Conseil présidentiel pour l’investissement : Des recommandations au gouvernement pour booster le climat des affaires au Faso

vendredi 8 novembre 2013 à 00h34min

La quatrième session du Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI) au Burkina Faso s’est tenue jeudi 7 novembre 2013 à Ouagadougou, sous la présidence de Blaise Compaoré. Cette session a enregistré la présence de la vingtaine de membres dudit Conseil, ainsi que d’autres personnalités du monde des affaires.

Conseil présidentiel  pour l’investissement : Des recommandations au gouvernement pour booster le climat des affaires au Faso

La tenue régulière des sessions du Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI) fait partie des priorités majeures du gouvernement burkinabè dans sa quête de performances des stratégies de développement. C’est du moins, ce qui ressort du discours de son président, Blaise Compaoré, prononcé à la cérémonie d’ouverture de cette quatrième session de l’instance suprême du management du climat des affaires au pays des hommes intègres.

Ladite session – la quatrième – s’est penchée non seulement sur la création et la promotion des sociétés d’investissements, mais aussi sur le développement quantitatif et qualitatif des zones et des sites d’accueil d’investissements industriels, agricoles et divers.

L’occasion a donc été celle pour les investisseurs et les autorités politiques du Burkina avec à leur tête le président du Faso, d’échanger sans complaisance autour de l’état réel à ce jour, du climat des affaires dans notre pays. Mieux, elle a permis aux différents acteurs de formuler d’importantes recommandations à l’endroit du gouvernement. En effet, le communiqué final de la session recommande :
-  la mise en place d’un cadre législatif, règlementaire et fiscal fortement incitatif pour le développement d’un secteur de Capital Investissement au Burkina Faso ;
-  La création d’un fonds dédié à la promotion de Sociétés d’investissement (SI) privées et d’une industrie de Capital investissement destinée au financement des PME/PMI burkinabè ;
-  le soutien à la politique de promotion d’une culture et d’une pratique de production, d’organisation, de partage et de diffusion d’informations fiables sur les entreprises, les marchés et l’environnement économique ;
-  le renforcement de la sécurité judiciaire et de la protection des investissements ;
-  la conduite sur la base d’un partenariat public/privé, de la mission de promotion, de création et de gestion des zones industrielles et des sites d’activités économiques spécifiques par des structures juridiquement autonomes.
-  La rationalisation de l’occupation des zones existantes et l’accélération de l’aménagement et de la viabilisation des sites industriels en cours ou en projet dans les centres urbains de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso, et dans les agropoles (Bagré, Sourou, Samendeni) ;
-  L’identification et l’aménagement de nouvelles zones industrielles viables et attractives dans les principaux centres urbains secondaires ;
-  L’élaboration et la mise en œuvre des schémas de zones économiques spéciales (zones franches industrielles).

En sus, le CPI a insisté sur la nécessité de mettre un accent particulier sur le renforcement de l’offre énergétique. Autre nécessité retenue, c’est la planification des ressources humaines dans la perspective de les mettre en adéquation avec les besoins du secteur privé. Aussi est-il nécessaire pour le Burkina, selon le communiqué final, «  d’enclencher une deuxième génération de réformes sur l’environnement de l’investissement en vue de mieux accompagner la mise en œuvre de la SCADD (ndlr : Stratégie de croissance accélérée et du développement durable)  ».

C’est une session qui a pris fin à la satisfaction apparente des participants. En tout cas, c’est l’impression qui se dégage de l’appréciation (nous y reviendrons) que certains d’entre eux ont faites.

Du Conseil présidentiel pour l’investissement

Le Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI) a vu le jour par décret présidentiel en date du 19 novembre 2007. Composé de 30 membres (nationaux et étrangers), le CPI est un organe consultatif présidé par le président du Faso. Il s’attèle à donner, par ses réflexions et recommandations, une impulsion à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques les plus appropriées pour stimuler l’investissement et la croissance.

Il a tenu sa première session en novembre 2009, la deuxième en mars 2011 et la troisième en mai 2012.

Fulbert Paré

Lefaso.net

Messages

  • L’idée du CPI est très bonne, seulement, le sectarisme qui y règne et le monopole quasi-absolu de M. François Compaoré dans les secteurs vitaux de notre économie où tout doit passer par sa bénédiction et son sceau a fini par ôter l’efficacité d’une telle belle institution. Je pense à l’énergie solaire qui piétine au Burkina alors que nous avons le soleil 12 mois sur 12. La gouvernance au Burkina Faso ne doit pas être l’œuvre de quelques uns, soient-ils les plus intelligents, mais de tous les burkinabé épris d’amour et de patriotisme pour leur pays. Tenez-en compte car c’est une critique constructive.

  • Avec votre histoire de Sénat , on doit voir claire avant tout engagement . faite revenir vos milliards de l extérieur ( dans les banques Suisse et asiatiques ) pour investir dans notre Burkina. Faso !

  • Maladie de la réunionite aiguë au BF sans changement notable d’une session à l’autre. Quel est le bilan des 3 premières sessions en matière de mise en oeuvre des propositions ? Comme c’est consultatif, c’est un machin de plus, budgétivore et inutile.

  • En toute honnêteté, ce CPI est inutile. Les recommandations faites ne sont-elles pas connues du gouvernement composé de 30 Ministres ? Ces recommandations ne peuvent pas être données par le CES ? Et les hauts cadres des Ministères du Commerce, de l’industrie, de l’économie et finances ? Pourquoi alors l’Etat du Burkina leur paye des salaires chaque mois ? De grâce, donnez à ces cadres valeureux les moyens investis dans ce CPI et vous verrez mieux que cela.
    Halte au néo colonialiste et à l’impérialisme rappant au Faso.

  • Je ne comprend que dalle. ce Machin est un club entre grands et ce communiqué ne dit pas tout. Je pense que c’est comme à la conf de Berlin ; une occase de partage des secteurs de développement du pays entre eux pour ne pas se marcher sur les plates-bandes. Ils ont divisé notre pays. Comme tous sont dans les BTP, les Mines, les service, l’import export, la fraude et le blanchiment, il est nécessaire qu’ils s’accordent mais c’est pour davantage nous sans que nous n’ y comprenions rien. C’est une histoire des grands entre eux mais nous vous suivons. Gare à vous si in fine il s’agit de vendre notre pays. "Si Rome est menacé je dégainerai mon glaive"

  • Je ne vois l’importance de cette structure ? Le conseil économique et social joue le même rôle que le CPI. C’est une institution inutile, budgetivore comme le Sénat. La rencontre secteur privé gouvernement sert à quoi ?
    Dans une republique normale, il ne doit pas y avoir de structure comme le CPI

  • Je se sais pas quelles affaires il faut booster au BF, mais quelque chose pue : un article plus bas ’’Formation technique et professionnelle à Bobo : Un centre construit grâce à l’argent de la bière", des étudiants hollandais renoncent à leure bière un moment pour aider à équipper un centre de formation professionnelle. A voir ce vieux tour qui est présenté dans l’ article et les élèves, on peut conclure que les dirigeants ne connaissent pas les problèmes et les besoins réels du pays ! Ainsi on choisit les mal les priorités et le pays s’ éloigne d’ avantage d’ un éventuel développement : Triste !

  • 18 blancs contre 11 noirs, et le PF. C’est quoi cette blague ?

  • on veut juste des resultats pas des reunions ou des projets qui seront jamais mis en oeuvre

  • Le CPI, c’est l’Etat dans l’Etat. Il faut une direction unique de la planification au ministère de l’économie et des finances.

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