Fait divers « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute »

mardi 12 novembre 2013 à 09h14min

Trois individus dont une femme, ressortissants d’un pays voisin, arrivés à Ouaga prennent une chambre dans un hôtel de la place. Quelques heures plus tard, les deux hommes abandonnent la femme et rentrent en ville. Ils interceptent un automobiliste et se « confient » à lui.

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Ils disent être à la recherche d’une compatriote, ils la nomment. Mais dans l’immédiat lui soumettent ?leur besoin d’argent pour soigner leur frère malade. Pris de compassion pour eux, le monsieur, un Burkinabè, leur remit 5000 francs qu’il avait sous la main, pour qu’ils se débrouillent.

« Reconnaissants », nos étrangers lui dirent qu’ils avaient une sœur qui parle français, qui est restée à l’hôtel et ils aimeraient connaître chez lui aux fins de le remercier à l’aide de cette dame. Alors, le monsieur les amena chez lui.

Effectivement, le lendemain, ils revinrent avec la sœur en question et le remercièrent. Puis, dans la causerie, ils confièrent au monsieur que la dame qu’ils recherchaient détenait leurs affaires par devers elle dont une caméra de grande valeur. Cependant, pour les récupérer, il leur faut 350 000 Francs CFA en échange.

Et ils ajoutèrent que s’il pouvait leur prêter cette somme, ils la lui rembourseraient avec les fruits de la vente de l’appareil. Tombé dans le piège, le Burkinabè leur dit disposer de 300 000 Francs seulement. Somme qu’ils acceptèrent.

Cependant, le monsieur remit la somme à un de ses employés avec pour consigne de suivre la sœur et de ne défalquer la somme qu’après avoir récupéré la caméra. L’employé partit avec la femme. Arrivés dans un restaurant, elle lui dit de l’attendre. Celui-ci s’étonne, parce qu’il était prévu de récupérer les affaires dans un hôtel.

Bref, un instant après, elle revint avec un autre monsieur dans une voiture. A leurs dires, la femme « consignataire » des bagages serait sortie et aurait délégué ses pouvoirs à son frère l’accompagnant pour récupérer les sous et remettre le colis. Ils remirent un gros sac à l’employé en échange des 300 000 francs et ce dernier répartit.

De retour, son patron ouvrit le sac et à son grand étonnement, en lieu et place de la caméra, il trouva une petite caisse. Quant il ouvrit celle-ci, il tomba sur … un billet de dollar et une plaquette d’imprimerie ? !

Pas de doute, il avait affaire à des escrocs. Il lui restait une infime chance pour mettre le grappin sur leur collet. Entre temps, nos étrangers avaient convaincu notre Burkinabè de louer une chambre d’hôtel pour leur sœur. Si seulement il pouvait encore la retrouver à cet endroit ? !...

Sa tentative ne fut pas veine, puisque l’étranger avait pris une douche et s’apprêtait à rejoindre ses compatriotes de complices. Conduits au commissariat central de police, les trois comparses nieront en bloc avoir reçu 300 000 francs du monsieur et que la caisse leur appartient, sauf les 5 000 francs pour les frais de pharmacie de leur frère qui est fictif d’ailleurs.

Malheureusement pour eux, on trouva sur l’un d’eux le double de la clé de la caisse. La femme, comme toujours quand ça coince, tenta une diversion en alléguant que le monsieur est venu chez elle à deux reprises à l’hôtel et que la troisième fois, elle était indisposée et elle a dû refuser… « même si cela s’avérait vrai, est-ce que ça devrait coûter 300 000 fracs ? !? ».

L’un des deux récidivistes, était d’ailleurs connu de la police. Malgré cela, ils continuèrent à nier les faits. Deux jours plus tard, le récidiviste en question simula une maladie. Transporté à l’hôpital, il s’échappa de son lit d’hôpital. Mais les deux autres, moins chanceux, ont été transférés à la MACO.

Kibsa KARIM

Par : L’Hebdomadaire du Burkina

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