Filsah : travailleurs contre travailleurs au tribunal

jeudi 7 novembre 2013 à 12h09min

Le spectacle sera sans doute beau ce matin 8 novembre à partir de 8 heures au Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso.

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Devant la chambre correctionnelle. En effet une partie des travailleurs de la Filature du Sahel (Filsah) sera opposée à une autre, essentiellement composée de délégués dans le cadre d’une association de travailleurs de la zone industrielle. En effet, les premiers accuseraient les seconds de leur devoir des sommes qu’ils ont cotisées dans le cadre justement de cette association qui aurait été créée dans les années 2008 et qui, finalement n’a pas prospéré. Malheureusement, les cotisants n’ont pas été, en retour, remboursés. Si bien qu’ils ont été obligés de porter l’affaire devant le juge parce qu’une solution entre travailleurs n’aurait pas été trouvée.

Des enseignants à l’école du handball

La Fédération burkinabè du handball (FBHB) de concert avec la direction provinciale de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (DPENA) du Houet a initié un stage de formation du 6 au 8 novembre 2013 au stade Wobi à l’intention d’une quarantaine d’enseignants issus des dix Circonscriptions d’éducation de base (CEB) de la commune de Bobo-Dioulasso et des membres de la Ligue de l’Ouest de handball. Au cours de ces 72 heures, ces stagiaires vont bénéficier de connaissances théoriques et pratiques qui, au retour dans leurs écoles respectives devront les mettre au profit des élèves. La formation est assurée par un expert français en la matière, Bernard Gallet assisté de notre compatriote Francis Modibo Tamou. Lamissa Traoré, DPENA Houet a témoigné de sa présence à l’ouverture du stage pour encourager les stagiaires à prendre part activement à cette formation qui à n’en point douter contribue énormément au développement physique et harmonieux de l’enfant. Le stage prend fin cet après-midi.

Palais de justice

Il traite des policiers de menteurs
Mohamed a 30 ans. D’origine algérienne, il est venu en France à l’âge de 15 ans. Lundi 4 novembre, il a comparu devant le Tribunal de grande instance de Lyon (TGL) pour conduite illégale en état d’ivresse et évasion. L’avant-bras droit plâtré, l’œil droit enflé mais l’air assez serein dans le box, il n’a pas nié l’infraction à lui reprochée. Il reconnaît qu’il était saoul mais détient un permis international non encore validé en France. En effet, le 1er novembre alors qu’il roulait à 250 km/heures, une vitesse excessive, une patrouille de police s’est mise à sa trousse. Il ne va pourtant pas s’arrêter. Il ne le fera que lorsqu’il sera encastré entre un mur. En plus de son refus d’obtempérer, il résiste avec violence aux agents de sécurité tout en leur infligeant des injures et des menaces de mort. « Je ne les ai pas insultés. Ce sont eux par contre qui m’ont frappé comme un chien. Un des policiers m’a pris en photo en se moquant de moi », explique le prévenu qui, au début des débats contradictoires déclarait ne se souvenir de rien du tout. Aussi, admis à l’hôpital pour des soins, il a pris la fuite après avoir arraché sa perfusion. Mohamed fait la sourde oreille lorsqu’on lui rappelle cette infraction en continuant toujours de fustiger le comportement des policiers à son endroit. A la barre, l’un des policiers rejette en bloc les propos du prévenu. « Ils m’ont frappé comme un terroriste. Ils sont tous des menteurs », réplique le prévenu. Étonné du comportement de Mohamed, l’avocat de la partie civile (les policiers) a tout simplement demandé au Tribunal d’apprécier les préjudices moraux des fonctionnaires que sont les policiers. Pour une personne qui ne se souvenait de rien, et de plus, ignorant de son acte grave en ce qu’il pouvait provoquer d’autres accidents, mais traite plutôt des policiers de menteurs, il y a matière à réflexion. Quant au procureur, il estime que le prévenu n’a pas le sentiment d’être coupable malgré la gravité de son forfait. « Il se croit être plutôt la victime », a-t-elle souligné. Sans revenir sur le récit, elle a requis deux ans de prison ferme contre Mohamed. Le tribunal a suivi la requête du parquet. Mohamed séjourne pour la deuxième fois, et ce depuis le 4 novembre à la Maison d’arrêt et de correction de Lyon.

« La déclaration des policiers est du copier-coller »

« La déclaration des policiers est du copier-coller. Cette procédure est du vent car il n’y a rien dans le dossier ». Ces propos sont du conseil du prévenu David poursuivi pour conduite en état d’ébriété et outrage à policier. Le péché de David est sans doute qu’il traîne un passé carcéral pas du tout glorieux. Plusieurs fois emprisonné pour vol, vol aggravé, injures, violence conjugale, cet homme de 32 ans n’a pas nié le premier chef d’accusation. « J’étais certes saoul, mais le véhicule était stationné. Cela n’a pas empêché les policiers de me molester tout en m’infligeant des propos racistes. Ils mentent lorsqu’ils disent que c’est moi qui a commencé les insultes », explique-il aux juges. David, français de nationalité a en effet des origines sénégalaises. Les policiers auront donné des versions contradictoires, selon l’avocat du prévenu pour se tirer d’affaire. Des propos fustigés par le conseil des policiers qui rappelle que la police n’a pas vocation d’être une police dictatoriale. Il a alors plaidé pour le payement d’amendes allant de 300 à 1500 euros pour ses clients. Le procureur dans son réquisitoire a relevé des déclarations peu crédibles du prévenu. Pour elle, des policiers ne battront pas un individu à leur guise. Trois mois de prison ferme ont été requis contre le prévenu.

Rassemblés par
Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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