Présidentielle de 2015 : L’union pour le progrès et le changement (UPC) en ordre de bataille

lundi 2 décembre 2013 à 00h57min

Venus des 45 provinces du Burkina, les 350 délégués de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) étaient réunis en conseil national ce 30 novembre 2013 à l’Atelier théâtre burkinabè (ATB) à Ouagadougou autour du thème : « la consolidation de l’UPC dans la perspective de l’alternance ». Au menu des échanges : analyse critique du chemin parcouru depuis sa création, examen de l’état d’exécution des décisions du dernier congrès. Mais aussi et surtout la définition de l’orientation du parti en matière de stratégie électorale. 2015 n’étant pas loin.

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Présidentielle de 2015 : L’union pour le progrès et le changement (UPC) en ordre de bataille

Le cœur du débat politique dans notre pays, c’est incontestablement la question de l’alternance. Donc, « l’opposition politique doit résolument se placer dans la perspective de la bataille de 2015  », estime le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). Zephirin Diabré et ses camarades veulent prendre les devants. Le parti du lion vient de sonner la mobilisation et se met ainsi en ordre de bataille pour 2015. L’instance choisie, c’est le conseil politique national, l’organe du parti qui se réunit entre deux congrès. Elle a pour vocation d’examiner les décisions prises au congrès précédent et se pencher sur les perspectives électorales et stratégiques du parti. Les perspectives électorales à venir, ce sont les redoutables élections présidentielles à venir qui devraient permettre au Burkina d’avoir un nouveau président. L’actuel étant hors course si l’on s’en tient aux dispositions actuelles de l’article 37 de la constitution.

De ce fait, en tant que 2e force politique du Burkina avec ses 19 députés, 1635 conseillers municipaux et une vingtaine de mairies, l’UPC entend jouer pleinement sa carte. « Oui, c’est vrai, notre parti a été consacré à la suite des élections couplées de décembre 2012, comme étant la 2e force politique au Burkina. Mais, je crois et nous sommes tous d’accord qu’il ne faut pas trop s’attarder là-dessus, mais plutôt réfléchir sur ce que nous devons concrètement faire pour affronter les défis à venir  », lance le correspondant UPC du Kadiogo, Bruno Kafando.

Se doter d’une infrastructure à la hauteur des enjeux de 2015

Ainsi donc, ce conseil politique fut une occasion de faire le point depuis la création de l’UPC, analyser les résultats obtenu à l’issu des élections couplées du 02 décembre 2012, d’échanger sur les questions de financement du parti. Egalement, «  il était important que le congrès se souvienne que 2015 est la prochaine échéance électorale et qu’il donne des instructions pour que le parti se mette en ordre de bataille. L’une des grandes décisions qui a été prise lors de ce conseil, c’est de procéder dès maintenant au renouvellement de l’ensemble des structures du parti à travers le pays pour lui permettre d’avoir une infrastructure politique à même d’affronter l’échéance 2015 », a précisé Zéphirin Diabré, le président de l’UPC.

L’accalmie avant la tempête ?

La 1ère force politique de l’opposition s’est également penchée sur l’actualité politique nationale. «  Malgré l’accalmie que nous observons, la lutte contre la mise en place du sénat et contre la révision éventuelle de l’article 37 n’est pas encore terminée », rappelle le chef de file de l’opposition au Burkina. Par rapport à la probable modification du statut du CFOP, sans présager de l’attitude à avoir, le conseil national de l’UPC a fait une recommandation tendant à demander au bureau politique national «  lorsque cette loi sera votée de mettre en œuvre des initiatives qui permettront de sauvegarder les intérêts du parti, mais aussi de continuer à travailler quelle que soit les circonstances à l’harmonisation de l’opposition politique au Burkina Faso  ». D’ailleurs, « qu’il y ait loi ou pas, rien n’empêche une opposition de s’organiser et qu’elle ne doit pas attendre une loi pour s’organiser », déclare Diabré.

Autre actualité, c’est la suspension de certains conseils municipaux dont l’arrondissement n°4 de Ouagadougou. Là, l’UPC dit avoir pris acte de la décision. Elle a surtout pris la résolution de repartir en campagne électorale dès lors que celle-ci va démarrer et d’apporter un soutien conséquent à ses différents candidats.

Mais, en attendant le renouvellement effectif des structures du parti pour affronter la présidentielle de 2015, le président de l’UPC appelle ses militants à redoubler davantage d’efforts, de courage, d’abnégation et d’engagement pour que les échéances électorales, quelles qu’elles soient, et que notre parti aura à affronter, se couronnent par des victoires éclatantes. Car, un parti vit et qui avance grâce à l’engagement de ses militants.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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