Exclusion sociale : La faute à la mondialisation et au néo-libéralisme

lundi 21 octobre 2013 à 15h09min

Le Conseil économique et sociale a clos sa session consacrée à l’exclusion sociale. Cette sorte de honte sur nos visages, notamment quand ils rencontrent ceux des femmes et des enfants, nombreux à nous assaillir dans les carrefours de toutes les rues de Ouagadougou. L’ampleur de ce phénomène interpelle les éventuels candidats à la présidentielle 2015.

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Exclusion sociale :  La faute à la mondialisation et au néo-libéralisme

Heureusement pour le régime en place, que l’opposition n’a d’yeux que pour le Sénat et l’article 37. Le soleil peut aussi se lever sur d’autres sujets, ayant autrement plus d’intérêt pour le peuple. Au moment où le chantre de l’alternance se déclare, avec force, partisan du néolibéralisme, voilà une belle question que celle de l’exclusion sociale. Va-t-elle seulement alimenter les débats publics dans les jours à venir. Rien n’est moins sûr.

Ce serait en tout cas profitable à tous. Au moins, on a là trois projets, du moins dans la théorie pour aider les votants de 2015 à voir clair. Faut-il seulement pour cela qu’on en vienne aux projets alternatifs, susceptibles de nous éplucher tous ces grands sujets de l’heure. Le gouvernement vient de prendre des mesures de renforcement du social, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.

On a entendu les critiques superficielles de l’opposition sur ces mesures sociales et puis, plus rien. Il est vrai que le Sénat est plus important et qu’il peut briser bien de destins s’il est mis en place. Au moins, le dit-on ? !

Le néo-libéralisme favorise l’exclusion, messieurs de l’UPC !

Le libéralisme débridé crée dans le monde un désordre sans nom. On assiste à un accroissement des inégalités sociales, une crise monétaire endémique, un chômage qui progresse à grande vitesse. Le tout sur fond de triomphe des paradis fiscaux et d’évasion monétaire.

Comment alors, avec les néolibéraux, dont l’incarnation caricaturale est l’Amérique de Georges W. Bush, donner même une petite place, au social parce que cette prétendue politique néolibérale à visage humain fait doucement sourire.

Car, tous les dirigeants qui ont avancé cette idée ont été vite dépassés par la réalité des mœurs capitalistes. Ils sont rapidement devenus à l’aune du pouvoir, de vraies disciplines du système faisant la part belle aux forts, adeptes qu’ils sont des contrats léonins.

On le voit, sous beaucoup de cieux, il est impossible de trouver un parfait dosage. Les rares pays, ils sont tous asiatiques qui l’ont réussi, s’appuient d’abord sur les valeurs sociales de leur vivre ensemble.

Sans oublier qu’ils sont arrivés à dompter la technique, la technologie et la construction d’un tissu industriel solide et compétitif. Dans tous les cas, la réalité sociale du néolibéralisme laisse sur le bas côté chaque jour des centaines de milliers de personnes. C’est pourquoi qui n’attendra pas avec impatience l’arbitrage que feront les partisans de ce système entre le travail et le capital. On saura alors si ce fameux libéralisme à « visage humain » aura une vie.

Les partisans de l’alternance se sont contentés jusque-là de dénoncer violemment sans donner le son de cloche nouveau. Sans doute que les vrais postulants à Kosyam ne réservent pour la dernière ligne droite. Mais à deux ans de l’échéance et pour des porteurs d’une rupture totale, ce silence peut être interprété comme source de pauvreté dans les idées, sinon d’absence de véritable alternative.

Car le programme forge aussi les prises de position sur les sujets d’actualité ou de préoccupation exprimée. Mais prendre des distances sans affirmation, s’entend personnel, il est permis à d’aucuns, notamment les commentateurs d’émettre des doutes sur le chemin proposé si chemin il y a.

On ne le dira jamais assez, la clarté en politique est primordiale. Si le néolibéralisme prôné et assumé peut conduire au bonheur des Burkinabè, il n’ya pas de temps à perdre sinon que de nous en décliner la substance, les tenants et aboutissants. A moins qu’habilement, cette posture ne veuille réduire le risque du fossé séparant trop souvent chez nos politiques, le discours et la pratique à venir.

On le voit avec certains opposants devenus majorité, la conciliation des actes d’avec ce qui fut dit auparavant prend l’allure d’une mission compliquée. Face aux besoins exprimés, face à l’impatience et aux attentes, ils ont vite fait de perdre leur latin et de ne plus savoir quoi faire pour y répondre.

C’est cela qui justifie que certains se taisent ou surfent sur quelques dossiers à fort relent politicien. Leur idée de la situation future se résume donc à tout peindre en noir. Un tableau noir que les électeurs ne manqueront de brandir si toutefois…

Ce populisme peut effectivement leur assurer une base populaire, du moins en milieu urbain, où le bricolage et les actions improvisées, du style marche contre le Sénat, sont porteurs. Quant à la base électorale, il faudra faire beaucoup mieux que de brandir le triomphe du marché. Souleymane Koné

Par : L’Hebdomadaire du Burkina

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Vos commentaires

  • Le 21 octobre 2013 à 23:06, par sekouba
    En réponse à : Exclusion sociale : La faute à la mondialisation et au néo-libéralisme

    Monsieur a qui la faute ? Votre partir a faire pour ces jeunes sans emploi . Vous être contexte dans petit. Province. Le libéralisme qui gère le actuellement.

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  • Le 22 octobre 2013 à 08:01, par Général MANGANI MANGWA
    En réponse à : Exclusion sociale : La faute à la mondialisation et au néo-libéralisme

    Ho mon ami !
    Casse toi avec ta réflexion trop intellectuelle. Tu pourras contribuer une fois l’alternance accomplie. Es-tu satisfait de la gestion politique actuelle ? Demande t-on ton avis de temps à autre en ce moment ?
    Au lieu de faire des procès d’intention à un parti qui n’est pas comptable du pourrissement actuel, tu ferais mieux de contribuer à évincer les vrais comptables de la situation pénible que nous vivons. Le burkinabè est trop préoccupé par le quotidien pour lire tes jérémiades, tes invectives et tes jugements excessifs sur des systèmes politiques qui n’existent que dans de miteuses bibliothèques loin du vécu quotidien du burkinabè lambda. FUCK OFF !

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  • Le 22 octobre 2013 à 08:14, par miale
    En réponse à : Exclusion sociale : La faute à la mondialisation et au néo-libéralisme

    cette analyse est limpide et surprenante venant de l hebdo. laisser donc votre regime et système sanguinaire et rejoigner le mouvement révolutionnaire avec le pcrv

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  • Le 22 octobre 2013 à 10:58, par Le pic Nahouri
    En réponse à : Exclusion sociale : La faute à la mondialisation et au néo-libéralisme

    Mr de l’ Hebdo, le CDP et le régime que tu supportes en écrivant du n’importe quoi sur l’opposition ne sont-ils pas libéraux ? Pourquoi viser l’UPC et ne pas parler des partis libéraux comme l’UNDD, ADF/RDA, CDP et autres ? Vive la révolution et le DOP du 2 octobre 83

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  • Le 22 octobre 2013 à 15:01, par Max
    En réponse à : Exclusion sociale : La faute à la mondialisation et au néo-libéralisme

    Zeph lui au moins a le courage d’affirmer qu’il est néo-libéral. Que dites-vous de Blaise et de son CDP qui affirment être des socio-démocrates et pratiquent au contraire des politiques ultra-libérales : privatisation sauvages, suppression des bourses au secondaires, très fort taux de chômage des jeunes, faible pratique de la politique du logement social, etc ?

    Vous prenez parti pour le pouvoir, en tenant un tel propos ! Votre objectif est de diviser l’opposition en les opposant au plan idéologique, mais c’est rater car l’objectif visé par les opposants va au-delà de l’idéologie (le changement est le but visé, expérimenter autre chose que ce statu quo, ce conformisme, ce sur place qui dure depuis plus de 26 ans). Quand vous prenez ceux de la mouvance présidentielle, n’y a-t-il pas le même mélange hétéroclite ? Sont-ils tous socio-démocrates ? Pourquoi n’en parlez-vous pas dans votre analyse ?

    Bref, je préfère quelqu’un qui se définit clairement comme néo-libéral avec un penchant pour une saine redistribution des ressources, à quelqu’un qui prétend être socio-démocrates avec un très fort penchant ultra-libéral (paupérisation d’une masse et enrichissement d’une minorité) ! Vous êtes en mission commandée et c’est dommage !

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  • Le 22 octobre 2013 à 20:06, par Le chat
    En réponse à : Exclusion sociale : La faute à la mondialisation et au néo-libéralisme

    Je me demande si ce Souleymane a relie son texte avant publication.
    Il est écrit à l’allure d’un intellectuel constipé en manque d’inspiration. De toutes les façons, le CDP et son chargé de polémique l’Hebdo, seront chassés par le peuple en 2015.

    Répondre à ce message

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