants avant soumission au conseil des ministres. L’objectif final recherché étant «  la crédibilité, l’indépendance, la transparence, la déconcentration, la compétence et l’accessibilité » selon Dramane YAMEOGO.

Début dans la confusion

Pour une rencontre prévue à 9 h, c’est plus d’une heure plus tard que les travaux se sont ouverts ; et pour cause le ministre de la justice était occupé à d’autres tâches ; certes il présentera ses excuses aux participants, mais le mal était déjà fait. Car pour une justice que l’on veut mettre à l’heure, la manière n’y était sans doute pas.

Autre couac ce sont ces partenaires techniques et financiers qui, selon toute vraisemblance, n’ont pu prendre connaissance du document qui ne leur aurait pas été soumis avant ; par conséquent ils n’ont pu harmoniser leurs points de vue.

Que dire alors de la conseillère technique du ministre et par ailleurs porte-parole des PTF qui prend la parole et intervient après le discours d’ouverture du garde des sceaux ? De toute évidence la confusion était à l’honneur.

Nul doute que les organisateurs feront mieux la prochaine fois. Surtout que de l’avis de son premier responsable, la justice burkinabè n’est plus à plaindre sur le plan des moyens mis à sa disposition dira-t-il.

Juvénal SOME

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Vos commentaires

  • Le 17 décembre 2013 à 09:56, par jelgel
    En réponse à : Politique nationale de justice : un atelier qui débute dans la confusion

    cela m’étonnerai fort !car si les ateliers résolvaients les problèmes on serait deja sorti le pauvrete depuis longtemps,car on est champion toute catégories ! y a qu’ a regardé les journaux TNB des dizaine d’ateliers par jours et il se trouvent aujourd’hui des DR,DG qui passent plus de 15 jrs d’ateliers par mois mais on avance pas ou du moins seuls les perdiems font avancer ceux qui participent.l’Indépendance de la justice ne se decrete pas mais vient de la volonté de l’Homme.Si tu occupe un poste par le simple merite tu continu a prouvé et si tu y est pas des courbettes et clientélismes tu fera toujours ce q veut ton maitre :c’est la seule différence entre le Chien et le Lion ! pas besoins d’atelier et de toute les façons on sait qui est leur ministre..... Pauvre Burkina des ateliers,confé,fora et malgré s’enfonce dans la misère et l’incivisme(politique et economique) !!!!!!!!!!!

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  • Le 17 décembre 2013 à 10:21, par Le constat
    En réponse à : Politique nationale de justice : un atelier qui débute dans la confusion

    Toutes ces confusions nous démontrent que la justice burkinabé ne sera jamais crédible, indépendante, transparente, déconcentrée, compétente ni accessible au faible tant que ces gens seront toujours au pouvoir .De nos jours il y a des magistrats qui disent encore que tel et tel me dépassent et vous voulez que la population fasse confiance à cette justice. Ce ne sont pas les moyens qui manquent à la justice et les magistrats sont les mieux nantis dans ce pays pour faire correctement leur boulot mais c’est le contraire. Nous attendons seulement la justice de Dieu pour nous sauver.Que Dieu nous vienne en aide et nous protège.

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  • Le 17 décembre 2013 à 10:47, par Deb Bié
    En réponse à : Politique nationale de justice : un atelier qui débute dans la confusion

    Le fantôme de Norbert Zongo devait être dans la salle criant justice !!!
    Ce ministre a intérêt à résoudre très rapidement ce problème.

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  • Le 17 décembre 2013 à 15:10, par Togouna
    En réponse à : Politique nationale de justice : un atelier qui débute dans la confusion

    "Début dans la fusion" . Monsieur le journaliste ,il est normal que vous vouliez qu’on lise votre article, mais n’utilise pas des titres ronflants pour enfin ne pas dire grande chose.

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  • Le 17 décembre 2013 à 16:06, par Dinizulu
    En réponse à : Politique nationale de justice : un atelier qui débute dans la confusion

    Moi, je suis convaincu d’une chose. Il n’existe pas de justice indépendante mais des juges indépendants. On n’a nullement besoin d’ateliers, de plans de je ne sais quoi pour une justice indépendante, transparente et que sais-je encore ? Les textes au Burkina ne sont pas si mauvais que ça. Ce sont les hommes chargés de leur application qui ne sont pas à la hauteur des attentes des justiciables burkinabè malgré l’amélioration des conditions de vie des magistrats pour éviter la corruption en leur sein.
    Du reste, je crois que le malheur de ce pays viendra de l’immobilisme de la justice dont les juges nommés et payés par l’argent du contribuable se croient forcément redevable à celui qui les a nommés même si pour cela le pays devra prendre feu. Messieurs de la justice, vous pouvez ne plus être nommés à un poste de responsabilité, mais le titre de magistrat on ne peut plus vous l’enlever et vous pouvez vivre décemment et dignement avec le salaire de magistrat. Alors le Burkina a besoin de juges indépendants.

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  • Le 18 décembre 2013 à 10:18, par ousways
    En réponse à : Politique nationale de justice : un atelier qui débute dans la confusion

    Que les gens aient souvent l’esprit critique et non l’esprit de critique qui est un défaut, qui cherche à ne faire ressortir que le négatif.
    qu’est-ce-que le retard du ministre a avoir avec toutes ces diatribes, et d’ailleurs avec le titre de l’article.
    combien d’ateliers d’autres ministères ou institutions ont été même reportés dans ce pays. en a t-on parlé ?
    de grâce ! doucement

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