Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

jeudi 5 décembre 2013 à 22h50min

Pour la première fois depuis la création de l’institution Chef de file de l’opposition politique (CFOP), le chef de l’Etat Blaise Compaoré reçoit enfin ses opposants au palais présidentiel. Cette date du jeudi 14 novembre constitue donc un événement pour l’opposition. A notre connaissance, Blaise Compaoré n’avait plus accordé une audience à son opposition depuis le temps du Collectif contre l’impunité quand il avait reçu Halidou Ouédraogo et ses camarades. C’était en mai 2000. Cela fait plus de 13 ans. Cette entrevue fera-t-elle exception en ayant une suite ? Il est permis d’en douter au regard des échanges entre les deux parties. Blaise Compaoré est resté intraitable sur ses positions et parfois même moqueur vis-à-vis de ses interlocuteurs.

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Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

Le 14 novembre, Blaise Compaoré a enfin accordé une audience aux responsables de son opposition officielle et légale. Zéphirin Diabré, le chef de file et six autres responsables de partis membres du CFOP ont été reçus aux environs de 11h pendant plus de 40 minutes par le locataire des lieux assisté seulement par un fidèle collaborateur en la personne du journaliste Gabriel Tamini, officiellement conseiller aux affaires sociales, mais dont les avertis du système Compaoré savent son rôle exact dans ce genre de situation. Depuis le Conseil national de la révolution (CNR), cet ancien cadre de l’Union des communistes du Burkina (UCB) joue le rôle de conseiller politique de Blaise Compaoré, même quand il était à la radio nationale. Il faisait partie du petit cercle des « intellectuels » avec les Oumarou Clément Ouédraogo, Watamou Lamien et autre Etienne Traoré sur lesquels s’est appuyé le n°2 de la révolution pour préparer la « Rectification » du 15 octobre 1987. Tamini était encore à la manette pour cette entrevue présidentielle. Il l’a préparée pendant quelques semaines et était dans la salle, prenant des notes pour son « patron ».

Blaise tient à son sénat comme une bouée de sauvetage

D’entrée de jeu, c’est Blaise Compaoré qui se jette à l’eau. Il prend la parole 15 minutes environ pour faire un plaidoyer pour la mise en place du sénat. Ses arguments n’ont pas varié. « Quand j’étais enfant à Ziniaré, l’Assemblée nationale adoptait des lois à Ouagadougou, mais cela intéressait peu de personnes à l’époque. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Même dans les villages reculés, on suit l’actualité politique et les lois votées font l’objet de commentaires. On assiste même au rejet de certaines lois par les populations. », aurait-il introduit en substance. Puis il poursuit : « Pour éviter des contestations des lois à répétitions, il me semble indispensable que leur élaboration implique tous les acteurs de notre vie nationale. Aux côtés des politiques, les forces sociales qui jouent déjà un rôle capital dans la cohésion de notre société doivent aussi être des acteurs du processus législatif. C’est pourquoi, j’ai pensé que l’Assemblée nationale seule ne peut plus remplir cette fonction. Avec le sénat, toutes les forces vives du pays pourront participer à l’élaboration des lois, qui seront moins contestées.  », plaide le chef de l’Etat. Après son plaidoyer en faveur de la mise en place du sénat, Blaise Compaoré a laissé la parole au chef de file de l’opposition. Les remerciements protocolaires passés, Zéphirin Diabré a déploré la lenteur de la réponse à sa demande d’audience qui date de mai dernier. « Quand je m’apprêtais à vous répondre, vous étiez très occupés avec vos marches. Je n’ai pas voulu vous déranger…  », aurait répliqué Blaise Compaoré. Il explique aussi que s’il n’a pas consulté le chef de file de l’opposition depuis la mise en place de l’institution en 2009, c’est dû au fait que ce dernier (Me Sankara) n’aurait jamais manifesté une volonté de dialogue avec lui. Pour preuve, il soutient que ce dernier boudait les cérémonies protocolaires auxquelles il était convié. La faute serait donc, à son avis, partagée. Mais désormais, promet-il, le dialogue serait plus régulier. Notons que Me Bénéwendé Sankara n’était pas à l’audience. Le bureau politique de son parti, l’UNIR/PS, s’est réuni la veille pour décider qu’il ne ferait pas partie de la délégation du CFOP. « L’objet de cette visite ne nous convient pas. Le chef de file nous a dit que c’est une visite de courtoisie que nous irons faire au chef de l’Etat. Nous estimons à l’UNIR/PS que le CFOP est une institution de la République à part entière. Si ses responsables doivent aller voir le président, c’est pour un ordre du jour plus sérieux. Il doit avoir un objectif politique clair et l’opinion publique devrait en être informée au préalable. », confie un membre du bureau politique du « parti de l’œuf ». La même source juge la démarche inopportune. Pour elle, l’opposition ne doit pas « mendier » une audience au chef de l’Etat alors que la loi même prévoit qu’il devrait consulter l’institution sur les grandes questions d’intérêt national. « ce que Blaise Compaoré n’a jamais jugé utile de faire », précise notre interlocuteur.

Blaise Compaoré botte en touche sur l’article 37

Avant d’aller à l’audience, les responsables de l’opposition s’étaient partagés les tâches. Chacun avait un ou deux thèmes à développer devant le président. Sur les dix points énumérés dans le mémorandum, celui relatif à l’article 37 de la constitution était évidemment le plus attendu. C’est le chef de file lui-même qui se charge de dire à Blaise Compaoré leur rejet de toute modification visant à sauter la limitation des mandats présidentiels : « L’Opposition politique a toujours affirmé son attachement au principe républicain de la limitation du nombre de mandats présidentiels telle qu’inscrite dans notre Constitution. Comme elle, les Burkinabè sont inquiets d’entendre des responsables éminents de votre parti appeler à une modification de l’article 37 de notre Constitution consacrant cette limitation.  » Zéphirin Diabré faisait référence aux propos du premier responsable du parti au pouvoir, Assimi Kouanda qui lors d’une conférence tenue en juillet dernier affirmait : « En ce qui concerne les affiches que vous avez vues au cours de la marche où il était fièrement mis oui à la modification de l’article 37 et autres, ce n’est pas une nouveauté pour vous ; que ce soit le CDP ou les autres partis de la majorité présidentielle, nous avons été clairs en ce qui concerne la possibilité de la modification de l’article 37. Le parti l’a dit à plusieurs reprises ; et comme on sait que les paroles s’envolent et que l’écriture demeure, nous l’avons écrit à plusieurs reprises que nous sommes pour la modification de l’article 37. Eh bien, au cours d’une marche comme celle-là, nos militants ont pensé qu’il était bon de rappeler le leitmotiv ; et nous étions fiers de voir qu’ils ne l’ont pas oublié et qu’ils sont eux aussi fiers de l’élaborer  ». Francois Compaoré, le conseiller et frère du président, est également dans la même disposition d’esprit. Depuis des mois, chacune de ses sorties médiatiques ont comme cible l’article 37. Pour Blaise Compaoré, il n’y a rien d’alarmant. C’est le jeu de la démocratie, chacun exprime ses opinions et la liberté d’expression est sauvegardée. Il ne désavoue pas ses poulains même s’il prend garde d’endosser leurs propos. Il est resté donc dans une posture de « ni pour ni contre ». Inutile de dire que ses interlocuteurs sont restés sur leur faim.

« La corruption, un phénomène mondial »

Autre point sur lequel les opposants ont été déçus par Blaise Compaoré, c’est la lutte contre la corruption. Ici également, le président a botté en touche. Il n’a pas changé de position sur l’état de la corruption dans son pays. Pour lui, il y a de l’exagération dans la perception du phénomène qui d’ailleurs n’est pas propre au Burkina Faso. A Zéphirin Diabré, il lance une pique sournoise : « le phénomène n’est pas plus grave aujourd’hui que quand vous étiez au poste de ministre des Finances », aurait-il sèchement adressé au chef de file. Le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) n’a pas répliqué à cette charge présidentielle. Il a encaissé le coup, préférant laisser la parole à Norbert Michel Tiendrébeogo du Front des Forces Sociales (FFS) pour décliner l’inertie du régime à combattre le phénomène. Il s’est appuyé sur son expérience de parlementaire entre 2007 et 2012, notamment au sein du réseau Burkindi contre la corruption. Selon lui, les équipes gouvernementales qui se sont succédé, avec leurs soutiens à l’Assemblée nationale, n’ont pas varié sur ce point : pas d’adoption d’une loi claire sur la lutte contre la corruption.

Une rencontre pour rien ?

Au regard des réponses données par Blaise Compaoré aux différentes interpellations de l’opposition, doit-on retenir que cette audience n’a rien servi ? Il serait exagéré de répondre par l’affirmative parce que l’objet de la rencontre en elle-même (visite de courtoisie) affirmait déjà ses limites sur le plan du contenu des échanges. C’est une rencontre de nature légère et les réponses du président sont allées dans ce sens. Le vrai dialogue est à venir. Le président a laissé entendre par exemple que le processus de la révision du statut de l’opposition en cours à l’Assemblée nationale se fera avec l’avis du CFOP, ce qui suppose que l’adoption de la loi sera différée. Il s’est engagé également à ce que son Premier ministre ouvre régulièrement ses portes aux opposants. Il reste néanmoins des doutes qui ne sont pas seulement partagées par les partis de l’opposition. Sur les questions qui fâchent (l’article 37 et le sénat), Blaise Compaoré n’a absolument pas fait évoluer la situation. C’est le statu quo. On n’est pas plus rassuré aujourd’hui qu’il y a quelques mois où le débat faisait rage au sein de l’opinion. Le président Compaoré a réitéré ce qu’il avait confié aux autorités religieuses et coutumières en septembre dernier à savoir son souci de ne pas voir le pays plonger dans une crise après 2015 (Cf Mutations N° 37 du 15 septembre 2013). Les perspectives ne sont donc pas claires pour le moment quant à l’ouverture de round de dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Dans ce sens, cette rencontre n’aura pas servi à grand-chose.

Abdoulaye Ly

MUTATIONS N° 41 du 15 novembre 2013. Bimensuel burkinabé paraissant le 1er et le 15 du mois (contact:mutations.bf@gmail.com site web :www.mutationsbf.net)

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Vos commentaires

  • Le 5 décembre 2013 à 20:43
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Un proverbe de chez nous dit "quand on te tend quelque chose avec la main gauche et tu refuses, on la pose à terre pour que tu prennes". Le vaillant peuple trouvera sans doute la solution.

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  • Le 5 décembre 2013 à 21:07, par ka
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Bien vu sur notre mythe Mr. Ly, je vous disais qu’il n’aura jamais d’alternance sans le consentement du fils de zianré, caméléon né, il s’adapte quasi instantanément a son environnement, évolue en fonction du contexte ou des objectifs qu’il fixe. Kossyam est un environnement propice pour une gouvernance a vie. Et comme il l’a dit, je voulais vous dire toute la vérité et vous ne m’écoutiez pas en pensant seulement à vos manifestations. Alors Zeph et compagnie, un lion qui dort est plus dangereux que réveiller. Vous avez rater l’occasion quand notre mythe était éveiller en voulant voir la réalité en face, a présent il s’enferme et c’est très dangereux pour l’alternance. LE sénat est son œuvre, il assumera la modification de l’article 37, les années de long règne du fils de zianré commence en 2015.

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  • Le 5 décembre 2013 à 21:08, par simple
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Cette rencontre est ficelée pour la real politik : présenté un visage de démocrate, tel est l’objectif du président. Blaise compaoré est un fin politicien. Mes salutations à l’homme. Opposants vous venez de contribuer à soigner l’image du président à l’international. Vous verrez la suite...............Les prochaines rencontres doivent se tenir dans un cadre autre que Kosiam avec un ordre du jour plus nikel. Zéph faites attention au jeu, il reste quelques mois et les choses vont aller très vite. Les chose se passeront à la vitesse grand V.
    Sinon, le président sait ce que veut l’opposition et ce que veut la population. Son souci comment renverser la vapeur au Burkina pour garder le pouvoir et conserver la sympathie de la communauté internationale. C’est tout.

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  • Le 5 décembre 2013 à 21:22, par Tapsoba®(de H)
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Me Sankara avec ses problèmes d égo et ça se dit politicien ;pourtant ça manque de sagesse.Si la loi prévoit que le président devrait consulter le CFOP pour les grandes questions d intérêt national,a-t-elle interdit la réciprocité ? Le CFOP n a-t-il pas fait des visites de courtoisie à d autres institutions de la République avant la présidence du Faso ? Quelles ont été vos positions ? Pour revenir à la rencontre , elle n a pas été inutile à mon avis,dès lors que les bases d un dialogue sont jetées .Là où il y a dialogue,l espoir d une paix est toujours permis.Me Sankara devrait le savoir.On ne s attendait quand même pas qu il y ait convergence de vue en 45 mn d entretien.Et ce n était d ailleurs pas devant le cfop qu il allait clarifié sa position sur l une des questions, l article 37 qui divise.S il devrait le faire ,il le ferait solennellement lors d une intervention télévisée probablement. Pour la question du sénat,Blaise a perdu une Bataille,vu que l opposition peut déjà se targuer d avoir réussi à retarder sa mise en oeuvre ; même s il lui reste à gagner la guerre.

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  • Le 5 décembre 2013 à 22:11, par jack
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Compaore risque de prendre le dessus, cette rencontre pour parler en francais simple ne justifiat pas, il a meme humulie ceux qui etaient en face de lui, dans ce sens, maitre SANKARA avait juste juste et bravo pour sa clairvoyance. Je pense que la seule parole qui vaille avec ce monsieur c’est le durcissement de la lutte a tous les niveaux. On ne tue pas son meilleur ami et remettre volontairement le pouvoir comme le pretendent les oposants au nom de la democratie. Je ne pense pas que Blaise y croit a ce systeme de gouvernance, il ruse seulement avec la communaute internationale. Pauvre burkina, comme j’aime a le repeter NOUS PAIERONS TOUS POUR NOTRE LACHETE DEPUIS QUE SANKARA A ETE ENTERRE COMME UN CHIEN ET PLUS DE 25 ANS APRES, AUCUN FUNERAILLE N’A ETE CELEBRE A SA MEMOIRE ET EN CELA JE CONDAMNE LE PEUPLE, LES CHEFS TRADIONNELS ET LES RELIGIEUX SUR QUI BLAISE VEUT S’APPUYER POUR CONTINUER LA DIVERSION ET PASSER EN FORCE EN 2015. QUE DIEU VEILLE SUR CE PAYS QUI NOUS EST CHER A TOUS.

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  • Le 5 décembre 2013 à 22:12, par Las
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    De toute facon, nous restons vigilents. Le Burkina Faso poursuivra sa marche meme sans blaise compaore.

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  • Le 5 décembre 2013 à 23:06, par Badoby
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Il est très rusé cet petit de Ziniaré. Il savait que l’opposition allait le piéger. Z D t’inquiète tu l’aura pour la prochaine fois. Il n’ y a pas eu de ’’enveloppe’’ ? ne vous faite pas avoir coe Laurent BADO ;

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  • Le 6 décembre 2013 à 07:52, par ElMagnifico
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    Maitre Sankara a donc vu juste ! Et comme dit un adage : Aller et venir c’est le travail du singe. Quant a la montagne, elle est toujours en place !

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  • Le 6 décembre 2013 à 08:13, par Achillo
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    Bonjour
    Nous restons mobilisés jusque ce qu’il se prononce clairement sur L’A37. Pas de modification.Nous sommes formellement contre le sénat et la révision de l’A37. Les religieux sont contre, leurs positions sont très claires. Opposition, faites très attention,soyez très vigilants.
    Respectons la constitution, c’est cela mon vœu ardent pour notre pays. NOUS JEUNES ,AIMONS CE BEAU PAYS,ÉVITONS LA RÉVISION.

    QUE LE SEIGNEUR BÉNISSE LES FILS DU FASO. PAIX A LA TERRE DU BURKINA. AMEN
    ACHILLE TAPSOBA, LE BOBOLAIS

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  • Le 6 décembre 2013 à 08:14, par SOMSOM
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Les burkinabé ont la mémoire très courte. Le climat politique actuelle est né de l’assassinat de notre très cher Norbert Zongo. Une concertation préalable au nivau de l’opposition aurait permis d’ajouter dans l’entretien le sort du dossier NZ sur lequel est bien assis le Président BC. Ce n’est pas lors d’une VISITE DE COURTOISIE que cela peut se faire. De toute façon, disons nous la vérité : l’absence de me SANKARA à cette visite de coutoisie au PF arrangeait aussi bien Zéphirin, Blaise que les autres "dits sankaristes". Rencontrer Béninwendé pour Blaise Compaoré, c’est comme rencontrer Thomas Sankara ou Norbert Z.

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  • Le 6 décembre 2013 à 08:18, par CHRIS
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Vous perdez votre temps à vouloir dialoguer avec ce capitaine blaise compaoré ; dites vous qu’il ne quittera jamais le pouvoir de lui même , il le faut le savoir une bonne fois pour toutes. Il n’a aucun respect pour la constitution, pire de son peuple.
    Burkinabè se réclammant tels, levez- vous pour faire barrage à ces individus d’une autre espèce

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  • Le 6 décembre 2013 à 09:30, par le pays reel
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    pourquoi chercher tant de poux sur un crane rasé. c’est mieux que l’opposition s’organise pour les élection de 2015 au lieu de chercher à rencontrer le PF. qu’est ce qu’elle veut de lui, qu’il leur tente le bras ou le vin à boire ou qu’ils boivent ensemble ?. NON ? Le pouvoir se conquière dans la douleur et le sang. le BF en sait quelque chose. en tant que opposition, elle doit plutôt chercher à conquérir le pouvoir au lieu de vouloir qu’on leur donne le pouvoir. le temps viendra ou Blaise décidera et si c’est la modification de l’article 37, le peuple réel opposera une résistance farouche.
    opposition réel organisé vous avec des idées convaincantes et convaincu ; le peuple sera toujours debout pour sauver le Burkina

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  • Le 6 décembre 2013 à 09:38, par la morale
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Slt Ly !
    le jeu de ces politicien de notre pays m’amuse tant, que ta façon de nous rédiger la rencontre. tu relate les choses comme si tu écrivait un match de foot. j’ai pris du plaisir à te lire.
    thanks !

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  • Le 6 décembre 2013 à 10:13
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    Selon le proverbe du jour "Un seul homme peut déclencher une guerre mais il faut être deux pour faire la paix" je craints for que la modification de l’article 37 ne déclenche la guerre dans notre pays. Les règles de la démocratie sont claires. Respectons notre loi fondamentale et laissons tranquille l’article 37 pour le bonheur de notre peuple.

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  • Le 6 décembre 2013 à 10:54, par Alleluia !
    En réponse à : Rencontre Blaise/CFOP : Les réponses de Blaise Compaoré au mémorandum

    "Avec le sénat, toutes les forces vives du pays pourront participer à l’élaboration des lois, qui seront moins contestées. » Ehhh !!! BLASO !!! Pendant tes 27 ans de règne sans partage, qui a pu contester "tes" lois votées par "tes différents parlements" sans passer " l’arme à gauche", d’une manière ou une autre, mon Frère BLASO ??? On ne peut pas t’aider, et pourtant Prési, nous avons peur pour toi et et et pitié de toi !!!.

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