Assemblée nationale : L’architecture gouvernementale et l’administration publique au centre d’une question orale

mardi 17 décembre 2013 à 00h50min

A la séance plénière de la Représentation nationale le 13 décembre 2013, une question orale sans débat adressée au Premier ministre relativement à la fois à l’architecture gouvernementale et à la dynamique de l’administration publique était, avec bien d’autres, à l’ordre du jour.

Assemblée nationale : L’architecture gouvernementale et l’administration publique au centre d’une question orale

Se référant à la période 2000-2013, le député Kassoum Traoré dit noter des remaniements ministériels trop fréquents. Toute chose qui, selon lui, « ne concourt pas au bon fonctionnement de nos administrations et handicape souvent la bonne exécution du budget de l’Etat, surtout, en son volet investissement  ». D’où l’interpellation du Chef du gouvernement, Luc Adolphe Tiao, pour éclairer la Représentation nationale non seulement sur l’existence d’une vision de stabilité de l’architecture gouvernementale en particulier dans les domaines constitutifs des piliers de la croissance, mais aussi sur les stratégies favorisant l’émergence de compétences et d’expertises et visant à «  rendre les services de notre fonction publique plus performants et moins politiques ».

A ces préoccupations, c’est le ministre en charge de la Fonction publique, Vincent Zakané représentant le Premier ministre, qui a apporté des éléments de réponse. Le ministre Zakané reconnaît qu’il faut un minimum de stabilité dans l’architecture gouvernementale. Ceci a l’avantage, précise-t-il, « de permettre une structuration de l’action du gouvernement et d’éviter la dispersion de ses actions, ainsi que l’inefficacité dans l’action des ressources humaines mises à la disposition des départements ministériels ». La stabilité de l’architecture gouvernementale présente donc des avantages évidents, assure Vincent Zakané.

Toutefois, relève-t-il, « dans aucun pays au monde, on n’a fixé l’architecture gouvernementale définitivement et pour de bon  ». Et de préciser, « dans tous les pays, l’architecture gouvernementale est toujours souple pour tenir compte des évolutions des besoins de la population, des nécessités de l’administration, des nécessités du service public ; donc des besoins du moment ». D’où, selon lui, la nécessité d’un minimum de souplesse, en dépit de quelques «  décalages qui se corrigent avec le temps ». Dans ce sens, rappelle le ministre Zakané, une étude sur l’organisation et la réforme de l’administration en vue de faire des propositions visant la rationalisation de l’architecture gouvernementale et de l’organisation administrative, a été lancée cette année même.

Le gouvernement veille au respect du principe de neutralité

L’autre préoccupation du gouvernement, c’est celle de faire en sorte que le respect du principe cardinal de neutralité qui encadre le fonctionnement de l’administration publique soit une réalité de tous les jours. C’est du moins, ce qu’a confié le ministre Vincent Zakané à la Représentation nationale.

Pour se faire, le gouvernement accorde la plus haute attention au renforcement des ressources humaines, promeut l’expertise nationale, et conduit «  un système de recrutement des agents de la fonction publique qui repose sur ce principe de neutralité, expression de la volonté de mettre en œuvre un mécanisme ouvert à tout le monde de façon équitable, transparente  », a indiqué le ministre de la Fonction publique. Le gouvernement, rassure Vincent Zakané, « est déjà dans cette dynamique de faire en sorte que notre administration fonctionne sur la base du principe de neutralité ». Et d’ajouter « le gouvernement travaille à faire de notre administration, une administration de compétence, une administration de mérite dont l’objectif principal est de mettre en avant la qualité des hommes, au-delà de leur appartenance politique  ».

Comme dans le cadre de toute question orale sans débat, les éléments de réponse du ministre en charge de la Fonction publique n’ont pas été suivis de discussions. Seulement, le député auteur de la question a été invité à se prononcer sur ces éléments de réponse. L’occasion a été pour l’honorable Kassoum Traoré de relever qu’il y a un décalage entre ce que le ministre a présenté à la Représentation nationale et la pratique, avant de souhaiter que ce décalage soit à tout le moins, réduit.

Fulbert Paré

Lefaso.net

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